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Sécurité

Contexte régional

Dans le contexte des attentats de Bamako, Ouagadougou et Grand-Bassam, il convient de tenir compte de la menace terroriste régionale sur les pays d’Afrique de l’ouest, y compris le Sénégal. Une vigilance accrue est nécessaire.

La sécurité des emprises officielles françaises au Sénégal, en particulier celles qui reçoivent du public, fait l’objet d’un renforcement préventif des mesures de sécurité (contrôle strict des visiteurs, protection armée, interdiction de stationner à proximité). Il est demandé à chacun de bien vouloir respecter les consignes de sécurité.

Les voyageurs peuvent circuler dans toutes les régions sauf dans certaines parties de la Casamance (cf. infra) et à l’exception de la frontière avec le Mali et d’une partie de la frontière avec la Mauritanie, zone déconseillée sauf raison impérative, compte tenu de la situation qui prévaut au Sahel et des enlèvements d’Occidentaux au Mali, au Niger et au Nord Cameroun. Si des raisons impératives vous amènent à emprunter un itinéraire qui longe les frontières Nord et Est, il est fortement recommandé de respecter certains conseils de prudence : aucun déplacement de nuit, une discrétion totale sur votre trajet avant le départ, préconisation d’un voyage en convoi (au moins à 2 ou 3 véhicules)… Il est également vivement recommandé de signaler ce déplacement au Consulat général de France à Dakar (bulletin.dakar-fslt [at] diplomatie.gouv.fr).

Renforcement des contrôles par les autorités sénégalaises

Les autorités sénégalaises ont décidé de renforcer les contrôles routiers et d´identité par la gendarmerie et la police, notamment sur les principaux axes routiers à Dakar et dans les zones touristiques. Il est vivement recommandé de circuler avec son passeport et de se conformer à ces contrôles dans le strict respect dû aux forces de l’ordre.

Criminalité

Au cours du séjour, il convient de prendre toutes les précautions utiles pour conserver les documents de voyage ou d’identité en lieu sûr ainsi que l’argent liquide, notamment dans les lieux très fréquentés (aéroport, marché).

La criminalité au Sénégal demeure à un niveau raisonnable par rapport à beaucoup d’autres grandes capitales. Ceci peut conduire parfois à des comportements négligents, qui augmentent le risque d’agressions ou les conséquences de celles-ci.

Les actes criminels sont principalement orientés contre les biens, phénomène en croissance depuis la dernière décennie qui s’accompagne parfois de violences physiques. Ils sont souvent liés à la précarité de la situation socio-économique et parfois à la consommation de drogues. L’approche des grandes fêtes (Tabaski, notamment) marque souvent une recrudescence des agressions.

Il est donc recommandé de ne pas porter d’objets de manière ostentatoire (bijoux, sacs, …), qui pourraient attirer l’attention des voleurs à la tire et des pickpockets (actifs notamment en centre-ville et lors des rassemblements à caractère culturel ou politique), et de s’abstenir de circuler en voiture vitres ouvertes et portes non verrouillées (risque de vol des objets déposés sur le siège passager).

Des agressions à main armée (généralement à l’arme blanche) interviennent de temps en temps.

A Dakar, la grande corniche est particulièrement connue pour être le théâtre d’agressions régulières de piétons à partir de la tombée de la nuit. Il est conseillé de n’esquisser aucun geste de défense ou attitude agressive susceptible de déclencher des réactions violentes.

La prudence doit être aussi de mise dans les lieux touristiques (Saly, Lac rose…), où les agressions ne sont pas rares, certaines avec violence.

En cas d’agression et/ou de vol, portez plainte auprès des autorités de police locales et faites constater par un médecin les blessures éventuelles en résultant.

Informez de cette plainte le Consulat général de France et communiquez-lui de façon précise les circonstances et modalités de l’agression, afin qu’il puisse en tenir compte pour de prochains conseils de prudence.

Les déplacements interurbains sont possibles mais toujours déconseillés de nuit.

Casamance
Il est déconseillé de se rendre sauf raison impérative en Casamance, dans les zones figurant en orange sur la carte ci-dessous. Outre l’inscription sur Ariane, les voyageurs désirant se rendre dans ces zones, en particulier les membres d’associations, sont invités à contacter avant leur séjour le Consulat général de France à Dakar (bulletin.dakar-fslt [at] diplomatie.gouv.fr).

Si les attaques sont exceptionnelles depuis 2013 en Casamance, un certain nombre d’incidents ont eu lieu, occasionnant des blessés.

L’année 2015 a été marquée par une légère recrudescence d’incidents sécuritaires (altercations entre les forces armées sénégalaises et les rebelles, ainsi qu’une quinzaine de braquages recensés sur l’année, majoritairement sur des routes secondaires et à la proximité des frontières).
Le mois de février 2016 a cependant été marqué par deux nouveaux incidents. Ainsi, un braquage de véhicule (avorté en raison d’une intervention de l’armée sénégalaise) est survenu le 9 février sur la Route Nationale 4 entre Bignona et Senoba, et un véhicule qui circulait de nuit sur un axe secondaire entre Diakoye Banga et Batong (département de Bignona) a été immobilisé et emporté par des hommes armés le 15 février.

Il est déconseillé de rouler la nuit, de circuler à proximité des frontières avec la Gambie et la Guinée-Bissao, et de s’écarter des axes bitumés, en raison du risque lié aux mines.

Il convient donc de se déplacer exclusivement sur les axes principaux, et notamment sur la route "transgambienne", entre Ziguinchor et Sénoba, via Bignona, entre Ziguinchor et Cap Skiring, et exclusivement en journée.

Il est par ailleurs vivement recommandé, en cas de braquage, de garder son calme et de ne manifester aucune velléité de passage en force.

La zone délimitée par le littoral, la route Ziguinchor-Cap Skiring et le fleuve Casamance demeure accessible aux visiteurs. La zone hôtelière de Cap Skiring ne présente aucun danger particulier.

Dakar

Comme dans tout grand centre urbain, des vols avec agression ainsi que des cambriolages peuvent se produire, de jour comme de nuit. Il convient donc d’être vigilant notamment :

  • lors de ses déplacements, quel que soit le quartier :
  • à pied, en évitant d’avoir sur soi bijoux et sommes d’argent importantes ;
  • en voiture, en circulant vitres fermées et portières verrouillées ;

- à son domicile, en faisant appel à un gardiennage fiable et permanent, de jour comme de nuit ;

- dans les lieux publics, y compris ceux qui sont a priori sécurisés, tels que l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor de Dakar.

Des vols, parfois avec agression, sont signalés dans la région au sud de Dakar (de la Somone à Joal). Des touristes de passage en sont régulièrement victimes, notamment lors de cambriolages dans leurs villas en location.

Cybercriminalité / Annonces sur Internet

La plus grande prudence est de mise, en raison de nombreuses pratiques frauduleuses et tentatives d’extorsion de fonds :

  • dans l’organisation de voyages ou de stages auprès d’organismes ou d’associations pseudo humanitaires. Il est particulièrement recommandé de s’assurer du sérieux et de la fiabilité de la structure locale d’accueil ;
  • dans les invitations aux rencontres en vue de mariage ;
  • lors de transactions de toute nature, sollicitations comportant une demande d’envoi d’informations bancaires ou de sommes d’argent même modestes.
AVERTISSEMENTS

- Prise de photos et films

Il est interdit de photographier et de filmer les sites et bâtiments officiels (aéroports, casernes, présidence, ministères, etc.).

Il est recommandé de ne pas photographier ni filmer des situations qui peuvent gêner les populations (pauvreté, par exemple).

- Avertissement lié à la procédure d’expulsion

Tout ressortissant en situation irrégulière ou s’étant rendu coupable d’actes interdits par la législation est passible d’une mesure d’expulsion précédée d’une mise en détention dont la durée peut être variable.

- Avertissement sur les risques liés à la détention, consommation et trafic de stupéfiants

La justice sénégalaise ne fait preuve d’aucune tolérance à l’égard des consommateurs de stupéfiants. La culture et le trafic de drogues sont passibles de 5 à 10 ans d’emprisonnement, alors que la cession ou l’offre pour consommation personnelle peut entraîner des condamnations allant de 2 à 5 ans de prison. La peine pour détention et achat de drogues pour consommation personnelle va de 2 mois à 1 an d’incarcération. Enfin, la conduite sous l’emprise de la drogue (Art.110) est également passible d’une peine d’emprisonnement de 1 à 3 ans et d’une amende de 500 000 à 5 millions de francs CFA.

- Avertissement lié à l’homosexualité

L’article 319 du code pénal prévoit qu’au Sénégal "…sera puni d’un emprisonnement d’1 à 5 ans, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. Si l’acte a été commis avec un mineur de 21 ans et moins, le maximum de la peine sera toujours prononcé."

Si le Sénégal est un pays traditionnellement tolérant, l’homosexualité n’est pas admise, et des peines de prison sont effectivement prononcées contre des personnes ayant recherché ou eu une relation homosexuelle. Même une simple approche ou une tentative de relation homosexuelle peut amener à une peine de prison ferme. L’affichage de tendances homosexuelles fait par ailleurs l’objet d’un fort rejet social.

- Avertissement lié à la pédophilie

Les actes de pédophilie sont sanctionnés par les articles 320 ter et 321 du code pénal, qui prévoient jusqu’à 10 ans de réclusion (la majorité légale étant fixée à 21 ans et la peine non inférieure à 3 ans si le mineur est âgé de moins de 13 ans au moment des faits). La justice sénégalaise applique avec rigueur la loi, à l’encontre des ressortissants étrangers comme des nationaux.

- Avertissement sur le tourisme sexuel

Les voyageurs circulant au Sénégal doivent tenir compte de la législation locale pénalisant les atteintes à la personne. Outre les peines frappant l’homosexualité et la pédophilie (voir ci-dessus), le code pénal sanctionne en particulier :

- Les activités pornographiques : si des mineurs de moins de 16 ans y sont associés en tant qu’acteurs ou témoins (art. 320 bis, ter) : 1 à 5 ans d’emprisonnement (3 à 7 si le mineur est âgé de moins de 13 ans). Les mêmes peines s’appliquent aux organisateurs de réunions comportant des exhibitions ou des relations sexuelles si un mineur y assiste ou participe. En cas de contrainte, ou de déficience psychique du mineur exploité, les peines sont celles prévues pour le viol ou l’attentat à la pudeur.

- Le proxénétisme (articles 323 à 327) au sens le plus large (y compris les intermédiaires, racoleurs, souteneurs ou concubins de personnes prostituées) : de 1 à 3 ans de réclusion assortis d’une amende (de 2 à 5 ans avec amende aggravée si la victime est mineure, si le délit est commis à l’égard de plusieurs personnes, accompagné de violence ou de port d’armes, commis en gang, si les victimes étaient récemment arrivées sur le territoire sénégalais ou ont été prostituées en dehors de ce territoire). Les personnes associées à des établissements ouverts au public où se pratique racolage ou prostitution sont passibles des mêmes peines.

- La prostitution des mineurs est interdite au Sénégal. Les clients de mineurs prostitués encourent les peines prévues pour l’attentat à la pudeur (ou à la tentative) : 2 à 5 ans d’emprisonnement. Les circonstances aggravantes (notamment, victimes âgées de moins de 13 ans) portent la peine à 10 ans.

- Le viol simple ou dans un contexte de prostitution ou de trafic d’êtres humains est passible de 5 à 10 ans de réclusion sans possibilité de sursis (art. 320, 322). Les circonstances aggravantes (victimes âgées de moins de 13 ans, en état de grossesse, handicapée, séquestration, viol en réunion, viol mutilant) portent la peine à son maximum de 10 ans.

Au titre de la protection des mineurs, la loi assouplit les critères de territorialité des délits : les peines prévues pour ces différentes catégories d’actes s’appliquent même si les éléments constitutifs des infractions ont été commis dans différents pays (art. 324). En cas de contestation sur l’âge de la victime, les tribunaux laissent à l’accusé la charge de prouver s’il a été trompé sur l’âge du mineur.


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