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Sécurité

La Turquie est un pays touristique par excellence et les mesures de prudence inhérentes à tout séjour dans des zones touristiques sont à respecter. Pour les personnes effectuant un séjour prolongé en Turquie, il est recommandé de se signaler, selon le lieu de leur séjour, auprès de la section consulaire de l’ambassade de France à Ankara ou du consulat général à Istanbul.

Risque terroriste

Les attentats qui ont frappé la Turquie ces dernières années, parfois même sur des sites touristiques, attestent de la persistance d’un risque terroriste dans ce pays.

Bien que le mouvement d’extrême gauche DHKP-C (Parti-Front de libération du peuple révolutionnaire) soit redevenu plus actif ces dernières années, commettant un attentat à l’Ambassade des Etats-Unis le 1er février 2013, la menace la plus marquée repose désormais sur les groupes djihadistes, en lien avec les conflits syrien et irakien. Ceux-ci pourraient s’illustrer par des attentats sur le territoire turc, principalement dans les zones frontalières avec la Syrie (départements du Hatay, de Kilis, de Gaziantep, de Sanliurfa, de Mardin et de Sirnak, tous déconseillés sauf raison impérative). Deux attaques ont ainsi été menées en 2013 et 2014 : à Reyhanli (Hatay) en mai 2013 et à Nigde en mars 2014.

La probabilité que d’autres événements sécuritaires de cette nature se produisent reste élevée, principalement dans les zones bordant la frontière syrienne et irakienne mais pas uniquement.

Zones formellement déconseillées

Compte tenu du contexte régional, les abords immédiats des frontières avec la Syrie et l’Irak ainsi que tout le département du Hatay sont formellement déconseillés.

Tant en Syrie qu’aux abords de la frontière du côté turc, le risque d’enlèvement d’Occidentaux est particulièrement élevé. Ce risque n’est pas seulement dû aux actions directes des groupes djihadistes, il est également lié à la présence de groupes criminels qui ont ensuite la possibilité de transférer leurs otages aux groupes radicaux.

Zones déconseillées sauf raison impérative

Par extension, les départements frontaliers de Kilis, de Gaziantep, de Sanliurfa, de Mardin, de Sirnak et d’Hakkari sont déconseillés sauf raison impérative.

Zones à vigilance renforcée

Dans les départements figurant en jaune sur la carte infra, il est recommandé de faire preuve de vigilance, de rester discret et de se conformer strictement aux consignes qui pourraient être données sur place par les policiers ou les gendarmes.

Circulation

Des restrictions à la circulation sont possibles dans les districts frontaliers avec l’Irak - départements de Sirnak et d’Hakkari - ainsi que dans le département d’Agri, où l’accès au Mont Ararat est soumis à l’autorisation préalable des autorités turques.

La frontière avec l’Arménie est fermée. Les deux postes frontières d’Aryaka (province de Kars) et d’Alican (commune d’Egdir) sont fermés depuis 1993.

Manifestations

Pour votre sécurité, il est recommandé de se tenir à l’écart d’éventuels attroupements de nature politique dans les grands centres urbains.

Drogue

Sur la "route des Balkans", la Turquie reste un pays de transit en matière de produits stupéfiants (cannabis, héroïne, cocaïne, amphétamines, etc.). Il est conseillé de n’accepter aucun colis sans en connaître le contenu et, a fortiori, de n’acheter aucun produit "douteux", les peines encourues pouvant être très lourdes. L’usage et la détention de produits stupéfiants sont punissables d’une peine d’emprisonnement d’un à deux ans. Le trafic est punissable de peines allant de six à douze ans. Il existe des circonstances aggravantes (cession aux mineurs, etc.).

Trafic d’antiquités

L’exportation de biens culturels et d’antiquités est sévèrement réglementée et punie en cas de fraude en Turquie (peines de prison, fortes amendes). La notion d’antiquité est interprétée de façon très large par la loi turque. Pour plus de détails, reportez-vous à la rubrique "Infos utiles/Législation locale".

Vols et escroqueries

Une vigilance accrue est recommandée comme dans tous les endroits touristiques, notamment à Istanbul, où il convient de veiller à ses documents personnels. A Istanbul, la nuit, la prudence est de rigueur, car certains taxis peuvent ne pas disposer de la licence officielle donnant le droit de véhiculer des clients.

La prudence est recommandée en cas d’abord par des inconnus : les intéressés peuvent avoir des intentions malhonnêtes, et proposer des boissons ou des aliments pouvant contenir des tranquillisants.

En cas de perte de carte bancaire, faire immédiatement opposition.

Risque sismique

La majeure partie du territoire turc se trouve dans une zone de forte activité sismique. Les tremblements de terre y sont fréquents. En cas de séjour dans le pays il convient donc de consulter les recommandations de base.

Dans tous les cas, il convient de garder son calme, de suivre les instructions données et d’attendre les secours, si nécessaire. Il est rappelé que tout séisme important peut être suivi de plusieurs secousses secondaires.


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