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Dernière mise à jour le : 3 juin 2016 - Information toujours valide le : 31 juillet 2016

Dernière minute

Recrudescence de cas de paludisme

Avec le retour de la saison pluvieuse, une nette recrudescence de cas de paludisme est observée dans le pays, y compris avec des formes graves et potentiellement mortelles.

Il est rappelé qu’avant le voyage, il est indispensable de souscrire une assurance rapatriement.

Sur place, il est fortement recommandé de se protéger au moyen d’une prophylaxie adaptée, de l’utilisation de répulsifs et de moustiquaires.

Numéros utiles sur place (Centre médico-social (CMS) de Bangui) : +236 72 22 86 09 et +236 70 90 16 53.

Pour de plus amples informations, consulter la rubrique « Santé » de la présente fiche.

Sécurité

La réussite du processus électoral et la mise en place de nouvelles autorités politiques participent à un retour progressif de la sécurité des personnes et des biens, en particulier à Bangui et dans les grands centres urbains. Des projets de développement sont à présent réalisés dans plusieurs localités autres que la capitale.

Même si un sentiment de sécurité se dégage, la prudence reste de mise, et tous les déplacements doivent être précédés d’une demande de renseignements auprès de l’ambassade (+236 75 04 15 26 ou 72 72 68 88).

En raison de la présence persistante de groupes armés en province, des troubles peuvent cependant y éclater ponctuellement en particulier en zone rouge (formellement déconseillée).

D’une manière générale, la situation en RCA pouvant évoluer assez rapidement, il est recommandé de limiter les déplacements en RCA aux motifs professionnels, de prendre l’attache au préalable de l’ambassade (+236 75 04 15 26 ou 72 72 68 88) et, pour les visiteurs, de s’inscrire sur le portail ARIANE.

Il est en outre indispensable, lors de tout déplacement, de pouvoir justifier de son identité et de la régularité de son séjour.

A Bangui

Il convient de demeurer vigilant et d’éviter tout attroupement.

Déplacements en province

Les déplacements dans les préfectures de Bouar, Bozum, Bossangoa, Sibut, Ombella-Mpoko, Lobaye, Sangha-Mbaere et Mambere-Kadei doivent n’être réalisés qu’en cas de raison impérative (zone orange). Il convient de s’informer de la situation sécuritaire avant d’y envisager tout déplacement.

Les déplacements dans les autres préfectures sont formellement déconseillées (zone rouge), en raison de la présence de groupes armés.

La circulation routière exige certaines précautions :
  • Rouler doucement et s’arrêter à toute injonction des forces de l’ordre, en particulier à la tombée de la nuit. Dans ce cas, rester courtois et faire montre de patience. Beaucoup de contrôles sont abusifs, mais il faut savoir négocier calmement le "passage".
  • Ne pas circuler à partir de la tombée de la nuit (18h)
  • En cas d’accident avec dommages corporels, des risques de représailles de la population locale sont à craindre. Il convient dans la mesure du possible, ne pas s’arrêter et de prendre contact sans attendre avec les forces de sécurité. L’ambassade devra également être prévenue au plus tôt (tél : +236 75 04 15 26 ou 72 72 68 88).
Circulation dans les zones minières

Le décret d’application du Code minier (N°09-126 du 30 avril 2009) interdit aux ressortissants étrangers l’entrée et le séjour dans les zones minières à l’exception des assistants techniques résidant dans la zone ou en mission, des religieux missionnaires et des planteurs justifiant d’une activité importante dans la zone. Tout étranger n’entrant pas dans ces catégories, qui estimerait avoir les références nécessaires pour être autorisé à séjourner dans les zones minières, doit saisir le ministère des Mines.

Prises de vues

Les prises de vue (caméra, appareils photo) doivent se faire dans le respect des personnes. Elles sont totalement interdites à l’aéroport, de même les vues de bâtiments officiels ou de personnes en uniforme.

Entrée / Séjour

Passeport en cours de validité et visa sont obligatoires.

Le certificat international de vaccination, incluant celle, à jour, de la fièvre jaune, doit pouvoir être présenté à l’arrivée.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade de la République Centrafricaine à Paris (30, rue des Perchamps, 75016 PARIS, tél : +33 1 55 74 73 10).

Santé

Le risque sanitaire déjà important est encore accru dans le contexte de crise : redoublez de précautions. Cette vigilance doit être particulièrement élevée pour les jeunes enfants, s’il est absolument indispensable de les faire voyager dans le pays.

Avant le départ

Consultez votre médecin et votre dentiste et souscrivez un contrat auprès d’une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Risques sanitaires induits par les dysfonctionnements des services publics

Du fait de la dégradation du réseau énergétique de la RCA, les habitants de Bangui sont durement touchés par la pénurie d’électricité et par les fréquentes coupures d’eau qui en résultent. Cette situation a des répercussions dans le domaine sanitaire. En effet, les hôpitaux ne sont pas épargnés par les coupures d’électricité, les produits périssables ne sont plus conservés aux températures adéquates et l’eau des puits consommée, en l’absence de celle du réseau, qui n’est ni traitée ni analysée, est susceptible de contamination par des bactéries à même d’induire des diarrhées parfois graves. Des épidémies d’hépatite sont également à redouter.

Paludisme

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (aérosols, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de vous adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. La forme cérébrale du paludisme endémique en RCA est particulièrement dangereuse voire mortelle, dans certains cas ou en fonction de la constitution physique.
Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Vaccinations
  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
  • autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Le risque de méningite bactérienne saisonnière incite à recommander la vaccination anti-méningococcique A+C.
  • En cas de morsure, il existe à l’Institut Pasteur un centre de vaccination anti-rabique.
Hygiène alimentaire

Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra :

Il est conseillé de :

  • ne pas boire l’eau du robinet et de préférer les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, il est recommandé de consommer de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée ;
  • éviter l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ;
  • éviter la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits ;
  • ne pas consommer de nourriture achetée au marché ou sur le bord de la route ;
  • veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
VIH - Sida

Prévalence forte du VIH-Sida. Les mesures de prévention habituelles sont indispensables (préservatifs).

Autres risques

La fièvre jaune, ainsi que le choléra, peuvent toucher sporadiquement certaines régions, y compris à proximité de la capitale.

Quelques règles simples
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire). Par ailleurs, il est vivement recommandé de ne pas se baigner dans l’Oubangui, notamment autour des bancs de sable, où des phénomènes de sables mouvants et des tourbillons causent chaque année des décès par noyade.
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Porter des chaussures montantes si vous devez marcher dans des zones herbeuses en raison de la présence de nombreux serpents.
  • Ne pas caresser les animaux que vous rencontrez.
  • Veiller à la sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.
  • Emporter les médicaments nécessaires.
Structures hospitalières

Il existe à Bangui trois hôpitaux (Hôpital général, Hôpital communautaire et Hôpital de l’Amitié, ce dernier en coopération avec la Chine), un hôpital pédiatrique et quelques cliniques privées. Leur sous-équipement et, pour certains, leur vétusté, imposent la plus grande prudence, en particulier en cas d’accident.
A Bimbo, un nouvel hôpital, construit et équipé par la Chine, mais sans personnel chinois, vient d’ouvrir ses portes.
L’Institut Pasteur de Bangui (tél : +236 21 61 08 66) offre une large gamme d’analyses dans de très bonnes conditions.
Il n’y a pas de service type SAMU. Les évacuations sanitaires s’effectuent soit par appel d’un avion médicalisé, soit par le vol hebdomadaire d’Air France au départ de Bangui (chaque jeudi) et, le cas échéant, plusieurs fois par semaine à destination d’autres villes africaines (notamment Casablanca, Addis-Abeba, Nairobi et Douala).

Numéros utiles

Ambassade de France : +236 21 61 30 00.
Le centre médico-social est ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et l’après-midi sur rendez-vous, de 15h à 18h ; le samedi de 9h à 12h, il est fermé le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés. Un médecin d’astreinte est néanmoins joignable 24h/24 au +236 70 90 16 53. En outre, une fiche "Conseils aux nouveaux arrivants" en matière de santé est désormais disponible au Centre médico-social.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Photographies

Des dispositions soumettent à autorisation les prises de vues sur toute l’étendue du territoire. Cette autorisation est délivrée par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat pour un usage privé (Rond-point de la Paix, Bangui, tél : +236 75 05 07 07 et +236 77 05 07 87), et par l’Agence Centrafrique Presse pour un usage professionnel (yakanet.rca@gmail.com).

Sont exclues de cette autorisation les prises de vues des sites stratégiques tels que ceux :

  • du palais présidentiel,
  • des aéroports,
  • des casernes et autres sites militaires,
  • du port pétrolier,
  • des maisons d’arrêt,
  • des centrales énergétiques.

Il en va de même des scènes de mendicité et des scènes obscènes.

Zones interdites dans la capitale
  • Les abords de la résidence privée du chef de l’Etat au camp de Roux
  • Les antennes de "la Colline aux panthères". Nombreux sont les visiteurs qui se font arrêter pour avoir emprunté un des chemins qui mènent à ce site. Aucun panneau d’interdiction n’étant apposé, il est conseillé de rester sur le sentier de la corniche principale sans chercher à atteindre le sommet de la colline.
Télécommunications

Plusieurs sociétés de téléphonie cellulaire permettent d’acquérir, sur le champ, un téléphone portable et un numéro d’accès. Le réseau couvre Bangui et un nombre significatif de localités de l’intérieur. La possession d’un téléphone satellite de type "Thuraya" doit faire l’objet d’une déclaration obligatoire et payante (75€) auprès de l’Autorité de régulation des télécommunications. Ne pas respecter cette obligation expose au risque de confiscation de l’appareil et de poursuites.

Us et coutumes

Le comportement général et la tenue vestimentaire ne doivent pas attirer l’attention.

Législation locale

Les stupéfiants sont prohibés.

Les transactions sur les pierres précieuses brutes sont interdites à toutes personnes non agréées par les autorités centrafricaines compétentes. L’achat de pierres précieuses vendues à la sauvette est à proscrire.

Infrastructures routières

La République centrafricaine peut connaître des difficultés d’approvisionnement en carburant. Aucune station-service n’est en état de fonctionner en province. Aussi est-il impératif de se munir de réserves lors des déplacements en véhicule.

Les trois axes principaux au départ de Bangui sont goudronnés ( mais en mauvais état) sur 100 km vers Mbaïki, 200 km vers Sibut, et sur la plus grande partie du trajet vers Bouar et le Cameroun (piste en latérite entre Baoro et Bouar, travaux de bitumage en cours entre Bouar et la frontière).

L’assurance au tiers est obligatoire.

Transport aérien

Une seule ligne régulière, de création récente, a été mise en place, sur le trajet Bangui - Berbérati - Carnot - Bouar et retour, par la compagnie MINAIR. Cette dernière, ainsi que Via Air et Lapara, assurent des vols intérieurs à la demande et en fonction des conditions de sécurité.

Bangui est desservie, pratiquement tous les jours, depuis Douala. Plusieurs compagnies étrangères ont ouvert une escale dans un passé récent : Kenya Airways, Royal Air Maroc, Ethiopian Airlines, Camair Co. S’y ajoutent la TAAG et la Toumaï qui opéraient déjà antérieurement.

Air France assure un vol hebdomadaire vers Bangui (arrivée et départ le mardi soir).

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Il n’y a pas à proprement parler de visa "affaire " en République centrafricaine (RCA).

Visa proposés :

  • Visa de 12 jours (Visa de Transit) : 20 000 F CFA.
  • Visa de 30 jours (Visa d’entrée) : 30 000 F CFA.
  • Visa de 90 jours (Visa de trois mois) : 100 000 F CFA.

En revanche, si la personne est résidente en France, elle peut (éventuellement ) obtenir un Visa de courtoisie, auprès de l’Ambassade de RCA à Paris (16ème arrondissement).

Il est également possible d’obtenir des visas de courtoisie (gratuits), si la personne est porteuse d’un ordre de mission (mission officielle) et d’une lettre d’invitation d’un ministère (qui sollicite l’octroi d’un visa de courtoisie).

Experts en mission :

Dans la mesure du possible (hors cas d’urgence), il faut encourager les experts et missionnaires qui se déplacent en RCA à solliciter le visa depuis la France (ou depuis le pays dont ils sont originaires lorsqu’une représentation centrafricaine existe) notamment pour les raisons suivantes :

1/ Les compagnies aériennes Air France et Ram, ainsi que les agents de sûreté peuvent refuser l’accès à la personne démunie de visa.

2/ Si la personne parvient sur le territoire en RCA sans visa, les autorités locales peuvent exiger des pénalités d’un montant de 200.000 F CFA.

3/ En l’absence de représentation centrafricaine ou si le voyageur ne peut obtenir de visa à Paris, une procédure de message porté existe mais elle doit demeurer exceptionnelle :

  • Demande formulée au Service de Sécurité intérieure de l’ambassade (SSI) avec copie obligatoirement du passeport de l’intéressé ;
  • Le SSI récupère ensuite le message porté, dûment signé par les autorités centrafricaines, et scanne ce document pour envoi immédiat à l’expert ou missionnaire. Le passager doit pouvoir présenter ce message porté, lorsqu’il se présente à l’enregistrement du vol.
Données économiques

Avec une population de 5 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 379 dollars et d’un PIB de 2 milliards de dollars. Le PIB du pays a chuté de 3,8% par an entre 2009 et 2014.

La République centrafricaine est le 143 ème client de la France et son 72 ème excédent. La France a exporté vers la République centrafricaine 27 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont baissé de 5% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 24 millions d’euros.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques République centrafricaine.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

La République Centrafricaine relève du Service économique de Yaoundé :

Service économique de Yaoundé
Ambassade de France,
352, rue Joseph Atemengue, quartier Olézoa, Yaoundé, Cameroun
Tél. : +237 222 22 79 70
Télécopie : +237 222 22 79 79
Courriel : yaounde@dgtresor.gouv.fr
Site internet : www.tresor.economie.gouv.fr/pays/cameroun

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD), est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Bangui
Route de la Moyenne Corniche - BP 817 Bangui - République Centrafricaine
Tél : +236 21 61 03 06
Fax : +236 21 61 45 78
Courriel : afdbangui@afd.fr
Site internet : http://centrafrique.afd.fr

  • UEMOA

La République centrafricaine est membre de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.uemoa.int/.

Cette organisation propose un guide des affaires en République centrafricaine, consultable à l’adresse : http://www.izf.net/pays/centrafrique.

  • BAD

La République centrafricaine est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/.

La page de la République centrafricaine est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/countries/central-africa/central-african-republic/.

  • FMI

Sites internet :

Bureau du représentant résident du FMI en République centrafricaine.

La République centrafricaine et le FMI.

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