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Sécurité

Des violences graves liées à la situation politique ont secoué les villes de plusieurs villes dont Kinshasa, en janvier 2015 puis en septembre et en décembre 2016. La signature de l’accord dit « de la Saint Sylvestre » le 31 décembre 2016 a nettement apaisé les tensions. Un gouvernement d’union nationale devrait être nommé. Des élections devraient intervenir avant la fin de l’année 2017. Cependant, dans le contexte politique préélectoral dans lequel s’engage la RDC, il n’est pas exclu que des faits de violence se reproduisent. Aussi est-il recommandé à tout visiteur de s’inscrire sur Ariane, de suivre l’actualité et de consulter régulièrement la présente fiche « Conseils aux voyageurs », ainsi que le site internet de l’ambassade de France en RDC.

Dans tout le pays

Les voyages touristiques sont déconseillés. En effet, bien que le pays compte plusieurs parcs nationaux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, les conditions de sécurité ne sont pas réunies, a fortiori dans l’est du pays (affrontements armés et enlèvements dans le Parc des Virunga, Parc de Kahuzi-Biega, Parc de la Garamba).

Est du pays

Il reste formellement déconseillé de se rendre dans l’Est (Province Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Nord du Katanga), qui est le théâtre d’actions de différents groupes armés. De nombreux mouvements de populations qui ont fui les combats sont observés. La situation étant très volatile au Nord-Kivu, les déplacements hors de Goma sont formellement déconseillés.

Par ailleurs, les Forces Armées de RDC (FARDC) mènent plusieurs opérations militaires contre différents groupes armés (non signataires des accords de paix) dans l’est du pays, en particulier en Ituri (contre différentes milices), dans le Haut-Uélé (contre la Lord’s Resistance Army), au Nord et Sud-Kivu contre les FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) et contre les ADF-NALU dans la région de Béni (Nord-Kivu), qui connaît depuis début octobre un regain de violence. Tout déplacement dans ces zones est formellement déconseillé, en raison des barrages tenus par des groupes armés sur les différents axes et du risque d’extorsion (dans le meilleur des cas), d’agression physique, voire d’exactions, auxquels les occupants des véhicules sont exposés.

Villes de Goma et de Bukavu

Moins dangereuses que le reste de la région, les villes de Goma et Bukavu sont cependant déconseillées sauf raison impérative. Il ne faut pas en sortir, même pour des excursions proches, telles que l’ascension du volcan Nyiragongo, à côté de Goma.

Risque sismique

Enfin, l’est du pays est soumis au risque de catastrophe naturelle en raison des aléas liés à l’activité volcanique au Nord-Kivu : la dernière éruption volcanique du Nyiragongo à Goma date de 2002, celle du Nyamulagira de 2004. Un récent Un tremblement de terre (de magnitude 5,6) a affecté les villes de Goma (Nord Kivu) et, surtout, de Bukavu (Sud Kivu), le 7 août 2015.

Haut Lomami – Tanganyika – Lualaba – Haut Katanga

La situation sécuritaire dans ces provinces demeure préoccupante, en particulier dans le triangle Pweto-Manono-Mitwaba, aux confins des districts du Tanganyika, de la région de Kalemie (conflit coutumier meurtrier entre Lubas et Pygmées) et du Haut-Katanga, où les agissements de groupes armés ont provoqué des déplacements massifs de populations. Par ailleurs, des actes isolés de banditisme ont été observés aux environs immédiats de Lubumbashi depuis les évènements du 30 décembre 2013, y compris sur l’axe routier principal conduisant vers le poste-frontière de Kasumbalesa et la Zambie.

En dépit d’un calme apparent, une vigilance élevée s’impose. Il est recommandé de ne pas circuler seul et d’éviter les déplacements nocturnes.

Kasaï

Il est formellement déconseillé de se rendre dans les trois provinces du Kasaï, Kasaï central et Kasaï oriental. Le Kasaï historique connait en effet un regain de violence depuis août 2016. Dans cette région très déshéritée, les problèmes sociaux se sont cristallisés autour de problèmes de successions de chefs traditionnels pour déboucher sur des affrontements qui ont fait plusieurs centaines de morts ces derniers mois. Les villes de Kananga, Bunkonde, Tshimbulu et de Tshikapa ont été visées par des attaques visant les représentants de l’autorité centrale congolaise.

Délinquance

Les grandes villes de RDC, en premier lieu Kinshasa, connaissent des regains de violence. Les attaques, y compris armées, contre des personnes peuvent toucher les expatriés. Dans la capitale, le quartier résidentiel de La Gombe, où vit l’essentiel de la communauté étrangère, et où sont regroupées les principales institutions du pays, n’y échappe pas.

Depuis décembre 2016, la ville de Kisangani est touchée par une poussée de délinquance.

Il est recommandé d’adopter des mesures de sécurité rigoureuses.

Les vols dans la rue, les cambriolages de domiciles, les vols à la roulotte, les car-jacking et agressions constituent les menaces les plus courantes. Les étrangers de passage se déplaçant à pied et isolés sont plus particulièrement ciblés par les délinquants, notamment sous la forme d’agressions ou de faux contrôles commis par des individus se faisant passer pour des policiers, qui embarquent parfois de force leur victime dans un véhicule.

En cas d’agression, il convient de ne pas tenter de résister, et de se signaler aussitôt aux services de l’ambassade et aux services de la police nationale congolaise. Consulter éventuellement un médecin en cas de nécessité.

A pied, éviter de se déplacer seul, en particulier la nuit. Une prudence particulière est recommandée aux femmes. Il est conseillé de verrouiller systématiquement les portes du véhicule et de circuler vitres fermées, notamment pour éviter les vols qui ont souvent lieu dans les embouteillages (présence d’environ 20 000 enfants des rues « shegues » à Kinshasa). Éviter de porter des objets de valeur.

Au domicile, il est souhaitable de disposer d’un gardiennage permanent (privé ou société de sécurité) en cas de résidence individuelle.

Insécurité dans les transports

La formation des forces de sécurité étant disparate, une grande prudence est à observer lors des contrôles, qui peuvent être abusifs.

Les déplacements à l’intérieur du pays par route sont difficiles : les axes routiers étant peu praticables et peu sûrs (y compris l’axe Kinshasa - Matadi), il faut absolument éviter de circuler de nuit.

Il est formellement déconseillé d’emprunter les compagnies aériennes locales (voir rubrique "Transports").

Prise de photographies limitée

La mesure interdisant de prendre des photos dans tous les espaces publics a été levée pour les lieux non sensibles (il reste donc interdit de photographier des bâtiments officiels et les personnels policiers et militaires notamment). Néanmoins, l’application récente de cette mesure et le caractère aléatoire de l’appréciation de la sensibilité des lieux ou des personnels obligent à demeurer prudent. Enfin, il est, en tout état de cause, conseillé de recueillir le consentement des personnes avant de les prendre en photo.

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