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Sécurité

Une grande partie du territoire centrafricain connaît toujours ou est susceptible de connaître des troubles significatifs. Le coup d’Etat du 24 mars 2013 et les attaques du 5 décembre 2013 qui l’ont suivi ont accru l’insécurité à Bangui, et en particulier en province. Les déplacements dans le pays sont, selon la destination prévue, soit déconseillés, sauf raison impérative (zone orange), soit formellement déconseillés (zone rouge). Ceux qui devraient néanmoins être entrepris en zone orange, notamment pour motif professionnel, supposent de voyager en convoi et de disposer d’une autorisation des autorités, tout particulièrement dans les zones de ressources minières. Le tourisme y est à exclure.

Il est en outre indispensable, lors de tout déplacement, de pouvoir justifier de son identité et de la régularité de son séjour.

La situation en RCA pouvant évoluer assez rapidement, il est recommandé aux voyageurs, dans tous les cas, de prendre l’attache préalable de l’ambassade et, pour les visiteurs, de se faire inscrire en protection et sur le portail ARIANE.

Déplacements en province

Des combats réguliers ont lieu en province dans l’Ouest (Bossangoa, Bozoum, Bouar) comme dans l’Est, principalement à Sibut, Bria et Bambari. Toutes ces régions sont en zone rouge, soit formellement déconseillées.

Les déplacements dans le sud-ouest doivent n’être réalisés qu’en cas de raison impérative. Il convient de s’informer de la situation sécuritaire avant d’y envisager tout déplacement.

La circulation routière exige certaines précautions :

  • Rouler doucement et s’arrêter à toute injonction des forces de l’ordre, en particulier à la tombée de la nuit. Dans ce cas, rester courtois et faire montre de patience. Beaucoup de contrôles sont abusifs, mais il faut savoir négocier calmement le "passage".
  • Ne pas circuler à partir de la tombée de la nuit.
  • En cas d’accident avec dommages corporels, des représailles de la population locale sont à craindre. Dans la mesure du possible, ne pas s’arrêter et gagner sans attendre, selon le cas, un commissariat ou une brigade de gendarmerie, afin de déclarer l’accident. La section consulaire de l’ambassade devra également être prévenue au plus tôt (tél : +236 21 61 30 00).

Circulation dans les zones minières

Le décret d’application du Code minier (N°09-126 du 30 avril 2009) interdit aux ressortissants étrangers l’entrée et le séjour dans les zones minières à l’exception des assistants techniques résidant dans la zone ou en mission, des religieux missionnaires et des planteurs justifiant d’une activité importante dans la zone. Toutefois, tout étranger n’entrant pas dans ces catégories, qui estimerait avoir les références nécessaires pour être autorisé à séjourner dans les zones minières, doit saisir le ministère des Mines (rue de l’Industrie B.P. 26, Bangui, tél :+236 21 61 39 44 et 21 61 06 46) ; l’autorisation qui serait alors accordée est subordonnée au paiement d’une taxe de 300 000 CFA par mois.

Il est précisé que toute infraction à ces règles expose à une peine de prison allant de 3 mois à 2 ans et/ou à une peine d’amende de 100 000 F CFA à 2 millions de F CFA.

En l’absence d’une définition publiée des zones minières, il est recommandé de solliciter, au cas par cas, le ministère en charge des Mines. Il est indiqué qu’une large partie du territoire est réputée zone minière et qu’il en est ainsi, notamment, de la Lobaye et de la Sangha Mbaéré.


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