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Venezuela

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Dernière mise à jour le: 28 août 2014 - Information toujours valide le: 3 septembre 2014

Sécurité

Le Venezuela fait partie des pays ayant le plus fort taux de criminalité au monde. Les conditions de sécurité continuent de s’y dégrader rapidement. Si Caracas reste la ville la plus dangereuse, les autres grands centres urbains ne sont pas épargnés. Il est donc conseillé à nos ressortissants qui souhaiteraient se rendre au Venezuela de préparer leur séjour avec le plus grand soin. Il est préconisé, à tout voyageur, de régulièrement informer ses proches du bon déroulement de son voyage, par téléphone (se munir d’un téléphone portable local, modèle de base) ou par courriel.

Caracas

Caracas est la ville la plus dangereuse du pays. Si la majorité des crimes sont commis dans les "Barrios", bidonvilles locaux disséminés dans la ville, aucun autre quartier n’est réellement épargné par ce fléau. Le quartier de Chacaito (avenue de "Sabana Grande" notamment), pourtant situé dans l’est de la capitale, zone plus résidentielle et considérée comme relativement moins dangereuse que l’ouest et le centre, n’est pas non plus sans risque. Plusieurs de nos compatriotes ont été victimes d’agressions dans ce quartier.

D’une façon générale, il est conseillé de respecter en toutes occasions, des règles minimales de prudence (pas de signe ostentatoire de richesse, vigilance envers d’éventuelles filatures, utilisation de taxis assermentés, fermeture du véhicule durant les trajets). Il est par ailleurs fortement recommandé de ne pas stationner et de ne pas se promener à pied pendant la journée et, à plus forte raison, la nuit. Les déplacements, même motorisés, dans les quartiers du centre et de l’ouest de la capitale sont à éviter. Le visiteur de passage évitera aussi l’hôtellerie en dehors des quartiers est de la capitale.

La province

L’archipel de Los Roques, le parc de Canaima et le delta de L’Orénoque, compte tenu de leur éloignement des centres urbains, sont à ce stade moins exposés aux risques liés à la délinquance et à la criminalité, bien que la prudence pour s’y rendre et s’y déplacer soit de rigueur.

La plus grande vigilance doit être observée dans les zones suivantes :

  • Cumana et ses deux péninsules, Paria et Araya ;
  • la péninsule de Paraguana, au nord de la ville de Coro ;
  • l’entrée du lac de Maracaïbo ;
  • îles de Margarita et de Los Testigos ;
  • frontalières avec la Colombie et le Brésil, particulièrement dangereuses en raison des activités de la guérilla colombienne ainsi que des mafias spécialisées dans le trafic de stupéfiants et les enlèvements.
Recrudescence des agressions sur l’île de Margarita

Face à l’aggravation sur l’île des violences à l’encontre des ressortissants étrangers (agressions physiques, y compris armées), la plus grande prudence est recommandée aux voyageurs.

Les côtes ne sont pas épargnées. Des agressions sur les plages ont été rapportées.

Piraterie

Des affaires de piraterie survenues en 2011 et 2012 doivent inciter les plaisanciers se rendant au Venezuela, en particulier au large ou aux abords de l’île de Margarita, à redoubler de vigilance.

En outre, le mouillage en dehors des marinas surveillées est à proscrire.

Aéroports

La plus grande prudence est recommandée dans la zone aéroportuaire de l’aéroport international de Caracas (Maiquetía), où la sécurité des personnes n’est que partiellement assurée, malgré la présence d’effectifs policiers. Des agressions y ont été enregistrées, à l’intérieur ou à l’extérieur des aérogares et lors du trajet entre l’aéroport et le lieu de destination.

Afin de limiter les risques mentionnés ci-dessus, il est fortement recommandé aux voyageurs d’avoir recours aux services de taxis identifiés par l’autorité aéroportuaire (véhicules noirs avec plaque minéralogique jaune présents au niveau arrivée de l’aéroport) et de décliner les offres d’intermédiaires qui les guideraient vers d’autres zones ou d’autres niveaux du bâtiment. De nombreux enlèvements ont été opérés au départ de l’aéroport selon la technique précédemment décrite, il convient donc d’être particulièrement vigilant.

A Maiquetía, le passage du terminal international à l’aéroport national s’effectue par un passage souterrain ou par l’extérieur. Il convient de privilégier la première option et d’éviter toute ostentation d’objets de valeur.

Délinquance

La liste des risques liés au développement de la délinquance est longue. Un inventaire exhaustif des techniques d’agression est impossible à dresser.

Les règles élémentaires de prudence sont donc de mise :

  • limiter les déplacements nocturnes et dans tous les cas éviter de se déplacer seul le soir ;
  • ne pas porter d’objets de valeur (bijoux, appareils photo, etc.) ;
  • être toujours porteur de pièces d’identité (de préférence des photocopies, les originaux étant conservés dans le coffre de l’hôtel) ;
  • ne pas quitter de vue ses bagages ;
  • éviter le stationnement dans des endroits isolés ou non gardés et dans tous les cas, s’assurer de l’environnement du véhicule avant d’en descendre ;
  • éviter les déplacements à vélo, plusieurs compatriotes ayant été victimes d’agressions en 2013 et 2014 ;
  • éviter, dans toutes les régions du pays, de pratiquer le camping sauvage ;
  • éviter l’auto-stop : les transports par bus (voyages de préférence durant la journée), même s’ils ne sont pas à l’abri des vols de bagages et d’attaques à main armée, sont peu onéreux et confortables ;
  • privilégier les établissements financiers installés dans des quartiers résidentiels et les centres commerciaux et n’utiliser les distributeurs automatiques qu’en plein jour et dans les endroits fréquentés ;
  • en raison du fort risque de duplication, il est recommandé de n’utiliser sa carte de crédit que dans les hôtels de standing international et dans tous les cas, de ne jamais laisser sa carte hors de vue ;
  • avoir toujours quelque chose à donner (somme d’argent par exemple) afin d’éviter l’irritation de l’agresseur et sa frustration, qui pourraient déboucher sur des actes de violence ;
  • ne recourir qu’à des taxis dûment identifiés et disposant de plaques d’immatriculation jaunes, signe de la possession d’une licence ;
  • en cas d’agression à main armée, ne pas résister.

Par ailleurs, en l’absence de statistiques sur les crimes sexuels, il est conseillé, là aussi, la plus grande prudence à nos ressortissantes.

Les voyageurs sont invités à signaler à l’ambassade, dans les plus brefs délais, toute arrestation ou toute agression (consulat.caracas-fslt@diplomatie.gouv.fr) dont eux-mêmes ou un de leurs proches auraient fait l’objet.

Risques liés à la situation politique

Pour d’évidentes raisons de sécurité, il est recommandé aux voyageurs de se tenir éloignés des manifestations politiques organisées tant dans la capitale qu’en province et aux journalistes effectuant un reportage de prendre contact avec le service de presse de l’Ambassade.

Stupéfiants

Les autorités vénézuéliennes exercent une étroite surveillance sur les voyageurs. Les bagages sont systématiquement fouillés au départ.

Les feuilles de coca, en vente libre dans certains pays andins, sont répertoriées au Venezuela comme des produits stupéfiants. Toute personne contrôlée en possession de ces feuilles est passible d’une peine de cinq à dix années d’emprisonnement.

Il est conseillé de prendre garde à l’usage délictueux de la scopolamine, drogue qui, mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.

Risques naturels

La cordillère littorale du Venezuela (et notamment Caracas) constitue une région à risque sismique.

Depuis plusieurs années, inondations, coulées de boue et glissements de terrain se sont malheureusement répétés.

En cas de déplacement dans des zones présentant des risques naturels, respecter les recommandations d’usage.

Risques liés aux baignades en mer

Bien que rarissimes en temps normal, des attaques de requins peuvent néanmoins survenir dans les Caraïbes.

Transports

Infrastructures routières

L’entretien est souvent irrégulier. En outre, le réseau routier a énormément souffert des fortes pluies qui se sont abattues fin 2010 sur le Venezuela. Il est donc fortement recommandé de ne pas voyager de nuit, les routes étant particulièrement dangereuses (voies de circulation barrées, déviations, nids de poules, etc.). Ces restrictions routières constituent parfois des pièges destinés à racketter les voyageurs. En cas d’accident, attendre l’arrivée de la police pour l’établissement du constat. En province, la garde nationale a installé des barrages sur de nombreux axes routiers (Alcabalas). Ralentir, voire marquer l’arrêt.

Approvisionnement en carburant correct, excepté dans la grande savane.

Navigation de plaisance

Les actes de piraterie sont nombreux sur les côtes vénézuéliennes. Plusieurs bateaux ont été pillés en août 2006, un plaisancier français, qui mouillait devant la plage de Medina (Etat de Sucre) a été assassiné en juin 2004, et deux de nos compatriotes ont dû être hospitalisés après avoir été agressés à bord de leur voilier devant le port de Cubagua (proche de l’île de Margarita), en février 2005. Des plaisanciers ont été gravement agressés le 27 janvier 2008 sur l’île de Los Testigos (Etat de Sucre), et le 15 janvier 2008 à Robledal, à l’ouest de l’île de Margarita. Un plaisancier est décédé des suites de ses blessures le 15 septembre 2008, alors que le bateau était au mouillage à l’entrée du port de Macuto. De nombreux actes de piraterie (13) ont été rapportés en 2011, 2012 et 2013 aux alentours de l’île de Margarita et à proximité de Higuerote, à l’est de Caracas.

Il est par conséquent recommandé aux voyageurs qui ne pourraient éviter de croiser dans les eaux vénézuéliennes d’observer la plus grande prudence, notamment lorsqu’ils approchent du littoral. Ceux qui choisiraient de faire escale dans le pays ont tout intérêt à effectuer eux-mêmes leurs démarches administratives auprès de la capitainerie et de la police des frontières.

Le mouillage hors les marinas surveillées est à proscrire.

Transport aérien

Plusieurs accidents aériens survenus au Venezuela sur des appareils monomoteurs ou bimoteurs, appartenant à des petites sociétés privées desservant les principaux centres touristiques du pays, ont fait apparaître de graves insuffisances dans les procédures d’entretien. Dans ces conditions, il est recommandé aux voyageurs désireux de recourir à des services de location d’avion de s’assurer de la bonne renommée de la compagnie aérienne. Quelques agences locales de voyages peuvent s’assurer du sérieux de leurs prestataires aériens.

Enregistrement sur les vols internationaux

La plupart des compagnies aériennes clôturent l’enregistrement de leurs vols internationaux bien avant le départ du vol, afin de permettre aux voyageurs de franchir les différents contrôles de sécurité. Il convient donc, afin de se présenter en temps opportun à l’aéroport (jusqu’à 5 heures avant l’horaire de décollage), de se renseigner auprès de la compagnie aérienne, s’agissant des horaires d’ouverture des guichets d’enregistrement au départ.

Entrée / Séjour

Visa

Séjour touristique :

Tout voyageur souhaitant se rendre au Venezuela dans le cadre d’un séjour touristique n’excédant pas 90 jours, doit être muni d’un passeport en cours de validité. Celle-ci devra couvrir une durée supérieure de 6 mois au-delà de la date de sortie du territoire vénézuélien.

S’il désire se maintenir sur le sol vénézuélien au-delà de cette période, et pour le même motif touristique, il devra solliciter auprès du Servicio Administrativo de Identificación, Migración y Extranjería (SAIME) une autorisation afin de séjourner pour une seule nouvelle et même durée maximum de 90 jours.

Passées ces 2 périodes de 90 jours, il devra quitter le territoire vénézuélien.

Autre type de séjour :

Pour tout autre type de séjour (travail, affaires, famille, études, religieux, etc..), un visa est obligatoire, même pour une durée inférieure à 90 jours.

Vaccinations

La production d’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigée des voyageurs en provenance de Guyane française.

Santé

Avant le départ

Consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.

Pénurie de médicaments

De nombreux types de médicaments sont concernés, ainsi que le matériel médical. 6.000 patients sont actuellement en attente d’une opération faute de produits anesthésiants. Les soins liés aux accidents ou aux agressions sont prodigués en tenant compte de ces conditions. En cas de traitement spécifique, il est fortement recommandé de prévoir le stock nécessaire de médicaments avant d’entrer dans le pays.

Chikungunya

Depuis le début de l’épidémie dans les Antilles, en décembre 2013, le ministère de la Santé vénézuélien a recensé des cas de chikungunya au Venezuela.

Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En prévention, comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires). Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Dengue

La dengue, y compris sous sa forme hémorragique, est présente. Il est donc recommandé de consulter systématiquement un médecin en cas de forte fièvre accompagnée de maux de tête. Ne pas prendre d’aspirine. A titre préventif, l’usage de lotions anti-moustiques est conseillé, ainsi que l’utilisation de moustiquaires. Les fumigations sont préconisées pour éviter une trop grande prolifération de moustiques.

Hygiène alimentaire

Il est préférable d’éviter la consommation de fruits de mer, de même que l’eau minérale sera préférée à l’eau du robinet.

Vaccinations

Vaccinations conseillées : tétanos, poliomyélite, fièvre jaune.

Vaccinations recommandées en fonction du voyageur : diphtérie, fièvre typhoïde, hépatite A et B.

Prévention du paludisme (malaria)

Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.

Le paludisme est présent dans les zones rurales au-dessous de 1 000 mètres dans les Etats d’Apure, Barinas, Bolivar, Merida, Monagas, Portuguesa, Sucre, Tachira, Zulia, Amazona et Delta Amacuro, toute l’année. L’Amazonie est classé en zone 3, le reste du pays en zone 1.

Numéros utiles

Les numéros des hôpitaux publics et des cliniques privées sont disponibles auprès de l’Ambassade de France à Caracas. Les cliniques privées, de bonne qualité à Caracas, ne prennent en charge le malade qu’une fois le paiement garanti. Au mieux, la présentation d’une carte bancaire internationale sera exigée.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Législation sur les stupéfiants

La sanction encourue pour ce motif est le plus souvent de dix années d’emprisonnement, même lorsque les quantités transportées sont faibles.

Plusieurs ressortissants français sont actuellement détenus au Venezuela pour trafic de stupéfiants, dans des conditions d’hygiène et de sécurité très éloignées des normes européennes.

Moyens de paiement

La monnaie locale est le Bolívar Fuerte (VEF). Il est impossible de s’en procurer en France. Un contrôle des changes entre le bolívar (VEF) et le dollar américain (USD) est établi par le gouvernement. Ce système a donné naissance à un marché des changes parallèle et les touristes sont parfois sollicités par des particuliers pour changer des devises de manière illégale, notamment dans les aéroports internationaux du pays (Maiquetía, Maracaibo, Margarita…). Les voyageurs qui accepteraient de changer leurs devises auprès de particuliers s’exposent à des peines de prison de plusieurs années, mais aussi à des escroqueries de tous types.

La loi sur le contrôle des changes confère aux seuls bureaux de change officiels, aux banques et à l’instance étatique CADIVI le monopole des transactions en devises, au taux officiel.

Pour votre voyage, il est donc recommandé de :

  • se munir de liquidités (le plafond est fixé à 10000 USD - attention aux risques encourus avec de telles sommes en votre possession.
  • emporter sa carte bancaire internationale. Il peut toutefois s’avérer très difficile de retirer de l’argent à l’aide de sa carte dans les guichets automatiques. Après avoir sélectionné le montant du retrait, la plupart des distributeurs bancaires demandent à l’usager d’entrer 2 numéros correspondant à la cédula de identidad (carte d’identité) vénézuélienne. Il convient alors de taper 00. En outre, les montants des retraits sont limités en raison des vols, vols à main armée et des risques d’enlèvement. Il est donc préférable de s’adresser au comptoir des grandes banques (Mercantil, Banesco..).

Pour ces mêmes raisons, il est recommandé

  • de ne pas effectuer de retrait dans la rue : optez pour un centre commercial ou un grand hôtel muni d’un distributeur.
  • de ne pas changer d’argent à l’aéroport international.

Il est fréquemment fait état de fraude à la carte bancaire (clonage). Si un vendeur propose de passer votre carte au sabot manuel (« planche à repasser »), ne la quittez surtout pas des yeux.

Les chèques de voyage (travellers checks) sont inconnus.

Saison des pluies

Durant la saison des pluies (de mai à novembre) les côtes septentrionales du Venezuela, y compris l’île de Margarita et l’archipel de Los Roques, sont régulièrement affectées par les queues des ouragans qui traversent, pendant cette même saison, le sud de la mer des Caraïbes.

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