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Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire, que vous soyez en séjour touristique ou résidents au Vietnam. Le coût des dépenses médicales peut être très élevé, notamment en situation d’urgence. Faute de pouvoir justifier d’une couverture sociale, vous vous exposez au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Les services consulaires ne peuvent pas se porter garants et n’ont aucun moyen de prendre en charge les frais éventuels liés à une opération chirurgicale, à une hospitalisation ou à un rapatriement.

Vous pouvez également, consulter la fiche « risques sanitaires » dans l’onglet Infos pratiques de ce site.

Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes

- Paludisme : Classification : zone 3.
Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques, en particulier la nuit, est aujourd’hui peu présente au Vietnam, sauf dans les zones frontalières. Elle impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires imprégnées…). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils habilité. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, durant une durée variable selon le produit utilisé. Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludéen éventuel.

- Maladies virales transmises par les insectes : certaines maladies virales peuvent être transmises par les piqûres de moustiques la journée (nombreux cas de dengue dans les villes) : il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques).

- Encéphalite japonaise  : Cette maladie, qui n’existe qu’en Asie, se transmet par des moustiques, en zone rurale. Des cas humains ont été recensés dans les provinces du Nord du Vietnam. Ces cas peuvent être mortels ou engendrer des séquelles neurologiques graves. De ce fait, la vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire (à pratiquer dans un centre médical sur place). Dans le cadre d’un voyage touristique, il semble que les mesures physiques (vêtements longs, répulsifs…) soient une arme efficace.

En tout état de cause, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre. Dans l’attente d’un avis médical, la prise d’aspirine est déconseillée.

- Zika : Le Vietnam est touché par le virus Zika. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.

Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et de syndromes de Guillain Barré semble possible.

Au total, il est notamment recommandé à tous :

  • De respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs anti-moustiques, climatisation, moustiquaire), nuit et jour ;
  • De consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Le Haut conseil de la santé publique recommande notamment pour :

Les femmes enceintes qui envisagent un voyage dans une zone d’épidémie de Zika :

  • d’être informées sur les embryofoethopathies et autres complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika ;
  • d’envisager, quel que soit le terme de la grossesse, un report de leur voyage ;
  • de leur rappeler, si elles ne peuvent ou ne veulent différer leur voyage, l’importance de :

* respecter les mesures de prévention des piqûres de moustique et les bonnes pratiques relatives à l’utilisation des produits insecticides et répulsifs ;

* éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage ;

* à leur retour, pendant la durée de la grossesse, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;

* consulter un praticien en cas de signes cliniques évocateurs d’une infection Zika, pendant le voyage ou au retour.

Les femmes ayant un projet de grossesse ou en âge de procréer, qui envisagent un voyage dans une zone d’épidémie de Zika :

  • d’être informées sur les embryofoethopathies et autres complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika ;
  • d’envisager, pour les femmes désirant être enceintes, de reporter leur projet de grossesse à leur retour de voyage ou de reporter leur voyage. En cas de report de voyage, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;
  • d’envisager, en cas de voyage, une contraception pendant la durée de leur voyage ou, à défaut, de leur rappeler de :

* respecter les mesures de prévention des piqûres de moustique et les bonnes pratiques relatives à l’utilisation des produits insecticides et répulsifs ;

* éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage ;

* à leur retour, avant et pendant la durée de la grossesse, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;

* consulter un praticien en cas de signes cliniques évocateurs d’une infection Zika, pendant le voyage ou au retour.

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :
1. Consulter les informations sur la maladie à virus Zika (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).
2. Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).

Grippe Aviaire

Deux cas de décès liés au virus A H5 N1 (grippe aviaire) ont été recensés en janvier 2014 dans le sud du pays. Une situation épidémique affectant les volailles concerne actuellement les provinces suivantes : Nam Dinh, Quang Ngai, Kon Tum, Long An, Tay Ninh, Dac Lac, Ca Mau, Khanh Hoa, Phu Yen, Lao Cai et Ba Ria-Vung Tau.

Se reporter à la fiche « risques sanitaires » du site Conseils aux voyageurs.

Syndrome pieds-mains-bouche

Ce syndrome est présent au Vietnam. Il se caractérise par des lésions vésiculeuses de la bouche, des mains et des pieds. Une fièvre et une diminution de l’état général peuvent aussi être présentes. Cette maladie est le plus souvent bénigne, mais certaines épidémies peuvent être associées à des complications neurologiques, très rares mais graves.

Il n’y a pas de traitement spécifique, la seule mesure prophylactique consiste en un lavage des mains soigneux des personnes en contact avec de jeunes enfants.

Vaccinations

- La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (+/- coqueluche) est conseillée.

- Rage : la rage est endémique au Vietnam. La plus grande prudence vis-à-vis des animaux errants est recommandée sur l’ensemble du territoire vietnamien, villes incluses. La prévention repose sur l’absence de contact avec des animaux suspects et la vaccination préventive. Pour plus d’information se reporter au site del’Institut Pasteur.

- Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : hépatites virales A et B, fièvre typhoïde. Autres vaccinations : en cas de séjour en zone rurale, la vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire. Dans tous les cas, demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

VIH - Sida

Prévalence non négligeable du VIH - Sida. Les mesures de prévention sont indispensables.

Hygiène alimentaire
  • Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet.
  • Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • Vérifiez la date de péremption sur l’étiquette des produits vendus.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Avertissement concernant les risques sanitaires liés aux contrefaçons

- Il existe de nombreux produits contrefaits au Vietnam, certains étant potentiellement dangereux pour la santé humaine. Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue (risques de contrefaçons, conditions de stockage douteuses). Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin ou adressez vous aux pharmacies des hôpitaux internationaux (cf. liste ci-après).

Avertissement concernant l’alcool frelaté

Le Vietnam produit chaque année des millions de litres d’alcool qui échappent, exception faite de celui fabriqué par les grandes entreprises, à tout contrôle sanitaire. Cet alcool peut s’avérer hautement toxique en raison de la quantité excessive de méthanol contenue. De même, il est déconseillé d’acheter de l’alcool (vins, spiritueux, « productions locales ») dans les commerces de rue, et recommandé de préférer les grandes enseignes de distribution.
Très bon marché, l’alcool artisanal abonde surtout dans les provinces du Nord et celle de Hanoï, mais la vigilance s’impose également dans les autres régions, notamment touristiques, du Vietnam.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

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