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1. La précarité de la situation sécuritaire

Venus du nord du pays pour protester contre le régime en place à Sanaa, les combattants chiites d’Ansarallah, dits Houthis, ont mené au mois de septembre 2014 plusieurs offensives meurtrières contre les forces gouvernementales appuyées par les forces pro-Islah (frères musulmans), et se sont rendus maîtres des principales institutions le 21 septembre. La plupart des compagnies aériennes ont suspendu leurs vols au départ ou à destination de Sanaa.

Compte tenu de ces conditions sécuritaires très dégradées, un séjour dans la capitale yéménite est à proscrire formellement. Bien que les Occidentaux ne constituent pas des cibles particulières pour les combattants engagés dans cette lutte armée, le risque d’être pris dans les combats est élevé.

2. Risque d’assassinat et d’enlèvement

De nombreux membres d’Al Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) sont implantés au Yémen, en particulier dans sa partie sud et est (région de l’Hadramaout). L’organisation soutient Daesh et considère les Français comme des cibles. Pour parvenir à ses fins, AQPA recourt régulièrement à l’assassinat ou à l’enlèvement.

On se souviendra en particulier des événements suivants :

- En août 2014, des menaces dirigées contre les ambassades occidentales avaient conduit ces dernières à fermer leurs portes au public pendant deux semaines. Les personnels de trois d’entre elles ont été évacués partiellement ou totalement. Au cours de l’année 2013, de nombreuses alertes d’enlèvement avaient été lancées dans plusieurs villes du pays.

- Le 5 mai 2014, un Français a été tué et un second grièvement blessé par balles par un commando djihadiste à Sanaa. Cette attaque fait suite à celle, de même nature, menée contre deux Allemands quelques jours auparavant. L’un d’entre eux avait été sérieusement blessé.

- Les 1er, 3 et 13 février 2014, un Allemand et deux Britanniques ont été successivement enlevés.

- En décembre 2013, deux diplomates allemands ont été tués tandis qu’un diplomate japonais était blessé à coups de couteau. En novembre 2013, deux Biélorusses ont été assassinés devant leur hôtel. Le 6 octobre 2013, un Allemand a été tué à la sortie d’un supermarché et, dans la foulée, ses assassins ont enlevé sur la route de l’aéroport, un cadre des Nations Unies.

Actuellement, huit étrangers sont détenus, soit par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda, soit par des tribus.

Cette recrudescence d’enlèvements demeure très préoccupante. Elle conduit à renouveler aux Français qui se trouveraient encore au Yémen la recommandation de quitter le pays et à ceux qui envisagent de s’y rendre de renoncer à leur projet.
Ceux qui doivent malgré tout venir dans le strict cadre de leurs obligations professionnelles sont invités à contacter préalablement le consulat pour examiner les moyens d’assurer au mieux leur protection.
Le recours à une société privée de sécurité est indispensable pour assurer un accompagnement en toute circonstance.

Il est par ailleurs vivement recommandé aux voyageurs d’éviter tout transit par Sanaa. En période de crise, la fermeture ponctuelle de l’aéroport ne permettrait pas d’assurer les correspondances immédiates. Dans cette hypothèse, l’ambassade ne serait pas en mesure de porter assistance aux passagers éventuellement bloqués.

Le Yémen ne saurait être, en l’état actuel de la situation, une destination touristique, que ce soit dans sa partie continentale, sur ses îles ou le long de ses côtes. L’île de Socotra et son littoral doivent également être évités en raison du risque d’enlèvement et d’actes de piraterie maritime.

3. Piraterie maritime

- Le golfe d’Aden est régulièrement le théâtre d’actes de piraterie maritime à l’encontre de bateaux de commerce et de plaisance. Ces attaques, qui se soldent souvent par des prises d’otages, sont de plus en plus violentes. Il convient d’éviter impérativement la zone de l’Océan indien délimitée par le canal du Mozambique et des Seychelles au sud, Oman au nord et les Maldives à l’est.
Il convient de privilégier le transport des navires par cargo pour traverser le secteur situé entre le méridien 72E et le parallèle 15S.

- Cependant, en cas de présence dans cette zone, il est demandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération Atalante) ainsi qu’à la cellule de permanence de l’autorité française compétente pour cette région maritime (Alindien : +971 265.74.122).

- Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs), comme les bateaux-mères, pour utiliser au large des embarcations rapides et fortement armées («skiffs »). Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.), mais le risque est encore plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent, par conséquent, des cibles faciles.

Voir également la fiche "Piraterie maritime" de ce site.


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