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Sécurité

En raison de la situation de guerre civile que connaît le pays, les ressortissants français résidents ou de passage sont invités à quitter le Yémen, dans les meilleurs délais. L’enlèvement d’une ressortissante française le 24 février 2015 témoigne de la dégradation de la situation sécuritaire.

L’Ambassade de France à Sanaa est actuellement fermée.

Précarité de la situation sécuritaire

Tout séjour au Yémen est à proscrire actuellement.

En effet, venus du nord du pays pour protester contre le régime, les combattants chiites d’Ansarallah, dits Houthis, ont mené au mois de septembre 2014 plusieurs offensives meurtrières contre les forces gouvernementales et se sont rendus maîtres des principales institutions le 21 septembre.

L’intervention aérienne d’une coalition de pays arabes contre les Houthis se poursuit depuis le 25 mars. La plupart des compagnies aériennes ont suspendu leurs vols au départ ou à destination de Sanaa.

Risque d’assassinat et d’enlèvement

De nombreux membres d’Al Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) sont implantés au Yémen, en particulier dans sa partie sud et est (région de l’Hadramaout). L’organisation dit cibler particulièrement les Français et recourt régulièrement à l’assassinat ou à l’enlèvement.

Le risque d’être pris en otage est très élevé. Plus de deux cents étrangers ont été enlevés durant les quinze dernières années. Les gouvernorats de Saada, Mareb, Shabwah, Abyan, Lahej, du Jawf et de l’Hadramaout sont particulièrement exposés au risque.

• Une ressortissante française a été enlevée en février 2015 à Sanaa et demeure en captivité.

• En août 2014, des menaces dirigées contre les ambassades occidentales avaient conduit ces dernières à fermer leurs portes au public pendant deux semaines. Au cours de l’année 2013, de nombreuses alertes d’enlèvement avaient été lancées dans plusieurs villes du pays.

• Le 5 mai 2014, un Français a été tué et un second grièvement blessé par balles par un commando djihadiste à Sanaa. Cette attaque fait suite à celle, de même nature, menée contre deux Allemands quelques jours auparavant. L’un d’entre eux avait été sérieusement blessé.

• Les 1er, 3 et 13 février 2014, un Allemand et deux Britanniques ont été successivement enlevés.

• En décembre 2013, deux diplomates allemands ont été tués tandis qu’un diplomate japonais était blessé à coups de couteau. En novembre 2013, deux Biélorusses ont été assassinés devant leur hôtel. Le 6 octobre 2013, un Allemand a été tué à la sortie d’un supermarché et, dans la foulée, ses assassins ont enlevé sur la route de l’aéroport, un cadre des Nations Unies.

Actuellement, huit étrangers sont détenus, soit par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda, soit par des tribus.

Les Français qui se trouveraient encore au Yémen sont invités à quitter le pays. Ceux qui envisagent de s’y rendre sont invités à renoncer à leur projet.

Il convient également d’éviter tout transit par Sanaa.

Le Yémen ne saurait être, en l’état actuel de la situation, une destination touristique, que ce soit dans sa partie continentale, sur ses îles ou le long de ses côtes. L’île de Socotra et son littoral doivent également être évités en raison du risque d’enlèvement et d’actes de piraterie maritime.

Piraterie maritime

• Le golfe d’Aden est régulièrement le théâtre d’actes de piraterie maritime à l’encontre de bateaux de commerce et de plaisance. Ces attaques, qui se soldent souvent par des prises d’otages, sont de plus en plus violentes. Il convient d’éviter impérativement la zone de l’Océan indien délimitée par le canal du Mozambique et des Seychelles au sud, Oman au nord et les Maldives à l’est. Il convient de privilégier le transport des navires par cargo pour traverser le secteur situé entre le méridien 72E et le parallèle 15S.

• Cependant, en cas de présence dans cette zone, il est demandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération Atalante) ainsi qu’à la cellule de permanence de l’autorité française compétente pour cette région maritime (Alindien : +971 265.74.122).

• Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs) et des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs ») au large des côtes. Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.), mais le risque est encore plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent, par conséquent, des cibles faciles.

Voir également lafiche "Piraterie maritime" de ce site.


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