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Santé

Le risque sanitaire déjà important est encore accru dans le contexte de crise : redoublez de précautions. Cette vigilance doit être particulièrement élevée pour les jeunes enfants, s’il est absolument indispensable de les faire voyager dans le pays.

Avant le départ

Consultez votre médecin et votre dentiste et souscrivez un contrat auprès d’une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Risques sanitaires induits par les dysfonctionnements des services publics

Du fait de la dégradation du réseau énergétique de la RCA, les habitants de Bangui sont durement touchés par la pénurie d’électricité et par les fréquentes coupures d’eau qui en résultent. Cette situation a des répercussions dans le domaine sanitaire. En effet, les hôpitaux ne sont pas épargnés par les coupures d’électricité, les produits périssables ne sont plus conservés aux températures adéquates et l’eau des puits consommée, en l’absence de celle du réseau, qui n’est ni traitée ni analysée, est susceptible de contamination par des bactéries à même d’induire des diarrhées parfois graves. Des épidémies d’hépatite sont également à redouter.

Paludisme


Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (aérosols, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de vous adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.La forme cérébrale du paludisme endémique en RCA est particulièrement dangereuse voire mortelle, dans certains cas ou en fonction de la constitution physique.
Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Vaccinations
  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
  • autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Le risque de méningite bactérienne saisonnière incite à recommander la vaccination anti-méningococcique A+C.
  • En cas de morsure, il existe à l’Institut Pasteur un centre de vaccination anti-rabique.
Hygiène alimentaire

Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra :

Il est conseillé de :

  • ne pas boire l’eau du robinet et de préférer les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, il est recommandé de consommer de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée ;
  • éviter l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ;
  • éviter la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits ;
  • ne pas consommer de nourriture achetée au marché ou sur le bord de la route ;
  • veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
VIH - Sida

Prévalence forte du VIH-Sida. Les mesures de prévention habituelles sont indispensables (préservatifs).

Autres risques

La fièvre jaune, ainsi que le choléra, peuvent toucher sporadiquement certaines régions, y compris à proximité de la capitale.

Quelques règles simples
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire). Par ailleurs, il est vivement recommandé de ne pas se baigner dans l’Oubangui, notamment autour des bancs de sable, où des phénomènes de sables mouvants et des tourbillons causent chaque année des décès par noyade.
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Porter des chaussures montantes si vous devez marcher dans des zones herbeuses en raison de la présence de nombreux serpents.
  • Ne pas caresser les animaux que vous rencontrez.
  • Veiller à la sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.
  • Emporter les médicaments nécessaires.
Structures hospitalières

Il existe à Bangui trois hôpitaux (Hôpital général, Hôpital communautaire et Hôpital de l’Amitié, ce dernier en coopération avec la Chine), un hôpital pédiatrique et quelques cliniques privées. Leur sous-équipement et, pour certains, leur vétusté, imposent la plus grande prudence, en particulier en cas d’accident.
A Bimbo, un nouvel hôpital, construit et équipé par la Chine, mais sans personnel chinois, vient d’ouvrir ses portes.
L’Institut Pasteur de Bangui (tél : +236 21 61 08 66) offre une large gamme d’analyses dans de très bonnes conditions.
Il n’y a pas de service type SAMU. Les évacuations sanitaires s’effectuent soit par appel d’un avion médicalisé, soit par le vol hebdomadaire d’Air France au départ de Bangui (chaque jeudi) et, le cas échéant, plusieurs fois par semaine à destination d’autres villes africaines (notamment Casablanca, Addis-Abeba, Nairobi et Douala).

Numéros utiles

Ambassade de France : +236 21 61 30 00.
Le centre médico-social est ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et l’après-midi sur rendez-vous, de 15h à 18h ; le samedi de 9h à 12h, il est fermé le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés. Un médecin d’astreinte est néanmoins joignable 24h/24 au +236 70 90 16 53. En outre, une fiche "Conseils aux nouveaux arrivants" en matière de santé est désormais disponible au Centre médico-social.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé


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