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Sécurité

Tout déplacement, sur l’ensemble du territoire somalien, où la situation demeure extrêmement dégradée, reste formellement déconseillé.

Centre et Sud du pays

La milice islamiste Al Shabaab, liée à Al Qaida, contrôle encore la majeure partie du Sud et du Centre de la Somalie : moitié Est des provinces de Gedo et Bas-Djouba, totalité du Moyen-Djouba, larges portions des provinces de Bay, Bakool, Bas et Moyen-Shabelle, Hiran et Galgadud. Tout ressortissant français qui tenterait de pénétrer dans les territoires sous contrôle d’Al Shabaab s’exposerait immédiatement à un risque maximum d’enlèvement ou d’assassinat.
Dans les zones et villes sous le contrôle relatif du gouvernement, des administrations et milices locales alliées et de l’AMISOM, des opérations de guérilla et de harcèlement sont lancées quotidiennement par les parties belligérantes. C’est particulièrement le cas à Mogadiscio et dans les environs, dans les régions frontalières du Kenya et de l’Ethiopie et dans les localités de Kismayo, Merka, Baidoa et Beledweyne.

Des actes de terrorisme sont commis quotidiennement par Al Shabaab dans les principales localités du sud et du centre de la Somalie, en particulier à Mogadiscio : assassinats ciblés, engins explosifs improvisés, jets de grenade, attentats à la voiture piégée, commandos suicide. On pourra citer, par exemple : double attentat à la voiture piégée le 1er janvier 2014 contre l’hôtel Jazeera à Mogadiscio (11 morts), attentat contre un restaurant à Mogadiscio le 27 décembre 2013 (11 morts), assassinat de deux médecins turcs à Mogadiscio le 18 décembre, attentat contre un poste de police à Beledweyne le 19 novembre (19 morts), attentat contre un hôtel à Mogadiscio le 8 novembre (6 morts), tentative d’enlèvement d’une ressortissante suédoise à Mogadiscio le 21 août (2 morts), commando suicide contre les Nations Unies à Mogadiscio le 19 juin 2013 (8 morts).

Le risque d’enlèvement, notamment de travailleurs humanitaires et de journalistes, est extrêmement élevé à Mogadiscio comme dans l’ensemble du Sud et du Centre de la Somalie, singulièrement dans la province du Mudug (triangle Harardhere, Galkayo, Garaad) où des gangs liés à la piraterie n’hésitent pas à s’attaquer, à terre, à tout étranger, y compris à des travailleurs humanitaires.

Province du Puntland

La situation dans la province autonome du Puntland (régions de Bari, Nugal, Nord-Mudug, Est-Sanaag, Est-Sool) reste très volatile: affrontements armés dans les régions contestées de Sool et Sanaag et dans la région de Bosasso où des miliciens d’Al Shabaab sont actifs et où des attentats et assassinats sont fréquemment commis, criminalité liée à la piraterie et aux trafics d’êtres humains, tensions politiques. Le risque d’enlèvement est très élevé, notamment de la part de gangs liés à la piraterie.

Province du Somaliland

La situation sécuritaire dans la province sécessionniste du Somaliland (régions de Awdal,Woqooyi Galbeed, Togdheer, ouest-Sanaag, ouest-Sool) est précaire, avec une présence avérée de miliciens islamistes et sans doute de cellules terroristes. Le risque d’attentat demeure élevé, potentiellement contre des institutions "gouvernementales", y compris à Hargeysa, mais aussi contre des organisations internationales et des ressortissants étrangers. Les déplacements dans cette zone demeurent formellement déconseillés.

Recommandations particulières

Il est extrêmement difficile et donc formellement déconseillé aux personnes isolées de se déplacer dans la quasi totalité du pays, où aucune garantie de sécurité ne peut être donnée et aucune protection systématique ne peut être assurée en cas de besoin. Les assassinats, enlèvements et tentatives d’enlèvement sont fréquents et peuvent être le fait d’individus prétendument en charge de missions de protection (gardes et escortes privés, partenaires locaux, chauffeurs, fixeurs, représentants des autorités, milices locales, etc.).

Les journalistes sont particulièrement visés par les actes terroristes et les assassinats Les membres des ONG et des agences des Nations Unies opérant dans le pays se trouvent constamment en situation de risque.

Les intérêts français sont suivis par notre ambassade à Nairobi.

Conseils aux missionnaires des ONG et aux journalistes qui, malgré les risques extrêmement élevés et les mises en garde de ce site, décideraient de se rendre dans le pays :
Signalez votre présence en Somalie sur Ariane et à l’ambassade compétente à Nairobi, avant de vous rendre sur place. Pour un déplacement au Somaliland, compte tenu de la proximité géographique, signalez-vous également auprès de notre ambassade à Djibouti ( cf. Fiche Conseils aux voyageurs Djibouti). Pour d’autres renseignements, prenez contact avec les services de l’Ambassade de France à Nairobi.

Piraterie maritime

Les actes de piraterie sont fréquents au large des côtes somaliennes, souvent à plus de 500 milles nautiques. De nombreux navires de commerce et de plaisance sont l’objet d’attaques violentes, avec prises d’otages systématiques. Les navires dont la vitesse est inférieure à 18 nœuds et dont le franc-bord est bas sur l’eau (hauteur de franc-bord inférieure à 8 mètres) représentent des proies de choix pour les pirates.

Sont particulièrement touchés le Golfe d’Aden, malgré la présence d’une importante force internationale, et toute une zone de l’océan Indien s’étendant du canal du Mozambique et des Seychelles, au sud, à Oman au nord et aux Maldives à l’est.

La navigation de plaisance est fortement déconseillée dans la zone. Pour plus de détails, vous pouvez vous référer à la fiche thématique "Piraterie"

Les armateurs et commandants de bâtiments doivent impérativement déclarer leurs mouvements auprès de l’opération de l’Union européenne Atalante et auprès du Contrôle Naval Volontaire français en océan Indien.

En cas de présence dans la zone, il est recommandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération Atalante) et à la cellule de permanence de l’autorité française sur cette zone maritime (Alindien : +971 265 74 122).


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