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Venezuela

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Dernière mise à jour le: 15 septembre 2011 - Information toujours valide le: 10 Février 2012
Deux affaires de piraterie survenues en août et septembre 2011 doivent inciter les plaisanciers se rendant au Venezuela, en particulier au large ou aux abords de l’île de Margarita, à redoubler de vigilance. En outre, le mouillage en dehors des marinas surveillées est à proscrire.

Sécurité

Le Venezuela fait partie des pays au monde ayant le plus fort taux de criminalité. Les conditions de sécurité continuent de s’y dégrader rapidement. On estime à 20.000 le nombre d’homicides enregistrés en 2010. Si Caracas reste la ville la plus dangereuse, la province n’est pas épargnée. Il est donc conseillé à nos ressortissants qui souhaiteraient se rendre au Venezuela de préparer leur séjour avec le plus grand soin, en faisant appel, par exemple, à une agence de voyage.

La plus grande vigilance doit être observée dans les zones se situant autour de :
- Cumana et ses deux péninsules : Paria et Araya
- La péninsule de Paraguana, au nord de la ville de Coro
- L’entrée de la lagune de Maracaïbo
- L’île de Margarita
- L’île de Los Testigos

Une fois sur place, les Français résidant ou séjournant au Venezuela sont invités à la plus grande prudence, en particulier lorsqu’ils se déplacent dans certains quartiers de Caracas ou dans certaines régions frontalières avec la Colombie. Toute agression dont eux-mêmes ou leurs proches pourraient être victimes doit être signalée à l’ambassade dans les plus brefs délais.

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Les déplacements sont déconseillés dans plusieurs régions : frontière avec la Colombie (sauf raisons professionnelles impératives), péninsules d’Araya, de Paria et l’île de Margarita (sauf en groupes organisés et accompagnés ou raisons professionnelles impératives).

En l’absence de statistiques sur les crimes sexuels, il est conseillé, là aussi, la plus grande prudence à nos ressortissantes.

Caracas :
Caracas est la ville la plus dangereuse du pays. Si la majorité des crimes sont commis dans les "Barrios", bidonvilles locaux qui ceinturent la ville, aucun quartier n’est plus épargné par ce fléau. Le quartier de Chacaito (avenue de "Sabana Grande" notamment), pourtant situé dans l’est de la capitale, zone plus résidentielle et considérée comme relativement moins dangereuse que l’Ouest et le centre de la capitale, n’est pas non plus sans risque. Plusieurs de nos compatriotes ont été victimes d’agressions dans ce quartier.
D’une façon générale, il est conseillé de respecter en toutes occasions, des règles minimales de prudence (pas de signe de richesse ostentatoire, vigilance envers d’éventuelles filatures, utilisation de taxis assermentés, fermeture du véhicule durant les trajets). Il est par ailleurs fortement recommandé de ne pas stationner ni de se promener à pied pendant la journée et, à plus forte raison, la nuit. Les déplacements, même motorisés, dans les quartiers du centre et de l’ouest de la capitale sont à éviter. Le visiteur de passage évitera aussi l’hôtellerie en dehors des quartiers est de la capitale.

La province :
Toutes les grandes villes sont touchées par la montée de la violence. Les zones frontalières avec la Colombie sont particulièrement dangereuses en raison des activités de la guérilla colombienne, ainsi que des mafias spécialisées dans le trafic de stupéfiants et les enlèvements.

Recrudescence des agressions sur l’île de Margarita :
La plus grande prudence est recommandée aux résidents et aux touristes français sur l’île face à l’aggravation des violences à l’encontre des ressortissants étrangers (agressions physiques, y compris armées).
Les côtes ne sont pas épargnées. Des agressions sur les plages ont été rapportées.
Il est conseillé d’éviter la pratique de l’auto-stop (les transports par bus, même s’ils ne sont pas à l’abri des vols de bagages et d’attaques à main armée, sont peu onéreux et confortables). En dehors des excursions encadrées par des agences de voyages expérimentées, le camping sauvage est déconseillé. Le tourisme individuel, notamment pour les femmes, est déconseillé.

Aéroports :
La plus grande prudence est recommandée dans la zone aéroportuaire, où la sécurité des personnes n’est que partiellement assurée, malgré la présence d’effectifs policiers. Des agressions y ont été enregistrées, à l’intérieur ou à l’extérieur des aérogares et lors du trajet entre l’aéroport et le lieu de destination.
L’aéroport international de Caracas (Maiquetia) : afin de limiter les risques mentionnés ci-dessus, il est fortement recommandé aux voyageurs d’avoir recours au service de taxis proposant des véhicules noirs tout terrain avec plaque minéralogique jaune qui leur est proposé au niveau arrivée (premier étage de l’aéroport) et de décliner les offres d’intermédiaires (rabatteurs) qui les guideraient vers d’autres zones ou d’autres niveaux du bâtiment.

Délinquance :

La liste des risques liés au développement de la délinquance est longue. Un inventaire exhaustif des techniques d’agression est impossible à dresser.

Les règles élémentaires de prudence sont donc de mise :
- limiter les déplacements nocturnes et dans tous les cas éviter de se déplacer seul le soir ;
- avoir toujours quelque chose à donner (somme d’argent par exemple) afin d’éviter l’irritation de l’agresseur et sa frustration, qui pourraient déboucher sur des actes de violence ;
- ne pas porter des objets de valeur (bijoux, appareils photo, etc.) ;
- être toujours porteur de ses documents d’identité ;
- ne pas quitter de vue ses bagages ;
- en cas d’arrestation, demander immédiatement à contacter l’ambassade ou le consulat ;
- éviter le stationnement dans des endroits isolés ou non gardés et dans tous les cas, s’assurer de l’environnement du véhicule avant d’en descendre ;
- ne recourir qu’à des taxis dûment identifiés et disposant de plaques d’immatriculation jaunes, signe de la possession d’une licence ;
- éviter, dans toutes les régions du pays, de pratiquer le camping sauvage ou l’auto-stop ;
- privilégier les établissements financiers installés dans des quartiers résidentiels et les centres commerciaux et n’utiliser les distributeurs automatiques qu’en plein jour et dans les endroits fréquentés ;
- en raison du fort risque de clonage, il est recommandé de n’utiliser sa carte de crédit que dans les hôtels de standing international et dans tous les cas, de ne jamais laisser sa carte hors de vue.

En toute circonstance, ne pas résister à une agression à main armée.

Il est conseillé de prendre garde à l’usage délictueux de la scopolamine, drogue qui, mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.

Risques liés à la situation politique :
Pour d’évidentes raisons de sécurité, il est recommandé à nos ressortissants de se tenir éloignés des manifestations politiques organisées tant dans la capitale qu’en province et aux journalistes effectuant un reportage de prendre contact avec le service de presse de l’Ambassade.

Trafic de stupéfiants :
Les autorités vénézuéliennes exercent une étroite surveillance sur les voyageurs. Plusieurs ressortissants français sont actuellement détenus au Venezuela pour trafic de stupéfiants, dans des conditions d’hygiène et de sécurité très éloignées des normes européennes. La sanction encourue pour ce motif est le plus souvent de dix années d’emprisonnement, même lorsque les quantités transportées sont faibles.

Les feuilles de coca, en vente libre dans certains pays Andins, sont considérées au Venezuela comme des produits stupéfiants : toute personne contrôlée en possession de ces feuilles est passible d’une peine de cinq à dix années d’emprisonnement.

Change de devises :
La loi sur le contrôle des changes confie aux bureaux de change officiels et aux banques le monopole des transactions en devises, au taux officiel. Les personnes qui accepteraient de changer leurs devises auprès de particuliers s’exposent à des peines de plusieurs années de prison.

Risque sismique / risques naturels :
La cordillère littorale du Venezuela (et notamment Caracas) constitue une région à risque sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de tremblement de terre, vous êtes invité à consulter la "fiche réflexe" accessible via la rubrique "A savoir" de ce site.

Depuis plusieurs années, inondations, coulées de boue et glissements de terrain se sont malheureusement répétés.

En cas de catastrophe naturelle d’envergure nationale lors de leur séjour au Venezuela et même s’ils ne résident pas dans la zone concernée, il est demandé aux Français de passage de rassurer dès que possible leurs proches restés en France et de joindre au plus tôt le consulat ou les consulats honoraires afin d’aider les services français dans l’organisation des secours aux ressortissants nationaux.

Risques liés aux baignades en mer :
Rarissimes en temps normal, des attaques de requins peuvent néanmoins survenir dans les Caraïbes.

Transports

Infrastructures routières
L’entretien est souvent irrégulier. En outre, le réseau routier a énormément souffert des fortes pluies qui se sont abattues fin 2010 sur le Venezuela. Il est donc fortement recommandé de ne pas voyager de nuit, les routes étant particulièrement dangereuses (voies de circulation barrées, déviations, nids de poules, etc.). Ces restrictions routières constituent parfois des pièges destinés à racketter les voyageurs. En cas d’accident, attendre l’arrivée de la police pour l’établissement du constat. En province, la garde nationale a installé des barrages sur de nombreux axes routiers (Alcabalas). Ralentir, voire marquer l’arrêt.

Approvisionnement en carburant correct, excepté dans la grande savane.

Navigation de plaisance :
Les actes de piraterie sont nombreux sur les côtes vénézuéliennes. Plusieurs bateaux ont été pillés en août 2006, un plaisancier français, qui mouillait devant la plage de Medina (Etat de Sucre), a été assassiné en juin 2004 et deux de nos compatriotes ont dû être hospitalisés après avoir été agressés à bord de leur voilier devant le port de Cubagua (proche de l’île de Margarita) en février 2005. Des plaisanciers ont été gravement agressés le 27 janvier 2008 sur l’île de Los Testigos (Etat de Sucre) et le 15 janvier 2008 à Robledal, à l’ouest de l’île de Margarita. Un plaisancier est décédé des suites de ses blessures le 15 septembre 2008, alors que le bateau était au mouillage à l’entrée du port de Macuto.
Il est par conséquent recommandé à ceux de nos compatriotes qui ne pourraient éviter de croiser dans les eaux vénézuéliennes d’observer la plus grande prudence, notamment lorsqu’ils approchent du littoral. Ceux qui choisiraient de faire escale dans le pays ont tout intérêt à effectuer eux-mêmes leurs démarches administratives auprès de la capitainerie et de la police des frontières.

Le mouillage hors les marinas surveillées est à proscrire.

Transport aérien :
Plusieurs accidents aériens survenus au Venezuela sur des appareils monomoteurs ou bimoteurs, appartenant à des petites sociétés privées desservant les principaux centres touristiques du pays, ont fait apparaître de graves insuffisances dans les procédures d’entretien. Dans ces conditions, il est recommandé aux voyageurs désireux de recourir à des services de location d’avion de s’assurer de la bonne renommée de la compagnie aérienne. Quelques agences locales de voyages peuvent s’assurer du sérieux de leurs prestataires aériens.

Entrée / Séjour

La plupart des compagnies aériennes ferment l’enregistrement de leurs vols internationaux deux heures avant le départ du vol afin de permettre aux voyageurs de s’acquitter eux-mêmes des taxes d’aéroport et de franchir les différents contrôles de sécurité.

Le voyageur veillera donc à se présenter de bonne heure à l’aéroport et à détenir la somme suffisante pour régler le montant de la taxe d’aéroport fixé à 190,00 bolivars par personne, payable uniquement en numéraire et en monnaie locale. Il n’est pas possible de retirer des bolivars avec une carte de crédit auprès d’un distributeur de billets de l’aérogare.

Obligation de visa pour des séjours supérieurs à trois mois.

Il est désormais exigé des voyageurs en provenance de Guyane Française, à l’entrée au Vénézuéla, la production d’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune.

Adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Santé

  • La fièvre jaune a refait son apparition dans l’état d’Amazonas : plusieurs cas, certains mortels, ont été signalés en 2005.
  • La dengue, y compris sous sa forme hémorragique, est désormais endémique dans certaines régions du Venezuela, et notamment à Caracas, où une forte épidémie sévit actuellement. Il est donc recommandé de consulter systématiquement un médecin en cas de forte fièvre accompagnée de maux de tête. Ne pas prendre d’aspirine. A titre préventif, l’usage de lotions anti-moustiques est conseillé, ainsi que l’utilisation de moustiquaires. Les fumigations sont préconisées pour éviter une trop grande prolifération de moustiques.
  • Il est préférable d’éviter la consommation de fruits de mer, de même que l’eau minérale sera préférée à l’eau du robinet.

Vaccinations conseillées : tétanos, poliomyélite, fièvre jaune.

Vaccinations recommandées en fonction du voyageur : diphtérie, fièvre typhoïde, hépatite A et B.

Prévention du paludisme (malaria) :
maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Le paludisme est présent dans les zones rurales au-dessous de 1 000 mètres dans les Etats d’Apure, Barinas, Bolivar, Merida, Monagas, Portuguesa, Sucre, Tachira, Zulia, Amazona et Delta Amacuro, toute l’année. L’Amazonie est classé en zone 3, le reste du pays en zone 1.

Consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.

Les numéros des hôpitaux publics et des cliniques privées sont disponibles auprès de l’Ambassade de France à Caracas. Les cliniques privées, de bonne qualité à Caracas, ne prennent en charge le malade qu’une fois le paiement garanti. Au mieux, on exigera la présentation d’une carte bancaire internationale.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Compléments

Saison des pluies de mai à novembre : les côtes septentrionales du Venezuela, y compris l’île de Margarita et l’archipel de Los Roques, sont régulièrement affectées par les queues des ouragans qui traversent, pendant cette même saison, le sud de la mer des Caraïbes.
Nos compatriotes sont invités à se tenir informés des conditions climatiques pendant leur séjour et à consulter sur le présent site la rubrique "Infos pratiques".
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Numéros utiles

Ambassade de France
- Adresse : Calle Madrid con Avenida Trinidad - Las Mercedes - Caracas
- Tel : + 58 212 9096500
- Permanence : +58 212 9096699 (week-ends et fériés)
- Site Internet : www.ambafrance-ve.org

Coordonnées des agences consulaires françaises : Cliquer ici

- Police maritime : +58 212 5556000/01
- Garde côtes : +58 212 3322891
- Police technique juridique Caracas : +58 212 5713533/3844/3266

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’Etranger).