Pérou

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Sécurité

Risques encourus

- Criminalité

Il convient d’être très prudent face aux risques de vol et d’agression, tant à Lima qu’en province, y compris dans les quartiers touristiques. En cas d’agression, il convient de ne pas opposer de résistance.
Il est recommandé de se munir de photocopies des documents d’identité et des titres de voyage, ou bien de les scanner et de se les envoyer par courriel avant de partir (il sera ainsi facile d’en récupérer une copie en cas de vol ou de perte).

Lors des déplacements en bus de longue durée, notamment sur la ligne Lima-Ica-Arequipa, il est recommandé d’être attentif à ses affaires de valeur et documents d’identité. La majorité des vols sur touristes étrangers recensés au Pérou est réalisée lors de ces trajets, les voleurs profitant d’un moment d’inattention ou employant des techniques de diversion pour passer à l’acte. Les bus sont régulièrement attaqués. Dix attaques ont été rapportées depuis juin 2015.

Le tourisme individuel, sur des circuits peu fréquentés où il y a généralement carence de dispositif sécuritaire approprié pour dissuader les agressions, est déconseillé.
Des viols de femmes prenant seules des mototaxis, ou des taxis de rue, ont été signalés. Il est très difficile de porter plainte auprès des autorités locales et les plaintes pour viol sont souvent classées sans suite : il est suggéré de déposer plainte parallèlement en France. Les victimes sont invitées à prendre l’attache de la section consulaire de l’ambassade de France à Lima (+51 1 215 84 00).

Il convient de ne pas accepter de verre d’un inconnu ni laisser sa consommation sans surveillance : de la scopolamine a pu y être versée. Cette drogue mélangée à une boisson ou des aliments (elle peut être également, ou bien inhalée (par exemple sur un mouchoir) provoque temporairement une perte de volonté, de conscience et une amnésie.

- Mouvements sociaux

Il est fréquent que des manifestations sociales bloquent les circuits touristiques. Ces actions sont parfois violentes. Il convient d’éviter les zones où surviendraient de tels mouvements et de se renseigner au préalable sur les préavis de grève annoncés. Sur ce point, comme sur les autres aspects regardant la situation du tourisme au Pérou, le voyageur pourra consulter, outre cette rubrique, le site Internet suivant : www.rpp.com.pe.

- Risque lié au transport

Le touriste souhaitant voyager à l’intérieur du Pérou par voie routière s’expose à des risques élevés en raison de l’état des routes, des infractions très fréquentes aux règles élémentaires du code de la route et de l’existence de pirates de la route. Les accidents sont fréquents et violents. Il convient d’anticiper le comportement des conducteurs à chaque instant. Il est donc vivement recommandé de ne circuler que de jour dans les zones rurales et sur la route panaméricaine.

De très nombreux accidents mortels impliquant des autobus ont lieu au Pérou. L’organisme d’état PromPeru (organisme dédié à l’information et à la protection des touristes) informe les voyageurs sur les compagnies d’autobus (www.promperu.gob.pe) site en espagnol.

La SUTRAN (Superintendencia de Transporte Terrestre de Personas, Carga y Mercancías) publie depuis 2006 un tableau annuel des 50 entreprises de transport qui ont le plus d’accidents (http://www.sutran.gob.pe/estadisticas/, site en espagnol).
En 2016, la Sutran a recensé 16 accidents pour la seule entreprise Flores Hermanos.

Il est recommandé aux voyageurs arrivant au Pérou de faire preuve de prudence au moment de choisir un taxi. Le bureau d’IPeru installé dans l’aéroport à la réception des bagages peut informer les voyageurs sur des compagnies sûres et sur le coût des trajets.

En règle générale, il est recommandé de privilégier les compagnies régulières. Des mesures de prudence s’imposent : condamner les portes et remonter les fenêtres arrière, sans toutefois les fermer totalement (les taxis fonctionnent au gaz et des émanations de gaz peuvent survenir), conserver les affaires personnelles à l’abri des regards.

- Risque sismique

Le Pérou est situé dans une zone de forte activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, consulter la fiche Séismes.

En cas de séisme, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires (répliques).

En cas de tremblement de terre lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de contacter immédiatement leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, en cas de problème de communication avec l’extérieur, de prendre contact avec le Consulat.

- Risque climatique

Le risque de glissement de terrain dans la zone du site inca de Machu Picchu, liés à la forte pluviosité enregistrée dans la région de Cusco de janvier à mai est élevé. Ces conditions peuvent rendre dangereux l’accès par la voie ferrée à l’agglomération de Aguas Calientes ou par la voie routière conduisant au site inca durant cette période.

Avant d’entreprendre une quelconque excursion à l’intérieur du Pérou, il est recommandé de consulter le site Internet de l’Institut national de défense civile où sont indiquées les zones à risque (inondation, glissement de terrain, etc).

Zones de vigilance et carte sécuritaire

Zones formellement déconseillées

Il est formellement déconseillé de pénétrer dans les zones dangereuses où sévissent des groupes armés liés au narcotrafic (en rouge sur la carte) :

  • région de Huánuco (« Cordillère Azul ») ;
  • centre du pays, connu sous l’acronyme VRAEM (Vallée des Rivières Apurímac, Ene y Mantaro) : région située au Nord-Est d’Ayacucho, toujours sous contrôle militaire ;
  • zone amazonienne frontalière avec la Colombie, notamment le long du fleuve Putumayo.

Zones déconseillées sauf raison impérative

  • Abancay : ville située à proximité du VRAEM, Abancay est un lieu de transit pour certaines activités criminelles. Bien qu’aucune atteinte aux personnes n’y ait été recensée au préjudice de touristes étrangers, le passage par Abancay demeure déconseillé.

Zones en vigilance renforcée

- Lima

Le centre historique de Lima est particulièrement déconseillé à partir de la tombée de la nuit. Durant la journée, il faut être prudent et faire attention à ses effets personnels.
Il est dangereux de se promener le soir (et a fortiori d’y dormir) sur les plages qui bordent la capitale, où sévissent des délinquants.

- Arequipa

Le phénomène des "faux taxis" s’est particulièrement développé à Arequipa, où plusieurs "enlèvements express" de touristes ont déjà eu lieu. Il convient donc de choisir les compagnies de taxis connues des agences de voyage et des hôtels ou au sein de la gare routière et ne pas les choisir dans la rue.

- Cuzco

Les autorités locales de Cuzco recommandent la plus grande prudence aux touristes qui souhaitent faire des promenades à cheval autour de la ville, surtout en fin de journée. De faux guides touristiques proposent leurs services et peuvent attaquer leurs clients quand ils parviennent dans une zone isolée.

La randonnée de Choquequirao, dans la région de Cusco, est également déconseillée : plusieurs randonneurs y ont été attaqués à main armée et délestés de leurs biens par des groupes se revendiquant du Sentier Lumineux.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée

Court séjour
Pour un séjour touristique inférieur ou égal à trois mois, le passeport en cours de validité suffit, le visa s’obtient à l’entrée sur le territoire (il peut aller de 30 à 180 jours). Le visa n’est pas renouvelable une fois sur place, mais il est possible de solliciter un changement de "qualité migratoire" auprès de la Direction des Migrations située à Lima dans le district de Breña (avenida España, cuadra 7 - cf. lien suivant : http://www.migraciones.gob.pe/).

L’amende relative au dépassement de séjour est d’environ 4,05 Soldes/jour et se paye à la sortie du territoire.

Long séjour
Pour un séjour de plus de trois mois, il convient de déposer une demande de visa de long séjour auprès de l’Ambassade du Pérou en France.

Avertissement

En quittant le Pérou, la présentation de la carte andine de migration (TAM) complétée à l’entrée est obligatoire. En cas de perte, il sera nécessaire d’en solliciter une copie à la DIGEMIN (Dirección de Control Migratorio de la Dirección General de Migraciones y Naturalización).

Si vous entrez au Pérou par voie terrestre ou maritime, il est important de vous assurer qu’un tampon d’entrée est bien apposé sur votre passeport. Dans le cas contraire, vous serez considéré en situation irrégulière et les formalités d’expulsion s’avèrent longues et compliquées.

Règlementation douanière

Archéologie et Antiquités
La législation péruvienne interdit strictement et réprime l’exportation d’espèces protégées, de biens culturels ou naturels (fossiles, insectes disséqués, tissus et poupées confectionnées avec des textiles anciens, poterie, pierres semi-précieuses…), lesquels sont cependant disponibles sur le marché. Il est fortement déconseillé de s’en porter acquéreur en vue d’une sortie du territoire.
Les copies de pièces archéologiques pourront être exportées sur présentation d’ « un certificat de biens n’appartenant pas au Patrimoine culturel de la Nation aux fins d’exportation » délivré par l’Institut national de la Culture.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Il est conseillé de consulter suffisamment longtemps avant la date de départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins.

Il est également nécessaire de contracter en France une assurance de voyage couvrant les frais médicaux et ceux de rapatriement sanitaire.

I. AVANT LE DÉPART

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent être très élevées à l’étranger, notamment auprès des établissements privés qui offrent parfois des services plus adaptés, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance de voyage permettant de couvrir tous les frais médicaux (opération chirurgicale, hospitalisation ou rapatriement). Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’Ambassade ou les consulats généraux de France sur place. Faute de pouvoir justifier d’une couverture sociale, vous vous exposez au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale.

En cas de soins sur place, à Lima, les cliniques et les hôpitaux privés sont bien équipés, et les médecins, souvent formés en Europe ou aux Etats-Unis, en général de très bon niveau. Les soins doivent généralement être réglés à l’avance (une carte bancaire est systématiquement demandée lors de l’admission).

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccination international pour faire une évaluation de votre état de santé, analyser les risques sanitaires et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations nécessaires ou recommandées.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et emportez dans vos bagages les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçon). Pour plus d’informations, consultez le fiche Infos Pratiques http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/infos-pratiques/

• Vaccinations

  • Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées : Assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles mais aussi liées à toutes les zones géographiques visitées.
  • Ainsi, la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; La vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyages, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • Pour l’Amazonie, le vaccin contre la fièvre jaune est vivement recommandé (à pratiquer avant le départ dans un centre de vaccination agréé). Il est obligatoire pour se rendre au Vénézuéla depuis le Pérou (un certificat de vaccination peut être exigé).
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
II. RISQUES SANITAIRES

• Maladies transmises par les moustiques

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire, potentiellement grave, transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour obtenir un traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.

Il est utile de se munir d’un répulsif contre les insectes dans les zones situées en-dessous de 1 500 mètres d’altitude, dans les régions chaudes et humides telles que l’Amazonie.

Fièvre jaune

La fièvre jaune est causée par un virus, transmis par un moustique. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo grippal à la forme mortelle ; le traitement est alors symptomatique. Il n’existe pas de médicament préventif qui protège contre la fièvre jaune. La prévention repose essentiellement sur la prévention des piqures d’insectes et sur la vaccination, qui est recommandée.

Dengue

La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique et repose sur la prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf ci-après).

Les pluies et les chaleurs de l’été austral (décembre à avril) favorisent la multiplication des moustiques transmetteurs de ce virus. De ce fait, une épidémie de cette maladie se déclare chaque année à cette période, notamment dans le nord et l’ouest du pays. Il convient de se protéger en cas de déplacement dans ces régions.

Chikungunya

La transmission du Chikungunya s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Le traitement est alors symptomatique. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif ni vaccin.
La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf ci-après).

Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter :

Maladie à virus Zika

Plusieurs cas d’infections par le virus du Zika ont été détectés au Pérou. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.

Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré semblent possibles.

Au total, il est notamment recommandé à tous :

  • De respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs anti-moustiques, climatisation, moustiquaire), nuit et jour ;
  • De consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :

1/ Risque de transmission par voie sexuelle : site du Haut conseil de la santé publique
2/ Dossier d’informations sur la maladie à virus Zika (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).
3/ Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).
4/ Recommandations pour la prévention des piqures de moustiques

Fièvre a virus Oropouche

L’infection à virus oropouche est une maladie transmise par les insectes. Les symptômes associent une fièvre brutale avec frissons, maux de tête, courbatures, et troubles digestifs. Il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique et la prévention repose sur l’éviction des piqures d’insectes.

Informations sur le site de l’OMS.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques

• Mise en garde contre la consommation d’Ayahuasca

L’Ayahuasca, plante hallucinogène inscrite au registre des stupéfiants en France, est utilisée en Amazonie lors de cérémonies chamaniques, le plus souvent pratiquées par des individus peu formés. L’Ayahuasca comporte différents produits ou substances issus de plantes et sa composition varie grandement, pour en modifier les effets, selon le contexte dans lequel le breuvage doit être consommé.

Les effets sont rapides après ingestion (30 minutes), se poursuivent durant plusieurs heures et génèrent à la fois des effets psychotropes centraux (hallucinations, changements de la perception de la réalité et de la conscience, avec des troubles de la mémoire et du jugement, etc..) et des effets périphériques (troubles cardiovasculaires et digestifs notamment). Le principal danger de l’Ayahuasca est lié à la nature et aux propriétés des différentes plantes utilisées, mais aussi à l’incertitude sur sa composition exacte.

L’usage de l’Ayahuasca peut donc avoir des conséquences médicales graves, voire mortelles, notamment pour les personnes présentant des symptômes cardiaques ou sous antidépresseurs. Par ailleurs, les effets psychotropes liés à la consommation de cette plante peuvent être à l’origine d’actes de délinquance graves.

La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie, même lorsque des guides touristiques et des centres d’éco-tourisme proposent des "initiations". Les centres proposés se situent en outre dans des zones isolées, difficiles d’accès, et en cas d’accident peu propices à l’arrivée de secours rapides.
Cette pratique est à proscrire.

• Grippe hivernale
De nombreux cas de grippe AH1N1 ont été enregistrés au Pérou.
De manière générale, il est conseillé de suivre des mesures d’hygiène classiques pour limiter les risques de transmission :

  • se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions hydro-alcooliques ;
    - utiliser des mouchoirs à usage unique pour éternuer, tousser et se moucher et les jeter dans des poubelles fermées ;
    - éviter dans la mesure du possible le contact avec des personnes malades sans protection adaptée ;
    - nettoyer régulièrement les locaux et les surfaces qui ont pu être contaminées.

Il est également recommandé de consulter un médecin afin de discuter la mise à jour de la vaccination antigrippale, notamment chez les personnes à risque (notamment plus de 65 ans, femmes enceintes, malades chroniques, personnes immunodéprimés et obèses morbides).

• Rage
La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide, il existe aucun traitement curatif de la rage déclarée.
Après un contact avec un animal pouvant être enragé, la morsure doit être lavée abondamment à l’eau savonneuse, et une consultation médicale urgente doit apprécier le risque de contamination afin de déterminer l’administration urgente d’un sérum et ou d’une vaccination contre la rage.
Il est donc recommandé de ne pas caresser les animaux, voire ne pas s’en approcher. La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation et évaluation médicale préalable.

• Altitude

Les personnes qui connaissent des problèmes cardiaques et qui souhaitent se rendre dans les villes d’altitude (Puno, Cusco, Huaraz, Arequipa) doivent consulter un médecin avant tout déplacement.

En prévention des symptômes liés à la haute altitude, il est vivement conseillé de prendre l’avis de son médecin pour discuter de l’opportunité d’un traitement médical.

• Infection par le virus HIV – MST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

III. MESURES D’HYGIÈNE ALIMENTAIRE

Préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Evitez la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Eviter les crudités, coquillage, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Eviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Santé Publique France
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Transport

Infrastructure routière
Les grands axes sont corrects. Les routes de montagne sont difficiles, souvent dangereuses car mal entretenues et escarpées.
Rapport quotidien indiquant les urgences par Département (accidents, éboulements, ponts détruits, etc.) : http://www.proviasnac.gob.pe/frmEmergenciasViales.aspx?idmenu=591.


Assurance

Il est possible de louer un véhicule. Il est alors recommandé de contracter, avant de voyager, une assurance pour soi-même et pour les dommages causés à autrui.

Transport aérien
L’avion est le moyen de transport le plus pratique les principales localités et points touristiques du pays sont desservis par des liaisons aériennes. Le Pérou applique des taxes aéroportuaires pour tous ses vols, nationaux et internationaux. En principe, les taxes correspondantes sont comprises dans le prix du billet mais il est recommandé de vérifier avant d’embarquer.

Survol des lignes de Nazca
Deux accidents aériens mortels impliquant des touristes (dont un ayant coûté la vie à 5 ressortissants français) ont eu lieu en 2008 et 2010. Si aucun décès n’est à déplorer depuis quelques années, des incidents graves se produisent encore épisodiquement, dont deux au moins en 2015. Le recours aux services des compagnies procédant au survol des lignes de Nazca n’est pas recommandé.

Législation locale

Drogue

Le trafic et la détention de drogue sont sévèrement réprimés au Pérou. Les peines sont très sévères et les conditions de détention très dures.

Divers

Volontariat et bénévolat

La plus grande prudence est recommandée aux Français souhaitant effectuer un volontariat ou un bénévolat au Pérou, notamment dans le cadre d’un projet d’aide sociale ou de développement. Il est conseillé aux personnes intéressées de s’assurer au préalable de la fiabilité et du sérieux de la structure d’accueil envisagée, des conditions de séjour, et éventuellement de rétribution. Ces renseignements peuvent être pris auprès du bureau de France Volontaires de Lima (ev.peru chez france-volontaires.org).
Lors de leur arrivée au Pérou, il est recommandé aux volontaires d’adresser au consulat (franceconsulat chez ambafrance-pe.org), les informations relatives à leur séjour (nom et prénom, numéro de passeport, structure d’accueil, dates estimées du séjour).

Lien utile : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/ong-organisations-non-gouvernementales_1052/volontariat_18406/index.html

Informations touristiques

Le Ministère du tourisme péruvien a créé deux organismes afin d’informer et de protéger les touristes :
PROM PERU (Promotion touristique) - cf. site Internet suivant : www.promperu.gob.pe - et IPERU (Assistance aux touristes), dans douze villes à travers le pays. Les coordonnées de ces agences sont disponibles dans le document suivant : http://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/I_Peru.pdf

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