Dernière mise à jour : 10 août 2011.
Malgré le retrait de la milice islamiste Al Shabaab de Mogadiscio, la situation sécuritaire demeure extrêmement précaire. Elle est aggravée par l’afflux continu de déplacés internes et la situation de famine dans laquelle se trouve la ville. Des combats sont rapportés quotidiennement, et les risques liés aux attentats suicide, aux engins explosifs improvisés et aux tireurs isolés ont augmenté.
Les ressortissants étrangers (journalistes, humanitaires, etc.) sont des cibles particulièrement prisées par les groupes armés, animés par des motivations politiques ou crapuleuses, ce qui rend le risque d’enlèvement extrêmement élevé. Aucune garantie de sécurité ne peut être apportée par les milices ou les forces gouvernementales. Les possibilités d’escorte par l’AMISOM (forces de l’Union africaine) sont quant à elles très limitées.
Dans ces conditions, tout déplacement à Mogadiscio, comme dans le reste de la Somalie, reste formellement déconseillé.
Les ONG et journalistes qui, malgré les risques extrêmement élevés et les mises en garde de ce site, décideraient malgré tout de se rendre sur place, sont invités à signaler leur présence à l’ambassade de France à Nairobi (en l’absence de représentation française en Somalie).
Piraterie maritime
De nombreux bateaux de commerce et de plaisance continuent de faire l’objet d’attaques de plus en plus violentes, avec prises d’otages systématiques, au large des côtes somaliennes et dans tout le bassin somalien. Sont particulièrement touchés le Golfe d’Aden, malgré la présence d’une importante force internationale, et toute une zone de l’océan Indien s’étendant du canal du Mozambique et des Seychelles, au sud, à Oman au nord et aux Maldives à l’est. Il convient d’éviter impérativement cette zone et de privilégier jusqu’à nouvel ordre le transport des navires par cargo pour traverser la zone s’étendant jusqu’au méridien 72E et au parallèle 15S. En cas de présence dans la zone, il est recommandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération Atalante) et à la cellule de permanence de l’autorité française sur cette zone maritime (Alindien : (971) 265 74 122). Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs), véritables bateaux-mères, pour déployer au large des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs »). Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.) mais le risque est encore plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent par conséquent des proies faciles.
Voir également la fiche réflexe Piraterie maritime de ce site.
Situation sur le territoire somalien
La situation sur le territoire somalien demeure extrêmement dégradée. La quasi-totalité du sud du pays est contrôlée par la milice islamiste Al Shabaab, et régulièrement affectée par des combats opposant cette milice aux forces alliées au gouvernement fédéral de transition (GFT). La capitale somalienne, Mogadiscio, est en guerre. Les forces alliées au GFT, soutenues par la force de l’Union africaine (AMISOM), ne peuvent protéger qu’une partie de la ville et font face à la guérilla urbaine des miliciens du Shabaab. La ville est régulièrement frappée par des attentats suicide et des engins explosifs improvisés, visant prioritairement les convois de l’AMISOM et les cibles stratégiques : palais présidentiel, aéroport, postes de police, etc. Le risque d’enlèvement est extrêmement élevé sur l’ensemble du territoire somalien. Les ressortissants étrangers de tous horizons (journalistes, humanitaires, etc.) sont des cibles particulièrement prisées par les groupes armés, animés par des motivations politiques ou crapuleuses. Tout déplacement en Somalie reste donc formellement déconseillé.
En dépit d’un accord de réconciliation nationale conclu à Djibouti en janvier 2009, la situation sur le territoire somalien demeure extrêmement dégradée.
Les miliciens islamistes du Shabaab exercent leur contrôle sur la quasi-totalité du sud et du centre de la Somalie, notamment les villes de Kismayo et Baidoa. Des combats les opposent régulièrement aux forces pro-gouvernementales. Par ailleurs, la capitale somalienne est encore marquée par des attaques et des attentats-suicides, malgré la présence de la force africaine AMISOM. Dans ce contexte, les déplacements dans les régions de Jouba, Gedo, Bakool, Bay, Bas-Shabelle, Moyen-Shabelle, Banadir (Mogadiscio), Hiran, Galgudud et sud-Mudug sont formellement déconseillés. Le risque d’enlèvement, notamment de travailleurs humanitaires et de journalistes, est extrêmement élevé dans ces régions. La situation au Puntland (régions de Bari, Nugal, Nord-Mudug, Est-Sanaag, Est-Sool) reste très fragile et tendue : affrontements armés dans les régions contestées de Sool et Sanaag, attaques de chefs de guerre liés à l’insurrection islamiste, enlèvements et assassinats liés à la piraterie et aux trafics d’êtres humains. Le risque d’enlèvement est très élevé. Bien que connaissant une relative stabilité depuis 1991, le Somaliland, qui a autoproclamé son indépendance à cette date, n’est pas épargné par la violence. La situation sécuritaire y demeure très précaire. La région de Sool faisant l’objet d’un contentieux territorial avec l’autorité du Puntland, les combats y sont récurrents. Des attentats visant les institutions gouvernementales et le siège des Nations Unies ont par ailleurs été commis à Hargeisa en octobre 2008. Si la situation est légèrement moins dégradée au Somaliland que dans le reste du pays, les déplacements doivent y être néanmoins évités.
Tout déplacement à Mogadiscio et dans les régions du centre et du sud de la Somalie, ainsi que du Puntland mais aussi du Somaliland, est formellement déconseillé.
Recommandations particulières
Il est extrêmement difficile et donc formellement déconseillé aux personnes isolées de se déplacer dans la quasi totalité du pays, où aucune garantie de sécurité ne peut être donnée et aucune protection systématique ne peut être assurée en cas de besoin. Les membres des ONG et des agences des Nations Unies opérant sur le terrain et les journalistes se trouvent constamment en situation de risques potentiels. Les prises d’otages sont en recrudescence et le risque est très élevé. L’absence de représentation française sur place rend encore plus difficile la protection de nos ressortissants en difficulté. Les intérêts français sont suivis par nos ambassades à Nairobi et, en ce qui concerne le Somaliland, à Djibouti.
Piraterie maritime
Trafic maritime commercial
Les armateurs et commandants de bâtiments doivent impérativement déclarer leurs mouvements auprès de l’opération de l’Union européenne Atalanta et auprès du Contrôle Naval Volontaire français en océan Indien.
Navigation de voiliers
Elle est très fortement déconseillée dans la zone. Se référer à la fiche thématique "Piraterie" pour plus de détails. Il est recommandé d’observer la plus extrême prudence dans tout l’ouest de l’océan Indien, dans le détroit de Bab-el-Mandeb, dans le Golfe d’Aden, au large de la Corne de l’Afrique, plus au sud jusqu’au canal du Mozambique et à l’est jusqu’aux abords de l’archipel des Seychelles. Les actes de piraterie étant fréquents de plus en plus au large des côtes somaliennes, souvent à plus de 500 milles nautiques, il est déconseillé de s’en approcher. Les navires dont la vitesse est inférieure à 18 nœuds et dont le franc-bord est bas sur l’eau (hauteur de franc-bord inférieure à 8 mètres) représentent des proies de choix pour les pirates.
Conseils aux missionnaires des ONG et aux journalistes qui, malgré les risques extrêmement élevés et les mises en garde de ce site, décideraient de se rendre dans le pays
Signaler sa présence en Somalie aux ambassades compétentes, à Nairobi ou Djibouti, avant de se rendre sur place. Pour d’autres renseignements, prendre contact avec les services de l’Ambassade de France à Nairobi : Barclays Plaza, 9th Floor, Loita Street. Adresse électronique : ambafrance.nairobi@diplomatie.gouv.fr
Carte du pays

La fièvre de la vallée du Rift
Des cas de fièvre de la vallée du Rift ont été signalés récemment. Cette maladie du bétail peut être transmise par contact direct avec le sang, le lait de l’animal ou par une piqûre de moustique.
Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaux crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit.
Paludisme
Prévention du paludisme (malaria): maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…) A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Classification : zone 3.
Mesures contre le choléra
Le respect des règles d’hygiène de base est de rigueur : lavage des mains, stérilisation de l’eau et consommation de fruits et de crudités lavés, épluchés et cuits. Le choléra est fréquent en Somalie. Une vaccination anti-cholérique est par conséquent conseillée.
VIH-SIDA
La pandémie de VIH-SIDA est en rapide progression en Somalie. La plus grande prudence est donc de mise et les comportements à risque (rapports sexuels non protégés, ré-utilisation de seringues…) sont à éviter.
Consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.
Ambassade de France à Nairobi:
Adresse: Barclays Plaza, 9th Floor. Loita Street.
Tél: +254 (20) 277 80 00
Fax: +254 (20) 277 81 80
Tél d’urgence: + 254 (0) 733 682 231
Courriel: ambafrance.nairobi@diplomatie.gouv.fr