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Dernière mise à jour le : 28 septembre 2016 - Information toujours valide le : 29 septembre 2016

Dernière minute

Dépression tropicale

Une forte onde tropicale en approche de l’arc antillais pourrait se transformer dans les deux prochains jours en dépression tropicale, voire en cyclone, et atteindre le Venezuela.

La plus grande prudence est recommandée, notamment aux abords des côtes, sur les îles et en mer.

Maladie à virus Zika

Le Venezuela est touché par le virus Zika. Ce virus est transmis par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.

Les symptômes de la maladie sont généralement modérés. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et de syndromes de Guillain Barré semble possible.

Pour les femmes enceintes qui envisagent un voyage dans une zone d’épidémie de Zika, il est recommandé d’envisager un report du voyage, quel que soit le terme de la grossesse. Si le voyage ne peut pas être différé, il est recommandé de respecter les mesures de protection contre les piqûres de moustique et d’éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage.

Pour les femmes ayant un projet de grossesse ou en âge de procréer, qui envisagent un voyage dans une zone d’épidémie de Zika, il est recommandé d’envisager de reporter le projet de grossesse au retour de voyage ou de reporter le voyage.

Pour plus d’informations : consulter la rubrique Santé.

Sécurité

Le Venezuela fait partie des pays ayant le plus fort taux de criminalité au monde. Les conditions de sécurité continuent de s’y dégrader rapidement. Si Caracas reste la ville la plus dangereuse, les autres grands centres urbains ne sont pas épargnés. Il est donc conseillé à nos ressortissants qui souhaiteraient se rendre au Venezuela de préparer leur séjour avec le plus grand soin. Il est préconisé à tout voyageur d’informer régulièrement ses proches du bon déroulement de son voyage, par téléphone (se munir d’un téléphone portable local, modèle de base afin de ne pas attirer l’attention) ou par courriel.

Zones en vigilance renforcée


L’archipel de Los Roques, le parc national de Canaima et le Delta Amacuro, compte tenu de leur éloignement des centres urbains, sont à ce stade moins exposés aux risques liés à la délinquance et à la criminalité, bien que la prudence pour s’y rendre et s’y déplacer soit de rigueur.

Zones déconseillées sauf raison impérative

La majeure partie du territoire est déconseillée sauf raison impérative.

Caracas

Caracas est la ville la plus dangereuse du pays. Si la majorité des crimes sont commis dans les "Barrios", bidonvilles locaux disséminés dans la ville, aucun autre quartier n’est réellement épargné par ce fléau. Le quartier de Chacaito (avenue de "Sabana Grande" notamment), pourtant situé dans l’est de la capitale, zone plus résidentielle et considérée comme relativement moins dangereuse que l’ouest et le centre, n’est pas non plus sans risque. Plusieurs de nos compatriotes ont été victimes d’agressions dans ce quartier.

D’une façon générale, il est conseillé de respecter en toutes occasions des règles minimales de prudence (pas de d’objets de valeur apparents, tels que bijoux, montre ou téléphone portable, vigilance envers d’éventuelles filatures, utilisation de taxis officiels, fermeture du véhicule durant les trajets). Il est par ailleurs fortement recommandé de ne pas stationner et de ne pas se promener à pied pendant la journée, et à plus forte raison la nuit. Les déplacements, même motorisés, dans les quartiers du centre et de l’ouest de la capitale sont à éviter. Le visiteur de passage évitera aussi l’hôtellerie en dehors des quartiers est de la capitale.

Recrudescence des agressions sur l’île de Margarita :

Face à l’aggravation sur l’île des violences à l’encontre des ressortissants étrangers (agressions physiques, y compris armées), la plus grande prudence est recommandée aux voyageurs.

Les côtes ne sont pas épargnées. Des agressions sur les plages ont été rapportées.

Zone frontalière avec Guyana et la région de El Dorado /Tumerero

Des règlements de compte entre mineurs et groupes criminels, pour le contrôle de mines d’or, ont fait une vingtaine de morts ans la région frontalière avec Guyana et dans la région de El Dorado / Tumerero au début du mois d’avril 2016.

Zones formellement déconseillées : frontière avec la Colombie

A l’initiative des autorités vénézuéliennes, la frontière terrestre entre le Venezuela et la Colombie (y compris le poste frontière de Cucuta) est fermée jusqu’à nouvel ordre. L’état d’exception a été décrété dans plusieurs municipalités.
Compte tenu des possibles désordres et des problèmes posés par la multiplication des postes de contrôle, la zone frontalière est formellement déconseillée.

Piraterie

Des affaires régulièrement signalées de piraterie doivent inciter les plaisanciers se rendant au Vénézuéla, en particulier au large ou aux abords de l’île de Margarita, à redoubler de vigilance.

En outre, le mouillage en dehors des marinas surveillées est à proscrire.

Voir également la fiche « Piraterie maritime ».

Aéroports

La plus grande prudence est recommandée dans la zone aéroportuaire de l’aéroport international de Caracas (Maiquetía), où la sécurité des personnes n’est que partiellement assurée, malgré la présence d’effectifs policiers. Des agressions y ont été enregistrées, à l’intérieur ou à l’extérieur des aérogares et lors du trajet entre l’aéroport et le lieu de destination.

Afin de limiter les risques mentionnés ci-dessus, il est fortement recommandé aux voyageurs d’avoir recours aux services de taxis identifiés par l’autorité aéroportuaire (véhicules noirs avec plaque minéralogique jaune présents au niveau "arrivées" de l’aéroport) et de décliner les offres d’intermédiaires qui les guideraient vers d’autres zones ou d’autres niveaux du bâtiment. De nombreux enlèvements ont été opérés au départ de l’aéroport selon la technique précédemment décrite : il convient donc d’être particulièrement vigilant.

A Maiquetía, le passage du terminal international à l’aéroport national s’effectue par un passage souterrain ou par l’extérieur. Il convient de privilégier la première option et d’éviter toute ostentation d’objets de valeur.

Délinquance

La liste des risques liés au développement de la délinquance est longue. Un inventaire exhaustif des techniques d’agression est impossible à dresser.

Les règles élémentaires de prudence sont donc de mise :

  • limiter les déplacements nocturnes et dans tous les cas éviter de se déplacer seul le soir ;
  • ne pas porter d’objets de valeur (bijoux, montre, appareils photo, etc.) ;
  • être toujours porteur de pièces d’identité (de préférence des photocopies, les originaux étant conservés dans le coffre de l’hôtel) ;
  • ne pas quitter de vue ses bagages ;
  • éviter le stationnement dans des endroits isolés ou non gardés et, dans tous les cas, s’assurer de l’environnement du véhicule avant d’en descendre ;
  • éviter les déplacements à vélo, plusieurs compatriotes ayant été victimes d’agressions en 2013 et 2014 ;
  • éviter, dans toutes les régions du pays, de pratiquer le camping sauvage ;
  • éviter l’auto-stop : les transports par bus (voyages de préférence durant la journée), même s’ils ne sont pas à l’abri des vols de bagages et d’attaques à main armée, sont peu onéreux et confortables ;
  • privilégier les établissements financiers installés dans des quartiers résidentiels et les centres commerciaux et n’utiliser les distributeurs automatiques qu’en plein jour et dans les endroits fréquentés ;
  • en raison du fort risque de duplication, il est recommandé de n’utiliser sa carte de crédit que dans les hôtels de standing international et, dans tous les cas, de ne jamais quitter sa carte des yeux ;
  • avoir toujours quelque chose à donner (somme d’argent par exemple) afin d’éviter l’irritation de l’agresseur et sa frustration, qui pourraient déboucher sur des actes de violence ;
  • ne recourir qu’à des taxis dûment identifiés et disposant de plaques d’immatriculation jaunes, signe de la possession d’une licence ;
  • en cas d’agression à main armée, ne pas résister.

Par ailleurs, en dépit de l’absence de statistiques sur les crimes sexuels, il est conseillé, là aussi, la plus grande prudence à nos ressortissantes.

Les voyageurs sont invités à signaler à l’ambassade, dans les plus brefs délais, toute arrestation ou toute agression (consulat.caracas-fslt@diplomatie.gouv.fr) dont eux-mêmes ou un de leurs proches auraient fait l’objet.

Risques liés à la situation politique

Pour d’évidentes raisons de sécurité, il est recommandé aux voyageurs de se tenir éloignés des manifestations politiques organisées tant dans la capitale qu’en province et aux journalistes effectuant un reportage de prendre contact avec le service de presse de l’Ambassade.

Stupéfiants

Les autorités vénézuéliennes exercent une étroite surveillance sur les voyageurs. Les bagages sont systématiquement fouillés au départ.

Les feuilles de coca, en vente libre dans certains pays andins, sont répertoriées au Vénézuéla comme des produits stupéfiants. Toute personne contrôlée en possession de ces feuilles est passible d’une peine de cinq à dix années d’emprisonnement.

Il est conseillé de prendre garde à l’usage délictueux de la scopolamine, drogue qui, mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.

Risques naturels

La cordillère littorale du Vénézuéla (et notamment Caracas) constitue une région à risque sismique.

Depuis plusieurs années, inondations, coulées de boue et glissements de terrain se sont malheureusement répétés.

En cas de déplacement dans des zones présentant des risques naturels, respecter les recommandations d’usage.

Risques liés aux baignades en mer

Bien que rarissimes en temps normal, des attaques de requins peuvent néanmoins survenir dans les Caraïbes.

Entrée / Séjour

Visa

Séjour touristique :

Tout voyageur souhaitant se rendre au Venezuela dans le cadre d’un séjour touristique n’excédant pas 90 jours, doit être muni d’un passeport en cours de validité. Celle-ci devra couvrir une durée supérieure de 6 mois au-delà de la date de sortie du territoire vénézuélien.

S’il désire se maintenir sur le sol vénézuélien au-delà de cette période, et pour le même motif touristique, il devra solliciter auprès du Servicio Administrativo de Identificación, Migración y Extranjería (SAIME) une autorisation afin de séjourner pour une seule nouvelle et même durée maximum de 90 jours.

Passées ces 2 périodes de 90 jours, il devra quitter le territoire vénézuélien.

Voyage de mineurs au Venezuela, isolés ou accompagnés d’un seul parent

Conformément aux dispositions de la législation locale (Conseil national des droits de l’enfant et de l’adolescent), tout déplacement à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire vénézuélien d’un mineur isolé ou accompagné d’un seul des deux parents, quel que soit le moyen de locomotion (bus, avion..), est préalablement assujetti à la délivrance d’une autorisation parentale.

Les autorités vénézuéliennes exigent un "pouvoir" pris auprès d’une officine notariale vénézuélienne.

Le parent accompagnateur et l’enfant doivent donc être en mesure de présenter ce document en cas de contrôle.

Autre type de séjour :

Pour tout autre type de séjour (travail, affaires, famille, études, religieux, etc..), un visa est obligatoire, même pour une durée inférieure à 90 jours.

Vaccinations

La production d’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigée des voyageurs en provenance de Guyane française.

Santé

Avant le départ

Consulter son médecin traitant, éventuellement son dentiste, et contracter une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire. Les cliniques privées, de bonne qualité à Caracas, ne prennent en charge le malade qu’une fois le paiement garanti. Au mieux, la présentation d’une carte bancaire internationale sera exigée.

Pénurie de médicaments

De nombreux types de médicaments sont concernés, ainsi que le matériel médical. 6.000 patients sont actuellement en attente d’une opération faute de produits anesthésiants. Les soins liés aux accidents ou aux agressions sont prodigués en tenant compte de ces conditions ; l’entrée sur le territoire vénézuélien de médicaments périmés est également constatée. En cas de traitement spécifique, il est fortement recommandé de prévoir le stock nécessaire de médicaments avant d’entrer dans le pays.

Vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.

Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, fièvre jaune, rage.

Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes

Chikungunya

Une épidémie de chikungunya s’étend dans les Antilles depuis décembre 2013. Le ministère de la Santé vénézuélien a recensé plusieurs milliers de cas au Vénézuéla.

Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En prévention, comme pour la dengue et le virus Zika, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires). Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Dengue

La dengue est présente, y compris sous sa forme hémorragique. Il est recommandé de consulter systématiquement un médecin en cas de forte fièvre accompagnée de maux de tête. La prise d’aspirine est formellement déconseillée. A titre préventif, le port de vêtements longs, l’usage de lotions anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements et l’achat de diffuseurs électriques est conseillé, ainsi que l’utilisation de moustiquaires. Les fumigations sont préconisées pour éviter une trop grande prolifération de moustiques.

Zika

Le Venezuela est touché par le virus Zika. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.

Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré semblent possibles.

Au total, il est notamment recommandé à tous :

  • De respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs anti-moustiques, climatisation, moustiquaire), nuit et jour ;
  • De consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Le Haut conseil de la santé publique recommande notamment pour :

Les femmes enceintes qui envisagent un voyage dans une zone d’épidémie de Zika :

  • d’être informées sur les embryofoethopathies et autres complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika ;
  • d’envisager, quel que soit le terme de la grossesse, un report de leur voyage (également recommandé par l’OMS) ;
  • de leur rappeler, si elles ne peuvent ou ne veulent différer leur voyage, l’importance de :

o respecter les mesures de prévention des piqûres de moustique et les bonnes pratiques relatives à l’utilisation des produits insecticides et répulsifs ;

o éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage ;

o à leur retour, pendant la durée de la grossesse, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;

o consulter un praticien en cas de signes cliniques évocateurs d’une infection Zika, pendant le voyage ou au retour.

Les femmes ayant un projet de grossesse ou en âge de procréer, qui envisagent un voyage dans une zone d’épidémie de Zika :

  • d’être informées sur les embryofoethopathies et autres complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika ;
  • d’envisager, pour les femmes désirant être enceintes, de reporter leur projet de grossesse à leur retour de voyage ou de reporter leur voyage. En cas de report de voyage, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;
  • d’envisager, en cas de voyage, une contraception pendant la durée de leur voyage ou, à défaut, de leur rappeler de :

o respecter les mesures de prévention des piqûres de moustique et les bonnes pratiques relatives à l’utilisation des produits insecticides et répulsifs ;

o éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage ;

o à leur retour, avant et pendant la durée de la grossesse, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;

o consulter un praticien en cas de signes cliniques évocateurs d’une infection Zika, pendant le voyage ou au retour.

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :
1. Consulter les informations sur la maladie à virus Zika (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).
2. Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).

Paludisme (malaria)

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours aux mesures de protection individuelle évoquées plus haut, auxquelles doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel, ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, durant une durée variable selon le produit utilisé.

Le paludisme est présent dans les zones rurales, sauf en altitude, notamment dans les Etats d’Apure, Barinas, Bolivar, Merida, Monagas, Portuguesa, Sucre, Tachira, Zulia, Amazona et Delta Amacuro, toute l’année. L’Amazonie est classée en zone 3, le reste du pays en zone 1.

Hygiène alimentaire

Il est préférable d’éviter la consommation de fruits de mer, de même que l’eau minérale sera préférée à l’eau du robinet.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Législation sur les stupéfiants

La sanction encourue pour ce motif est le plus souvent de dix années d’emprisonnement, même lorsque les quantités transportées sont faibles.

Plusieurs ressortissants français sont actuellement détenus au Venezuela pour trafic de stupéfiants, dans des conditions d’hygiène et de sécurité très éloignées des normes européennes.

Moyens de paiement

La monnaie locale est le Bolívar Fuerte (VEF). Il est impossible de s’en procurer en France. Un contrôle des changes entre le bolívar (VEF) et le dollar américain (USD) est établi par le gouvernement. Ce système a donné naissance à un marché des changes parallèle et les touristes sont parfois sollicités par des particuliers pour changer des devises de manière illégale, notamment dans les aéroports internationaux du pays (Maiquetía, Maracaibo, Margarita…). Les voyageurs qui accepteraient de changer leurs devises auprès de particuliers s’exposent à des peines de prison de plusieurs années, mais aussi à des escroqueries de tous types.

La loi sur le contrôle des changes confère aux seuls bureaux de change officiels, aux banques et à l’instance étatique CADIVI le monopole des transactions en devises, au taux officiel.

Pour votre voyage, il est donc recommandé de :

  • se munir de liquidités (le plafond est fixé à 10000 USD - attention aux risques encourus avec de telles sommes en votre possession.
  • emporter sa carte bancaire internationale. Il peut toutefois s’avérer très difficile de retirer de l’argent à l’aide de sa carte dans les guichets automatiques. Après avoir sélectionné le montant du retrait, la plupart des distributeurs bancaires demandent à l’usager d’entrer 2 numéros correspondant à la cédula de identidad (carte d’identité) vénézuélienne. Il convient alors de taper 00. En outre, les montants des retraits sont limités en raison des vols, vols à main armée et des risques d’enlèvement. Il est donc préférable de s’adresser au comptoir des grandes banques (Mercantil, Banesco..).

Pour ces mêmes raisons, il est recommandé

  • de ne pas effectuer de retrait dans la rue : optez pour un centre commercial ou un grand hôtel muni d’un distributeur.
  • de ne pas changer d’argent à l’aéroport international.

Il est fréquemment fait état de fraude à la carte bancaire (clonage). Si un vendeur propose de passer votre carte au sabot manuel (« planche à repasser »), ne la quittez surtout pas des yeux.

Les chèques de voyage (travellers checks) sont inconnus.

Saison des pluies

Durant la saison des pluies (de mai à novembre) les côtes septentrionales du Venezuela, y compris l’île de Margarita et l’archipel de Los Roques, sont régulièrement affectées par les queues des ouragans qui traversent, pendant cette même saison, le sud de la mer des Caraïbes.

Infrastructures routières

L’entretien est souvent irrégulier. En outre, le réseau routier souffre des fortes pluies annuelles. Il est donc fortement recommandé de ne pas voyager de nuit, les routes étant particulièrement dangereuses (voies de circulation barrées, déviations, nids de poules, etc.). Ces restrictions routières constituent parfois des pièges destinés à racketter les voyageurs. En cas d’accident, attendre l’arrivée de la police pour l’établissement du constat. En province, la garde nationale a installé des barrages sur de nombreux axes routiers (Alcabalas). Ralentir, voire marquer l’arrêt.

Approvisionnement en carburant correct, excepté dans la grande savane.

Navigation de plaisance

Les actes de piraterie sont nombreux sur les côtes vénézuéliennes (notamment à proximité d’Higuerote et au large de la péninsule de Paria) et aux alentours des îles (Margarita et Testigos). Plusieurs bateaux ont été attaqués ces dix dernières années. Des plaisanciers ont également été la cible de violentes attaques, et plusieurs sont décédés des suites de leurs blessures.

Il est par conséquent recommandé aux voyageurs qui ne pourraient éviter de croiser dans les eaux vénézuéliennes d’observer la plus grande prudence, notamment lorsqu’ils approchent du littoral. Ceux qui choisiraient de faire escale dans le pays ont tout intérêt à effectuer eux-mêmes leurs démarches administratives auprès de la capitainerie et de la police des frontières.

Le mouillage hors les marinas surveillées est à proscrire.

Transport aérien

Plusieurs accidents aériens survenus au Venezuela sur des appareils monomoteurs ou bimoteurs, appartenant à des petites sociétés privées desservant les principaux centres touristiques du pays, ont fait apparaître de graves insuffisances dans les procédures d’entretien. Dans ces conditions, il est recommandé aux voyageurs désireux de recourir à des services de location d’avion de s’assurer de la bonne renommée de la compagnie aérienne. Quelques agences locales de voyages peuvent s’assurer du sérieux de leurs prestataires aériens.

Enregistrement sur les vols internationaux

La plupart des compagnies aériennes clôturent l’enregistrement de leurs vols internationaux bien avant le départ du vol, afin de permettre aux voyageurs de franchir les différents contrôles de sécurité. Il convient donc, afin de se présenter en temps opportun à l’aéroport (jusqu’à 5 heures avant l’horaire de décollage), de se renseigner auprès de la compagnie aérienne, s’agissant des horaires d’ouverture des guichets d’enregistrement au départ.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Informations publiées sur le site de l’ambassade du Venezuela en France le 2 novembre 2015. Il vous appartient de vérifier si ces informations sont toujours d’actualité sur le site de l’ambassade.

1) Visa d’affaires (TR-N, TR-F-N)

Ce visa sera délivré aux commerçants, exécutifs, représentants d’entreprises ou d’industries et micro chefs d’entreprise, non émigrants, qui souhaitent entrer dans le pays pour y effectuer des activités et/ou transactions commerciales, financières ou autre activité lucrative légale en rapport avec leurs affaires.

Pièces à fournir :

1. Lettres des entreprises indiquant : raison du voyage, temps de séjour, nom et adresse de la personne et/ou de la compagnie à contacter au Venezuela.
2. Une déclaration de l’entreprise ou de la personne responsable du voyage, attestant que les frais engendrés pendant le séjour et à la sortie du pays seront couverts par l’entreprise.
3. Un extrait de casier judiciaire, d’une validité de trois mois maximum.
4. Dans le cas où le demandeur du visa est le propriétaire de l’entreprise, un registre commercial ou un document équivalent doit être présenté avec le bilan, ou état de situation financière.
5. Tout autre document pertinent.
6. Les frais sont payables par dépôt ou virement bancaire. Joignez à votre demande la preuve de paiement. Montant : cinquante-quatre euros (54 EUR).

Modalités de paiement acceptées :
Par virement bancaire ou dépôt
BRED – Banque Populaire
10107 00868 00823034800 78
CODE BIC : BREDFRPPXXX
IBAN : FR76 1010 7008 6800 8230 3480 078
À l’ordre de : “Ambassade du Venezuela Consul”

2) Visa d’investisseur (TR-I, TR-F-I)

Le visa d’investisseur sera délivré aux personnes ou représentants d’entreprises présentant, au moyen de documents authentiques, des contacts établis et dont l’investissement a été accepté par les agences gouvernementales vénézueliennes concernées.

Pièces à fournir :

1. La demande devra être souscrite par l’intéressé qui devra indiquer le motif du voyage et préciser les contacts qu’il effectuera au Venezuela. À cet effet, la lettre de la Chambre, de l’Association, Commerce ou Industrie correspondante ou le Registre Marchand de l’entreprise ou l’industrie sera exigée.
2. Le Bilan, ou État de situation financière.
3. Un extrait de casier judiciaire, d’une validité de trois mois maximum.
4. Tout autre document pertinent
5. Les frais sont payables par dépôt ou virement bancaire. Joignez à votre demande la preuve de paiement. Montant : cinquante-quatre euros (54 EUR).

Modalités de paiement acceptées :

Par virement bancaire ou dépôt
BRED – Banque Populaire
10107 00868 00823034800 78
CODE BIC : BREDFRPPXXX
IBAN : FR76 1010 7008 6800 8230 3480 078
À l’ordre de : “Ambassade du Venezuela Consul”

3) Visa chef d’entreprise/industriel (TR-E-I, TR-F-E-I)

Le visa chef d’entreprise/industriel peut être délivré aux personnes qui possèdent une entreprise située dans leur pays de domicile, ou qui ont des filiales au Venezuela, et dont le voyage est lié aux activités de cette entreprise.

Pièces à fournir :

1. La demande devra être souscrite par l’intéressé qui devra indiquer le motif du voyage et préciser les contacts qu’il effectuera au Venezuela. À cet effet, la lettre de la Chambre, de l’Association, Commerce ou Industrie correspondante ou le Registre Marchand de l’entreprise ou l’industrie sera exigée.
2. Le Bilan, ou État de situation financière.
3. Un extrait de casier judiciaire, d’une validité de trois mois maximum.
4. Tout autre document pertinent
5. Les frais sont payables par dépôt ou virement bancaire. Joignez à votre demande la preuve de paiement. Montant : cinquante-quatre euros (54 EUR)

Modalité de paiement acceptées :

Par virement bancaire ou dépôt
BRED – Banque Populaire
10107 00868 00823034800 78
CODE BIC : BREDFRPPXXX
IBAN : FR76 1010 7008 6800 8230 3480 078
À l’ordre de : “Ambassade du Venezuela Consul”

Données économiques

Avec une population de 30 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 16530 dollars et d’un PIB de 510 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 0,4% par an entre 2009 et 2014.

Le Venezuela est le 73 ème client de la France et son 31 ème excédent. La France a exporté vers le Venezuela 410 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont augmenté de 6% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 297 millions d’euros.

Le Venezuela affiche parmi les secteurs prioritaires l’énergie, l’eau, l’assainissement, le traitement des déchets et les transports publics. En matière de transport urbain, le gouvernement vénézuélien prévoit de mettre en œuvre de nombreux projets de grande envergure (train, métro, bus, métro‐câble,) et a engagé un programme d’extension du Grand Caracas.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques Venezuela.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Service Économique de Caracas
Embajada de Francia en Venezuela
Edif. Embajada de Francia - Mezzanina
Calle Madrid c/c Av. Trinidad
Urb. Las Mercedes, Municipio Baruta
Distrito Capital -Caracas 1060
Venezuela
Email : caracas@dgtresor.gouv.fr
Site internet : www.tresor.economie.gouv.fr/pays/venezuela

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Délégation de service public à la Chambre de commerce CCIAVF

CCIAVF
Esquina Mucuchies con California, Edificio Jimmy piso 1, Las Mercedes, Caracas

Fleur Dubrulle (directrice) – Tel : +58 2129931084 –
Email : fleur.dubrulle@cciavf.com.ve

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Jean CLAUTEAUX - +58 212 202 5200 (société L’Oréal Venezuela Ca)

Annuaire pour le Venezuela.

  • CCI

Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) Françaises à l’International, sont des associations indépendantes de droit local qui regroupent des entreprises françaises et étrangères. Elles constituent un réseau mondial de relations et de contacts d’affaires de plus de 32.000 entreprises françaises et étrangères dans 83 pays.

Chambre de Commerce Franco-Vénézuélienne (CCIAVF)
Adresse : Esquina Calle Mucuchies con California Edificio Jimmy Piso 1 Oficina 7
Las Mercedes, Caracas 1060A Caracas, Venezuela
Tel : +58 212 993 91 22
Email : cciavf@cantv.net
Site internet : www.cciavf.com.ve

  • Atout France

http://atout-france.fr/notre-reseau/venezuela

  • Attaché douanier

Tél : + 58 212 909 65 36
Email : caracas.douane@dgtresor.gouv.fr

  • AEC

Le Venezuela est membre de l’Association des États de la Caraïbe (AEC), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.acs-aec.org/.

La page du Venezuela est consultable à l’adresse : http://www.acs-aec.org/index.php?q=fr/membres/venezuela.

  • OPEP

Le Venezuela est membre de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.opec.org.

La page du Venezuela est consultable à l’adresse : http://www.opec.org/opec_web/en/about_us/171.htm.

  • FMI

Sites internet :

Le Venezuela et le FMI.

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