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Sécurité

Conditions de sécurité

Le Salvador présente un taux d’homicides très élevé. Alors qu’en 2012 et 2013 le nombre d’homicides avait quasiment diminué de moitié du fait de la trêve entre les gangs (maras) instaurée en mars 2012, des taux proches de ceux observés avant la trêve sont enregistrés en 2014 : depuis le début de l’année, le taux d’homicides moyen est d’environ 9 par jour.

Les assassinats sont avant tout la résultante des affrontements entre bandes (maras ou pandillas) ou du crime organisé.

Le phénomène des maras concerne surtout les villes et les banlieues défavorisées. Certaines zones sont, toutefois, bien moins touchées tels les quartiers résidentiels de la capitale : Zona rosa, Colonia San Benito, Colonia Escalón, grands centres commerciaux.

Les étrangers ne sont pas visés en tant que tels par la délinquance. Toutefois, puisqu’elle est omniprésente et que les risques de dérapage ne peuvent être exclus, il convient d’être extrêmement vigilant en toutes circonstances. On évitera ainsi les déplacements à pied ou par bus urbains ou interurbains. Si les routes sont plutôt sûres de jour, on évitera en général de s’arrêter en cours de route, notamment aux points de vue aménagés où les voyageurs sont souvent "attendus" par des délinquants armés aux aguets.

Si vous désirez visiter des sites touristiques, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de la police touristique (POLITUR) pour savoir si le site est sécurisé de manière permanente ou pour demander une escorte, notamment pour les randonnées sur les volcans.

Recommandations
  • Il est fortement recommandé aux voyageurs d’observer strictement les mesures de prudence et de sécurité suivantes :
  • Eviter de voyager seul(e), surtout pour une femme (agressions suivies parfois de viol). Se renseigner sur les zones à risques auprès de la réception de l’hôtel ou d’un poste de police. En toute circonstance, adopter une attitude discrète et ne pas attirer l’attention en portant des bijoux, des vêtements coûteux ou des appareils photos et des objets de valeur.
  • L’usage des transports en commun est à proscrire (lignes de bus urbain et interurbains, «microbus») où sévissent les pickpockets et qui sont souvent l’objet d’attaques à main armée. N’emprunter que les taxis officiels, que vous trouverez facilement aux stations des hôtels ou des centres commerciaux. Les compagnies de bus assurant les voyages internationaux (Guatemala, Honduras notamment) comme King Quality et Pulman Tour sont cependant relativement sûres.
  • Sur route et en ville, rester toujours vigilant, les habitudes de conduite au Salvador pouvant surprendre un conducteur européen (non usage des clignotants, conduite sur la voie de gauche…). Eviter si possible de s’écarter des grands axes, circuler avec les portières verrouillées et les vitres fermées, ne pas prendre de passager. Dans la mesure du possible, ne pas circuler la nuit (sauf entre San Salvador et l’aéroport international) en raison des risques d’accident (bétail, mauvais état de la chaussée…) et d’agressions armées.
  • En cas de retrait d’argent à un distributeur automatique de billets, choisir de préférence un distributeur à l’intérieur d’une banque, d’un hôtel ou d’un centre commercial sécurisé. Ne pas retirer de grandes quantités d’argent, être si possible accompagné et agir de manière discrète et rapide.
  • Ne pas circuler à pied en ville, utiliser les parkings surveillés des commerces.
  • Laisser vos objets de valeur en sécurité (coffre à l’hôtel) de même que votre argent liquide, votre passeport, vos papiers personnels et vos billets d’avion (se munir d’une photocopie de votre passeport). Noter le numéro de votre carte de crédit pour faire aussitôt opposition en cas de vol ou de perte.
  • En cas d’agression, ne pas opposer de résistance, ne pas fixer son agresseur du regard. En cas de vol à main armée, donner son argent et ses objets de valeur sans chercher à négocier. Eviter toute altercation avec des conducteurs ou des piétons (beaucoup sont armés).
Risques naturels

Le Salvador est situé dans une région sismique. Les secousses y sont fréquentes, même si certaines, de faible intensité, peuvent passer inaperçues. Des séismes de forte intensité (supérieure à 7 sur l’échelle de Richter) ont frappé le pays en 1986 et en 2001, causant des destructions importantes. Les grands hôtels, les bâtiments modernes ou les centres commerciaux sont en principe construits selon des normes antisismiques

Le pays peut être également frappé par les ouragans venus de l’atlantique (ouragan "Mitch" en octobre 1998) ou par des pluies diluviennes (tempêtes tropicales en novembre 2009 et octobre 2011), en général de juin à novembre. Le risque volcanique est aussi à prendre en considération (dernière éruption en 2005), plusieurs volcans étant encore actifs.

Il convient également d’être prudent lors des baignades en mer, de forts courants étant chaque année la cause de noyades, notamment parmi les surfeurs.

En cas de passage ou de résidence dans une zone présentant des risques naturels, consultez les recommandations.


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