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Soudan

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Sécurité

Les interventions françaises menées dans le cadre des opérations Barkhane au Sahel, Sangaris en RCA et Chammal en Irak peuvent provoquer des réactions hostiles au Soudan, voire des actions de représailles. Il convient d’observer une vigilance accrue et de demander l’aide des autorités de police en cas d’incident.

Zone rouge
  • La situation sécuritaire dans les cinq États fédérés du Darfour reste très instable. Les tensions persistent dans les camps de déplacés et dans les villes. Toute cette région (les cinq États du Darfour) est soumise à de fortes restrictions de circulation de la part des autorités locales. Des combats entre forces gouvernementales et forces rebelles s’y déroulent de manière récurrente ; parallèlement on assiste à un accroissement des heurts intercommunautaires et à une recrudescence d’actes de violence de nature criminelle (vols de véhicules, attaques à main armée, prise d’otages…). La force hybride des Nations Unies et de l’Union africaine a elle-même été prise pour cible à plusieurs reprises, de même que les travailleurs humanitaires.
  • Il est rappelé en outre que les autorités règlementent strictement l’accès aux États du Kordofan Méridional et du Nil Bleu (régions limitrophes du Soudan du Sud), en raison de la poursuite de combats dont l’intensité ne se dément pas.
  • En conséquence, il est formellement déconseillé aux Français de se rendre dans les cinq États du Darfour ainsi que dans les États du Kordofan Méridional et du Nil Bleu et dans une partie du Kordofan septentrional (cf. carte).

Les voyages dans la région du Djebel Ouanat - zone désertique frontalière située entre l’Égypte, le Soudan et la Libye - et dans le parc naturel de Dinder, dans l’Etat de Sennar, sont également formellement déconseillés.

Zone orange

Les déplacements en zone orange (cf. carte) sont déconseillés sauf raison impérative.

Il est recommandé d’éviter les quartiers de la banlieue de Khartoum où sont établis des camps de déplacés (Mayo, Soba, etc…), notamment le soir. En cas de déplacement en véhicule, il convient de s’assurer que les portes ne puissent être ouvertes de l’extérieur. En dépit d’un niveau de sécurité relativement bon à Khartoum, il est recommandé aux femmes de ne pas se promener seules dès la tombée de la nuit (risque d’agression : vol à l’arraché).

Si les déplacements dans ces zones doivent être limités au strict nécessaire, il y a lieu en outre, tout en rappelant l’importance des recommandations qui précèdent, de noter que ce zonage reste compatible avec les missions à caractère professionnel, avec les précautions d’usage et en veillant à en informer l’ambassade.

De manière générale, il est recommandé aux ressortissants français résidant ou voyageant au Soudan de se faire connaître de l’ambassade.

Risque terroriste

Compte tenu des menaces pesant d’une manière générale sur les intérêts occidentaux, y compris français, dans la zone sahélienne, le risque d’attaques visant des compatriotes, y compris à Khartoum, où la situation est calme et sous forte surveillance des services de sécurité, ne doit pas être sous-estimé. Il convient d’être vigilant.

Troubles socio-politiques

Les troubles socio-politiques ne sont pas exclus, comme l’ont montré les événements de mai-juin 2012 et de septembre 2013 (plusieurs dizaines de morts et de blessés). Les élections présidentielles du 13 avril 2015, qui ont vu O. El Bachir reconduit à la tête du pays, n’ont pas changé la donne. La détérioration continue des conditions de vie de la population et le resserrement de l’espace d’expression de la société pourraient provoquer des éruptions de violences.

Il est conseillé aux voyageurs d’être vigilants, d’éviter, dans certaines circonstances, les lieux propices aux rassemblements ("souks", abords des mosquées), et les mouvements de foule d’une manière générale. Il convient également de respecter scrupuleusement les us et coutumes et les lois soudanaises (cf. rubrique Entrée/Séjour et Infos utiles).

Accidents de plongée

Pour mémoire, à toutes fins utiles, il n’existe qu’un seul caisson de décompression à Port-Soudan. Il convient de s’assurer, lors de l’organisation du voyage, que le capitaine du bateau est à même d’obtenir un accès rapide au caisson en cas de besoin.

Permis de voyager

La plupart des déplacements dans le pays sont soumis à des restrictions imposées par la réglementation. Un "travel permit" est exigé pour tout déplacement hors de l’Etat de Khartoum.
Ce permis de voyager peut être sollicité lors du dépôt de la demande de visa dans les ambassades du Soudan à l’étranger. A Khartoum, il doit être sollicité auprès du ministère du tourisme et des représentations compétentes à cet effet. Il peut, en principe, être délivré dans un délai de 48 heures.

Tout ressortissant étranger est, en outre, tenu de s’enregistrer auprès des autorités locales (ministère de l’intérieur ou commissariat de police), dans les trois jours suivant son arrivée à Khartoum ; formalité à réitérer, le cas échéant, dans toute localité où il est prévu de résider, hors de la capitale.

Entrée / Séjour

Visa

Le visa d’entrée est obligatoire et ne peut pas être délivré à l’arrivée à l’aéroport de Khartoum. Pour obtenir un visa d’entrée, il faut s’adresser à l’ambassade du Soudan de son lieu de résidence, et compter un délai pouvant aller jusqu’à 5 semaines, avec une possibilité pour certaines catégories de demandeurs de procédure rapide, au coût plus élevé. Le Soudan ne délivre que rarement des visas valables pour plusieurs entrées. Aucun étranger ne sera admis sur le territoire soudanais s’il est détenteur d’un passeport revêtu d’un visa ou d’un tampon israélien.

Les visiteurs et les expatriés titulaires de passeports ordinaires sont tenus, dans les trois jours suivant leur arrivée, de se faire enregistrer auprès de la direction générale des passeports, service des étrangers, quels que soient l’objet et la durée de leur séjour. Il faut procéder à cet enregistrement auprès des autorités de police dans chaque ville où l’on séjourne. En cas d’oubli ou de retard, les contrevenants doivent payer une amende.

En cas de dépassement de durée du séjour autorisé par le visa, il convient, pour éviter d’avoir à payer une amende, d’obtenir auprès des services en charge des étrangers une prolongation de son visa.

L’importation de devises n’est pas soumise à restriction. Il est en revanche impossible officiellement de s’en procurer au Soudan.

A noter en ce qui concerne les personnes mineures bi-nationales (nationalités française et soudanaise) : la réglementation soudanaise prévoit que l’enfant peut quitter le territoire soudanais avec le père sans l’accord de la mère, mais pas avec la mère sans l’accord du père.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Il est conseillé de consulter suffisamment longtemps avant la date de départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins.

Il est également nécessaire de contracter en France une assurance couvrant les frais médicaux et ceux de rapatriement sanitaire.

AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Les conditions sanitaires varient selon les régions. Hors de la capitale, elles sont particulièrement peu satisfaisantes. Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent être très élevées à l’étranger, notamment auprès des établissements privés qui offrent parfois des services plus adaptés, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (opération chirurgicale, hospitalisation ou rapatriement). Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place. Faute de pouvoir justifier d’une couverture sociale, vous vous exposez au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale.

• Recommandations pour votre Santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, analyser les risques sanitaires et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations nécessaires ou recommandées.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et emportez dans vos bagages les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez la fiche Infos Pratiques : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/infos-pratiques/

• Vaccinations

  • Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées : assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles mais aussi liées à toutes les zones géographiques visitées ;
  • La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée notamment en cas de voyage dans le sud du pays et doit être faite avant le départ dans un centre de vaccinations spécialisé ;
  • De plus, la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable ;
  • Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées ;
  • Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135 ;
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales ;
  • Il est fortement conseillé d’effectuer toutes ces vaccinations avant d’arriver au Soudan, car l’approvisionnement en vaccins n’y est pas assuré.
RISQUES SANITAIRES

• Maladies transmises par les moustiques

Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Chikungunya - Dengue
La transmission du Chikungunya ou de la Dengue est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf ci-après).
Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

  • Portez des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utilisez des produits répulsifs cutanés ; http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/especes-nuisibles-et-parasites/repulsifs-moustiques ;
  • Protégez votre logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruisez les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.) ;
  • Si elle est indiquée, n’oubliez pas de prendre régulièrement votre prévention contre le paludisme pendant toute la durée du traitement.

Méningite
Des cas de méningites bactériennes sont régulièrement enregistrés dans la plupart des 15 Etats fédérés du pays (en particulier dans les cinq Etats du Darfour ainsi que dans les Etats du Nil Bleu, de Kassala, de la Gezira, du Sennar et de Gedaref, du Nord et du Sud Kordofan, ainsi qu’à Khartoum). La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. L’infection à méningocoque peut se présenter sous la forme d’une méningite (fièvre avec maux de tête, vomissements) ou d’une septicémie avec apparition de taches cutanées (purpura). Dès suspicion, Il convient de consulter un médecin en urgence pour la mise en route d’une antibiothérapie en urgence. Il est donc vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination. Pour plus d’informations, consultez le lien www.info-meningocoque.fr/index.html

Fièvre Typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Après une phase d’incubation, les symptômes associent notamment une forte fièvre avec diarrhée et troubles neurologiques. Des complications, notamment digestives et cardiaques sont possibles, et peuvent être mortelles en l’absence de traitement. Le diagnostic repose sur une consultation médicale urgente et sur la mise en route d’une antibiothérapie. La prévention repose sur la vaccination qui est recommandée et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Fièvre de la vallée du Rift
La fièvre de la vallée du Rift est une maladie du bétail qui peut être transmise par contact direct avec le sang ou le lait de l’animal et, plus rarement, par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique.
Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaliers crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit. Il n’existe pas de vaccin contre cette maladie.

Infection par le virus HIV – MST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

MESURES D’HYGIÈNE ALIMENTAIRE

La qualité de l’eau du robinet est variable selon les régions, mais elle est le plus souvent mauvaise. Le choléra évolue sous une forme endémique avec des poussées épidémiques localisées, en particulier pendant la saison des pluies. Afin de réduire les risques, il est recommandé de se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ;
  • Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.
QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
  • Tenez-vous à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections ;
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne caressez pas les animaux que vous rencontrez ;
  • Secouez les habits, draps et sac de couchage pour éviter les piqûres de scorpions ou serpents ;
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux roues) ;
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue ;
  • Certains alcools artisanaux sont produits clandestinement. Leur consommation est non seulement interdite mais dangereuse pour la santé, et est à proscrire.

Plus d’informations :
Institut Pasteur
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé)]

Infos utiles

Us et coutumes

La majorité de la population soudanaise est de religion musulmane. Au Nord, où s’applique la charia, il convient d’être vêtu décemment (de préférence jambes et bras couverts) et d’adopter un comportement respectueux des us et coutumes locaux. Les boissons alcoolisées sont interdites, y compris à l’arrivée dans les bagages, ainsi que tout matériel jugé érotique ou pornographique. Certains étrangers se sont trouvés en difficulté en raison de photographies jugées licencieuses stockées dans la mémoire de leurs appareils photo numériques, de leurs téléphones ou de leurs ordinateurs portables.

Les cartes bancaires (CB, Mastercard, VISA, etc.) ainsi que les travellers chèques ne sont pas acceptés. Il est indispensable de se munir de devises en espèces (dollars préférés à l’euro).

La suspicion entretenue par une partie de la classe politique à l’encontre des pays occidentaux implique une vigilance accrue et un comportement respectueux, particulièrement pendant le mois de ramadan.

Le commerce et la consommation de drogues sont sévèrement réprimés.

Pour faire des photographies, il faut être muni d’une autorisation, à solliciter auprès du Département de la Communication Extérieure. Photographier des bâtiments officiels est vivement déconseillé, certains pouvant être considérés comme stratégiques et interdits de prise de vue, comme c’est le cas des aéroports, des ponts et des chemins de fer.

L’importation d’armes à feu et de postes émetteurs-récepteurs radio est interdite.

Divers

Le Soudan est un pays chaud et aride bénéficiant de pluies d’été. Le climat est désertique (- de 75 mm de pluie) ou semi-désertique (75/250 mm de pluie).

A Khartoum la saison chaude va de mars à novembre (45-50 degrés).

Pluies et orages peuvent perturber ou rendre impossible la circulation, notamment sur les voies non bitumées.

Les tempêtes de sable (entre mars et août) peuvent perturber gravement le trafic aérien et routier.

Réseau routier

La police de circulation a reçu des consignes de sévérité depuis la promulgation d’un nouveau code de la route. Il est interdit de circuler sans ceinture de sécurité, de téléphoner au volant, de rouler sans assurance ni contrôle technique du véhicule. Dans la pratique, la circulation est assez anarchique, et les panneaux d’orientation peu nombreux. Aussi est-il recommandé de ne pas prendre le volant dès l’arrivée dans le pays, et de se donner un peu de temps pour se familiariser avec les comportements locaux en matière de circulation.

En cas de déplacement sur les routes de province en direction de la plupart des sites touristiques – tous accessibles par route ou par piste – il convient de s’assurer du bon état du véhicule, d’avoir des moyens de communication à bord en état de fonctionner, et de prévenir des tiers avant le départ.

Pour conduire au Soudan, il faut être titulaire d’un permis de conduire soudanais, à faire établir dans les six premiers mois du séjour. Dans ce délai, vous pouvez conduire avec un permis de conduire international (la police peut toutefois imposer une amende pour défaut de permis de conduire soudanais). Les assurances refuseront de couvrir les dommages causés par des personnes qui ne sont pas titulaires d’un permis de conduire soudanais.

Les routes asphaltées sont peu nombreuses. Le reste du réseau routier présente les dangers habituels des pistes africaines. En beaucoup d’endroits, elles sont impraticables en saison des pluies. Des tempêtes de sable peuvent réduire la visibilité. Il est fortement déconseillé de voyager la nuit. La conduite est à droite mais la priorité est à gauche.

Dans les régions rurales, les points de vente d’essence étant parfois très éloignés les uns des autres, il est prudent de s’approvisionner régulièrement.

Un réseau de transport privé par autobus relie de nombreuses villes : Dongola, Kassala, Port Soudan, Wad Madani, Damazin, El-Obeïd, etc.

Réseau ferroviaire

Le transport ferroviaire lent (40 km/h), au confort austère, relie Khartoum, Port Soudan, Wadi-Halfa (frontière avec l’Egypte), El-Obeïd (Kordofan nord) et Nyala.

Transport aérien

Le Soudan est desservi par : KLM, Emirates, Ethiopian Airlines, Egypt Air, Kenyan Airways, Saudi, Gulf Air, Afriqiyah Airways, Turkish Airlines, Fly Dubai.

Des compagnies soudanaises assurent l’essentiel des vols intérieurs. Plusieurs cas d’accidents d’appareils de ces compagnies ont été enregistrés au cours des années écoulées, ainsi qu’un détournement.

Depuis le 1er avril 2010, toutes les compagnies aériennes enregistrées au Soudan sont sur la "liste noire européenne".

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Il n’existe pas au Soudan de dispositions officielles en matière de délivrance de visas pour les voyages d’affaires.

Néanmoins, l’ambassade de France à Khartoum est en mesure, dans la plupart des cas, de faciliter la délivrance des visas pour les opérateurs économiques, et surtout de voir raccourcis notablement les délais d’obtention.

En conséquence, il est vivement recommandé aux demandeurs de visas pour voyage d’affaires de communiquer à l’ambassade France à Khartoum les éléments pertinents de leur dossier (photocopie du passeport, date, lieux et motif du séjour) avant de déposer, si possible au moins trois semaines avant la date de voyage projetée, leur demande auprès de l’ambassade du Soudan à Paris.

Données économiques

Avec une population de 38 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 1904 dollars et d’un PIB de 74 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 1,5% par an entre 2009 et 2014.

Le Soudan est le 121 ème client de la France et son 73 ème excédent. La France a exporté vers le Soudan 64 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont baissé de -7% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 21 millions d’euros.

Le régime extensif de sanctions économiques et commerciales imposé par les Etats-Unis contre le Soudan, ainsi que l’embargo sur les armes de l’UE, font peser une forte incertitude sur les projets des entreprises occidentales dans le pays, et contraignent les flux financiers. Le pays présente toutefois un potentiel économique non-négligeable et des opportunités dans les secteurs de l’aménagement, de l’agriculture, et de l’exploitation des ressources géologiques et minières.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques Soudan.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Bureau de Khartoum
Adresse physique : Ambassade de France, Quartier Amarat, rue 13 – SOUDAN
Adresse postale : P.O. Box 377 - Khartoum
Tél. : +249 1 83 47 10 82
Télécopie : +249 1 83 46 59 28
Courriel : khartoum chez dgtresor.gouv.fr
Site internet : www.tresor.economie.gouv.fr/se/soudan

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Le Soudan relève de l’agence d’Addis-Abeba :

Agence d’Addis-Abeba
AFD - Agence Régionale
Avenue Ethio-China, Yayeh Yirad BLD
P.O.Box 16978 Addis-Abeba -ETHIOPIE
Tél : +251 11 442 59 01 / +251 11 442 59 02 / +251 11 442 59 03
Fax : +251 11 442 59 04
Email : AFDAddisAbeba chez afd.fr
Site internet : http://soudandusud.afd.fr
Site internet : http://ethiopie.afd.fr

  • BAD

Le Soudan est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/.

La page du Soudan est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/sudan/.

  • FMI

Sites internet :

Bureau du représentant résident du FMI au Soudan.

Le Soudan et le FMI.

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