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Sécurité

Il est conseillé à nos compatriotes se rendant en Russie, en particulier à Moscou, une vigilance accrue dans les lieux publics et les moyens de transport, s’agissant notamment de la proximité de personnes au comportement suspect ou de la présence de colis ou de bagages non accompagnés.

Caucase

La situation politique et sécuritaire demeure instable dans cette région. Si la république du Daghestan enregistre le plus grand nombre d’attentats et de combats entre forces de l’ordre et rébellion islamiste, les autres républiques (Tchétchénie, Ingouchie, Kabardino-Balkarie, Ossétie du Nord et Karatchaevo-Tcherkéssie) ne sont pas épargnées par les attaques (cf. « Attentats »).

Dans ce contexte, tout déplacement dans cette région est vivement déconseillé sauf raison impérative. Dans ce cas, il est vivement recommandé aux voyageurs de signaler leur présence à l’Ambassade de France à Moscou.

Les déplacements dans cette région ne nécessitent plus d’autorisation spéciale de la part des autorités russes excepté pour les zones où des opérations antiterroristes sont en cours. Elles sont temporaires et mobiles et dépendent de la situation sécuritaire locale. Les voyageurs sont donc invités à se renseigner sur la situation locale avant tout déplacement.

Attentats

Une attaque terroriste a eu lieu dans la nuit du 3 au 4 décembre 2014 au centre de Grozny, causant la mort de plus d’une dizaine de représentants des forces de l’ordre et des terroristes eux-mêmes. Les 29 et 30 décembre 2013, deux attentats ont été perpétrés par des porteurs d’explosifs à Volgograd, située à 1000 kilomètres au sud de Moscou. Ils ont visé des lieux publics (gare, transports en commun), faisant au total plus d’une trentaine de morts et de nombreux blessés.

Des mesures de sécurité renforcées ont été prises sur l’ensemble du territoire de la Fédération de Russie, en particulier sur les lieux de rassemblement et dans les transports.

Des attentats ou tentatives d’attentats à l’encontre des édifices religieux ont également eu lieu au Tatarstan.

Frontières

Les frontières terrestres de la Fédération de Russie avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie sont fermées aux étrangers.

Les autorités ukrainiennes interdisent par ailleurs l’accès à leur pays par la section de la frontière ukraino-russe actuellement sous contrôle des séparatistes : consulter la fiche « Conseils aux voyageurs » Ukraine.

Recommandations générales

La sécurité générale s’est améliorée en Russie depuis le début des années 2000. Les niveaux de délinquance et de criminalité ne sont désormais pas plus élevés que dans les pays de l’Union européenne. Compte tenu des caractéristiques du pays (distances, isolement de certaines destinations, larges portions du territoire pratiquement inhabitées) et des difficultés de communication linguistique, il est néanmoins conseillé d’éviter de partir à l’aventure et de préparer son voyage, même individuel, en liaison avec une agence spécialisée.

Les régions reculées ou mal desservies sont des zones à risques : les distances sont longues et l’étranger qui circule en voiture est aisément repéré par le banditisme local - faux contrôles de douane ou de police ; de plus, en cas d’accidents corporels et de blessures, l’assistance médicale est loin d’être garantie.


Délinquance urbaine

En dépit d’une présence visible de la police qui exerce un quadrillage des grandes villes, la petite délinquance (pickpockets) est relativement fréquente dans les lieux à affluence touristique. Des agressions individuelles sont toujours possibles comme dans toutes les grandes villes européennes.
Par mesure de précaution, voici quelques recommandations :
• Il est conseillé aux voyageurs de ne garder sur soi que la photocopie des passeports et visas et de ne pas se déplacer avec tout son argent (le reste devant être conservé à l’hôtel dans un coffre-fort ou un lieu sûr) ;
• Lorsque des agents de la police procèdent à un contrôle d’identité, ceux-ci doivent se présenter : chaque milicien doit porter sur la poitrine une plaque avec son numéro personnel. Il est en effet arrivé que des touristes soient victimes de malfaiteurs se faisant passer pour des membres de la police.
• La fréquentation de bars ou de boîtes de nuit peut parfois se révéler dangereuse : à plusieurs reprises, de jeunes touristes ont été intoxiqués par des substances hallucinogènes versées, à leur insu, dans des boissons, puis ensuite dépouillés (carte bancaire, passeport, argent, appareil photo) et laissés inconscients pendant plusieurs heures. Des cas d’agressions sexuelles ont également été signalés. Toutefois, ces cas sont rares et la fréquentation d’établissements de bonne facture diminue ce genre de risques.

De même, l’utilisation de "taxis sauvages" est déconseillée à des heures tardives par des personnes seules, notamment lorsque d’autres passagers sont déjà à bord.

Xénophobie

En recul depuis quelques années, les agressions violentes et xénophobes sont plus systématiquement et plus sévèrement réprimées par les autorités russes, notamment à Moscou. Toutefois, les personnes d’origine africaine et, au-delà, toutes celles identifiées comme non européennes, peuvent être victimes de comportements racistes ou xénophobes. Ces risques sont plus élevés à Saint-Pétersbourg, où les skinheads et groupuscules nationalistes demeurent nombreux et actifs, qu’à Moscou, dont le développement international conduit à banaliser la présence étrangère.

Avertissement concernant la drogue

Des "réseaux" peuvent avoir recours à des touristes ou des hommes d’affaires pour faire passer de la drogue et/ou des billets de banque (dans le cas de blanchiment d’argent).
Le code pénal de la Fédération de Russie prévoit les peines suivantes pour les affaires de stupéfiants :

- Pour les détenteurs de stupéfiants : peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 3 ans, susceptible de s’accroître en cas de préméditation, de récidive ou de quantité très importante (de 5 à 10 ans).

- Pour les revendeurs : peine d’emprisonnement pouvant varier entre 3 et 7 ans, susceptible de s’accroître en cas de préméditation, de récidive ou de quantité de stupéfiants très importante (de 5 à 10 ans).

- L’incitation à la consommation de stupéfiants : peine de 2 à 8 ans d’emprisonnement, portée de 6 à 12 ans si cet acte entraîne la mort de la victime.

Ces peines sont appliquées avec sévérité par les tribunaux russes et la tolérance en matière de consommation et transports de stupéfiants, même en faible quantité est inexistante.


Que faire en cas de vol ?

En cas de vol (ou de perte) de passeport et de documents d’identité, il convient de faire une déclaration au poste de police le plus proche. Il est utile d’appeler la permanence téléphonique centrale de la police (numéro d’urgence : 02) où un opérateur anglophone est toujours présent, afin de signaler le vol et éventuellement de solliciter la présence d’un traducteur. La déclaration de vol vous permettra la délivrance par les autorités consulaires françaises d’un laissez-passer sur présentation de deux photos d’identité, d’une photocopie d’une pièce d’identité et de l’équivalent de 23€ en roubles.

Escroqueries sur Internet

Les sites de rencontres sur Internet ouvrent la voie à des escroqueries qui se déroulent selon le scénario suivant : des personnes se faisant passer pour des jeunes femmes russes profitent de la crédulité de leurs interlocuteurs pour leur soustraire des sommes d’argent (500 / 5.000 €) dans le but annoncé de financer une visite en France et disparaissent purement et simplement après avoir reçu l’argent de leur correspondant français.

Le moteur de recherche français http://www.inter-mariage.com/fr/phtm/scamlist7.html permet en principe de savoir si l’internaute figure sur une liste noire. Le site américain http://agencyscams.com/Emails.htm recense également les courriels des escrocs.


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