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Dernière mise à jour le: 11 juillet 2014 - Information toujours valide le: 3 septembre 2014

Dernière minute

Manifestations

Pour votre sécurité, il est recommandé de se tenir à l’écart des attroupements dans les grands centres urbains, théâtres de manifestations fréquentes parfois violentes (aux abords de la place Taksim à Istanbul et dans le quartier de Kizilay à Ankara).

Contexte régional

En raison du contexte régional (conflit syrien) et du risque d’attentats terroristes, il est vivement conseillé aux Français appelés à séjourner sur le territoire turc de faire preuve de prudence dans leurs déplacements et de se tenir à l’écart des attroupements.

Les abords immédiats des frontières avec la Syrie et l’Irak ainsi que tout le département du Hatay, sont formellement déconseillés.

Sécurité

Il est recommandé aux personnes effectuant un séjour prolongé en Turquie de se signaler, selon le lieu de leur séjour, auprès de la section consulaire de l’ambassade de France à Ankara ou du consulat général à Istanbul.

Attentats dans les zones touristiques

Les nombreux attentats qui ont frappé la Turquie ces dernières années attestent, y compris pour les touristes étrangers, de la persistance d’un risque terroriste dans ce pays.

En 2005 et 2006, des stations balnéaires (Kusadasi, Cesme, Antalya, Marmaris) ont été prises pour cibles par l’organisation terroriste PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan). Cette organisation était alors très active. A la faveur de négociations engagées avec les autorités d’Ankara, l’organisation est en sommeil depuis mars 2013. Néanmoins une certaine vigilance s’impose.

Mouvement terroriste d’extrême gauche, le DHKP-C (Parti-Front de libération du peuple révolutionnaire) est redevenu plus actif ces dernières années. Un attentat à l’Ambassade des Etats-Unis le 1er février 2013 a démontré sa détermination à déstabiliser l’ordre institutionnel. Les risques d’attentats existent, ciblant les institutions publiques dans les grandes agglomérations urbaines.

La menace la plus marquée repose désormais sur le phénomène djihadiste, en lien avec le conflit syrien, qui pourrait s’illustrer par des attentats sur le territoire turc, principalement dans les zones frontalières avec la Syrie (départements du Hatay, de Kilis, de Gaziantep, de Sanliurfa, de Mardin et de Sirnak, tous déconseillés sauf raison impérative).

Face au terrorisme, la plus grande vigilance s’impose dans les lieux publics en Turquie.

Zones formellement déconseillées

Compte tenu du contexte régional, les abords immédiats des frontières avec la Syrie et l’Irak ainsi que tout le département du Hatay, sont formellement déconseillés.

Zones déconseillées sauf raison impérative

Par extension, les départements frontaliers de Kilis, de Gaziantep, de Sanliurfa, de Mardin, de Sirnak et d’Hakkari sont déconseillés sauf raison impérative.

Zones à vigilance renforcée

Dans les départements figurant en jaune sur la carte infra, il est recommandé de faire preuve de vigilance, de rester discret et de se conformer strictement aux consignes qui pourraientt être données sur place par les policiers ou les gendarmes.

Circulation

Des restrictions à la circulation sont possibles dans les districts frontaliers avec l’Irak - départements de Sirnak et d’Hakkari - ainsi que dans le département d’Agri, où l’accès au Mont Ararat est soumis à l’autorisation préalable des autorités turques.

La frontière avec l’Arménie est fermée. Les deux postes frontières d’Aryaka (province de Kars) et d’Alican (commune d’Egdir) sont fermés depuis 1993.

Drogue

Sur la "route des Balkans", la Turquie est un pays de transit en matière de produits stupéfiants (cannabis, héroïne, cocaïne, amphétamines, etc.). Il est conseillé de n’accepter aucun colis sans en connaître le contenu et, a fortiori, de n’acheter aucun produit "douteux", les peines encourues pouvant être très lourdes. L’usage et la détention de produits stupéfiants sont punissables d’une peine d’emprisonnement d’un à deux ans. Le trafic est punissable de peines allant de six à douze ans. Il existe des circonstances aggravantes (cession aux mineurs, etc.).

Trafic d’antiquités

L’exportation de biens culturels et d’antiquités est sévèrement réglementée et punie en cas de fraude en Turquie (peines de prison, fortes amendes). La notion d’antiquité est interprétée de façon très large par la loi turque. Pour plus de détails, reportez-vous à la rubrique "Infos utiles/Législation locale".

Vols et escroqueries

Une vigilance accrue est recommandée dans les endroits touristiques, notamment à Istanbul, où il convient de veiller à ses documents personnels. A Istanbul, la nuit, la prudence est de rigueur, car certains taxis peuvent ne pas disposer de la licence officielle donnant le droit de véhiculer des clients.

La prudence est recommandée en cas d’abord par des inconnus : les intéressés peuvent avoir des intentions malhonnêtes, et proposer des boissons ou des aliments pouvant contenir des tranquillisants.

En cas d’utilisation d’une carte de crédit, éviter de se faire établir une facturette par le système du "fer à repasser" : les carbones sont susceptibles d’être réutilisés pour confectionner une fausse facture. En cas de perte de carte bancaire, faire immédiatement opposition.

Risque sismique

La majeure partie du territoire turc se trouve dans une zone de forte activité sismique. Les tremblements de terre y sont fréquents. En cas de séjour dans le pays il convient donc de suivre les recommandations de base.

Comportement à adopter en cas de séisme :

A l’intérieur :

  • s’éloigner des fenêtres, des murs extérieurs, de tout meuble, tableau, luminaire susceptible de se renverser ;
  • s’abriter sous une table solide ou se tenir debout dans l’encadrement d’une porte, ou se mettre en position fœtale au pied d’un meuble solide ;
  • attendre la fin des secousses.

A l’extérieur :

  • s’éloigner des constructions (bâtiments et murs) et rejoindre un espace libre, loin des arbres et des lignes électriques ;
  • se protéger la tête et se méfier des chutes de décombres et de cheminées.

En voiture :

  • s’arrêter au bord de la route loin des lignes électriques, ponts, tunnels ou souterrains ;
  • ne pas sortir du véhicule si des câbles électriques sont tombés dessus et attendre l’arrivée de l’aide.

Dans tous les cas, il convient de garder son calme, de suivre les instructions données et d’attendre les secours, si nécessaire. Il est rappelé que tout séisme important peut être suivi de plusieurs secousses secondaires.

Transports

Infrastructure routière et législation locale

Les signaux routiers sont conformes au protocole international de la signalisation routière. Le code de la route est analogue à celui des pays européens. Le comportement des automobilistes pouvant parfois surprendre (règles de circulation, arrêts au stop, feux tricolores, priorité à droite…), il est recommandé d’être très vigilant sur la route et d’éviter, autant que possible, de circuler la nuit.

Faire également attention à l’état mécanique des véhicules loués sur place, qui peut être très variable selon le contrat de location. Il convient par ailleurs de s’assurer que le véhicule est doté des équipements de sécurité prévus par la réglementation (triangle, gilet jaune, trousse de premier secours, extincteur, équipement obligatoire de pneus neige dès le 1er décembre).

En cas de conduite en état d’ébriété, il est immédiatement procédé au retrait du permis.

Tout accident entraînant mort d’homme implique automatiquement l’incarcération immédiate des chauffeurs des véhicules impliqués, en attendant que la justice statue.

En cas d’accident, se méfier des intermédiaires qui pourraient proposer leurs services et attendre l’arrivée de la police sur place pour effectuer le constat (police : 155 ; jandarma 156). Les postes de secours routiers sont joignables au 159. En cas d’accident, avec ou sans blessé, ne jamais déplacer le véhicule avant que la police n’ait procédé au constat. En exiger la copie dès le procès-verbal établi. En cas d’immobilisation temporaire ou définitive du véhicule, le remettre à un bureau de douane qui délivrera une prise en charge permettant à l’automobiliste de quitter le pays sans son véhicule. En cas de vol, l’attestation des autorités de police doit être obligatoirement présentée à la sortie du pays. Il est possible de contracter une assurance au tiers à la frontière.

La durée de séjour autorisée pour le véhicule n’excède jamais un mois. Vérifier la date d’obligation de sortie imprimée sur le formulaire.

Les amendes sont payables sur-le-champ.

Le super sans plomb est difficile à trouver dans certaines régions excentrées.

Taxis

Il est recommandé de privilégier les stations et de vérifier la présence d’un compteur visible (« taximetré » en turc).

Réseau ferroviaire

Il relie les principales villes.

Transport aérien

Liaisons intérieures denses assurées par la compagnie aérienne Turkish Airlines (THY).

Des annulations des vols au retour de la Turquie sont régulièrement constatées, notamment pendant l’été. Il est recommandé de se méfier des offres trop bon marché, souvent suspectes.

Entrée / Séjour

Court séjour

Les ressortissants français sont dispensés de visa pour un séjour touristique en Turquie ne dépassant pas 90 jours sur une période de 180 jours, que le séjour soit continu ou fractionné. Ils doivent être munis d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport individuel dont la durée de validité dépasse d’au moins 90 jours la date de l’entrée en Turquie.

Les autorités turques ne reconnaissant pas la prorogation de 5 ans de la durée de validité des cartes nationales d’identité françaises délivrées entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013 (pour lesquelles cette modification ne peut être matérialisée sur le document plastifié), les voyageurs qui utiliseraient une carte nationale d’identité portant une date de fin de validité dépassée ne seront pas admis en Turquie. Par conséquent, les Français qui envisagent de voyager avec leur carte nationalité d’identité doivent, pour être autorisés à entrer sur le territoire turc, s’assurer que la date de validité indiquée au verso de ce document dépasse d’au moins 90 jours la date de l’entrée en Turquie.

Un passeport périmé, utilisé comme document de voyage, ne permet pas à son titulaire d’être admis sur le territoire turc. Comme indiqué plus haut, la durée de validité du passeport doit dépasser d’au moins 90 jours la date de l’entrée en Turquie.

Par ailleurs, afin d’éviter tout problème d’entrée ou de sortie du territoire turc, les mineurs voyageant non-accompagnés par leurs parents :

  • doivent être munis d’un passeport dont la durée de validité devra dépasser d’au moins 90 jours la date de l’entrée en Turquie.
  • doivent être munis, à défaut de passeport, d’une carte nationale d’identité dont la durée de validité devra dépasser d’au moins 90 jours la date de l’entrée en Turquie, d’une part, et d’une autorisation de voyage établie sous seing privé par le(s) parent(s) et comportant une signature légalisée ou, en cas de voyage scolaire, d’une attestation délivrée par le chef d’établissement, d’autre part.

En outre, en prévision de leur retour en France, nos compatriotes binationaux veilleront également à se munir d’un document de voyage français (passeport ou carte nationale d’identité) en cours de validité.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes

Certains virus ou parasites peuvent être transmis par les piqûres de moustiques ou de tiques. Le port de vêtements longs et l’utilisation de répulsifs (sprays ou crème) diminuent significativement ce risque.

Paludisme

Le pays connaît, dans le sud-est, des cas sporadiques de transmission de paludisme. Durant votre séjour, et durant le mois qui suit votre retour, un avis médical doit être pris rapidement en cas de fièvre.

Fièvre Crimée-Congo

Maladie virale transmise par les piqûres de tiques pouvant présenter quelques formes sévères, cette affection touche principalement les départements d’Anatolie centrale (en particulier ceux de Sivas, Tokat et Corum) et la côte de la Mer noire. Les forêts des alentours d’Istanbul et d’Ankara sont également des zones à risque. Il convient de prendre des mesures de protection individuelle :

  • utiliser des produits répulsifs (à pulvériser sur la peau et/ou les vêtements)
  • éviter les zones où les tiques sont abondantes et les périodes durant lesquelles elles sont actives (du printemps à l’automne)
  • rechercher régulièrement les tiques, dans les vêtements ou sur la peau, puis les enlever.
Vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite +/- coqueluche est nécessaire.

Autres vaccinations pouvant être conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.

En cas de séjour prolongé, en situation d’isolement, la vaccination préventive contre la rage peut être évoquée. Demandez conseil à votre médecin.

Hygiène alimentaire
  • Il est préférable de consommer de l’eau en bouteilles capsulées.
  • Evitez l’ingestion de légumes crus et de fruits non pelés.
  • Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Quelques règles simples
  • ne caressez pas les animaux que vous rencontrez
  • veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto)
  • emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin
Qualité de l’air

Pour connaître le niveau de pollution de l’air en Turquie, le site de l’observatoire de la qualité de l’air peut être consulté : www.havaizleme.gov.tr.

Pour de plus amples renseignements, consulter les sites Internet suivants :

Infos utiles

Us et coutumes

Lors de la visite des mosquées, il convient de se déchausser. Les femmes doivent se couvrir la tête. Eviter de se rendre dans les mosquées le vendredi ou à l’heure des prières.

Le nudisme est interdit. Eviter de s’embrasser dans la rue.

Dans certaines zones protégées ou à proximité de sites militaires, il est strictement interdit de prendre des photographies ou de filmer. Dans certains musées, un droit d’entrée peut être demandé pour prendre des photographies.

Législation locale

Les autorités turques exercent une grande vigilance pour empêcher l’exportation de biens culturels et d’antiquités de plus d’une centaine d’années. Outre la confiscation des objets en cause et une condamnation ultérieure à une peine pouvant aller de cinq à dix ans de prison, toute personne accusée de tentative de sortie d’objets interdits à l’exportation s’expose à se voir soit mise en détention provisoire, soit interdite de sortie du territoire jusqu’à sa comparution en justice (délai de plusieurs mois), ou se voit dans l’obligation de régler des cautions importantes (jusqu’à 9.000€). Il s’agit d’une pratique courante, y compris pour des objets ou des antiquités apparemment de peu de valeur (achetés pour quelques euros). Les autorités locales appliquent une définition très large à la notion d’antiquités. Il convient donc d’éviter d’acquérir et d’emporter antiquités, pièces de monnaie, fossiles. Toute pièce un tant soit peu travaillée peut tomber sous le coup de cette réglementation.

Ces recommandations s’appliquent aux objets pouvant être récupérés en mer à l’occasion de plongées (morceaux d’amphores, etc.). En août 2009, un touriste résidant en Europe a été condamné, après trois mois et demi de détention préventive, à un an et trois mois d’emprisonnement et 1.700€ d’amende. Il avait acheté 20€ une petite pièce de marbre sculptée à un marchand ambulant. Ceci n’est pas un cas isolé : d’autres ressortissants européens ont également été arrêtés et jugés pour les mêmes raisons.

La sortie des tapis neufs est soumise à présentation de la facture ; la sortie des tapis anciens à la présentation d’un certificat émis par la direction du musée concerné.

La Turquie ayant signé la convention de Washington interdisant le commerce des espèces en voie de disparition et règlementant le commerce des espèces menacées d’extinction, il convient également de faire preuve d’une très grande prudence en ce qui concerne l’acquisition d’animaux ou de fossiles qui peuvent sembler anodins (par exemple les fossiles d’oursins ou d’étoiles de mer, qui sont vendus couramment dans les stations balnéaires). Certaines personnes ont été incarcérées et jugées pour pareil motif.

En cas de litige, ne pas hésiter à solliciter un interprète assermenté.

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