Sécurité
Depuis la fin, en mai 2009, du conflit armé qui a longtemps opposé l’armée et les séparatistes tamouls (LTTE), le gouvernement contrôle l’ensemble du pays. Alors que Sri Lanka a longtemps pâti du terrorisme, aucun acte terroriste n’y a été enregistré depuis la fin de la guerre. Le risque d’actes individuels violents ne peut être toutefois complètement écarté. Des tensions ethniques et religieuses sont perceptibles dans l’ensemble du pays.
Dans les provinces de l’Est et du Nord, qui ont été les plus touchées par le conflit armé, les traces de la guerre s’estompent ; la réinstallation des civils déplacés est officiellement achevée et des travaux de reconstruction des infrastructures et d’aménagement des sites touristiques sont en cours. Dans ces régions subsistent des zones qui n’ont pas encore été déminées et qui sont signalées et interdites d’accès. La présence de l’armée reste importante et visible en particulier dans le Nord, mais les barrages routiers ont été levés. Dans ces deux provinces (districts de Mannar, Vavuniya, Mullaitivu, Kilinochchi, Jaffna, Trincomalee, Batticaloa et Ampara), les précautions suivantes sont recommandées : respecter la signalisation de la présence possible de mines et les interdictions d’accès à certains endroits, ne pas s’écarter des principaux axes de circulation, éviter les zones forestières, les rizières et les maisons en ruine qui peuvent abriter des mines ou d’autres engins explosifs, faire preuve de retenue quant à l’évocation de la guerre et de la situation politique actuelle.
En toutes circonstances et dans l’ensemble du pays, il est conseillé de faire preuve de vigilance renforcée et de se conformer strictement aux consignes de sécurité émises par les autorités. Il est également conseillé de se tenir à l’écart des rassemblements et des mouvements de foule organisés ou spontanés et d’éventuelles querelles. Les principaux risques encourus par les voyageurs à Sri Lanka sont :
la circulation routière souvent anarchique (voir rubrique « Transport »),
la dengue, maladie infectieuse transmise par les moustiques (voir rubrique « Santé »),
les activités en milieu marin (voir rubrique « Compléments »),
les offres de services non sollicitées, émanant des chauffeurs de trois roues (tuk tuk), des rabatteurs aux abords des hôtels, des « beach boys » sur les plages et de personnes se faisant passer pour des guides. Des actes de harcèlement à caractère sexuel sont signalés en nombre croissant dans l’ensemble du pays (voir rubrique « Compléments »),
les fortes pluies et les violents orages accompagnés de foudre qui provoquent des inondations et des glissements de terrain (voir rubrique « Compléments »)
La petite délinquance est en augmentation dans les lieux visités par les touristes, en particulier les vols (notamment sur les plages et dans les chambres d’hôtes du bord de mer). Il est recommandé aux visiteurs étrangers de ne pas se promener seuls après la tombée de la nuit sans s’être informés auprès de personnes connaissant les lieux (amis sri lankais, personnel hôtelier…) des risques potentiels.
Plusieurs personnes ayant réglé des achats faits à Sri Lanka avec leurs cartes bancaires ont été victimes d’utilisation frauduleuse des références de leurs cartes dans d’autres pays. Il convient de privilégier l’utilisation d’espèces retirées en petites quantités dans les distributeurs automatiques pour les menues dépenses.
L’attention des voyageurs est appelée sur les risques à accepter certaines offres de services (organisation de séjours proposée par des blogs sur Internet, guides, aide à l’accomplissement de démarches…) qui leur sont faites par des personnes non habilitées à fournir de tels services et qui sont souvent animées d’intentions malhonnêtes.
Des cas d’attouchements sexuels dont ont été victimes des touristes à l’occasion de soins du corps et/ou de massages ont été signalés. Il est recommandé aux visiteurs de s’informer à l’avance et de s’entourer des précautions appropriées lorsqu’ils se rendent dans des établissements de soins.
Les femmes, en particulier lorsqu’elles voyagent seules, peuvent être vulnérables. Des cas de harcèlements sexuels, voire d’agression ont été signalés. Certaines précautions permettent de limiter de tels risques :
Tenue vestimentaire : porter de préférence des vêtements longs et garder les épaules couvertes ;
Relations avec les Sri Lankais : se comporter avec retenue envers les habitants du pays que l’on peut être amené à côtoyer en voyage ou dans la vie quotidienne (guide, chauffeur, employé d’hôtel ou de maison…) ;
Déplacements : il est fortement conseillé aux femmes d’éviter de se déplacer à pied seules dans les zones peu fréquentées après la tombée de la nuit (rues peu animées, y compris dans les grandes villes ; ruelles de villages ; plages, etc.). De même, il vaut mieux éviter de se trouver seule, dès la tombée de la nuit, avec chauffeur de taxi, employé d’hôtel, guide, rencontre occasionnelle…
La piraterie menace la sécurité de la navigation dans l’océan Indien en général. Depuis le début de 2010, la zone d’action des pirates s’est étendue jusqu’au sud de l’Inde et aux Maldives. Les côtes sri lankaises pourraient devenir, à terme, une cible des pirates.
Il est recommandé aux navigateurs de plaisance la plus grande prudence lors des déplacements maritimes au large des côtes. Tout accostage doit être immédiatement enregistré auprès de la police locale.
Il est recommandé aux touristes qui visitent le pays à titre individuel de se signaler auprès de l’Ambassade de France à Colombo en précisant les dates et l’itinéraire de leur voyage et de s’inscrire sur le portail Ariane.

Transports
La circulation routière à Sri Lanka (conduite à gauche) présente des spécificités qui la rendent dangereuse : non respect des règles, étroitesse et encombrement des axes routiers, réactions imprévisibles de conducteurs, présence d’animaux sur les routes. Il est préférable de louer une voiture avec chauffeur, de veiller à ce que le véhicule soit assuré et le chauffeur habilité à transporter des touristes et de respecter des temps de repos nécessaires au conducteur.
Les voyageurs qui souhaiteraient néanmoins prendre eux-mêmes le volant doivent savoir que contrairement au discours tenu par certains loueurs de véhicules, ni le permis de conduire français ni le permis international n’autorisent la conduite automobile à Sri Lanka, même durant un court séjour. Un permis de conduire temporaire (1 mois, renouvelable) doit impérativement être obtenu auprès du Department of Motor Traffic, sur présentation du passeport et du permis de conduire détenu (renseignements : (011) 251 89 50 ou 0(11) 251 89 26; info@motortraffic.gov.lk).
Le réseau dessert la plupart des villes touristiques à partir de Colombo et peut être préféré à la route, notamment pour des destinations peu éloignées et bien desservies comme Kandy ou Galle. Il reste néanmoins vétuste et toutes les conditions de sécurité n’y sont pas assurées. Il est préférable de voyager en 1ère classe, au demeurant peu onéreuse.
Entrée / Séjour
Depuis le 1er janvier 2012, les voyageurs souhaitant effectuer à Sri Lanka des séjours inférieurs à 90 jours, y compris touristiques, ne sont autorisés à entrer dans le pays qu’à la condition d’avoir préalablement obtenu une autorisation (Electronic Travel Authorisation - ETA).
- La demande d’autorisation ETA est obligatoire et payante. Elle peut être effectuée sur Internet (www.eta.gov.lk) ou auprès d’une ambassade de Sri Lanka si le séjour prévu à Sri Lanka est de moins de 30 jours. Pour des séjours de 30 à 90 jours, elle ne peut pas être sollicitée par internet mais seulement auprès d’une mission diplomatique de Sri Lanka.
- L’autorisation ETA ne constitue pas un droit d’entrée : à l’arrivée à Sri Lanka, les visiteurs doivent être munis d’un passeport d’une durée de validité supérieure à 6 mois, d’un billet de retour et de justificatifs de ressources pour la durée de leur séjour.
Pour une prorogation sur place de la durée du séjour (qui doit être sollicitée 8 jours au moins avant l’expiration du premier mois de séjour), il convient de s’adresser à : Department of Immigration and Emigration : 41, Ananda Rajakaruna Mawatha, Colombo 10. Tél : +94 11 533 33 65 ou +94 11 533 31 62.
Il est recommandé aux voyageurs désireux d’effectuer un périple comprenant des étapes en Inde, à Sri Lanka et de nouveau en Inde de s’informer de la nouvelle réglementation indienne en matière de visa de tourisme (voir la fiche Conseils aux Voyageurs Inde, rubrique Entrée/Séjour).
Si l’objet de la visite à Sri Lanka est autre que touristique, il convient de formuler préalablement au départ une demande de visa auprès des autorités sri lankaises compétentes pour le lieu de résidence du visiteur.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade de Sri Lanka à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Santé
Il est préférable d’avoir sur soi une carte de groupe sanguin et les coordonnées de son assurance rapatriement sanitaire qu’il est très vivement recommandé de souscrire avant le départ. Il est également souhaitable de consulter le médecin traitant avant le départ et de suivre les recommandations suivantes :
Ne pas consommer l’eau du robinet (attention aux glaçons).
Eviter les crudités (sauf dans les hôtels internationaux).
Eviter la prise d’aspirine et d’ibuprofène, qui peut favoriser les saignements en cas de dengue (préférer le paracétamol).
Prévoir une lotion anti-moustique adaptée aux régions tropicales et veiller à se protéger de jour comme de nuit.
En cas de fièvre ou tout autre symptôme survenant après un séjour à Sri Lanka, ne pas oublier de mentionner ce séjour à votre médecin.
Principal risque sanitaire, elle sévit de manière endémique à Sri Lanka, notamment à Colombo et connaît une recrudescence lors des périodes de pluie.
En 2012, 44 410 cas de dengue ont été enregistrés dans le pays, dont la moitié dans la province de Colombo (Western Province), et ont entraîné plusieurs dizaines de décès.
Il est rappelé que cette maladie virale est transmise par les piqûres de moustiques : il convient donc de respecter scrupuleusement les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques…). Des formes graves de la maladie sont possibles, mais restent peu fréquentes : il est préférable de consulter un médecin en cas de fièvre (éviter la prise d’aspirine).
Des cas de fièvre virale chikungunya ont été confirmés officiellement dans plusieurs zones urbaines notamment à Colombo et Kandy.
Prévention du paludisme (malaria) : cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Le paludisme est présent toute l’année excepté dans les districts de Colombo, Galle, Gampaha, Kalutara, Matara et Nuwara Eliya. Classification : groupe 2
Compte tenu du faible risque, il est possible de ne pas prendre de traitement préventif pour un séjour inférieur à 7 jours, mais il est cependant indispensable d’être en mesure, dans les mois qui suivent le retour, de consulter en urgence en cas de fièvre.
A ce jour, le Sri Lanka n’a déclaré aucune affection de grippe aviaire sur son territoire. Néanmoins, les recommandations générales d’hygiène ci-dessous, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées :
éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs ;
se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou un soluté hydro-alcoolique qu’il est conseillé d’avoir toujours avec soi (disponibles dans les pharmacies et les supermarchés des villes).
La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles.
A l’attention des personnes amenées à travailler à Sri Lanka dans le cadre de l’assistance humanitaire aux populations locales, il est rappelé, outre les conseils d’hygiène et de prévention classiques, la nécessité d’être à jour de ses vaccinations contre le tétanos, la poliomyélite et la diphtérie. Il est également conseillé d’être vacciné contre l’hépatite A et la typhoïde avant le départ. D’autres vaccinations pourront se révéler nécessaires en fonction de l’évolution épidémiologique locale, notamment contre l’encéphalite japonaise dont plusieurs cas ont été signalés dans le sud du pays au début de 2013, et la rage.
La liste complète des médecins et hôpitaux conseillés est sur le site consulaire de l’ambassade
Compléments
Il est conseillé d’avoir une tenue appropriée lors de la visite des lieux des temples bouddhistes (jambes et épaules couvertes, pieds nus). Il est également conseillé de respecter toutes les représentations du Bouddha et de ne pas toucher les statues de Bouddha. L’introduction à Sri Lanka d’objets à vocation non religieuse portant une image du Bouddha peut provoquer l’arrestation des propriétaires de ces objets. Il convient d’éviter de photographier les moines bouddhistes ou de se faire prendre en photo à côté d’une représentation de Bouddha. Le non respect de ces consignes peut entrainer des poursuites pénales.
De façon générale, il est recommandé d’adopter une attitude respectueuse vis-à-vis des différentes religions pratiquées à Sri Lanka (bouddhisme, hindouisme, islam, catholicisme, protestantisme). Il est vivement conseillé d’éviter de se laisser entrainer dans des conversations portant sur les tensions ethniques et religieuses perceptibles dans le pays et d’éviter tout prosélytisme.
L’entrée des femmes dans les mosquées est soumise à des conditions qui peuvent changer selon la branche de l’Islam dont dépendent ces lieux de culte. Il est donc conseillé de se renseigner sur place.
Les temples hindouistes se visitent pieds et tête nus et dans certains d’entre eux, les hommes doivent être torse nu.
Les autorités sri lankaises s’efforcent de lutter contre le tourisme sexuel et collaborent à cette fin avec les autorités des pays d’origine des touristes. L’autorité nationale de protection de l’enfance a établi une liste des personnes soupçonnées ou condamnées pour pédophilie et l’a communiquée aux services d’immigration pour empêcher leur entrée à Sri Lanka. Des lois récentes ont renforcé les sanctions pénales en la matière.
La vente d’alcool est autorisée dans les restaurants et bars qui possèdent la licence nécessaire. Elle est interdite les jours de pleine lune (Poya Day) y compris dans les hôtels internationaux.
La détention et la consommation de stupéfiants sont sévèrement réprimées.
La température moyenne est de 27 à 29° C toute l’année, avec un important taux d’humidité. Les orages peuvent être particulièrement violents et les bâtiments disposant d’un paratonnerre sont moins nombreux qu’en France. Des inondations peuvent survenir de façon soudaine, notamment en zone montagneuse, ainsi que des chutes de pierres et des glissements de terrain.
La plus grande prudence est recommandée lors des baignades sur le littoral sri-lankais en raison de la hauteur et de la puissance des vagues, ainsi que de la force des courants. Sur la côte ouest, la baignade en mer est vivement déconseillée à tous les touristes d’avril à novembre et sur la côte est de décembre à mars.
Il est également conseillé d’être prudent lors d’excursions de découverte de la nature et de se faire accompagner d’un guide. La nature est riche à Sri Lanka mais il convient de l’aborder avec prudence en raison de la présence de nombreux serpents, de singes, d’éléphants, de crocodiles et d’autres animaux (iguanes dans les rivières, même en ville). Dans les parcs, en particulier ou aux abords des sites archéologiques, ne donner en aucun cas de nourriture aux animaux (les singes et les éléphants peuvent se montrer agressifs). Des cas de rage sont rapportés. Il convient de se tenir à l’écart des chiens errants, en ville comme à la campagne et de consulter un médecin en cas de morsure ou griffure.
La collecte de végétaux et d’insectes, interdite, est réprimée par la loi.
La plus grande prudence est conseillée, lors d’achats de meubles ou d’objets en bois, pouvant être assimilés à des antiquités interdites à l’exportation (s’assurer auprès du vendeur que l’exportation est autorisée et se munir d’une facture ou d’un certificat).
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