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Sierra Leone

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Dernière mise à jour le: 12 août 2014 - Information toujours valide le: 29 août 2014

Dernière minute

Virus Ebola

Une épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola sévit actuellement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Des cas ont été rapportés au Nigeria.

En Sierra Leone, elle a causé plus de 250 décès. Son foyer principal se situe dans l’est du pays dans la région de Kailahun, frontalière de la Guinée forestière, et dans celle de Kenema, frontalière du Liberia. Dans ce contexte, il est déconseillé de se rendre dans ces deux régions sauf raison impérative.

Le virus se transmet des animaux sauvages à l’homme et se répand au sein des populations par transmission interhumaine. Pour plus d’information sur le virus Ebola et ses modes de transmission, consulter le bandeau Virus Ebola, en une du site.

Pour plus d’information se reporter au site Internet de l’ambassade de France en Guinée.

Sécurité

Recommandations générales

La guerre civile qu’a connue le pays est officiellement terminée depuis janvier 2002, alors que les derniers combats remontent à l’année 2000. Aujourd’hui, en l’absence de toute violence politique, la Sierra Leone est un pays assez paisible et la situation de sécurité permet de se déplacer sur l’ensemble du territoire, à l’exception de la frontière avec le Liberia qui est déconseillée sauf raison impérative.

Encore relativement faible, la criminalité est néanmoins en hausse. Freetown demeure pour l’instant l’une des capitales les plus sûres d’Afrique de l’Ouest. Les plages peuvent être fréquentées sans risque à Freetown (de jour seulement) et dans toute la péninsule.

En tout état de cause, il est sage de faire preuve de prudence et d’une vigilance renforcée. A cet égard, il est recommandé de respecter les précautions suivantes :

  • Éviter de se promener, surtout de nuit, dans les quartiers défavorisés du Nord-Est de Freetown et autour du port.
  • Éviter de se promener à pied la nuit sur la plage de Lumley, dans le Sud de Freetown. En revanche, cette plage ne présente aucun danger la journée.
  • Ne pas porter de bijoux ou d’objets de valeur, ne pas laisser en évidence les caméras et les appareils photos et éviter, de manière générale, de susciter les convoitises.
  • Ne pas photographier ou filmer les gens sans leur accord préalable. Plus généralement, éviter de prendre des clichés dans des lieux d’extrême pauvreté.
  • Éviter les rassemblements de curieux et badauds pouvant se transformer rapidement en une foule incontrôlable.
  • En cas d’agression à main armée, ne pas opposer de résistance.
  • Éviter de circuler en automobile la nuit sur les routes de province.

Transports

Infrastructures routières
  • Les infrastructures routières sont dans l’ensemble très dégradées. Celles qui sont en cours de réhabilitation ou de construction sont inachevées. Un véhicule tout terrain en bon état est indispensable pour les déplacements. Il est recommandé de recourir aux services d’un chauffeur expérimenté, de ne jamais circuler de nuit et de conduire avec prudence.
  • Freetown et la péninsule : les principales artères de Freetown sont asphaltées. A part quelques grands axes, les rues sont étroites et malcommodes. Le centre ville étant très congestionné, on peut passer des heures dans les embouteillages pour couvrir de modestes distances. A partir du carrefour de Lumley, dans le sud de l’agglomération, une route littorale dessert les villages côtiers et les plages de la péninsule. Cette artère doit faire l’objet d’une réhabilitation et est en mauvais état.
  • Au Nord, on circule sans difficulté jusqu’à la frontière guinéenne, via Port Loko.
  • A l’Ouest, déplacement très aisé jusqu’à Makeni par une excellente route asphaltée.
  • Vers le Sud-Est, on circule facilement jusqu’à Bo et Kenema (2ème et 3ème villes du pays) sur une route dont la réhabilitation est quasiment achevée. La capacité hôtelière est très limitée.
  • L’extrême Sud et l’Est du pays sont difficiles d’accès et n’offrent pas de structures d’accueil (à l’exception de Kono, la capitale de l’Est diamantifère). L’usage d’un véhicule tout terrain bien équipé est indispensable (ne pas songer à un recours technique).
  • Conseils : il est utile de se doter de la seule carte routière disponible à Freetown (éditée par "Shell" et vieille d’une trentaine d’années). Il est prudent de faire le plein dès qu’on atteint la moitié du réservoir. Il est obligatoire de disposer de ses documents personnels ainsi que de ceux du véhicule. Les contrôles ne sont pas fréquents mais ils sont consciencieux. En cas d’accident, la prudence invite à quitter le lieu du sinistre sans sortir de son véhicule et à rejoindre le commissariat ou le bâtiment officiel le plus proche. L’état général des véhicules est médiocre et constitue l’une des causes principales d’accidents sur les routes.
Réseau ferroviaire

Il n’existe pas de réseau ferroviaire.

Transport aérien

Quatre compagnies assurent une liaison avec l’Europe :

  • SN Brussels : Freetown / Abidjan (ou Monrovia) / Bruxelles et retour par Banjul (deux vols hebdomadaires)
  • British Mediterranean (groupe British Airways) : Freetown / Londres Heathrow / Dakar / Freetown (trois vols hebdomadaires)
  • Astraeus Airlines : Freetown / Londres Gatwick (deux vols hebdomadaires) / Freetown
  • Belview Airlines : Freetown / Londres Heathrow (trois vols hebdomadaires) / Freetown.

Des liaisons existent également avec plusieurs capitales africaines :

  • Lagos et Accra par Belview Airlines ;
  • Accra, Monrovia, Dakar et Banjul par Slok Airlines ;
  • Nairobi et Accra par Kenyan Airways et
  • Conakry par Paramount Airlines (cette compagnie figure sur la liste noire de l’Union européenne).

Il n’existe pas de vols intérieurs.

Important : L’aéroport international de Lunghi, situé à vol d’oiseau à moins de 20 kms de Freetown, en est séparé par le large estuaire de la Sierra Leone River. Les voyageurs se rendant en Sierra Leone doivent savoir que les liaisons entre l’aéroport et Freetown sont difficiles, longues, souvent coûteuses et qu’elles peuvent être périlleuses.

  • Par la route, il faut compter environ quatre heures en saison sèche et plus de cinq heures en saison des pluies pour se rendre de l’aéroport de Lunghi à Freetown et vice versa.
  • Un navire hydroglisseur assure parfois la liaison entre Lunghi et Aberdeen (quartier des hôtels au sud-ouest de Freetown) au tarif de 50 dollars américains par personne (aller simple). Régulièrement en panne, il fonctionne au mieux quelques semaines par an.
  • Deux compagnies privées, Paramount airlines (figurant sur la liste noire de l’Union européenne) et Intercity Air service, assuraient un service de navette par hélicoptère au tarif de 70 dollars américains par personne (aller simple) entre Aberdeen et Lunghi. Un hélicoptère de la Paramount Airlines a explosé en vol le 3 juin 2007, et aucun passager n’a survécu. Un temps suspendu, la compagnie Paramount a été rapidement autorisée à reprendre ses rotations. Depuis le mois de février 2008, les autorités sierra leonaises ont retiré leurs licences à ces deux compagnies qui ont dû mettre fin à leur desserte de l’aéroport.
  • Un ferry relie Lunghi au faubourg populeux et difficile d’accès de Kissy, à l’est de Freetown pour un tarif en première classe de 5.000 leones (environ deux dollars américains). Le ferry est souvent surchargé (il faut parfois faire la queue pendant des heures avant d’embarquer). Les équipements de sécurité de base font défaut à bord et la sécurité sierra leonaise ne dispose pas de moyen de secours en mer. Cette liaison s’effectue donc dans des conditions de sécurité préoccupantes.
    Il est enfin possible de faire la traversée en bateau rapide de type "hors bord" (compter environ 100 dollars américains) entre Lunghi et Aberdeen, qui tombe parfois en panne. En l’absence d’un ponton, l’embarquement et le débarquement se font par portage à dos d’Homme. Il est formellement déconseillé d’emprunter des pirogues.

Entrée / Séjour

Un visa est exigé pour entrer en Sierra Leone. Il est délivré par l’Ambassade de Sierra Leone en Belgique, qui a juridiction sur la France : 410, avenue de Tervuren, Bruxelles - Tél : +32 2 771 00 53, télécopie : +32 2 771 82 30.

Santé

Avant le départ

Compte tenu d’infrastructures sanitaires peu développées, la souscription d’une assurance rapatriement est impérative.

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Dans le cas où le voyageur suit un traitement médicamenteux, il convient de se munir de ces derniers avant le départ de France en quantité suffisante pour toute la durée du séjour car les pharmacies locales sont très peu approvisionnées.

Paludisme

Tout le territoire de la Sierra Leone est impaludé. Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Classification : zone 3.

On trouve à Freetown des médicaments antipaludéens.

Autres risques infectieux

La fièvre de Lassa est présente dans l’Est du pays.

Vaccinations

La mise à jour de la vaccination Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite (+/- Coqueluche) est indispensable avant tout déplacement dans le pays.

La vaccination contre la fièvre jaune est exigée pour l’entrée en Sierra Leone. Cette vaccination est à pratiquer dans un centre de vaccinations agréé.

Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B et méningite à méningocoque.

Hygiène alimentaire - Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra

Une épidémie de choléra touche le nord de la Sierra Leone (régions de Port Loko et Kambia) depuis la mi-février 2012.

Il est conseillé de :

  • ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
  • éviter l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ;
  • éviter la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits ;
  • compte tenu du risque important de contamination, la consommation de toute viande de chasse est à proscrire absolument ;
  • veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
VIH - Sida

Prévalence non négligeable du VIH - sida. VIH et autres maladies sexuellement transmissibles imposent un comportement responsable (préservatifs).

Quelques règles simples
  • évitez les baignades dans les rivières ou lacs (risque d’infection parasitaire) ;
  • évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • ne caressez pas les animaux que vous rencontrez ;
  • veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
Numéros utiles

Les structures médicales sont d’une extrême indigence en Sierra Leone, tant sur le plan humain que matériel. Il n’existe pas de service d’urgence dans le pays. Les seuls établissements à même de fournir certains soins d’urgence sont :

  • Connaught hospital : +232 224405 / 222087 / 220112
  • Choitram memorial hospital : +232 232598 / 222452 / 202040
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Divers

Climat : La Sierra Leone connaît un climat tropical, chaud et humide (précipitations dépassant 3,50 mètres à Freetown), avec une température moyenne de 27 degrés celsius. Deux saisons alternent:

  • une saison sèche de novembre à mai et
  • une saison des pluies de juin à octobre.
Us et coutumes

La Sierra Leone est un État laïc mais les pratiques religieuses y sont très fortes. Plus de 70 % de la population pratique un islam tolérant. Près de 25 % de la population est chrétienne. Il reste encore quelques adeptes des religions traditionnelles. Les sociétés (plus ou moins) secrètes, aux rites initiatiques et regroupant hommes et femmes par classe d’âge, sont encore très puissantes. Chrétiens et musulmans y adhèrent tout autant que les adeptes des cultes animistes.

Une tenue décente est recommandée.

En ville ou à la campagne, il est vivement recommandé de toujours demander l’autorisation avant de prendre quelqu’un en photo.

Législation locale

La consommation et la possession de produits stupéfiants sont interdites. Les diamants dont le pays est un important producteur ne peuvent quitter le territoire sans une licence d’exportation. C’est le ministère des ressources minérales qui délivre ces licences.

Monnaie

La monnaie nationale, le leone, n’est pas convertible. Une récente loi anti-blanchiment interdit l’importation de plus de 10.000 dollars américains en liquide.

Pratiquement aucun établissement n’accepte les cartes de crédit. Les paiements se font en espèces, de préférence en monnaie locale. Le dollar est accepté, l’euro ne l’est pratiquement pas.

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