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Sécurité

La Turquie est un pays touristique par excellence et les mesures de prudence inhérentes à tout séjour dans des zones touristiques sont à respecter. Pour les personnes effectuant un séjour prolongé en Turquie, il est recommandé de se signaler, selon le lieu de leur séjour, auprès de la section consulaire de l’ambassade de France à Ankara ou du consulat général à Istanbul.

Risque terroriste

Les attentats qui frappent régulièrement la Turquie attestent de la persistance d’un risque terroriste dans ce pays.

Le mouvement d’extrême gauche DHKP-C (Parti-Front de libération du peuple révolutionnaire) est redevenu plus actif ces dernières années, commettant un attentat contre l’Ambassade des Etats-Unis le 1er février 2013 et le Consulat des Etats-Unis à Istanbul le 10 août 2015, ainsi que des attentats à Istanbul visant les forces de police les 1er janvier, 31 mars et 1er avril 2015 et le palais de Dolmabahçe le 19 août 2015.

Le cessez-le-feu entre le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et les autorités turques a été rompu après les opérations menées à la fin du mois de juillet 2015, occasionnant un nouveau cycle de violences, qui visent actuellement principalement les forces de sécurité turques (attaques contre des postes de police, de l’armée ou de la gendarmerie) et les infrastructures énergétiques et de transport (actes de sabotage) mais qui peuvent aussi engendrer des victimes et des dommages collatéraux.

Toutefois, la menace la plus marquée repose désormais sur les groupes djihadistes, en lien avec les conflits syrien et irakien. Ceux-ci peuvent s’illustrer par des attentats sur le territoire turc, principalement dans les zones frontalières avec la Syrie (département du Hatay, formellement déconseillé, départements de Kilis, de Gaziantep, de Sanliurfa, de Mardin et de Sirnak, tous déconseillés sauf raison impérative) : deux attaques ont ainsi été menées en 2013 et 2014, à Reyhanli (Hatay), en mai 2013, et à Nigde, en mars 2014. L’attentat commis le 20 juillet 2015 à Suruç, à quelques kilomètres de la frontière avec la Syrie, a causé la mort de 32 personnes, et fait plus d’une centaine de blessés.

La probabilité que d’autres événements sécuritaires de cette nature se produisent reste élevée, principalement dans les zones bordant la frontière syrienne et irakienne mais pas uniquement, comme en attestent l’attentat-suicide commis le 6 janvier 2015 à Istanbul, qui visait les forces de police, ou l’explosion d’une grenade dans le quartier de Fatih et la découverte de deux engins explosifs à Istanbul, le 18 janvier 2015.

Zones formellement déconseillées

Compte tenu du contexte régional, les abords immédiats des frontières avec la Syrie et l’Irak ainsi que tout le département du Hatay sont formellement déconseillés.

Tant en Syrie qu’aux abords de la frontière du côté turc, le risque d’enlèvement d’Occidentaux est particulièrement élevé. Ce risque n’est pas seulement dû aux actions directes des groupes djihadistes, il est également lié à la présence de groupes criminels qui ont ensuite la possibilité de transférer leurs otages aux groupes radicaux.

Zones déconseillées sauf raison impérative

Les départements de Kilis, de Gaziantep, de Şanlıurfa, de Mardin, de Şırnak, de Siirt, de Diyarbakır, d’Hakkari, d’Erzurum, et de Tunceli, sont déconseillés sauf raison impérative. Les préfectures de ces départements ont déclaré en leur sein des « zones de sécurité », formellement interdites aux civils en raison de la reprise des opérations et combats entre les forces de sécurité turques et le PKK, et dont la durée varie entre deux semaines et plusieurs mois. Le détail des zones en question est accessible sur les sites internet des préfectures des départements cités.

Zones à vigilance renforcée

Dans les départements figurant en jaune sur la carte infra, il est recommandé de faire preuve de vigilance, de rester discret et de se conformer strictement aux consignes qui pourraient être données sur place par les policiers ou les gendarmes.

Circulation

La route reliant Tunceli à Erzincan (centre-est de la Turquie) a été fermée le lundi 3 août 2015 au motif de « protection des civils contre les menaces terroristes », après que des véhicules ont été bloqués et incendiés au cours de la semaine précédente.

Des restrictions à la circulation sont possibles dans les districts frontaliers avec l’Irak - départements de Sirnak et d’Hakkari - ainsi que dans le département d’Aǧrı, où l’accès aux monts Ararat et Tendürek est soumis à l’autorisation préalable des autorités turques.

La frontière avec l’Arménie est fermée. Les deux postes frontières d’Aryaka (province de Kars) et d’Alican (commune d’Egdir) sont fermés depuis 1993.

Manifestations

Pour votre sécurité, il est recommandé de se tenir à l’écart d’éventuels attroupements de nature politique dans les grands centres urbains.

Drogue

Sur la "route des Balkans", la Turquie reste un pays de transit en matière de produits stupéfiants (cannabis, héroïne, cocaïne, amphétamines, etc.). Il est conseillé de n’accepter aucun colis sans en connaître le contenu et, a fortiori, de n’acheter aucun produit "douteux", les peines encourues pouvant être très lourdes. L’usage et la détention de produits stupéfiants sont punissables d’une peine d’emprisonnement d’un à deux ans. Le trafic est punissable de peines allant de six à douze ans. Il existe des circonstances aggravantes (cession aux mineurs, etc.).

Trafic d’antiquités

L’exportation de biens culturels et d’antiquités est sévèrement réglementée et punie en cas de fraude en Turquie (peines de prison, fortes amendes). La notion d’antiquité est interprétée de façon très large par la loi turque. Pour plus de détails, reportez-vous à la rubrique "Infos utiles/Législation locale".

Vols et escroqueries

Une vigilance accrue est recommandée comme dans tous les endroits touristiques, notamment à Istanbul, où il convient de veiller à ses documents personnels. A Istanbul, la nuit, la prudence est de rigueur, car certains taxis peuvent ne pas disposer de la licence officielle donnant le droit de véhiculer des clients.

La prudence est recommandée en cas d’abord par des inconnus : les intéressés peuvent avoir des intentions malhonnêtes, et proposer des boissons ou des aliments pouvant contenir des tranquillisants.

En cas de perte de carte bancaire, faire immédiatement opposition.

Activités sportives

Plusieurs accidents mortels causés par des chutes de montgolfières conduisent à rappeler qu’il convient de vérifier que les mesures de sécurité adéquates ont été prises par l’organisateur, notamment en Cappadoce.

Risque sismique

La majeure partie du territoire turc se trouve dans une zone de forte activité sismique. Les tremblements de terre y sont fréquents. En cas de séjour dans le pays il convient donc de consulter les recommandations de base.

Dans tous les cas, il convient de garder son calme, de suivre les instructions données et d’attendre les secours, si nécessaire. Il est rappelé que tout séisme important peut être suivi de plusieurs secousses secondaires.


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