Sécurité
La Serbie et la ville de Belgrade en particulier connaissent en règle générale un niveau de sécurité convenable. Toutefois, des actes de violence sont à déplorer en marge de manifestations sportives, particulièrement les matchs de football. Dans ce contexte, il est vivement conseillé aux voyageurs qui souhaitent assister ou participer à des rencontres sportives de se joindre à des déplacements organisés en groupe et avec la garantie d’un accompagnement sur place par des responsables des fédérations sportives serbes.
Plus généralement, les Français qui souhaitent se rendre dans ce pays devront éviter les rassemblements à caractère politique et les manifestations susceptibles de dégénérer en actes violents, y compris à l’encontre de ressortissants étrangers. On soulignera le risque présenté par les groupuscules ouvertement homophobes qui n’hésitent pas à manifester violemment en marge de rassemblements tels que la Marche des fiertés homosexuelles.
Le risque d’un vol de voiture est réel en Serbie et la recherche d’un parc de stationnement sécurisé est donc recommandée spécialement pour les véhicules neufs et de valeur. De même, il est déconseillé de laisser des documents d’identité et des objets de valeur dans son véhicule. Les vols à la tire ont tendance à se multiplier, notamment lors des grands festivals qui attirent de nombreux touristes étrangers : Exit, Guca. Il est vivement recommandé d’apporter avec soi des photocopies de ses papiers d’identité certifiées conformes qui facilitent les démarches en cas de perte ou de vol.
Aucune région de Serbie n’est déconseillée à l’exception de la région sud autour des localités de Preševo et Bujanovac. La situation actuellement calme dans ces localités est toutefois susceptible de devenir tendue à tout moment.
Pas de contre-indication majeure, sauf en Serbie du sud. Les anciennes zones de combat aux abords de Preševo, Bujanovac et Medveđa n’ont pas encore été totalement déminées. La plus grande prudence est donc nécessaire hors des zones de passage et d’habitation. Il est très vivement déconseillé de quitter les routes principales. La circulation est normale jusqu’à la frontière avec le Kosovo, avec des points de contrôle de la KFOR.
L’activité sismique est relativement importante en Serbie, comme dans l’ensemble de la péninsule balkanique. La secousse du 2 novembre 2010, dont l’épicentre se situait à proximité de Kraljevo (environ 150 km au sud de Belgrade) a atteint une magnitude de 5,4 sur l’échelle de Richter et causé la mort de deux personnes. Elle a été ressentie à Belgrade, tout comme les 5 autres séismes d’une magnitude comprise entre 4 et 5 relevés depuis 2006.
Les recommandations de base sont les suivantes :
- A l’intérieur : s’éloigner des fenêtres, des murs extérieurs, de tout meuble, tableau, luminaire susceptibles de se renverser; s’abriter sous une table solide ou tout meuble résistant ou rester debout sous un encadrement de porte ;
- A l’extérieur : s’efforcer d’atteindre un espace libre, loin des arbres, poteaux électriques, murs ou bâtiments; dans la voiture, s’arrêter au bord de la route et attendre à l’intérieur la fin des secousses.
Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires.
Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.
Des informations complémentaires sur le risque sismique sont disponibles dans la fiche thématique Risques climatiques (séismes).
Les crues des fleuves serbes (Danube, Save, Tisza, Drina) sont assez fréquentes et peuvent provoquer des inondations particulièrement importantes en Voïvodine, comme en 2006.
La zone industrielle de Pancevo est le principal facteur de risque à proximité immédiate de Belgrade. Sur une même zone se concentrent la principale raffinerie du pays, une importante unité de fabrication de caoutchouc synthétique et une usine d’azote. L’ensemble de la zone a été endommagée par les frappes de l’OTAN en 1999, mais le site dispose aujourd’hui de moyens fiables de veille.
Novi Sad accueille également un important complexe pétrochimique sur son territoire, en particulier la deuxième plus grande raffinerie du pays.






