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En raison de l’enlèvement de 7 touristes français le 19 février 2013 dans le Nord du Cameroun, les voyages sont formellement déconseillés dans la zone frontalière, côté tchadien, avec ce pays, depuis le Lac Tchad jusqu’au niveau des villes de Binder et Léré. Pour les voyages au Cameroun, il convient de se référer à la fiche Cameroun.
Compte tenu de l’engagement des forces françaises et tchadiennes au Mali, une vigilance accrue doit être observée par les Français se trouvant ou se rendant au Tchad. Les recommandations figurant dans la rubrique Sécurité concernant les déplacements en zone orange et rouge doivent être strictement observées.
Les régions frontalières du Niger, du Sud-libyen, du Soudan et de la République Centrafricaine, ainsi que la région du Lac Tchad sont formellement déconseillées (zone rouge). En effet, ces régions, lieux de passage traditionnel des trafics en tous genres, sont susceptibles d’être utilisées comme couloir, voire zone de repli pour certains groupes disséminés en provenance du Nord Mali.
Sécurité
Les enlèvements opérés de 2011 à 2013 au Mali, au Niger, au Nigéria et au Cameroun confirment le niveau particulièrement élevé de la menace terroriste dans l’ensemble de l’arc sahélo-saharien. La plus extrême vigilance et un strict respect des consignes de sécurité et des recommandations concernant les déplacements dans les zones orange et rouge s’imposent.
Les conditions de sécurité au Tchad, tant dans la capitale qu’en province, se sont dégradées depuis septembre 2012. L’engagement des forces françaises et tchadiennes au Mali depuis le début de l’année 2013 font, en outre, peser un risque non négligeable de représailles de la part de groupes proches de la mouvance Aqmi.
Les déplacements sont formellement déconseillés en zone rouge, c’est-à-dire à proximité immédiate des frontières nigérienne, libyenne, soudanaise, centrafricaine et nigériane, camerounaise (jusqu’au niveau des villes de Binder et Léré), ainsi que dans la région située au Nord du Lac Tchad (ouest et nord du demi-cercle Lac / Bol / Mao, à l’exclusion de ces deux dernières villes).
En zone orange, les déplacements doivent être limités aux seuls déplacements qui revêtent un motif impératif, notamment professionnel. En tout état de cause, il convient de se renseigner préalablement sur la zone dans laquelle on souhaite se rendre et en avertir l’ambassade.
A N’Djamena "intra muros" (zone orange, déconseillée sauf raison impérative), les quartiers dits "européens", traditionnellement fréquentés par les expatriés, ne sont plus exempts d’actes criminels (vols à main armée, braquages, "car-jacking"…) commis, parfois, en pleine journée. Les femmes semblent particulièrement visées. Il est indispensable de circuler en voiture, portières fermées, et de faire les contrôles d’usage (rétroviseurs) avant de sortir de son véhicule. Il faut toujours conserver avec soi une somme d’argent minimale (20.000 à 30.000 francs CFA) et éviter de porter des objets de valeur (smartphones, bijoux…). La nuit, les quartiers populaires tels que Moursal, Chagoua et l’Est de la ville notamment peuvent être dangereux.
En province (zone orange, déconseillée sauf raison impérative), les coupeurs de route sont toujours extrêmement actifs. Armés et bien organisés, leurs agressions peuvent aller jusqu’à l’enlèvement de leurs victimes, pour quelques heures. Les déplacements en province doivent être limités au strict nécessaire et, dans toute la mesure du possible, la voie aérienne doit être privilégiée. En cas de voyage par route, il convient de solliciter une escorte de la part des autorités tchadiennes. Les mesures de prudence d’usage doivent être respectées : ne pas voyager de nuit, éviter les retraits d’argent importants, à intervalles réguliers, juste avant un départ; rester discret sur les dates, horaires et conditions du voyage; limiter au maximum les interlocuteurs informés du déplacement. La possession d’un téléphone satellitaire (qui exige une autorisation des autorités tchadiennes) est indispensable pour communiquer en dehors des zones de couverture GSM.
Le moindre incident de circulation, y compris en cas de responsabilité de la partie adverse, peut rapidement provoquer une attitude agressive de la population (à but essentiellement financier). L’emploi d’un chauffeur tchadien est donc vivement recommandé. A cause des risques importants liés à la circulation routière et en raison d’agressions très fréquentes (et souvent violentes) les visant, l’utilisation des deux roues (vélos, mais surtout motos ou mobylettes y compris les motos-taxis) est formellement déconseillée, que ce soit comme conducteur ou comme passager.
L’insécurité dans l’Est et le Sud du Tchad (frontière avec la province soudanaise du Darfour et avec la RCA), région dans laquelle se sont produits de nombreux incidents sécuritaires et plusieurs enlèvements de ressortissants français au cours des mois d’octobre et de novembre 2009, ainsi qu’en juin et juillet 2010, reste un sujet de préoccupation. Le coup d’état intervenu le 24 mars 2013 en République Centrafricaine et l’instabilité qui perdure dans ce pays constituent un risque d’instabilité supplémentaire. Il convient donc de restreindre tout séjour prolongé dans cette région, d’ailleurs située en zone orange (déconseillée sauf raison impérative). La région située au sud-est d’une ligne Goz-Beida / Sarh est déconseillée.
Les déplacements dans le Nord du pays (régions du Tibesti, du Borkou et de l’Ennedi) sont déconseillés sauf raison impérative. Ces trois régions, aux territoires immenses, sont très difficilement sécurisables. Ils sont le lieu traditionnel de trafics en tous genre (alcool, drogue, cigarettes, armes…). En outre, ils peuvent servir de couloir de passage de groupes armés en provenance du Mali et se rendant vers des zones de repli. Le Tibesti et le Borkou restent infestés de mines.
Les voyages vers l’Ennedi sont également déconseillés sauf raison impérative. Outre les éléments relatifs aux conditions de sécurité indiquées dans le paragraphe précédent, cette zone reste très difficile d’accès et est dépourvue de toute infrastructure, notamment sanitaire. Il faut de longues heures de voiture (compter 20 à 24 heures depuis N’Djamena), sur piste, pour l’atteindre, ce qui, outre le risque élevé d’accident de la route, est très éprouvant pour les organismes. Cette zone est située dans une des régions les plus chaudes du monde, notamment à partir du mois de février / mars, début de la saison sèche et chaude (les températures, en journée, peuvent atteindre 50°). Entre décembre et fin février, il y a de nombreux vents de sable.
Tout déplacement dans ces régions (Tibesti, Borkou et Ennedi) s’effectue donc aux risques et périls du voyageur. Toute personne qui souhaiterait néanmoins s’y rendre, doit impérativement suivre les recommandations suivantes :
le voyage doit être organisé par un intermédiaire (agence de voyage, tour opérateur) particulièrement sérieux et bien organisé ;
le déplacement doit être sécurisé par un convoi des forces de sécurité tchadiennes ;
partir avec au minimum 2 véhicules, des réserves en eau (extrême sécheresse à partir du mois de février – risque important de déshydratation), en nourriture, en carburant et des pièces de rechange pour la voiture ;
se doter de matériels de communication adaptés ;
le convoi doit être impérativement accompagné par une équipe médicale dotée d’un kit de première urgence. Une solution d’évacuation aérienne du malade doit être proposée au voyageur par le tour opérateur. En effet, il n’existe aucune infrastructure sanitaire et les transports par voie terrestre peuvent s’avérer extrêmement dangereux pour une personne déjà affaiblie (risque de déshydratation, risque d’aggravation de la pathologie…) A noter que la force française Epervier n’a pas vocation, ni systématiquement les moyens d’assurer la sécurité sanitaire des touristes français ;
un encadrement professionnel des voyageurs impliquant un temps de séjour sur le site limité à quelques heures et des itinéraires de visite sécurisés doivent être respectés ;
le déplacement d’enfants mineurs et de personnes âgées est déconseillé. Seuls des adultes (de 20/25 à 60/64 ans), en pleine forme physique peuvent envisager un déplacement de cette nature. Il est recommandé, avant toute inscription, de solliciter l’avis de son médecin traitant.
Outre le respect des règles habituelles de prudence en vigueur au Tchad, une certaine vigilance est conseillée dans les déplacements de nuit à N’Djamena (surtout dans les quartiers excentrés de la capitale). A cette occasion, il est impératif de verrouiller les portières de son véhicule.
La délinquance de droit commun (vols, braquages, cambriolages), souvent accompagnée d’actes de violence, est de plus en plus fréquente dans la capitale, y compris en pleine journée. Pour les Français se trouvant dans le pays, la plus grande prudence est conseillée pour tous les déplacements dans N’Djamena. Il convient notamment de ne se déplacer qu’en voiture, et d’être particulièrement vigilant avant de sortir de son véhicule. Avant tout déplacement en province, il est fortement recommandé de prendre l’attache de l’ambassade (cf. la rubrique "numéros utiles").

Transports
Malgré un récent effort d’aménagement, l’usage des voies de communication terrestres reste (à l’exception de N’Djamena dont les principales artères sont bitumées) difficile sur l’ensemble du territoire. A l’extérieur de la capitale, il est essentiellement composé soit de routes en mauvais état, soit de pistes souvent impraticables en saison des pluies, particulièrement au Sud. Le Nord du pays, en dépit de quelques pistes commerciales ou logistiques bien marquées (entre la Libye et Ounianga Kebir / Faya-Largeau et N’Djamena / Faya-Largeau, Fada et Abéché), est dépourvu de voies terrestres fiables et la présence de mines déposées durant la guerre constitue un danger réel.
L’approvisionnement en carburant est assuré dans les grandes villes mais toujours difficile hors des agglomérations. Il convient de prévoir, pour tout trajet, une réserve de fuel et d’eau.
Tout déplacement à l’intérieur du pays doit être effectué en convoi (2 véhicules minimum). L’état du réseau routier et du parc automobile local ainsi qu’une méconnaissance des règles de base du code de la route doivent inciter les conducteurs étrangers à la plus grande prudence. En cas d’accident de la route, un constat doit être effectué par les autorités de police ou de gendarmerie tchadiennes. L’ambassade de France doit être informée (cf. les numéros utiles).
Les procédures de sûreté concernant l’accès et la circulation des personnes dans les zones sensibles de l’aéroport sont respectées.
Aucun accident d’avion n’a été à déplorer au Tchad au cours de ces dernières années.
Des vols internationaux sont assurés par les compagnies internationales : Air France (3 vols hebdomadaires vers Paris CDG les mardi, jeudi et dimanche), Ethiopian Airline (1 vol quotidien vers Addis Abeba), Asky (vols vers Lomé, Cotonou et Douala) et Camair-Co (vols vers Douala et Yaoundé).
Entrée / Séjour
L’accès au territoire tchadien est subordonné à la possession d’un visa qui peut être obtenu auprès d’une représentation diplomatique ou consulaire tchadienne.
L’enregistrement auprès du service de l’immigration est obligatoire dès l’arrivée et impérativement dans les 48 heures. A défaut, les autorités tchadiennes peuvent être amenées à refuser l’embarquement pour le vol retour.
Les déplacements en dehors de la capitale sont soumis à une autorisation de circuler délivrée par le Ministère de l’Intérieur. Ce permis est généralement accordé sans difficulté, en quelques jours. Lors d’une entrée sur le territoire tchadien par un autre poste frontière que N’Djamena, cette formalité est accomplie par le premier poste de police après consultation du Ministère de l’intérieur.
Santé
Compte tenu de l’extrême précarité du réseau médical local, une assurance rapatriement est absolument indispensable.
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Cette maladie parasitaire est transmise par les piqûres de moustiques et impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires, etc.).
A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.
Comme souvent au début de l’année, de nombreux cas de méningite à méningocoque sont rapportés. La vaccination anti-méningococcique (à méningo A+C+W135) est vivement recommandée.
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est indispensable (plusieurs cas de poliomyélite encore rapportés en 2011).
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B. Des épidémies de méningite bactérienne à méningocoque frappent le Tchad chaque année de fin février à fin mai, occasionnant des décès. La vaccination des touristes est vivement conseillée.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, visant à se protéger des affections parasitaires ou liées aux ruptures de chaines de froid, sont préconisées :
Éviter de consommer viandes, poissons et œufs peu cuits ; éviter les crudités préparées.
Ne pas boire l’eau du robinet qui provient en général de citernes : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie ou décontaminée.
Veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Le choléra frappe de façon endémique le Tchad. Les risques sont mineurs pour des personnes habituellement bien portantes et respectant les consignes ci-dessus.
Sida / hépatite B / hépatite C : Prévalence non négligeable du VIH - Sida, de l’hépatite B et de l’hépatite C. Toute mesure de prévention est indispensable (préservatifs).
Penser à boire suffisamment (il peut être nécessaire de boire de 3 à 6 litres par jour),
Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire),
Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides,
Ne pas caresser les animaux rencontrés,
Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue,
Emporter les médicaments nécessaires.
Compte tenu des températures et des conditions de vie, ces voyages peuvent être physiquement éprouvants (il est indispensable d’être dans un excellent état de santé.)
Le pays se caractérise par une absence d’infrastructures médicales et hospitalières fiables. Cependant, les voyageurs abonnés peuvent s’adresser à SOS International (tél. +235 22 52 25 01) ou Europ Assistance (tél. +235 66 71 95 25). Ces structures ne reçoivent que leurs assurés.
Le centre médico-social de l’ambassade de France à N’Djamena reçoit sans abonnement, mais n’assure pas de permanence.
Le service médical militaire français sur la base « Kossei » à N’Djamena n’intervient qu’exceptionnellement et seulement sur demande des centres médicaux ci-dessus.
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Compléments
Le trafic de stupéfiants est sévèrement réprimé.
Conditions climatiques rudes : très chaud d’avril à mai (50° C), saison humide de juillet à octobre, saison sèche et fraîche de décembre à mars.
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