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Somalie

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Dernière mise à jour le: 21 décembre 2012 - Information toujours valide le: 23 mai 2013

Sécurité

Tout déplacement, sur l’ensemble du territoire somalien, où la situation demeure extrêmement dégradée, reste formellement déconseillé.

Centre et Sud du pays

La milice islamiste Al Shabaab, liée à Al Qaida, contrôle encore une grande partie du Sud et du Centre de la Somalie. Les défaites militaires qu’elle a subies depuis 18 mois la conduisent à s’orienter davantage vers la mise en œuvre de tactiques asymétriques : techniques de guérilla et de harcèlement, engins explosifs improvisés, attentats suicide, etc. C’est particulièrement le cas à Mogadiscio et Kismayo et dans les autres villes du Sud et du Centre, où les attentats ont fait plusieurs dizaines de morts depuis septembre 2012 (triple attentat suicide contre l’hôtel où résidait le Président, nouvellement élu, attentats suicide contre des cafés de Mogadiscio, attentats à la voiture piégée, attaques de convois de l’AMISOM à Mogadiscio, Afgoye et Merka, jets de grenades et assassinats quasi-quotidiens à Mogadiscio, Baidoa, Beledweyne et Kismayo).

Les zones récemment conquises par l’AMISOM, les forces gouvernementales, les milices alliées ainsi que les armées kenyane et éthiopienne, comme Beledweyne, Baidoa, Jowhar, Kismayo ou certains districts des provinces de Djouba, Gedo, Bas-Shabelle, Hiran et Galgudug sont en proie à une grande instabilité. Les risques d’attentats et d’affrontements entre milices et clans rivaux y sont importants. Les forces en présence ne peuvent apporter aucune garantie de sécurité aux visiteurs de passage.

Le risque d’enlèvement, notamment de travailleurs humanitaires et de journalistes, est extrêmement élevé à Mogadiscio comme dans l’ensemble du Sud et du Centre de la Somalie, singulièrement dans la province du Mudug (triangle Harardhere, Galkayo, Garaad) où des gangs liés à la piraterie n’hésitent pas à s’attaquer, à terre, à tout étranger, y compris à des travailleurs humanitaires.

Dans ce contexte, les déplacements dans les régions de Bas-Djouba, Moyen-Djouba, Gedo, Bakool, Bay, Bas-Shabelle, Moyen-Shabelle, Banadir (Mogadiscio), Hiran, Galmudud et sud-Mudug sont formellement déconseillés.

Province du Puntland

La situation dans la province autonome du Puntland (régions de Bari, Nugal, Nord-Mudug, Est-Sanaag, Est-Sool) reste très volatile, et a tendance à se dégrader : affrontements armés dans les régions contestées de Sool et Sanaag, présence accrue de miliciens d’Al Shabaab, en particulier dans la région de Bosasso, criminalité liée à la piraterie et aux trafics d’êtres humains. Le risque d’enlèvement est très élevé, notamment de la part de gangs liés à la piraterie.

Province du Somaliland

La situation sécuritaire dans la province sécessionniste du Somaliland (régions de Awdal,Woqooyi Galbeed, Togdheer, ouest-Sanaag, ouest-Sool) se dégrade, avec une présence accrue de miliciens islamistes et sans doute de cellules terroristes. Le risque d’attentat a augmenté, potentiellement contre des institutions "gouvernementales", y compris à Hargeysa, mais aussi contre des organisations internationales et des ressortissants étrangers. Les déplacements dans cette zone demeurent formellement déconseillés.

Recommandations particulières

Il est extrêmement difficile et donc formellement déconseillé aux personnes isolées de se déplacer dans la quasi totalité du pays, où aucune garantie de sécurité ne peut être donnée et aucune protection systématique ne peut être assurée en cas de besoin.

Les journalistes sont particulièrement visés par les actes terroristes et les assassinats : 18 journalistes somaliens ont été tués dans le pays en 2012.

Les membres des ONG et des agences des Nations Unies opérant sur le terrain et les journalistes se trouvent constamment en situation de risques potentiels. Les prises d’otages sont en recrudescence et le risque est très élevé. L’absence de représentation française sur place rend encore plus difficile la protection de nos ressortissants en difficulté. Les intérêts français sont suivis par nos ambassades à Nairobi et, en ce qui concerne le Somaliland, à Djibouti.

Piraterie maritime

Les actes de piraterie sont fréquents au large des côtes somaliennes, souvent à plus de 500 milles nautiques. De nombreux navires de commerce et de plaisance sont l’objet d’attaques violentes, avec prises d’otages systématiques. Les navires dont la vitesse est inférieure à 18 nœuds et dont le franc-bord est bas sur l’eau (hauteur de franc-bord inférieure à 8 mètres) représentent des proies de choix pour les pirates.

Sont particulièrement touchés le Golfe d’Aden, malgré la présence d’une importante force internationale, et toute une zone de l’océan Indien s’étendant du canal du Mozambique et des Seychelles, au sud, à Oman au nord et aux Maldives à l’est.

La navigation de plaisance est fortement déconseillée dans la zone. Pour plus de détails, vous pouvez vous référer à la fiche thématique "Piraterie"

Les armateurs et commandants de bâtiments doivent impérativement déclarer leurs mouvements auprès de l’opération de l’Union européenne Atalante et auprès du Contrôle Naval Volontaire français en océan Indien.

En cas de présence dans la zone, il est recommandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération Atalante) et à la cellule de permanence de l’autorité française sur cette zone maritime (Alindien : +971 265 74 122).

Conseils aux missionnaires des ONG et aux journalistes qui, malgré les risques extrêmement élevés et les mises en garde de ce site, décideraient de se rendre dans le pays

Signalez votre présence en Somalie aux ambassades compétentes, à Nairobi ou Djibouti, avant de vous rendre sur place. Pour d’autres renseignements, prenez contact avec les services de l’Ambassade de France à Nairobi.


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