Sécurité
il est rappelé l’impérieuse nécessité de contracter avant le départ une assurance incluant le rapatriement ;
il est conseillé de systématiquement photocopier les pages d’identité du passeport ainsi que le visa, quel que soit le lieu de délivrance de ce dernier (auprès des ambassades du Tadjikistan à Bruxelles, Londres ou Berlin) ;
il est fortement conseillé aux ressortissants français voyageant seuls ou en groupe de contacter téléphoniquement l’Ambassade de France à Douchanbé dès leur arrivée sur le territoire ;
enfin, il est recommandé aux touristes désireux de s’éloigner des centres urbains et principaux axes de communication, de se munir d’un téléphone satellitaire.
Les régions suivantes peuvent être visitées par les voyageurs à condition de respecter certaines mesures élémentaires de sécurité et que le voyage soit bien organisé, avec des accompagnateurs ayant une réelle connaissance des régions visitées, des coutumes locales, voire des responsables locaux : le Pamir, le Nord, le Khatlon, la route principale de la vallée de Garm.
Des mesures de précaution méritent toutefois d’être rappelées :
- Ne pas se déplacer avec de fortes sommes, ou, en cas d’extrême nécessité, ne pas le faire de manière ostensible, notamment lorsqu’on change de l’argent,
- Ne pas se hasarder seul le soir dans des zones inconnues, désertes ou excentrées,
- Ne pas chercher à se soustraire aux nombreux barrages et contrôles de la police, du KGB ou de l’armée sur les routes comme en ville, tout en étant conscient du fait que les amendes perçues par les policiers auprès des automobilistes le sont souvent de manière abusive (les étrangers ne sont en général pas concernés par ces « taxations » de police, il s’agit de toutes les façons de très petites sommes),
- Eviter de circuler en voiture la nuit tombée. Les routes sont peu et mal éclairées et des animaux s’y promènent souvent sans surveillance.
- Des champs de mines subsistent, notamment dans certaines zones frontalières, à l’ouest et au sud du pays, ainsi que dans la vallée de Garm. Il convient de se renseigner régulièrement auprès de l’ambassade de France à Douchanbé et, sur le terrain, auprès de l’une ou l’autre des nombreuses ONG ou organisations internationales (OSCE, PAM, etc.) présentes.
1. Région de Khodjent (Nord)
Région politiquement stabilisée et économiquement assez développée, mais qui connaît une vague d’incidents depuis la fin de l’automne 2010. C’est une région où la vigilance est fortement conseillée.
2. Région de Douchanbé (Ouest)
Région calme, peu d’incidents récents à signaler. Il faut néanmoins demeurer vigilant lors des sorties nocturnes, notamment dans les commerces de la nuit (discothèques, restaurants, bars), où la drogue est présente et où les agressions sont possibles. Ne pas sortir seul(e) la nuit.
3. Régions du Khatlon (Kourgan-Tioubé et Kouliab) (Sud-Ouest)
Régions calmes, pas d’incidents récents à signaler, sauf à certains points de passage frontalier (contrôles des activités des narcotrafiquants). La frontière est surveillée en profondeur et une partie est interdite d’accès (barbelés etc.). Les points accessibles sont quant à eux sécurisés et ne présentent pas de danger. C’est le cas du débouché des routes principales qui mènent à la frontière afghane, où les gardes-frontières sont présents et filtrent les accès.
La région de Kouliab peut être sujette aux inondations et fait partie des zones sismiques.
4. Région de la vallée de Gharm (Karatéguine) - (Centre)
Une partie de cette zone demeure instable, particulièrement s’agissant de routes secondaires et des deux districts de Darband et de Tavildara. De ce fait, toute la région de Garm est à déconseiller depuis les incidents de l’automne 2010, du fait de la poursuite d’opérations gouvernementales.
La présence de mines dans certaines zones constitue un risque supplémentaire.
Fort risque de tremblements de terre (50 000 victimes en 1949), d’inondations et de glissements de terrain.
5. Région de Khorog (Sud-Est)
Risques d’avalanches et de glissements de terrain.
6. Zones frontières avec l’Ouzbékistan
Une grande partie de la frontière reste minée. Ne pas sortir des sentiers battus.
7. Zones frontières avec l’Afghanistan
Il est formellement déconseillé de tenter de se rendre en Afghanistan à partir du territoire tadjik, même en possession d’un visa afghan en règle. Le territoire de l’Afghanistan demeure dangereux et il peut arriver que les autorités tadjikes édictent inopinément des restrictions au retour sur leur territoire de voyageurs pourtant munis de tous les visas requis.
Le Tadjikistan est situé dans une région à haut risque en ce qui concerne les tremblements de terre. L’intensité des secousses observées peut varier de 3 à 8 sur l’échelle de Richter. Il est recommandé à nos ressortissants en cas de déclenchement d’un séisme de suivre les recommandations d’usage mentionnées dans la fiche réflexe "Risques naturels".
Dans un grand nombre de districts de haute montagne, il convient de prendre en considération les risques d’avalanches ainsi que d’inondations et de glissements de terrain liés aux crues, en particulier lors des intenses chutes de pluie du printemps. Les routes sont alors particulièrement dangereuses.







