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Santé

Avant le départ

Consulter son médecin traitant, éventuellement son dentiste, et contracter une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire. Les cliniques privées, de bonne qualité à Caracas, ne prennent en charge le malade qu’une fois le paiement garanti. Au mieux, la présentation d’une carte bancaire internationale sera exigée.

Pénurie de médicaments

De nombreux types de médicaments sont concernés, ainsi que le matériel médical. 6.000 patients sont actuellement en attente d’une opération faute de produits anesthésiants. Les soins liés aux accidents ou aux agressions sont prodigués en tenant compte de ces conditions ; l’entrée sur le territoire vénézuélien de médicaments périmés est également constatée. En cas de traitement spécifique, il est fortement recommandé de prévoir le stock nécessaire de médicaments avant d’entrer dans le pays.

Vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.

Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, fièvre jaune, rage.

Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes

Chikungunya

Une épidémie de chikungunya s’étend dans les Antilles depuis décembre 2013. Le ministère de la Santé vénézuélien a recensé plusieurs milliers de cas au Vénézuéla.

Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En prévention, comme pour la dengue et le virus Zika, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires). Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Dengue

La dengue est présente, y compris sous sa forme hémorragique. Il est recommandé de consulter systématiquement un médecin en cas de forte fièvre accompagnée de maux de tête. La prise d’aspirine est formellement déconseillée. A titre préventif, le port de vêtements longs, l’usage de lotions anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements et l’achat de diffuseurs électriques est conseillé, ainsi que l’utilisation de moustiquaires. Les fumigations sont préconisées pour éviter une trop grande prolifération de moustiques.

Zika

Le Venezuela est touché par le virus Zika. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.

Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré semblent possibles.

Au total, il est notamment recommandé à tous :

  • De respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs anti-moustiques, climatisation, moustiquaire), nuit et jour ;
  • De consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Le Haut conseil de la santé publique recommande notamment pour :

Les femmes enceintes qui envisagent un voyage dans une zone d’épidémie de Zika :

  • d’être informées sur les embryofoethopathies et autres complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika ;
  • d’envisager, quel que soit le terme de la grossesse, un report de leur voyage (également recommandé par l’OMS) ;
  • de leur rappeler, si elles ne peuvent ou ne veulent différer leur voyage, l’importance de :

o respecter les mesures de prévention des piqûres de moustique et les bonnes pratiques relatives à l’utilisation des produits insecticides et répulsifs ;

o éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage ;

o à leur retour, pendant la durée de la grossesse, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;

o consulter un praticien en cas de signes cliniques évocateurs d’une infection Zika, pendant le voyage ou au retour.

Les femmes ayant un projet de grossesse ou en âge de procréer, qui envisagent un voyage dans une zone d’épidémie de Zika :

  • d’être informées sur les embryofoethopathies et autres complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika ;
  • d’envisager, pour les femmes désirant être enceintes, de reporter leur projet de grossesse à leur retour de voyage ou de reporter leur voyage. En cas de report de voyage, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;
  • d’envisager, en cas de voyage, une contraception pendant la durée de leur voyage ou, à défaut, de leur rappeler de :

o respecter les mesures de prévention des piqûres de moustique et les bonnes pratiques relatives à l’utilisation des produits insecticides et répulsifs ;

o éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage ;

o à leur retour, avant et pendant la durée de la grossesse, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;

o consulter un praticien en cas de signes cliniques évocateurs d’une infection Zika, pendant le voyage ou au retour.

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :
1. Consulter les informations sur la maladie à virus Zika (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).
2. Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).

Paludisme (malaria)

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours aux mesures de protection individuelle évoquées plus haut, auxquelles doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel, ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, durant une durée variable selon le produit utilisé.

Le paludisme est présent dans les zones rurales, sauf en altitude, notamment dans les Etats d’Apure, Barinas, Bolivar, Merida, Monagas, Portuguesa, Sucre, Tachira, Zulia, Amazona et Delta Amacuro, toute l’année. L’Amazonie est classée en zone 3, le reste du pays en zone 1.

Hygiène alimentaire

Il est préférable d’éviter la consommation de fruits de mer, de même que l’eau minérale sera préférée à l’eau du robinet.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé


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