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Sécurité

Dans tout le pays

Les voyages touristiques sont déconseillés. En effet, bien que le pays compte plusieurs parc nationaux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, les conditions de sécurité n’apparaissent pas réunies, a fortiori dans l’est du pays (affrontements armés dans le Parc des Virunga, Parc de Kahuzi-Biega, Parc de la Garamba).

Est du pays

Il reste formellement déconseillé de se rendre dans l’Est (Province Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Nord du Katanga) qui est le théâtre d’actions de différents groupes armés résiduels.
L’émergence d’une rébellion au sein de l’armée en avril 2012 a conduit à une crise qui oppose aujourd’hui l’armée au groupe rebelle du M23 dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. De nombreux mouvements de population qui ont fui les combats sont observés. La situation étant très volatile, les déplacements à Goma et au Nord-Kivu sont formellement déconseillés sinon proscrits.
Par ailleurs, les Forces Armées de RDC (FARDC) mènent plusieurs opérations militaires contre différents groupes armés résiduels (non signataires des accords de paix) dans l’est du pays, en particulier en Ituri (contre différentes milices), dans le Haut-Uélé (contre la Lord’s Resistance Army), au Nord et Sud-Kivu contre les FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) notamment. Tout déplacement dans ces zones est formellement déconseillé sinon proscrit en raison des barrages tenus par des groupes armés sur les différents axes et du risque d’extorsion (dans le meilleur des cas), d’agression physique, voire d’exactions, auxquels les occupants des véhicules sont exposés.

Risque sismique

Enfin, l’est du pays est soumis au risque de catastrophe naturelle en raison des aléas liés à l’activité volcanique au Nord-Kivu : la dernière éruption volcanique du Nyiragongo à Goma date de 2002, celle du Nyamulagira de 2004.

Katanga

La situation sécuritaire au Katanga demeure préoccupante au Nord et à l’Est de la province, en particulier dans le triangle Pweto-Manono-Mitwaba, aux confins des districts du Tanganika et du Haut-Katanga, où les agissements de groupes armés ont provoqué des déplacements massifs de populations. Par ailleurs, des actes isolés de banditisme ont été observés aux environs immédiats de Lubumbashi depuis les évènements du 30 décembre 2013, y compris sur l’axe routier principal conduisant vers le poste-frontière de Kasumbalesa et la Zambie.

En dépit d’un calme apparent, une vigilance élevée s’impose. Il est recommandé de ne pas circuler seul et d’éviter les déplacements nocturnes. L’ensemble du Katanga est déconseillé sauf raison impérative.

Centre et Ouest du pays

En dehors des zones formellement déconseillées ci-dessus (provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Province Orientale), bien que la situation puisse être considérée comme calme dans les principales grandes villes, le reste du pays est déconseillé sauf raison impérative. Les voyageurs devant néanmoins maintenir leur projet de déplacement en RDC sont invités à suivre les recommandations ci-dessous, à se présenter à la section consulaire de l’Ambassade pour y communiquer leurs coordonnées et éventuellement y déposer leur passeport. Ils pourront circuler avec une copie certifiée conforme par l’Ambassade pour éviter tout vol ou confiscation abusive.

Délinquance

En raison des fortes disparités économiques et d’inégalités sociales, il est recommandé d’adopter des mesures de sécurité élémentaires, dans les grandes villes du pays, et en particulier à Kinshasa. Ne pas se déplacer à pied. En voiture, éviter de se déplacer seul, en particulier la nuit. Une prudence particulière est recommandée aux femmes. Il est conseillé de verrouiller systématiquement les portes du véhicule et de circuler vitres fermées, notamment pour éviter les vols qui ont souvent lieu dans les embouteillages (présence d’environ 20 000 enfants des rues « chégués » à Kinshasa). Éviter de porter des objets de valeur.

Au domicile, il est indispensable de disposer d’un gardiennage permanent (privé ou société de sécurité) en cas de résidence individuelle.

Insécurité dans les transports

La formation des forces de sécurité étant disparate, une grande prudence est à observer lors des contrôles qui peuvent être abusifs.

Les déplacements à l’intérieur du pays par route sont difficiles : les axes routiers étant peu praticables et peu sûrs (y compris l’axe Kinshasa - Matadi), il faut absolument éviter de circuler de nuit.

Il est formellement déconseillé d’emprunter les compagnies aériennes locales (voir rubrique "Transports").

Prise de photographies limitée

La mesure interdisant de prendre des photos dans tous les espaces publics a été levée pour les lieux non sensibles (il reste donc interdit de photographier des bâtiments officiels et les personnels policiers et militaires notamment). Néanmoins, l’application récente de cette mesure et le caractère aléatoire de l’appréciation de la sensibilité des lieux ou des personnels obligent à demeurer prudent. Enfin, il est, en tout état de cause, conseillé de recueillir le consentement des personnes avant de les prendre en photo.


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