Yemen

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Sécurité

En raison du conflit en cours, les ressortissants français résidents ou de passage ont été invités à quitter le Yémen en février 2015.

L’Ambassade de France à Sanaa est fermée.

Tout séjour au Yémen est à proscrire.

Risque d’assassinat et d’enlèvement

En plus des combats, les risques d’assassinat et d’enlèvement restent très élevés. Al Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) est implanté au Yémen. L’organisation dit cibler particulièrement les Français et recourt régulièrement à l’assassinat ou à l’enlèvement.

Plus de deux cents étrangers ont été enlevés durant les quinze dernières années et une dizaine sont encore détenus.

Les Français qui envisagent de se rendre au Yémen sont invités à renoncer à leur projet.

Il convient également d’éviter tout transit par Sanaa.

Le Yémen ne saurait être, en l’état actuel de la situation, une destination touristique, y compris sur les îles (dont Socotra) ou le long des côtes, en raison du risque d’enlèvement et d’actes de piraterie maritime.

Piraterie maritime

• Le golfe d’Aden est régulièrement le théâtre d’actes de piraterie maritime à l’encontre de bateaux de commerce et de plaisance. Ces attaques, qui se soldent souvent par des prises d’otages, sont de plus en plus violentes. Il convient d’éviter impérativement la zone de l’Océan indien délimitée par le canal du Mozambique et des Seychelles au sud, Oman au nord et les Maldives à l’est. Il convient de privilégier le transport des navires par cargo pour traverser le secteur situé entre le méridien 72E et le parallèle 15S.

• En cas de présence accidentelle dans cette zone, il est impératif de se signaler au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération Atalante) ainsi qu’à la cellule de permanence de l’autorité française compétente pour cette région maritime (Alindien : +971 265.74.122).

Voir également la fiche "Piraterie maritime" de ce site.

Santé

AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation …) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’Etat français (l’ambassade de France à Sanaa est fermée).

• Recommandations pour votre Santé

Le système de santé au Yémen est totalement déstructuré depuis le printemps 2015. Du fait des nombreuses coupures d’électricité, les hôpitaux ne peuvent plus fonctionner correctement et sont parfois dans l’incapacité de soigner les patients. Les mauvaises conditions d’hygiène dans lesquelles vit actuellement la population yéménite sont à l’origine de la réapparition de nouvelles épidémies (choléra et poliomyélite notamment)

• Vaccinations

Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées : poliomyélite, diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP), tuberculose, fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, rage.

RISQUES SANITAIRES

Choléra

Une épidémie de choléra sévit actuellement au Yémen. Le choléra est une infection digestive bactérienne grave qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs (diarrhée aqueuse profuse, crampes abdominales) et parfois de la fièvre.

Il est recommandé de prendre les précautions d’usage (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteilles, peler les fruits et légumes, manger cuit ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence.

• Maladies transmises par les moustiques

Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques et présente au Yémen (zones côtières du pays ; Nord-ouest du pays). Les mesures classiques de protection contre les moustiques sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé.
Durant votre séjour, et pendant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Dengue
La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique : prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après)

Chikungunya
La transmission du Chikungunya est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Coronavirus
Il n’existe pas de vaccin préventif de cette maladie. Les mesures classiques d’hygiène sont recommandées pour limiter les risques de transmission de ce virus, en particulier le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique (et répété à plusieurs reprises dans la journée). Il convient également de nettoyer et de désinfecter régulièrement les surfaces exposées, d’éviter un contact rapproché avec des personnes malades ; la transmission interhumaine n’est actuellement limitée qu’à la famille très proche et aux personnels soignants.
Pour toute information complémentaire, consulter le site internet du ministère français de la santé et celui de l’Organisation mondiale de la Santé.

Fièvre Typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Rage
La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide, et il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation médicale préalable.

Infection par le virus VIH – MST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque. Au-delà d’un mois de séjour, un certificat de non-séropositivité est exigé.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux roues).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.
    Pour se préserver des contaminations digestives ou de contact :
  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ; Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
• Institut Pasteur https://www.pasteur-lille.fr/vaccinations-voyages/
• Sante Publique France http://invs.santepubliquefrance.fr/
• Organisation Mondiale de la Santé http://www.who.int/fr/

Infos utiles

Transports

Les déplacements, sans escorte, par voie terrestre, sont formellement déconseillés.

Pour tout déplacement à caractère impératif :

• Il est déconseillé, pour des raisons de sécurité, de louer un véhicule sans chauffeur.

• Entre les grandes villes, les routes sont asphaltées, à deux voies, parsemées de ralentisseurs, peu entretenues et sommairement balisées. Elles sont très dangereuses par temps de pluie (deux périodes de mousson dans l’année, en mars-avril et en juillet-août) et la nuit (les rues ne sont pas éclairées). Les voies secondaires sont des pistes non balisées, praticables uniquement en véhicule tout-terrain et dont l’état ne permet que des moyennes de 15 à 30 km/heure. Le carburant, dont l’approvisionnement est devenu aléatoire depuis le début de la crise politique, n’est disponible que sur les grands axes. En dehors de ceux-ci, il faut se munir d’un réservoir de secours. Le gasoil est quasiment introuvable.

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