Dernière Minute
Le scrutin unique des élections générales a eu lieu le 4 mars dernier au Kenya. Son déroulement n’a pas posé de difficulté.
Le résultat annoncé a été contesté par la voie juridique. Les résultats ont été définitivement confirmés par la Cour Suprême le 30 mars 2013.
Cette décision a été accueillie pacifiquement par les Kenyans.
Il reste recommandé de se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation sécuritaire en consultant cette Fiche Conseils aux voyageurs ou le site de l’ambassade de France au Kenya
Sécurité
Le risque d’enlèvement est permanent dans la zone frontalière avec la Somalie, qui a été le théâtre de 3 enlèvements d’occidentaux depuis l’été 2011. Après la mort d’un touriste britannique et l’enlèvement de son épouse le 10 septembre 2011 ainsi que l’enlèvement le 1er octobre 2011 et la mort d’une Française résidente dans l’archipel de Lamu, deux Espagnoles travaillant pour une ONG ont été enlevées le 13 octobre 2011 dans le camp de réfugiés de Dadaab et conduites en Somalie.
En raison des combats en cours dans le sud de la Somalie dans les zones frontalières avec le Kenya, des mouvements de troupes kenyanes à la frontière, des menaces exprimées par le mouvement armé Al Shabaab contre le Kenya, et des risques d’incursion des insurgés islamistes, la région frontalière avec la Somalie est formellement déconseillée, jusqu’à environ 50 à 100 km à l’intérieur du territoire kenyan, zone incluant les localités de Mandera, Buite, El Wak, Dif, Liboi, Dadaab. Dès la sortie de la ville de Garissa (en zone orange), la route vers Dadaab est formellement déconseillée (zone rouge).
Aujourd’hui, toute personne se rendant à la frontière Nord et dans l’Est du Kenya, en Somalie et à sa périphérie, ou naviguant à proximité de cette zone, y expose sa liberté et sa vie. Il est donc instamment demandé de ne pas séjourner à proximité de la frontière Kenya-Somalie, y compris dans l’archipel de Lamu, et dans les camps de réfugiés, tel celui de Dadaab, en raison du risque très élevé d’enlèvement. De plus, les axes routiers sont exposés aux risques d’attentats à l’explosif.
En raison de l’insécurité récurrente au nord de la ligne Kitale / Isiolo / Garissa, il est déconseillé de s’y rendre sauf raison impérative et accompagné d’une escorte policière, à l’exception des parcs nationaux de Saba et Samburu, qui restent fréquentables sans difficultés. Les tensions ethniques, sur fond de sécheresse et de compétition pour l’accès à l’eau et aux pâturages, donnent régulièrement lieu à des conflits, très localisés, mais violents. Les régions frontalières du Soudan, et de l’Éthiopie, sont également formellement déconseillées : elles sont périodiquement soumises aux raids de bandes armées et ne possèdent pas d’infrastructures destinées à l’accueil de voyageurs.
Il existe une menace terroriste élevée sur l’ensemble du Kenya, et en particulier dans les principales villes, dont Nairobi. Il est ainsi recommandé de limiter autant que possible les déplacements dans les lieux publics les plus fréquentés, notamment ceux fréquentés par les ressortissants étrangers (centres commerciaux, bars, hôtels..) et d’éviter les manifestations publiques (évènements sportifs…). Ces consignes s’appliquent à tout le territoire kenyan. Si vous deviez vous trouver à proximité du lieu d’un incident (explosion, attaque armée), éloignez vous rapidement des lieux, et signalez vous à vos proches.
La criminalité au Kenya demeure l’une des plus élevées d’Afrique : les vols à la tire, agressions en voiture (« car jacking ») et cambriolages sont fréquents. La vigilance est donc de mise, notamment dans les centres urbains (Nairobi, Kisumu, Mombasa) ainsi que sur l’ensemble de la côte et des régions touristiques.
Les recommandations de sécurité à observer sont les suivantes
Dans les villes :
toujours rester vigilant, en particulier dans la foule où les pickpockets sont nombreux ;
éviter les quartiers isolés ou réputés dangereux (Eastleigh à Nairobi notamment) ainsi que les jardins publics ;
proscrire le port de bijoux et le transport d’objets de valeur (les laisser si possible dans un coffre à l’hôtel) ;
ne pas transporter de grosses sommes d’argent ou de cartes de crédit (prévoir le strict minimum) ;
à partir du coucher du soleil, éviter tout déplacement à pied (privilégier le taxi ou la voiture) notamment dans les parcs publics (Uhuru park à Nairobi est dangereux) ;
en taxi ou en voiture, toujours circuler vitres fermées et portières verrouillées ;
En cas d’agression, n’opposez aucune résistance. Les déplacements de nuit entre les villes sont particulièrement déconseillés.
Il est recommandé d’être particulièrement vigilant lors de transports en bus, notamment en bus intra-urbain (Matatu) ; un certain nombre de voyageurs ayant été intoxiqués puis dévalisés, à la suite de l’absorption de biscuits ou autres aliments offerts par des passagers.
Dans le reste du pays :
La question foncière et l’accès à l’eau sont à l’origine de conflits récurrents entre agriculteurs et pastoralistes dans plusieurs régions du Kenya (vallée du Rift). Ces conflits sont arbitrés par les autorités locales, tant étatiques que traditionnelles, mais peuvent dégénérer sporadiquement en violences. Les adeptes des voyages organisés peuvent donc s’en remettre à leurs "tours opérateurs" et à leurs chauffeurs kenyans. Quant à ceux qui voyagent individuellement, il leur est recommandé de recueillir un minimum d’informations préalables.
Il convient également d’observer les recommandations suivantes :
consulter les agences de voyage locales et les spécialistes du tourisme pour l’organisation d’un séjour, afin d’éviter les lieux et les itinéraires déconseillés ;
dans les réserves et parcs naturels, il est impératif de se conformer aux réglementations et recommandations des gardes. Il est notamment interdit de circuler à pied hors des aires prévues à cet effet et de se déplacer la nuit dans les parcs ;
sur la côte, où la population musulmane est majoritaire, adopter une tenue vestimentaire décente ;
la nuit éviter la fréquentation des plages.
La législation kenyane prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viols, d’attentats à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines sont aggravées si la victime est mineure.
Les auteurs d’actes de pédophilie sont condamnés à une peine d’emprisonnement minimale de dix ans.
En tout état de cause, et conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise au Kenya peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).
La France n’ayant pas signé de convention de transfèrement de prisonniers avec le Kenya, toute peine d’emprisonnement, si lourde soit-elle, doit en principe être purgée au Kenya.
Il existe par ailleurs un risque non négligeable d’escroquerie au viol, la/le partenaire, suite à une relation consentante, accusant les ressortissants étrangers de passage de viol afin de leur soutirer de fortes sommes d’argent (les auteurs de viol encourant une peine allant de dix ans à la prison à vie).
(voir aussi fiche thématique « Piraterie maritime »)
De nombreux bateaux de commerce et de plaisance continuent de faire l’objet d’attaques de plus en plus violentes, avec prises d’otages systématiques, au large des côtes somaliennes et dans tout le bassin somalien. Ce phénomène s’est étendu également au large des côtes kenyanes. Sont particulièrement touchés le Golfe d’Aden, malgré la présence d’une importante force internationale, et toute une zone de l’océan Indien s’étendant du canal du Mozambique et des Seychelles, au sud, à Oman au nord et aux Maldives à l’est. Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs), véritables bateaux-mères, pour déployer au large des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs »). Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.), mais le risque est encore plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent par conséquent des proies faciles.
Il convient en conséquence d’éviter impérativement cette zone et de privilégier jusqu’à nouvel ordre le transport des navires par cargo pour traverser la zone s’étendant jusqu’au méridien 72E et au parallèle 15S.
En cas de présence dans la zone, il est demandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération ATALANTE) et à la cellule de permanence de l’autorité française sur cette zone maritime (Alindien : +971 265 74 122).
Carte

Transports
Le réseau routier principal est praticable. Cependant, la circulation peut s’avérer dangereuse, notamment de nuit, en raison de la vétusté du parc automobile, de l’imprudence de certains conducteurs (excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, etc.) et des risques d’attaque à main armée.
Les routes secondaires sont souvent mal entretenues. Les zones frontalières Nord et Est sont à éviter absolument.
Il est préférable de se renseigner sur la presence de stations-essence sur les axes secondaires dès que l’on s’éloigne de Nairobi.
La sécurité routière dans le pays demeure insuffisante. Les voyages en bus ou en "matatus" (minibus) ne sont pas sans risques: les conducteurs, cherchant avant tout à rentabiliser au maximum les trajets, ont tendance à négliger la sécurité. Il est recommandé aux voyageurs qui seraient amenés à voyager en bus de préférer les compagnies les plus onéreuses, gage de plus grande fiabilité.
Concernant la circulation urbaine et plus particulièrement à Nairobi, il est conseillé de se déplacer avec un véhicule personnel ou en taxi (vitres fermées et portières verrouillées). Il est déconseillé de circuler en deux roues. La circulation nocturne est à éviter. L’arrêt aux feux rouges est alors déconseillé.
Deux lignes de chemin de fer desservent Mombasa et Kisumu au départ de Nairobi. On observe fréquemment d’importants retards sur les horaires prévus. Malgré la vétusté de ces lignes, les déplacements sont assez fiables, les accidents sont rares et il n’y a pas de signalement d’agressions, au moins dans les 2 premières classes.
L’avion reste le moyen de transport le plus sûr pour les déplacements à l’intérieur du pays.
Entrée / Séjour
Les ressortissants français doivent être titulaires d’un visa ("tourisme" ou "affaires" selon l’objet de la visite).
Le visa peut être obtenu auprès de l’Ambassade du Kenya à Paris (http://www.kenyaembassyparis.org/) ou à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi après l’arrivée au Kenya. Son coût est de 40 € ou 50 $ pour une entrée. Le visa à entrées multiples n’est délivré que par le Service de l’Immigration du Kenya à Nairobi (Nyayo House sur Kenyatta Avenue). Le paiement du visa en euros ou en dollars américains est accepté aux guichets de l’aéroport international. Le "visa une entrée", malgré son appellation, autorise à revenir au Kenya après un déplacement dans un pays limitrophe .
Le visa de tourisme, d’une durée initiale de 3 mois, peut éventuellement être prolongé de 3 mois supplémentaires auprès du Service de l’Immigration. Le coût de cette formalité est de 2 200 ksh (environ 18 €).
Les personnes souhaitant s’installer (séjour de plus de 6 mois) ou travailler au Kenya doivent obtenir le permis de résident correspondant (Work-Permit, Dependant Pass, etc.). Les autorités kenyanes sont très strictes vis-à-vis des étrangers en situation irrégulière (travail bénévole ou rémunéré sans permis de travail, etc.). Les arrestations sont fréquentes.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Kenya à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Santé
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…).
A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu, et selon la région du Kenya visitée : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.
Prévention des piqûres de moustiques : se protéger la journée comme la nuit, contre les piqûres de moustiques, possibles vecteurs de maladies parasitaires (paludisme) ou virales (Dengue, Phlebovirus) : vêtement à manches longues, sprays ou crèmes anti-moustiques, moustiquaires, diffuseurs électriques.
Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Les mesures de prévention sont indispensables.
Risque faible pour les voyageurs mais quelques cas d’infection par ce virus (transmis notamment par les chauves-souris) ont été rapportés.
Le Kenya connaît des épisodes épidémiques de la fièvre de la vallée du Rift dans les provinces du Nord-Est et de la vallée du Rift (le dernier fin 2006). Cette maladie du bétail peut être transmise par contact direct avec le sang ou le lait de l’animal et, plus rarement, par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique.
Le Kenya connaît des épisodes épidémiques de choléra (le dernier en 2010).
Fièvre jaune : la vaccination est fortement recommandée (à pratiquer en centres agréés). Elle est obligatoire en cas de séjour préalable dans certains pays d’Afrique ou d’Amérique du Sud. 1 injection à faire au minimum 10 jours avant le départ, validité de 10 ans. Enfants à partir de l’âge de 9 mois.
Diphtérie-tétanos-poliomyélite : la mise à jour de la vaccination Diphtérie-tétanos-poliomyélite est plus que jamais nécessaire, un début d’épidémie s’étant déclaré dans le nord du pays à la fin du mois de février 2009.
Hépatite A : vaccination recommandée en raison du risque encouru. Une injection 15 jours avant le départ avec un rappel 6 à 12 mois, validité 10 ans. Enfants à partir de l’âge d’1an.
Typhoïde : vaccination recommandée. Une injection 15 jours avant le départ, validité 3 ans. Enfants à partir de l’âge de 2 ans.
Hépatite B : vaccination recommandée.
Méningites A, C, Y, W135 : la vaccination contre les méningites peut être proposée dans certains cas.
Rage : la vaccination contre la rage peut être proposée dans certains cas.
Rougeole : la mise à jour de la vaccination contre la rougeole peut être nécessaire, compte tenu des épidémies que le Kenya connaît régulièrement.
Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée. Évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits. Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
« Flying Doctors » à Nairobi : +254 20 600 24 95 ou +254 20 699 44 09
« Nairobi Hospital » à Nairobi : +254 20 284 50 00
Aga Kahn Hospital : +254 20. 74 00 00.
NB : ces deux derniers établissements sont privés ; leurs prestations sont de qualité, mais à des tarifs élevés.
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Compléments
La possession de stupéfiants est très sévèrement punie (plusieurs années de prison et de lourdes amendes). Le port illégal d’armes à feu est également réprimé par la justice kenyane. Il est indispensable, le cas échéant, d’obtenir une autorisation de port d’armes des autorités locales préalablement à l’entrée sur le territoire kenyan. Pour ce faire, se renseigner auprès de l’ambassade du Kenya à Paris. Le port d’armes est formellement interdit dans les réserves et les parcs nationaux.
Il est possible d’utiliser des cartes de crédit internationales dans les grandes villes et les lieux touristiques (hôtels, "lodges", réserves, etc.). Il est conseillé de se munir d’espèces (dollars américains ou euros). Les chèques de voyages sont à proscrire. On trouve des distributeurs de billets (Visa, Eurocard, Mastercard) à Nairobi et Mombasa. Pour les opérations de change, il convient d’être attentif au taux proposé. Les dollars américains sont mieux acceptés que les euros.
Le décalage horaire est de 2 heures en hiver (GMT+3) et de 1 heure en été (GMT+2).
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