Sécurité
Tout déplacement, sur l’ensemble du territoire somalien, où la situation demeure extrêmement dégradée, reste formellement déconseillé.
La milice islamiste Al Shabaab, liée à Al Qaida, contrôle encore une grande partie du Sud et du Centre de la Somalie. Les défaites militaires qu’elle a subies depuis 18 mois la conduisent à s’orienter davantage vers la mise en œuvre de tactiques asymétriques : techniques de guérilla et de harcèlement, engins explosifs improvisés, attentats suicide, etc. C’est particulièrement le cas à Mogadiscio et Kismayo et dans les autres villes du Sud et du Centre, où les attentats ont fait plusieurs dizaines de morts depuis septembre 2012 (triple attentat suicide contre l’hôtel où résidait le Président, nouvellement élu, attentats suicide contre des cafés de Mogadiscio, attentats à la voiture piégée, attaques de convois de l’AMISOM à Mogadiscio, Afgoye et Merka, jets de grenades et assassinats quasi-quotidiens à Mogadiscio, Baidoa, Beledweyne et Kismayo).
Les zones récemment conquises par l’AMISOM, les forces gouvernementales, les milices alliées ainsi que les armées kenyane et éthiopienne, comme Beledweyne, Baidoa, Jowhar, Kismayo ou certains districts des provinces de Djouba, Gedo, Bas-Shabelle, Hiran et Galgudug sont en proie à une grande instabilité. Les risques d’attentats et d’affrontements entre milices et clans rivaux y sont importants. Les forces en présence ne peuvent apporter aucune garantie de sécurité aux visiteurs de passage.
Le risque d’enlèvement, notamment de travailleurs humanitaires et de journalistes, est extrêmement élevé à Mogadiscio comme dans l’ensemble du Sud et du Centre de la Somalie, singulièrement dans la province du Mudug (triangle Harardhere, Galkayo, Garaad) où des gangs liés à la piraterie n’hésitent pas à s’attaquer, à terre, à tout étranger, y compris à des travailleurs humanitaires.
Dans ce contexte, les déplacements dans les régions de Bas-Djouba, Moyen-Djouba, Gedo, Bakool, Bay, Bas-Shabelle, Moyen-Shabelle, Banadir (Mogadiscio), Hiran, Galmudud et sud-Mudug sont formellement déconseillés.
La situation dans la province autonome du Puntland (régions de Bari, Nugal, Nord-Mudug, Est-Sanaag, Est-Sool) reste très volatile, et a tendance à se dégrader : affrontements armés dans les régions contestées de Sool et Sanaag, présence accrue de miliciens d’Al Shabaab, en particulier dans la région de Bosasso, criminalité liée à la piraterie et aux trafics d’êtres humains. Le risque d’enlèvement est très élevé, notamment de la part de gangs liés à la piraterie.
La situation sécuritaire dans la province sécessionniste du Somaliland (régions de Awdal,Woqooyi Galbeed, Togdheer, ouest-Sanaag, ouest-Sool) se dégrade, avec une présence accrue de miliciens islamistes et sans doute de cellules terroristes. Le risque d’attentat a augmenté, potentiellement contre des institutions "gouvernementales", y compris à Hargeysa, mais aussi contre des organisations internationales et des ressortissants étrangers. Les déplacements dans cette zone demeurent formellement déconseillés.
Il est extrêmement difficile et donc formellement déconseillé aux personnes isolées de se déplacer dans la quasi totalité du pays, où aucune garantie de sécurité ne peut être donnée et aucune protection systématique ne peut être assurée en cas de besoin.
Les journalistes sont particulièrement visés par les actes terroristes et les assassinats : 18 journalistes somaliens ont été tués dans le pays en 2012.
Les membres des ONG et des agences des Nations Unies opérant sur le terrain et les journalistes se trouvent constamment en situation de risques potentiels. Les prises d’otages sont en recrudescence et le risque est très élevé. L’absence de représentation française sur place rend encore plus difficile la protection de nos ressortissants en difficulté. Les intérêts français sont suivis par nos ambassades à Nairobi et, en ce qui concerne le Somaliland, à Djibouti.
Les actes de piraterie sont fréquents au large des côtes somaliennes, souvent à plus de 500 milles nautiques. De nombreux navires de commerce et de plaisance sont l’objet d’attaques violentes, avec prises d’otages systématiques. Les navires dont la vitesse est inférieure à 18 nœuds et dont le franc-bord est bas sur l’eau (hauteur de franc-bord inférieure à 8 mètres) représentent des proies de choix pour les pirates.
Sont particulièrement touchés le Golfe d’Aden, malgré la présence d’une importante force internationale, et toute une zone de l’océan Indien s’étendant du canal du Mozambique et des Seychelles, au sud, à Oman au nord et aux Maldives à l’est.
La navigation de plaisance est fortement déconseillée dans la zone. Pour plus de détails, vous pouvez vous référer à la fiche thématique "Piraterie"
Les armateurs et commandants de bâtiments doivent impérativement déclarer leurs mouvements auprès de l’opération de l’Union européenne Atalante et auprès du Contrôle Naval Volontaire français en océan Indien.
En cas de présence dans la zone, il est recommandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération Atalante) et à la cellule de permanence de l’autorité française sur cette zone maritime (Alindien : +971 265 74 122).
Signalez votre présence en Somalie aux ambassades compétentes, à Nairobi ou Djibouti, avant de vous rendre sur place. Pour d’autres renseignements, prenez contact avec les services de l’Ambassade de France à Nairobi.

Entrée / Séjour
L’obtention d’un visa est nécessaire afin d’entrer sur le territoire somalien. Celui-ci peut être obtenu auprès de l’ambassade de Somalie à Nairobi.Santé
Des cas de fièvre de la vallée du Rift ont été signalés récemment. Cette maladie du bétail peut être transmise par contact direct avec le sang, le lait de l’animal ou par une piqûre de moustique.
Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaux crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit.
Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…).
A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Classification : zone 3.
Le respect des règles d’hygiène de base est de rigueur : lavage des mains, stérilisation de l’eau et consommation de fruits et de crudités lavés, épluchés et cuits. Le choléra est fréquent en Somalie. Une vaccination anti-cholérique est par conséquent conseillée.
La pandémie de VIH-SIDA est en rapide progression en Somalie. La plus grande prudence est donc de mise et les comportements à risque (rapports sexuels non protégés, ré-utilisation de seringues…) sont à éviter.
Consultez votre médecin traitant avant le départ et contractez une assurance de rapatriement sanitaire.
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
PLAN DU SITE
- Politique étrangère de la France
- Action humanitaire d’urgence
- Action extérieure des collectivités territoriales
- Aide au développement et gouvernance démocratique
- Coopération éducative
- Défense et sécurité
- Désarmement et non-prolifération
- Diplomatie culturelle
- Diplomatie économique
- Diplomatie scientifique
- Droits de l’Homme
- Environnement et développement durable
- Europe
- Justice internationale
- ONU
- Partenariats et société civile
- Promotion de la francophonie et de la langue française
- Sécurité alimentaire mondiale et développement agricole
- Conseils aux Voyageurs
- Conseils par pays
- Dernières minutes
- Fiches Réflexes
- Infos pratiques
- Foire aux questions
- Adopter à l’étranger
- Le Service de l’Adoption Internationale
- Actualités de l’adoption internationale
- Comment adopter à l’étranger ?
- Les acteurs de l’adoption internationale
- Emplois, stages et concours
- Concours
- Recrutements réservés (Loi Sauvadet)
- PACTE
- Travailleurs handicapés
- Militaires
- Mobilité des fonctionnaires
- Délégation des Fonctionnaires Internationaux
- Contractuels (France) : Postes à pourvoir
- Contractuels (Etranger) : Postes à pourvoir
- Volontaires internationaux
- Vacataires
- Stagiaires
- DRH - espace contractuels
- DRH - espace membres
- Le ministère et son réseau
- Le ministère des Affaires étrangères et son réseau : faits et chiffres
- Annuaires et adresses du ministère des Affaires étrangères
- Appels d’offre / marchés publics
- Budget
- Centre de Crise
- Communication numérique
- Evènements et actualités du ministère
- Historique du Quai d’Orsay
- Métiers de la diplomatie
- Opérateurs du ministère des Affaires étrangères
- Organigramme de l’administration centrale
- Parité au ministère des Affaires étrangères
- Plan administration exemplaire
- Protocole
- Terminologie et néologie
- Visite virtuelle du Quai d’Orsay


Ariane pour votre sécurité, restez connecté. Inscrivez-vous.



