Pérou

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Opération de recensement au Pérou le 22 octobre

Une opération de recensement aura lieu au Pérou le dimanche 22 octobre 2017.
Cette opération concerne toutes les personnes présentes sur le territoire péruvien depuis la veille au soir. Les touristes et voyageurs d’affaires sont donc concernés.

1) Circulation

Bien que personne ne soit autorisé à circuler pendant l’opération de recensement le dimanche 22 octobre de 8h00 à 17h00, la police péruvienne a pour instruction que « personne ne soit arrêté pour le fait de circuler ce dimanche » et qu’elle « incitera seulement (les personnes contrôlées) à collaborer » au recensement.

2) Mesures spécifiques prévues pour les personnes de passage :

L’INEI (Instituto Nacional de Estadística e Informática), en charge de l’organisation de ce recensement, a par ailleurs prévu des mesures spéciales pour les personnes de passage :

a) Les touristes et voyageurs d’affaires qui doivent se déplacer à l’intérieur du pays le jour du recensement pourront se faire recenser à l’avance dans les bureaux du recensement « Oficina Censal Distrital » correspondant à leurs domiciles ou lieux d’hébergement. Il est possible de consulter la liste de ces bureaux en suivant le lien : https://goo.gl/Uf1FrV. Ceux qui ne pourront pas se faire recenser à l’avance pourront toujours se faire recenser dans les aéroports, gares et gares routières le 22 octobre entre 8h00 et 17h00.

Une fois les formalités accomplies, les touristes recevront un reçu “Constancia de Persona Empadronada”, qui leur permettra de circuler.

Les agences de voyage et les compagnies de transport dédiées au tourisme qui sont enregistrées auprès des autorités péruviennes pourront demander des autorisations pour travailler pendant la durée du recensement.

b) Les touristes devant se rendre à l’aéroport le dimanche 22 octobre sont invités à se renseigner auprès de leurs compagnies aériennes pour la confirmation de leurs vols et à contacter une compagnie de transport pouvant leur assurer qu’elle aura l’autorisation de circuler le dimanche 22 octobre.

c) Les touristes arrivant à l’aéroport international de Lima entre 8h00 à 17h00 le dimanche 22 octobre se verront remettre une autorisation pour circuler “Constancia de Libre Tránsito” et pourront rejoindre leurs hôtels ou lieux d’hébergement par des transports autorisés. Il est recommandé de se renseigner auparavant auprès des hôtels et des agences de voyage pour l’organisation de ce transport. Pour les personnes n’ayant pas prévu de transport à l’avance, se renseigner auprès du bureau d’Iperú / Promperú de l’aéroport ou des compagnies de taxis présentes à l’intérieur du terminal.

Sécurité

RISQUES ENCOURUS ET RECOMMANDATIONS ASSOCIÉES

• Délinquance

Lors des déplacements en bus, il est recommandé d’être attentif à ses affaires de valeur et documents d’identité en raison du nombre important de vols lors de ces trajets.

Des attaques de bus ont lieu régulièrement. Des touristes ont été victimes d’agressions sexuelles lors de ces attaques.

Il est recommandé de ne pas voyager en autobus de nuit, même sur les grandes lignes.

Dans les restaurants et dans les bars, il est recommandé de ne pas laisser ses consommations sans surveillance au risque que de la scopolamine y soit versée. L’administration de cette drogue peut se faire également par voie respiratoire (par exemple sur un mouchoir). Elle provoque temporairement une perte de volonté, de conscience et une amnésie.

• Mouvements sociaux

Il est fréquent que des mouvements sociaux donnent lieu à des débordements et bloquent les circuits touristiques. Il est donc conseillé d’éviter les zones où se tiendraient des rassemblements et de se renseigner au préalable sur les préavis de grève annoncés. Sur ce point, comme sur les autres aspects concernant la situation du tourisme au Pérou, le voyageur pourra consulter, outre cette rubrique, le site Internet suivant : www.rpp.com.pe (site en espagnol).

• Risques liés au transport

Les accidents routiers sont fréquents en raison l’état des routes et du respect aléatoire du code la route. En cas de déplacement à bord d’un véhicule personnel, il est recommandé d’être prudent et de ne circuler que de jour dans les zones rurales et sur la route panaméricaine.

De très nombreux accidents mortels impliquant des autobus ont lieu au Pérou. L’organisme d’état PromPeru dédié à l’information et à la protection des touristes informe les voyageurs sur les compagnies d’autobus (www.promperu.gob.pe) (site en espagnol).

La SUTRAN (Superintendencia de Transporte Terrestre de Personas, Carga y Mercancías) publie un tableau annuel des 50 entreprises de transport qui ont le plus d’accidents (http://www.sutran.gob.pe/estadisticas/, site en espagnol).
En 2016, la Sutran a recensé 16 accidents pour la seule entreprise Flores Hermanos.

Le 9 juillet 2017, un bus touristique à deux étages est tombé d’une falaise alors qu’il descendait la route du Cerro San Cristobal, dans le centre de Lima . Il est recommandé de privilégier le transport en taxi pour effectuer cette visite.

Il est recommandé aux voyageurs arrivant au Pérou de faire preuve de prudence au moment de choisir un taxi. A l’arrivée à Lima, le bureau d’IPeru, installé dans l’aéroport au niveau de la réception des bagages, peut communiquer aux voyageurs des informations sur des compagnies sûres et sur le coût des trajets.
Il est recommandé de privilégier les compagnies régulières. Des mesures de prudence s’imposent : condamner les portes et remonter les fenêtres arrière, sans toutefois les fermer totalement (les taxis fonctionnent au gaz et des émanations de gaz peuvent survenir), et conserver les affaires personnelles à l’abri des regards.

• Risque sismique

Le Pérou est situé dans une zone de forte activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, consulter la fiche Séismes.

En cas de séisme, il faut conserver son calme, suivre les instructions données par les autorités locales et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires (répliques).

En cas de tremblement de terre lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de contacter immédiatement leurs familles ou leurs proches ou, en cas de problème de communication avec l’extérieur, de prendre contact avec le Consulat.

Risques climatiques

En raison de la forte pluviosité enregistrée dans la région de Cusco de janvier à mai, le risque de glissement de terrain est élevé. Les accès par la route au site inca de Machu Picchu et par la voie ferrée à la localité d’Aguas Calientes sont dangereux.

ZONES DE VIGILANCE

Zones formellement déconseillées (en rouge)
Zones formellement déconseillées en raison de la présence de groupes armées liés au narcotrafic :

  • la région de Huánuco (« Cordillère Azul ») ;
  • le centre du pays, connu sous l’acronyme VRAEM (Vallée des Rivières Apurímac, Ene y Mantaro) : région située au Nord-Est d’Ayacucho, toujours sous contrôle militaire ;
  • la zone amazonienne frontalière avec la Colombie, notamment le long du fleuve Putumayo.

Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)

  • Abancay : la ville est située à proximité du VRAEM. Elle est une zone de transit pour certaines activités criminelles. Ces dernières n’ont pas encore porté atteinte aux touristes. Cependant, le passage par Abancay demeure déconseillé.

Zones en vigilance renforcée

  • Lima : le centre historique de Lima est particulièrement déconseillé à partir de la tombée de la nuit. Durant la journée, il faut être prudent et faire attention à ses effets personnels.
    Il est dangereux de se promener le soir (et a fortiori d’y dormir) sur les plages qui bordent la capitale, où sévissent des délinquants.
  • Arequipa : le phénomène des "faux taxis" s’est particulièrement développé à Arequipa, où plusieurs "enlèvements express" de touristes ont déjà eu lieu. Il convient donc de choisir les compagnies de taxis connues des agences de voyage et des hôtels ou au sein de la gare routière. et surtout ne pas les choisir dans la rue. Il est fortement déconseillé de les héler dans la rue.
  • Cuzco : les autorités locales de Cuzco recommandent la plus grande prudence aux touristes qui souhaitent faire des promenades à cheval autour de la ville, surtout en fin de journée. De faux guides touristiques proposent leurs services et peuvent attaquer leurs clients quand ils parviennent dans une zone isolée. La randonnée de Choquequirao, dans la région de Cusco, est également déconseillée : plusieurs randonneurs y ont été attaqués à main armée et délestés de leurs biens par des groupes se revendiquant du Sentier Lumineux.
RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES
  • Il est recommandé de se munir de photocopies des documents d’identité et des titres de voyage, ou bien de les scanner et se les envoyer par courriel avant de partir
  • Il est déconseillé aux femmes seules de monter sur des mototaxis ou dans des taxis
ACTIVITÉS SPORTIVES A RISQUES
  • Le tourisme individuel sur des circuits peu fréquentés est déconseillé en raison de l’absence de dispositif sécuritaire

Entrée / Séjour

RISQUES ENCOURUS ET RECOMMANDATIONS ASSOCIEES

• Court séjour
Pour un séjour touristique inférieur ou égal à trois mois, le passeport en cours de validité suffit, le visa s’obtient à l’entrée sur le territoire (il peut aller de 30 à 180 jours). Le visa n’est pas renouvelable une fois sur place, mais il est possible de solliciter un changement de "qualité migratoire" auprès de la Direction des Migrations située à Lima dans le district de Breña (avenida España, cuadra 7 - cf. lien suivant : http://www.migraciones.gob.pe/).

L’amende relative au dépassement de séjour est d’environ 4,05 Soldes/jour et se paye à la sortie du territoire.

• Long séjour
Pour un séjour de plus de trois mois, il convient de déposer une demande de visa de long séjour auprès de l’ambassade du Pérou en France.

• Avertissement
En quittant le Pérou, la présentation de la carte andine de migration (TAM) complétée à l’entrée est obligatoire. En cas de perte, il sera nécessaire d’en solliciter une copie à la DIGEMIN (Dirección de Control Migratorio de la Dirección General de Migraciones y Naturalización).

Si vous entrez au Pérou par voie terrestre ou maritime, il est important de vous assurer qu’un tampon d’entrée est bien apposé sur votre passeport. Dans le cas contraire, vous serez considéré en situation irrégulière et les formalités d’expulsion s’avèrent longues et compliquées.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation …) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

En cas de soins sur place, les cliniques et les hôpitaux privés de Lima sont bien équipés et les médecins, souvent formés en Europe ou aux Etats-Unis, en général de très bon niveau. Les soins doivent généralement être réglés à l’avance (une carte bancaire est systématiquement demandée lors de l’admission).

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et emportez dans vos bagages les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçon). Pour plus d’informations, consultez la fiche "Infos pratiques".

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de son état de santé, et bénéficier de recommandations sanitaires notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

• Vaccinations

Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées : assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles mais aussi liées à toutes les zones géographiques visitées :

  • Pour l’Amazonie, le vaccin contre la fièvre jaune est vivement recommandé (à pratiquer avant le départ dans un centre de vaccination agréé). Il est obligatoire pour se rendre au Vénézuéla depuis le Pérou (un certificat de vaccination peut être exigé).
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde, la méningite et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES

• Maladies transmises par les moustiques

Paludisme
Le risque de transmission du paludisme est faible toute l’année dans les zones rurales situées au-dessous de 2 000 m. Les districts les plus exposés sont concentrés dans les régions d’Ayacucho, Junín, Loreto, Madre de Dios, Piura, San Martín et Tumbes. Le paludisme n’est pas transmis dans les régions à plus de 2 000 m (y compris le Machu Picchu, le lac Titicaca et les villes d’Arequipa, Cuzco et Puno) ainsi que dans les villes de Lima et au sud de Lima (Moquegua, Ica, Nazca et Tacna).

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après).

Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.

Pendant votre séjour, et dans les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Fièvre jaune
La fièvre jaune, transmise par un moustique, est endémique sur la moitié est du pays et présente sur l’extrémité nord-ouest du pays. La prévention repose essentiellement sur la prévention des piqûres d’insectes (cf. ci-après) et sur la vaccination, qui est recommandée.

Dengue
Les pluies et les chaleurs de l’été austral (décembre à avril) favorisent la multiplication des moustiques transmetteurs de ce virus. De ce fait, une épidémie de cette maladie se déclare chaque année à cette période, notamment dans le nord et l’ouest du pays. Il convient de se protéger en cas de déplacement dans ces régions.

La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement.
En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique : prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).

Chikungunya
La transmission du Chikungunya s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Le traitement est alors symptomatique. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif ni vaccin. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). Pour plus d’informations sur le Chikungunya, consulter ce site : http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/maladies-moustiques/chikungunya/index.asp. En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Maladie à virus Zika
Plusieurs cas d’infections par le virus du Zika ont été détectés au Pérou. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.

Les symptômes de la maladie sont généralement modérés
(fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré est attestée.

Il est notamment recommandé à tous :

  • de respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustiques (cf. ci-dessus), ceci tant la nuit que le jour ;
  • de consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de reporter leur voyage et, à défaut, de respecter les mesures de prévention des piqûres de moustiques, d’éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage, et d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec une personne ayant pu être infectée par le virus Zika.

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :
1/ Risque de transmission par voie sexuelle : site du Haut conseil de la santé publique
2/ Dossier d’information sur la maladie à virus Zika(site du ministère des Solidarités et de la Santé)
3/ Recommandations pourles femmes enceintes (site du ministère des Solidarités et de la Santé)
4/ Recommandations pour la prévention des piqûres de moustiques

Fièvre à virus Oropouche
L’infection à virus Oropouche est une maladie transmise par les insectes. Les symptômes associent une fièvre brutale avec frissons, maux de tête, courbatures et troubles digestifs. Il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique et la prévention repose sur l’éviction des piqûres d’insectes. Informations sur le site de l’OMS.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Mise en garde contre la consommation d’Ayahuasca
L’Ayahuasca, plante hallucinogène inscrite au registre des stupéfiants en France, est utilisée en Amazonie lors de cérémonies chamaniques, le plus souvent pratiquées par des individus peu formés. L’Ayahuasca comporte différents produits ou substances issus de plantes et sa composition varie grandement, pour en modifier les effets, selon le contexte dans lequel le breuvage doit être consommé.

Les effets sont rapides après ingestion (30 minutes), se poursuivent durant plusieurs heures et génèrent à la fois des effets psychotropes centraux (hallucinations, changements de la perception de la réalité et de la conscience, avec des troubles de la mémoire et du jugement, etc..) et des effets périphériques (troubles cardiovasculaires et digestifs notamment). Le principal danger de l’Ayahuasca est lié à la nature et aux propriétés des différentes plantes utilisées, mais aussi à l’incertitude sur sa composition exacte.

L’usage de l’Ayahuasca peut donc avoir des conséquences médicales graves, voire mortelles, notamment pour les personnes présentant des symptômes cardiaques ou sous antidépresseurs. Par ailleurs, les effets psychotropes liés à la consommation de cette plante peuvent être à l’origine d’actes de délinquance graves.

La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie, même lorsque des guides touristiques et des centres d’éco-tourisme proposent des "initiations". Les centres proposés se situent en outre dans des zones isolées, difficiles d’accès, et en cas d’accident peu propices à l’arrivée de secours rapides.
Cette pratique est à proscrire.

• Grippe hivernale

De nombreux cas de grippe AH1N1 ont été enregistrés au Pérou.
De manière générale, il est conseillé de suivre des mesures d’hygiène classiques pour limiter les risques de transmission :
- se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions hydro-alcooliques ;
- utiliser des mouchoirs à usage unique pour éternuer, tousser et se moucher et les jeter dans des poubelles fermées ;
- éviter dans la mesure du possible le contact avec des personnes malades sans protection adaptée ;
- nettoyer régulièrement les locaux et les surfaces qui ont pu être contaminés.

Il est également recommandé de consulter un médecin afin de discuter de la mise à jour de la vaccination antigrippale, notamment chez les personnes à risque (notamment plus de 65 ans, femmes enceintes, malades chroniques, personnes immunodéprimés et obèses morbides).

• Rage

La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide, et il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation médicale préalable. Pour plus d’informations : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/rage.

• Risques liés à l’altitude

Le mal des montagnes peut se manifester par des troubles respiratoires (essoufflement) et/ou neurologiques (maux de tête, nausées, vomissements, troubles du sommeil) pouvant survenir en altitude. Ces manifestations peuvent s’aggraver et conduire au décès. La prévention repose notamment sur une ascension progressive et une adaptation à l’altitude les premiers jours. Les excursions et randonnées en altitude doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ.

Les personnes qui connaissent des problèmes cardiaques et qui souhaitent se rendre dans les villes d’altitude (Puno, Cuzco, Huaraz, Arequipa) doivent consulter un médecin avant tout déplacement.

Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Infection par le virus HIV – MST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Tenez-vous à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque en deux-roues).
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.

Préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Eviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Eviter les crudités, coquillage, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Eviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Santé publique France
Organisation mondiale de la Santé

Infos utiles

TRANSPORT

Assurance

Il est possible de louer un véhicule. Il est alors recommandé de contracter, avant de voyager, une assurance pour soi-même et pour les dommages causés à autrui.

Infrastructure routière

Les grands axes sont corrects. Les routes de montagne sont difficiles, souvent dangereuses car mal entretenues et escarpées.
Rapport quotidien indiquant les urgences par département (accidents, éboulements, ponts détruits, etc.) : http://www.proviasnac.gob.pe/frmEmergenciasViales.aspx?idmenu=591.

Transport aérien

L’avion est le moyen de transport le plus pratique. Les principales localités et points touristiques du pays sont desservis par des liaisons aériennes. Le Pérou applique des taxes aéroportuaires pour tous ses vols, nationaux et internationaux. En principe, les taxes correspondantes sont comprises dans le prix du billet, mais il est recommandé de vérifier avant d’embarquer.

Survol des lignes de Nazca

Le recours aux services des compagnies procédant au survol des lignes de Nazca n’est pas recommandé en raison de nombreux accidents y compris mortels.

Législation locale

Drogue

Le trafic et la détention de drogue sont sévèrement réprimés au Pérou. Les peines sont très sévères et les conditions de détention très dures.

Archéologie et antiquités

La législation péruvienne interdit strictement et réprime l’exportation d’espèces protégées, de biens culturels ou naturels (fossiles, insectes disséqués, tissus et poupées confectionnées avec des textiles anciens, poterie, pierres semi-précieuses…), lesquels sont cependant disponibles sur le marché. Il est fortement déconseillé de s’en porter acquéreur en vue d’une sortie du territoire.
Les copies de pièces archéologiques pourront être exportées sur présentation d’« un certificat de biens n’appartenant pas au Patrimoine culturel de la Nation aux fins d’exportation » délivré par l’Institut national de la Culture.

Les agressions sexuelles

Il est très difficile de porter plainte auprès des autorités locales. Les plaintes pour viol sont souvent classées sans suite : il est suggéré de déposer plainte parallèlement en France. Les victimes sont invitées à prendre l’attache de la section consulaire de l’ambassade de France à Lima (+51 1 215 84 00).

DIVERS

Volontariat et bénévolat

La plus grande prudence est recommandée aux Français souhaitant effectuer un volontariat ou un bénévolat au Pérou. Il est conseillé aux personnes intéressées de s’assurer au préalable de la fiabilité et du sérieux de la structure d’accueil envisagée, des conditions de séjour, et éventuellement de rétribution. Ces renseignements peuvent être pris auprès du bureau de France Volontaires de Lima (ev.peru chez france-volontaires.org).

Lors de leur arrivée au Pérou, il est recommandé aux volontaires d’adresser au consulat (franceconsulat chez ambafrance-pe.org), les informations relatives à leur séjour (nom et prénom, numéro de passeport, structure d’accueil, dates estimées du séjour).

Lien utile : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/ong-organisations-non-gouvernementales_1052/volontariat_18406/index.html

Informations touristiques

Le ministère du Tourisme péruvien a créé deux organismes afin d’informer et de protéger les touristes :
PROM PERU (Promotion touristique) - cf. site Internet suivant : www.promperu.gob.pe - et IPERU (Assistance aux touristes), dans douze villes à travers le pays. Les coordonnées de ces agences sont disponibles dans le document suivant : document50651

Voyages d’affaires

DONNÉES ÉCONOMIQUES

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Pérou.

Contacts utiles

Avant d’entreprendre une quelconque excursion à l’intérieur du Pérou, il est recommandé de consulter le site Internet de l’Institut national de défense civile (en espagnol), où sont indiquées les zones à risque (inondation, glissement de terrain, etc).

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