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Sécurité

Risques spécifiques

Extrémisme religieux et risque terroriste : le groupe terroriste Al Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (AQPA), affilié à la base centrale d’Al Al-Qaïda, a établi son siège au Yémen. Chassés des villes de Jaar, Zinjibar, Choukra et Azzan qu’ils occupaient, ses combattants se sont repliés depuis juin 2012 dans des zones montagneuses, difficiles d’accès, et conservent des capacités d’action collectives (opérations d’envergure) et individuelles (terrorisme).

Le risque d’attentat demeure réel. Après la reprise des villes qu’occupait Al-Qaïda dans le sud du pays, l’organisation privilégie actuellement les opérations à caractère terroriste en particulier à Sanaa. Les autorités ont fait état de la surveillance par l’organisation radicale des lieux susceptibles d’être fréquentés par les étrangers, en particulier les restaurants et les hôtels, et elles demandent que les étrangers ne circulent pas dans la capitale après 23 heures.

Le risque d’être pris en otage demeure très élevé. Plus de deux cents étrangers ont été enlevés durant les quinze dernières années. Les gouvernorats de Saada, Mareb, Shabwah, Abyan, Lahej, du Jawf et de l’Hadramaout sont particulièrement exposés au risque. Ces enlèvements étaient traditionnellement le fait de tribus en conflit avec l’Etat, cherchant à échanger les otages étrangers contre le règlement de différends qui les opposaient. Ils se déroulaient principalement dans les zones rurales.
Depuis 2011, ils sont aussi le fait d’Al-Qaïda (qui sous-traite, à l’occasion, avec des groupes tribaux) afin d’obtenir des rançons et nourrir quelque publicité. Ils se produisent désormais en ville et en plein jour.

Pour mémoire, en 2012, dix-neuf étrangers ont été enlevés ; trois humanitaires français de l’ONG « Triangle » avaient été détenus par Al-Qaïda, pendant six mois de mai à novembre 2011. Ce fut également le cas d’un Français travaillant pour le CICR de mars à juillet 2012.

Durant la seule année 2013, huit enlèvements ont été perpétrés. Le bilan s’élève à 9 personnes toujours en détention : un diplomate saoudien enlevé à Aden en mars 2012, une Ukrainienne enlevée en mars, un couple de Sud-africains enlevé à Taëz en mai 2013, un couple de Néerlandais enlevés à Sanaa en juin 2013, un diplomate iranien, le 21 juillet, un étranger capturé à Sanaa le 17 septembre et un Sierra-Léonais enlevé le 6 octobre.

Déplacements professionnels

Les recommandations déjà exprimées sur les mesures de précaution à prendre pour les Français de passage ne s’appliquent pas aux Français salariés d’entreprises qui, pour maintenir leur activité sur place, ont arrêté des mesures spécifiques et vérifiées de protection sérieuse de leurs collaborateurs.


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