Accès rapide :

Sécurité

La Turquie est une importante destination touristique. Il convient donc d’y respecter les mesures de prudence inhérentes à tout séjour dans des zones particulièrement touristiques. Toutes les personnes se rendant en Turquie, même pour un court séjour, sont invitées à s’enregistrer sur le portail Ariane. Pour les personnes effectuant un séjour prolongé en Turquie, il est recommandé de se signaler, selon le lieu de leur séjour, auprès de la section consulaire de l’ambassade de France à Ankara ou du consulat général à Istanbul.

Dans les zones figurant en jaune sur la carte ci-dessous il est recommandé de faire preuve d’une vigilance renforcée, de rester discret, de toujours avoir sur soi ses documents d’identité français et d’éviter tout rassemblement de foule et de se conformer strictement aux consignes qui pourraient être données sur place par les autorités turques en particulier dans les zones touristiques et les quartiers très fréquentés.

Risque terroriste

Les attentats qui frappent régulièrement la Turquie attestent de la persistance d’un risque terroriste dans ce pays.

La menace la plus directe provient des groupes djihadistes, en lien avec les conflits syrien et irakien. Ceux-ci peuvent s’illustrer par des attentats sur le territoire turc, dans les zones touristiques (attentat dans le quartier de Sultanahmet à Istanbul, le 12 janvier 2016 et attentat sur l’avenue Istiklal, le 19 mars 2016), les centres urbains (attentat aux abords de la gare centrale d’Ankara, le 10 octobre 2015) et les zones frontalières avec la Syrie (attaques à Reyhanli - province du Hatay- en mai 2013, à Nigde, en mars 2014 et attentat commis le 20 juillet 2015 à Suruç, à quelques kilomètres de la frontière avec la Syrie).

Le cessez-le-feu entre le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et les autorités turques a été rompu en juillet 2015, occasionnant un nouveau cycle de violences, qui visent en priorité les forces de sécurité turques (attaques contre des postes de police, de l’armée ou de la gendarmerie) et les infrastructures énergétiques et de transport (actes de sabotage). Ces violences se sont maintenant étendues dans plusieurs villes du Sud-Est de la Turquie (en particulier dans les Départements de Diyarbakir et Sirnak) mais également aux grands centres urbains. Des couvre-feux ont été instaurés dans plusieurs villes (Sur, Cizre et Silopi) elles-mêmes théâtre d’affrontements violents, qui peuvent créer des dommages collatéraux importants et faire des victimes civiles. Ces zones doivent être évitées absolument. Par ailleurs, les Faucons de la liberté du Kurdistan ont revendiqué les attentats commis à Ankara le 17 février et le 13 mars derniers.

Le mouvement d’extrême gauche DHKP-C (Parti-Front de libération du peuple révolutionnaire) est redevenu plus actif ces dernières années, commettant un attentat contre l’Ambassade des Etats-Unis le 1er février 2013 et le Consulat des Etats-Unis à Istanbul le 10 août 2015, ainsi que des attentats et des attaques à Istanbul visant les forces de police les 1er janvier, 31 mars et 1er avril 2015 et le 3 mars 2016 ainsi que le palais de Dolmabahçe le 19 août 2015.

La probabilité que d’autres événements sécuritaires de cette nature se produisent reste élevée.

Zones formellement déconseillées

Compte tenu du contexte régional, les abords immédiats des frontières avec la Syrie et l’Irak sont formellement déconseillés.

Tant en Syrie qu’aux abords de la frontière du côté turc, le risque d’enlèvement d’Occidentaux est particulièrement élevé. Ce risque n’est pas seulement dû aux actions directes des groupes djihadistes, il est également lié à la présence de groupes criminels qui ont ensuite la possibilité de remettre leurs otages aux groupes radicaux.

Zones déconseillées sauf raison impérative

Les départements du Hatay, de Kilis, de Gaziantep, de Şanlıurfa, de Mardin, de Şırnak, de Siirt, de Diyarbakır, de Batman et d’Hakkari sont déconseillés sauf raison impérative. Les préfectures de ces départements ont déclaré en leur sein des « zones de sécurité », formellement interdites aux civils en raison de la reprise des opérations et combats entre les forces de sécurité turques et le PKK, et dont la durée varie entre deux semaines et plusieurs mois. Des couvre-feux ont été instaurés dans plusieurs villes. Certaines ont même fait l’objet de mesures temporaires de confinement (accès interdits). Le détail des zones en question est accessible sur les sites internet des préfectures des départements cités.

Circulation

Des restrictions à la circulation sont possibles dans les districts frontaliers avec la Syrie et l’Irak ainsi que dans le département d’Aǧrı, où l’accès aux monts Ararat et Tendürek est soumis à l’autorisation préalable des autorités turques.

La frontière avec l’Arménie est fermée. Les deux postes frontières d’Aryaka (province de Kars) et d’Alican (commune d’Egdir) sont fermés depuis 1993.

Manifestations

Pour votre sécurité, il est formellement recommandé de se tenir à l’écart d’éventuels attroupements et manifestations de nature politique dans les grands centres urbains. Ceux-ci peuvent en effet être la cible d’attaques, comme cela a été le cas le 10 octobre 2015 aux abords de la gare d’Ankara.

Drogue

Sur la "route des Balkans", la Turquie reste un pays de transit en matière de produits stupéfiants (cannabis, héroïne, cocaïne, amphétamines, etc.). Il est conseillé de n’accepter aucun colis sans en connaître le contenu et, a fortiori, de n’acheter aucun produit "douteux", les peines encourues pouvant être très lourdes. L’usage et la détention de produits stupéfiants sont punissables d’une peine d’emprisonnement d’un à deux ans. Le trafic est punissable de peines allant de six à douze ans. Il existe des circonstances aggravantes (cession aux mineurs, etc.).

Trafic d’antiquités

L’exportation de biens culturels et d’antiquités est sévèrement réglementée et punie en cas de fraude en Turquie (peines de prison, fortes amendes). La notion d’antiquité est interprétée de façon très large par la loi turque. Pour plus de détails, reportez-vous à la rubrique "Infos utiles/Législation locale".

Vols et escroqueries

Une vigilance accrue est recommandée comme dans tous les endroits touristiques, notamment à Istanbul, où il convient de veiller à ses documents personnels. A Istanbul, la nuit, la prudence est de rigueur, car certains taxis peuvent ne pas disposer de la licence officielle donnant le droit de véhiculer des clients.

La prudence est recommandée en cas d’abord par des inconnus : les intéressés peuvent avoir des intentions malhonnêtes, et proposer des boissons ou des aliments pouvant contenir des tranquillisants.

En cas de perte de carte bancaire, faire immédiatement opposition.

Activités sportives

Plusieurs accidents mortels causés par des chutes de montgolfières conduisent à rappeler qu’il convient de vérifier que les mesures de sécurité adéquates ont été prises par l’organisateur, notamment en Cappadoce.

Risque sismique

La majeure partie du territoire turc se trouve dans une zone de forte activité sismique. Les tremblements de terre y sont fréquents. En cas de séjour dans le pays il convient donc de consulter les recommandations de base.

Dans tous les cas, il convient de garder son calme, de suivre les instructions données et d’attendre les secours, si nécessaire. Il est rappelé que tout séisme important peut être suivi de plusieurs secousses secondaires.


PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2016