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Dernière mise à jour le : 18 mars 2016 - Information toujours valide le : 25 mai 2016

Sécurité

Contexte régional

Dans le contexte des attentats de Bamako, Ouagadougou et Grand-Bassam, il convient de tenir compte de la menace terroriste régionale sur les pays d’Afrique de l’ouest, y compris le Sénégal. Une vigilance accrue est nécessaire.

La sécurité des emprises officielles françaises au Sénégal, en particulier celles qui reçoivent du public, fait l’objet d’un renforcement préventif des mesures de sécurité (contrôle strict des visiteurs, protection armée, interdiction de stationner à proximité). Il est demandé à chacun de bien vouloir respecter les consignes de sécurité.

Les voyageurs peuvent circuler dans toutes les régions sauf dans certaines parties de la Casamance (cf. infra) et à l’exception de la frontière avec le Mali et d’une partie de la frontière avec la Mauritanie, zone déconseillée sauf raison impérative, compte tenu de la situation qui prévaut au Sahel et des enlèvements d’Occidentaux au Mali, au Niger et au Nord Cameroun. Si des raisons impératives vous amènent à emprunter un itinéraire qui longe les frontières Nord et Est, il est fortement recommandé de respecter certains conseils de prudence : aucun déplacement de nuit, une discrétion totale sur votre trajet avant le départ, préconisation d’un voyage en convoi (au moins à 2 ou 3 véhicules)… Il est également vivement recommandé de signaler ce déplacement au Consulat général de France à Dakar (bulletin.dakar-fslt@diplomatie.gouv.fr).

Renforcement des contrôles par les autorités sénégalaises

Les autorités sénégalaises ont décidé de renforcer les contrôles routiers et d´identité par la gendarmerie et la police, notamment sur les principaux axes routiers à Dakar et dans les zones touristiques. Il est vivement recommandé de circuler avec son passeport et de se conformer à ces contrôles dans le strict respect dû aux forces de l’ordre.

Criminalité

Au cours du séjour, il convient de prendre toutes les précautions utiles pour conserver les documents de voyage ou d’identité en lieu sûr ainsi que l’argent liquide, notamment dans les lieux très fréquentés (aéroport, marché).

La criminalité au Sénégal demeure à un niveau raisonnable par rapport à beaucoup d’autres grandes capitales. Ceci peut conduire parfois à des comportements négligents, qui augmentent le risque d’agressions ou les conséquences de celles-ci.

Les actes criminels sont principalement orientés contre les biens, phénomène en croissance depuis la dernière décennie qui s’accompagne parfois de violences physiques. Ils sont souvent liés à la précarité de la situation socio-économique et parfois à la consommation de drogues. L’approche des grandes fêtes (Tabaski, notamment) marque souvent une recrudescence des agressions.

Il est donc recommandé de ne pas porter d’objets de manière ostentatoire (bijoux, sacs, …), qui pourraient attirer l’attention des voleurs à la tire et des pickpockets (actifs notamment en centre-ville et lors des rassemblements à caractère culturel ou politique), et de s’abstenir de circuler en voiture vitres ouvertes et portes non verrouillées (risque de vol des objets déposés sur le siège passager).

Des agressions à main armée (généralement à l’arme blanche) interviennent de temps en temps.

A Dakar, la grande corniche est particulièrement connue pour être le théâtre d’agressions régulières de piétons à partir de la tombée de la nuit. Il est conseillé de n’esquisser aucun geste de défense ou attitude agressive susceptible de déclencher des réactions violentes.

La prudence doit être aussi de mise dans les lieux touristiques (Saly, Lac rose…), où les agressions ne sont pas rares, certaines avec violence.

En cas d’agression et/ou de vol, portez plainte auprès des autorités de police locales et faites constater par un médecin les blessures éventuelles en résultant.

Informez de cette plainte le Consulat général de France et communiquez-lui de façon précise les circonstances et modalités de l’agression, afin qu’il puisse en tenir compte pour de prochains conseils de prudence.

Les déplacements interurbains sont possibles mais toujours déconseillés de nuit.

Casamance
Il est déconseillé de se rendre sauf raison impérative en Casamance, dans les zones figurant en orange sur la carte ci-dessous. Outre l’inscription sur Ariane, les voyageurs désirant se rendre dans ces zones, en particulier les membres d’associations, sont invités à contacter avant leur séjour le Consulat général de France à Dakar (bulletin.dakar-fslt@diplomatie.gouv.fr).

Si les attaques sont exceptionnelles depuis 2013 en Casamance, un certain nombre d’incidents ont eu lieu, occasionnant des blessés.

L’année 2015 a été marquée par une légère recrudescence d’incidents sécuritaires (altercations entre les forces armées sénégalaises et les rebelles, ainsi qu’une quinzaine de braquages recensés sur l’année, majoritairement sur des routes secondaires et à la proximité des frontières).
Le mois de février 2016 a cependant été marqué par deux nouveaux incidents. Ainsi, un braquage de véhicule (avorté en raison d’une intervention de l’armée sénégalaise) est survenu le 9 février sur la Route Nationale 4 entre Bignona et Senoba, et un véhicule qui circulait de nuit sur un axe secondaire entre Diakoye Banga et Batong (département de Bignona) a été immobilisé et emporté par des hommes armés le 15 février.

Il est déconseillé de rouler la nuit, de circuler à proximité des frontières avec la Gambie et la Guinée-Bissao, et de s’écarter des axes bitumés, en raison du risque lié aux mines.

Il convient donc de se déplacer exclusivement sur les axes principaux, et notamment sur la route "transgambienne", entre Ziguinchor et Sénoba, via Bignona, entre Ziguinchor et Cap Skiring, et exclusivement en journée.

Il est par ailleurs vivement recommandé, en cas de braquage, de garder son calme et de ne manifester aucune velléité de passage en force.

La zone délimitée par le littoral, la route Ziguinchor-Cap Skiring et le fleuve Casamance demeure accessible aux visiteurs. La zone hôtelière de Cap Skiring ne présente aucun danger particulier.

Dakar

Comme dans tout grand centre urbain, des vols avec agression ainsi que des cambriolages peuvent se produire, de jour comme de nuit. Il convient donc d’être vigilant notamment :

  • Lors de ses déplacements, quel que soit le quartier :
  • à pied, en évitant d’avoir sur soi bijoux et sommes d’argent importantes ;
  • en voiture, en circulant vitres fermées et portières verrouillées.
  • A son domicile, en faisant appel à un gardiennage fiable et permanent, de jour comme de nuit.
  • Dans les lieux publics, y compris ceux qui sont a priori sécurisés, tels que l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor de Dakar.

Des vols, parfois avec agression, sont signalés dans la région au sud de Dakar (de la Somone à Joal). Des touristes de passage en sont régulièrement victimes, notamment lors de cambriolages dans leurs villas en location.

Cybercriminalité / Annonces sur Internet

La plus grande prudence est de mise, en raison de nombreuses pratiques frauduleuses et tentatives d’extorsion de fonds :

  • dans l’organisation de voyages ou de stages auprès d’organismes ou d’associations pseudo humanitaires. Il est particulièrement recommandé de s’assurer du sérieux et de la fiabilité de la structure locale d’accueil ;
  • dans les invitations aux rencontres en vue de mariage ;
  • lors de transactions de toute nature, sollicitations comportant une demande d’envoi d’informations bancaires ou de sommes d’argent même modestes.
AVERTISSEMENTS
  • Prise de photos et films

Il est interdit de photographier et de filmer les sites et bâtiments officiels (aéroports, casernes, présidence, ministères, etc.).

Il est recommandé de ne pas photographier ni filmer des situations qui peuvent gêner les populations (pauvreté, par exemple).

  • Avertissement lié à la procédure d’expulsion

Tout ressortissant en situation irrégulière ou s’étant rendu coupable d’actes interdits par la législation est passible d’une mesure d’expulsion précédée d’une mise en détention dont la durée peut être variable.

  • Avertissement sur les risques liés à la détention, consommation et trafic de stupéfiants

La culture et le trafic de drogues sont passibles de 5 à 10 ans d’emprisonnement, alors que la cession ou l’offre pour consommation personnelle peut entraîner des condamnations allant de 2 à 5 ans de prison. La peine pour détention et achat de drogues pour consommation personnelle va de 2 mois à 1 an d’incarcération. Enfin, la conduite sous l’emprise de la drogue (Art.110) est également passible d’une peine d’emprisonnement de 1 à 3 ans et d’une amende de 500 000 à 5 millions de francs CFA.

  • Avertissement lié à l’homosexualité

L’article 319 du code pénal prévoit qu’au Sénégal "…sera puni d’un emprisonnement d’1 à 5 ans, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. Si l’acte a été commis avec un mineur de 21 ans et moins, le maximum de la peine sera toujours prononcé."

Si le Sénégal est un pays traditionnellement tolérant, l’homosexualité n’est pas admise, et des peines de prison sont effectivement prononcées contre des personnes ayant recherché ou eu une relation homosexuelle. Même une simple approche ou une tentative de relation homosexuelle peut amener à une peine de prison ferme. L’affichage de tendances homosexuelles fait par ailleurs l’objet d’un fort rejet social.

  • Avertissement lié à la pédophilie

Les actes de pédophilie sont sanctionnés par les articles 320 ter et 321 du code pénal, qui prévoient jusqu’à 10 ans de réclusion (la majorité légale étant fixée à 21 ans et la peine non inférieure à 3 ans si le mineur est âgé de moins de 13 ans au moment des faits). La justice sénégalaise applique avec rigueur la loi, à l’encontre des ressortissants étrangers comme des nationaux.

  • Avertissement sur le tourisme sexuel

Les voyageurs circulant au Sénégal doivent tenir compte de la législation locale pénalisant les atteintes à la personne. Outre les peines frappant l’homosexualité et la pédophilie (voir ci-dessus), le code pénal sanctionne en particulier :

  • Les activités pornographiques : si des mineurs de moins de 16 ans y sont associés en tant qu’acteurs ou témoins (art. 320 bis, ter) : 1 à 5 ans d’emprisonnement (3 à 7 si le mineur est âgé de moins de 13 ans). Les mêmes peines s’appliquent aux organisateurs de réunions comportant des exhibitions ou des relations sexuelles si un mineur y assiste ou participe. En cas de contrainte, ou de déficience psychique du mineur exploité, les peines sont celles prévues pour le viol ou l’attentat à la pudeur.
  • Le proxénétisme (articles 323 à 327) au sens le plus large (y compris les intermédiaires, racoleurs, souteneurs ou concubins de personnes prostituées) : de 1 à 3 ans de réclusion assortis d’une amende (de 2 à 5 ans avec amende aggravée si la victime est mineure, si le délit est commis à l’égard de plusieurs personnes, accompagné de violence ou de port d’armes, commis en gang, si les victimes étaient récemment arrivées sur le territoire sénégalais ou ont été prostituées en dehors de ce territoire). Les personnes associées à des établissements ouverts au public où se pratique racolage ou prostitution sont passibles des mêmes peines.
  • La prostitution des mineurs est interdite au Sénégal. Les clients de mineurs prostitués encourent les peines prévues pour l’attentat à la pudeur (ou à la tentative) : 2 à 5 ans d’emprisonnement. Les circonstances aggravantes (notamment, victimes âgées de moins de 13 ans) portent la peine à 10 ans.
  • Le viol simple ou dans un contexte de prostitution ou de trafic d’êtres humains est passible de 5 à 10 ans de réclusion sans possibilité de sursis (art. 320, 322). Les circonstances aggravantes (victimes âgées de moins de 13 ans, en état de grossesse, handicapée, séquestration, viol en réunion, viol mutilant) portent la peine à son maximum de 10 ans.

Au titre de la protection des mineurs, la loi assouplit les critères de territorialité des délits : les peines prévues pour ces différentes catégories d’actes s’appliquent même si les éléments constitutifs des infractions ont été commis dans différents pays (art. 324). En cas de contestation sur l’âge de la victime, les tribunaux laissent à l’accusé la charge de prouver s’il a été trompé sur l’âge du mineur.

Entrée / Séjour

Les ressortissants français désirant se rendre au Sénégal pour un séjour de moins de 90 jours doivent obligatoirement être munis de leur passeport avec une validité supérieure à 6 mois. Ils sont exemptés de visa.

Pour un séjour de plus de 3 mois, une carte de résident est obligatoire et doit être demandée aux services de la direction de la police des étrangers et des titres de voyage.

Voyager seul avec son ou ses enfant(s)

Les passagers embarquant sur un vol international accompagnés d’au moins un enfant mineur, et dans le cas où l’un des parents ne voyagerait pas avec l’enfant, doivent obligatoirement fournir un document attestant de son autorisation. Cette attestation, visée par les services de police, pourrait être réclamée par la Police aux Frontières au moment du départ.

Déplacements vers le Mali

Il n’existe officiellement aucune restriction des déplacements par voie terrestre entre le Sénégal et le Mali. Toutefois, vous êtes invité(e) à consulter le site Internet de l’Ambassade de France à Dakar avant tout déplacement dans la zone frontalière avec le Mali, la Guinée et la Mauritanie, ainsi que les fiches « Conseils aux voyageurs » consacrées à ces pays.

Santé

Détention de médicaments

Avertissement lié à la détention de médicaments, y compris ceux qui sont délivrés hors du Sénégal :
En cas de déplacement, toute détention de médicaments inscrits au tableau, en particulier les hypnotiques et les antidépresseurs, doit pouvoir être justifiée par une ordonnance, sous peine de se voir accusé de détention de produit stupéfiant.

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire potentiellement mortelle transmise par les piqûres de moustiques, qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires imprégnés, etc.). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux prophylactique adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à un centre de conseils aux voyageurs avant le départ. Au Sénégal, le risque de paludisme - dû principalement à P. falciparum - existe toute l’année dans le pays ; toutefois, le risque est moindre de janvier à fin juin dans les régions du Centre-ouest. Pendant un séjour ou au retour du Sénégal, toute fièvre inexpliquée, y compris chez l’enfant, doit être considérée comme un paludisme jusqu’à preuve du contraire. Des tests de diagnostic rapide existent, et le traitement, pour être efficace, doit être prescrit rapidement.

Dengue

La dengue sévit au Sénégal, essentiellement pendant et après la saison des pluies. Il s’agit d’une maladie virale transmise par les piqûres de moustiques : il convient de respecter les consignes habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, moustiquaires). Il n’y a pas de vaccin, ni de traitement spécifique. La dengue peut parfois prendre une forme particulièrement grave, parfois mortelle (fièvre hémorragique). Il est vivement recommandé de consulter un médecin, en cas de fièvre. L’utilisation de l’aspirine est déconseillée.

Fièvre jaune

Le vaccin contre la fièvre jaune n’est plus obligatoire pour entrer au Sénégal, sauf pour les passagers provenant de zones d’endémie amarile. Toutefois, au vu de l’existence d’une circulation active du virus amarile, et de la présence de vecteurs capables d’activer une transmission, il est très fortement recommandé d’être à jour de la vaccination contre la fièvre jaune, qui a un effet protecteur pendant 10 ans. Dans la pratique, il peut arriver que les autorités sanitaires sénégalaises exigent, à la frontière, la présentation du carnet de vaccination international, même pour des passagers en provenance de pays européens.

Centre de référence pour la vaccination antiamarile à Dakar :
Institut Pasteur de Dakar
36, avenue Pasteur, B.P. 220 - Dakar
Tél. : +221 33 839 92 00

Rage

La rage sévit au Sénégal de manière endémique. Il est donc conseillé à toute personne de respecter les recommandations suivantes : en cas de morsure ou de léchage par un animal suspect, il est impératif de consulter un médecin qui procèdera si nécessaire aux soins locaux (désinfection, vérification des vaccinations antitétaniques, …) et, si besoin, à une vaccination curative.

La vaccination préventive n’est recommandée que pour les séjours en conditions d’isolement (trekking, safari, randonnée, …), et en cas de contacts avec les animaux pour des raisons professionnelles (vétérinaires, …).

Dans tous les cas, il est conseillé de surveiller attentivement les enfants, afin qu’ils ne s’approchent pas d’animaux inconnus, et de faire vacciner les animaux de compagnie.

Centre de référence pour la vaccination antirabique à Dakar :
Institut Pasteur de Dakar
36, avenue Pasteur, B.P. 220 - Dakar
Tél. : +221 33 839 92 00

Méningite

Il est fortement recommandé aux personnes souhaitant se rendre dans le Sénégal central et oriental pendant la saison sèche (de février à juin) de se faire vacciner au moins 10 jours avant leur départ. Cette recommandation s’applique principalement aux personnes devant avoir un contact avec des personnes malades ou des enfants. Un vaccin tétravalent A, C, Y, W135 est disponible en France mais est actuellement en rupture de stock au Sénégal.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une salmonellose qui demeure endémique, avec l’apparition récurrente de cas, y compris à Dakar. L’infection est due à la consommation d’eau ou d’aliments contaminés. Les crustacés ramassés dans des zones polluées par des eaux usées sont une importante source de contamination. La consommation de fruits ou de légumes crus est à éviter.

Le virus Chikungunya

Le risque d’infection par le virus Chikungunya est réel au Sénégal. Il est rappelé que cette maladie virale est transmise par les piqûres de moustiques : il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, moustiquaires).

Choléra

Le choléra est endémique dans certaines régions du Sénégal, avec des pics épidémiques certaines années. Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs (diarrhée aqueuse profuse, crampes abdominales) et parfois de la fièvre.

Afin de réduire les risques de contamination, il est recommandé de :

  • se laver les mains le plus souvent possible, et a minima avant les repas, ainsi qu’avant toute manipulation d’aliments,
  • veiller à la qualité des aliments (abstention de tout achat de nourriture dans les rues) et à leur bonne cuisson,
  • veiller à ne consommer que de l’eau embouteillée ouverte devant vous,
  • veiller à ne pas consommer de glace, glaçon, lait non pasteurisé ou non bouilli,
  • peler les fruits ou légumes,
  • éviter les crudités et les produits de la mer (coquillages).
Poliomyélite

Plusieurs cas de cette maladie ont été diagnostiqués en 2010. Veillez à être à jour de votre vaccination.

Maladies sexuellement transmissibles

Il existe une prévalence significative des maladies sexuellement transmissibles (hépatite B, VIH-Sida, syphilis). On peut réduire le risque de contamination en évitant les rapports sexuels occasionnels et/ou non protégés.

Grippe A/H1N1

Des formes bénignes de la maladie ont été décelées au début de l’année 2010 dans les régions de Dakar, Diourbel, Fatick et Louga.

Vaccinations

Les vaccins contre le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie, la méningococcie, la fièvre typhoïde, l’hépatite A et l’hépatite B sont recommandés.

Il est recommandé de consulter votre médecin traitant ou un centre de conseils aux voyageurs avant le départ, et de contracter une assurance de rapatriement sanitaire.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Législation locale

La conduite de véhicules en état d’ivresse est réprimée par la loi. Les peines prévues peuvent aller d’1 mois à 1 an d’emprisonnement et/ou de 20 000 à 500 000 francs CFA d’amende. L’ivresse sur la voie publique et les infractions aux débits de boissons sont punies de contraventions.

Assurances

Il est fortement conseillé aux voyageurs de souscrire une police d’assurances personnelle destinée à couvrir les risques décès et invalidité, les montants qui pourraient être obtenus au titre des assurances locales étant plafonnés par le code C.I.M.A. (Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances) à des forfaits très modestes.

Projets fonciers, acquisitions de terrain ou de bien immobilier au Sénégal

Il est vivement recommandé à toute personne physique ou morale souhaitant procéder à l’acquisition d’un terrain ou d’une propriété construite de prendre l’attache d’un conseil ou avocat, préalablement à la signature de tout acte.

La réglementation en vigueur protège les investisseurs lorsqu’elle est respectée, mais ce n’est pas toujours le cas. Une vérification des documents par un spécialiste est donc vivement recommandée.

Divers

En toutes circonstances, politesse et courtoisie sont de mise envers ses interlocuteurs, notamment les représentants de l’administration ou les forces de l’ordre.

Transports

Les douanes sénégalaises appliquent une réglementation interdisant pratiquement l’entrée sur le territoire des véhicules de plus de 8 ans. Ne peuvent être autorisés à y pénétrer, sous le couvert d’une autorisation temporaire d’admission (ATA) ou d’un carnet de passage en douane, que les véhicules de plus de 8 ans munis d’un carnet international de circulation. Ce document doit être délivré par l’Automobile club du pays d’immatriculation du véhicule, moyennant adhésion de son propriétaire et versement d’une caution restituée au retour du véhicule dans son pays d’origine. Au terme du délai légal de présence sur le territoire sénégalais, ces véhicules doivent faire l’objet d’une réexportation.

Les touristes voyageant avec leur véhicule doivent être munis d’un carnet CPD (carnet de passage en douane) ou d’un carnet ATA (autorisation temporaire d’admission). Ils obtiendront un passavant de circulation d’une durée de 48 heures non renouvelables destiné à couvrir la circulation du véhicule du point d’entrée à l’un des bureaux de domiciliation de Dakar, où les autorités locales procèderont à l’enregistrement et au traitement du carnet CPD ou ATA.

Infrastructure routière

Les grands axes routiers entre les villes principales du Sénégal sont en général en bon état, mais peuvent aussi être dégradés (entre Fatick et Tambacounda, voire jusqu’à Kindira). Il est recommandé de modérer sa vitesse et de tenir compte de l’état de la voirie. Certains axes comportent des ralentisseurs ou « gendarmes couchés » particulièrement imposants (Dakar-Thiès), qui imposent une vitesse très faible. Ne pas prendre les pistes pendant la saison des pluies (juillet à octobre).

La plupart des véhicules automobiles au Sénégal ne sont pas ou sont mal assurés. Beaucoup sont en état vétuste. Une vitesse modérée est donc recommandée.

A Dakar

  • En cas d’accident , contacter soit le commissariat central au +221 33 823 71 49 / +221 33 823 25 29, soit la gendarmerie au +221 33 800 20 20.
  • En cas d’agression, vol, ou délit divers, vous pouvez contacter le Consulat général de France à Dakar au +221 33 839 52 62 / +221 77 639 93 59, qui prendra l’attache des services concernés.

Dans le reste du pays, en cas d’accident de la route, se rendre au premier poste de police ou de gendarmerie, afin d’éviter tout incident sur le lieu même de l’accident.

Transport aérien

Les liaisons intérieures sont assurées, selon la demande, par de petites compagnies aériennes privées, à capacité limitée de passagers. Ces liaisons ne sont pas régulières.

Une liaison aérienne hebdomadaire Paris - Dakar - Cap Skiring est assurée par la compagnie privée XL Airways, principalement pendant la période hivernale.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

1) Facilité de visa / Visa d’affaires

Depuis le 1er mai 2015, le visa biométrique a été supprimé pour toute entrée au Sénégal pour les ressortissants français. Il suffit simplement de présenter un passeport valide jusqu’à 6 mois après la date d’entrée sur le territoire.

Travailler, effectuer un stage rémunéré, en mission professionnelle :

Il est demandé aux ressortissants français de régulariser leur situation vis-à-vis de la loi sur le séjour des étrangers au Sénégal à partir du 10ème mois de présence sur le territoire, en sollicitant une « carte de circulation ». Cette carte est obligatoire pour les dirigeants et pour les agents exerçant des activités de recherche, de contrôle, de prospection ou de représentation des entreprises ayant obtenu une dispense générale de versement de la caution de rapatriement.

2) Délai d’obtention

La « carte de circulation » (carte de séjour) est délivrée par la Direction de la Police des étrangers et des Titres de voyages (DPTEV) – Dieuppeul – Allées Sérigne Ababacar Sy – Dakar.

Les délais d’obtention peuvent varier selon les périodes d’affluence des demandes de titre de séjour.

L’établissement ou le renouvellement de la carte de circulation donne lieu au versement de la taxe fixée par les articles 768 et 769 du code général des impôts.

La taxe est fixée à :
• 15 000 FCFA pour l’original ;
• 15 000 FCFA pour le duplicata ;
• 10 000 FCFA pour le visa annuel.

Réseaux de télécommunications

Le parc des lignes téléphoniques est essentiellement porté par Orange. Le taux de pénétration de l’internet au Sénégal poursuit sa progression.

Acheter sur place une carte SIM prépayée s’avère avantageux. Les cartes permettant de recharger le crédit de communication s’achètent facilement partout.

Les tarifs du roaming sont propres à chaque opérateur. Même si le taux de couverture est très bon, il ne l’est que dans les grandes villes.

Tous les opérateurs de téléphonie mobile, Orange, Expresso ou Tigo, ont des offres 3G+. Le voyageur doit être muni d’une clé 3G ou d’un smartphone avec une carte SIM locale. Les hôtels, restaurants, aéroport disposent d’un réseau wifi, payant ou non.

Données économiques

Avec une population de 14 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 1071 dollars et d’un PIB de 16 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 3,3% par an entre 2009 et 2014.

Le Sénégal est le 58 ème client de la France et son 17 ème excédent. La France a exporté vers le Sénégal 729 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont augmenté de 3% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 647 millions d’euros.

Le Sénégal a adopté une stratégie nationale de développement économique et social (SNDES 2013-2017) qui se traduit par des investissements publics pour la diversification de la production énergétique nationale dans les énergies renouvelables (éolien, notamment) et gazières, tandis que plusieurs projets sont lancés dans les transports terrestres. La modernisation et la diversification de l’industrie agricole et agro-alimentaire figurent parmi les priorités du gouvernement. Le secteur des télécommunications progresse rapidement, notamment le marché de « l’outsourcing ».

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques Sénégal.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Le Service économique de l’Ambassade de France à Dakar se tient à disposition de toute entreprise française s’intéressant au Sénégal pour échanger sur la situation économique du pays et sur les différentes modalités d’accès au marché. Cet entretien préalable à la prise de décision vise une meilleure connaissance des règles de contractualisation au Sénégal, pour permettre de prévenir d’éventuels futurs contentieux.

Service économique de Dakar - SENEGAL
Adresse : 1, rue Amadou Assane Ndoye B.P. 4048 DAKAR - SÉNÉGAL
Tél. : +221 33 839 53 80
Télécopie : +221 33 839 53 92
Courriel : dakar@dgtresor.gouv.fr
Site internet : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/senegal

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

L’agence Business France est à disposition des entreprises françaises pour leur apporter un appui opérationnel dans leur approche de l’économie et du marché sénégalais.

Business France - Sénégal
Ambassade de France au Sénégal, 1, rue El Hadji Amadou Assane Ndoye - Dakar
Tél. : +221 33 839 53 72

Julien Giraud (VIA) - Courriel : julien.giraud@businessfrance.fr

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Bruno PARET - Tél. : +221 33 849 4773 (société Senemeca)

Annuaire pour le Sénégal.

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Dakar
15, avenue Nelson Mandela BP 475
Dakar
Sénégal
Tél. : +221 33 849 19 99
Fax : +221 33 823 40 10
Courriel : afddakar@afd.fr
Site internet : http://senegal.afd.fr

  • Attaché douanier

Tél. : +221 33 839 53 00
Courriel : dakar.douane@dgtresor.gouv.fr

  • UEMOA

Le Sénégal est membre de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA, dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.uemoa.int/).

Cette organisation propose un guide des affaires au Sénégal, consultable à l’adresse : http://www.izf.net/pays/s-n-gal.

  • CEDEAO

Le Sénégal est membre de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.ecowas.int/?lang=fr.

La page du Sénégal est consultable à l’adresse : http://www.ecowas.int/etats-membres/senegal/?lang=fr.

  • BAD

Le Sénégal est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/.

La page du Sénégal est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/senegal/.

  • FMI

Sites internet :

Bureau du représentant résident du FMI au Sénégal.

Le Sénégal et le FMI.

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