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Pérou

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Dernière mise à jour le: 24 juin 2014 - Information toujours valide le: 1er novembre 2014

Sécurité

Vols et agressions

Avant de partir, il est recommandé de transmettre une copie de votre passeport et/ou de votre carte d’identité au Consulat par courriel (à l’adresse suivante : france.consulat@ambafrance-pe.org), afin de faciliter vos démarches en cas de vol. Il convient d’être très prudent face aux risques de vol et d’agression, tant à Lima qu’en province, y compris dans les quartiers touristiques. En cas d’agression, ne pas opposer de résistance.

Il faut prendre garde à l’usage de la scopolamine, drogue qui, mélangée à une boisson ou des aliments, ou bien inhalée (par exemple sur un mouchoir), provoque temporairement une perte de volonté, de conscience et une amnésie. Le tourisme individuel, sur des circuits peu fréquentés où il y a généralement carence de dispositif sécuritaire approprié pour dissuader les agressions, est déconseillé.

Taxis : il est recommandé aux voyageurs arrivant au Pérou de faire preuve de prudence au moment de choisir un taxi et de privilégier les compagnies régulières identifiées comme telles, une fois à bord de l’un d’entre eux, d’adopter certains réflexes comme celui de condamner les portes et de remonter les fenêtres arrière (sans toutefois les fermer totalement), en gardant ses affaires personnelles à ses pieds, à l’abri des regards. Le Consulat peut vous conseiller une compagnie de taxi de type « taxi seguro ».
Mouvements sociaux : il arrive fréquemment que des manifestations sociales bloquent les circuits touristiques. Ces actions sont parfois violentes. Il convient d’éviter les zones où surviendraient de tels mouvements et de se renseigner au préalable sur les préavis de grève annoncés. Sur ce point, comme sur les autres aspects regardant la situation du tourisme au Pérou, le voyageur pourra consulter, outre cette rubrique, le site Internet suivant : www.rpp.com.pe.

Lima

Le centre historique de Lima est particulièrement déconseillé à partir de la tombée de la nuit. Durant la journée, il faut être prudent et faire attention à ses effets personnels. Il est dangereux de se promener le soir (et a fortiori d’y dormir) sur les plages qui bordent la capitale, où sévissent des délinquants.

Arequipa

Le phénomène des "faux taxis" s’est particulièrement développé à Arequipa, où plusieurs "enlèvements express" de touristes ont déjà eu lieu. Il faut donc choisir les compagnies de taxis connues des agences de voyage et des hôtels ou au sein de la gare routière et ne pas les choisir dans la rue.

Cusco

Les autorités locales de Cusco recommandent la plus grande prudence aux touristes qui souhaitent faire des promenades à cheval autour de la ville, surtout en fin de journée. De faux guides touristiques proposent leurs services et peuvent attaquer leurs clients quand ils parviennent dans une zone isolée. Un jeune Français a été assassiné en 2008 aux abords de la zone archéologique de Sacsayhuaman dans ces circonstances.

La randonnée de Choquequirao, dans la région de Cusco, est également déconseillée : plusieurs randonneurs y ont été attaqués à main armée et délestés de leurs biens par des groupes se revendiquant du Sentier Lumineux.

Zones formellement déconseillées

Il est formellement déconseillé de pénétrer dans les zones dangereuses où sévissent des groupes armés liés au narcotrafic (en rouge sur la carte) :

  • région de Huánuco (« Cordillere Azul ») ;
  • région située au Nord-Est d’Ayacucho, s’étalant de Huancayo à Cusco ;
  • zone amazonienne frontalière avec la Colombie, notamment le long du fleuve Putumayo.
Zones déconseillées sauf raison impérative

Elles figurent en orange sur la carte :

  • la région du Alto Huallaga, qui était, jusqu’au milieu des années 2000, le fief du Sentier Lumineux ;
  • le centre du pays, connu sous l’acronyme VRAEM (Vallée des Rivières Apurímac, Ene y Mantaro), demeure une zone sous contrôle militaire ;
  • Abancay : ville située à proximité du VRAEM, Abancay est un lieu de transit pour certaines activités criminelles. Bien qu’aucune atteinte aux personnes n’y ait été recensée au préjudice de touristes étrangers, le passage par Abancay demeure déconseillé.
Risque sismique

Le Pérou est situé dans une zone de forte activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, consulter la fiche Séismes du présent site.

Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires (répliques).

En cas de tremblement de terre lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec le Consulat.

Risque climatique

Il convient d’appeler l’attention des voyageurs sur les risques de glissement de terrain dans la zone du site inca de Machu Picchu, liés à la forte pluviosité enregistrée dans la région de Cusco de janvier à mai. Ces conditions peuvent rendre dangereux l’accès par la voie ferrée à l’agglomération de Aguas Calientes ou par la voie routière conduisant au site inca durant cette période.

Avant d’entreprendre une quelconque excursion à l’intérieur du Pérou, il est recommandé de consulter le site Internet de l’Institut national de défense civile où sont indiquées les zones à risque (inondation, glissement de terrain, etc.

Transports

Infrastructure routière

Le touriste souhaitant voyager à l’intérieur du Pérou par voie routière doit savoir qu’il s’expose à des risques élevés en raison de l’état des routes, du mauvais entretien des véhicules et de l’existence de pirates de la route. Les accidents sont fréquents et violents. Il est donc vivement recommandé de ne circuler que de jour dans les zones rurales et sur la route panaméricaine.
Si vous décidez de voyager par bus, il est préférable de recourir à des compagnies nationales connues ; vous pouvez contacter le Consulat afin de vérifier que la compagnie de bus que vous avez choisie est considérée comme sûre.

Cette recommandation vaut particulièrement pour les voyages dans le Sud du Pérou, où un bus reliant Arequipa et Cusco a été attaqué et pillé par un groupe armé au début du mois de juin 2014.

Il est possible de louer un véhicule. Il est alors recommandé de contracter, avant de voyager, une assurance pour soi-même et pour les dommages causés à autrui. Les grands axes sont corrects. Les routes de montagne sont difficiles, souvent dangereuses car mal entretenues et escarpées.
Rapport quotidien indiquant les urgences par Département (accidents, éboulements, ponts détruits , etc.) : http://www.proviasnac.gob.pe/frmEme….

Transport aérien

L’avion est le moyen de transport le plus pratique et même si les horaires fluctuent tout au long de l’année, tous les points importants du pays sont desservis par au moins deux compagnies. Le Pérou applique des taxes aéroportuaires pour tous ses vols, nationaux et internationaux. En principe, les taxes correspondantes sont comprises dans le prix du billet mais il est recommandé de vérifier avant d’embarquer (cf. lien suivant : http://www.lap.com.pe/lap_portal/tuua.html).

Survol des lignes de Nazca
Le 25 février 2010, 7 touristes ont trouvé la mort dans le crash d’un avion Cessna qui survolait les lignes de Nazca. Cet accident fait suite à plusieurs incidents répétés et à un accident ayant coûté la vie à 5 touristes français en avril 2008. En attendant la mise en place de mesures de sécurité, l’Ambassade de France déconseille d’effectuer en avion le survol des lignes de Nazca.

Entrée / Séjour

Pour un séjour touristique inférieur ou égal à trois mois, le passeport en cours de validité suffit, le visa s’obtient à l’entrée sur le territoire (il peut aller de 30 à 180 jours). Attention, ce visa n’est pas renouvelable une fois sur place, mais il est possible de solliciter un changement de "qualité migratoire" auprès de la Direction des Migrations située à Lima dans le district de Breña (avenida España, cuadra 7 - cf. lien suivant : http://www.migraciones.gob.pe/). L’amende relative au dépassement de séjour est d’environ 1 dollar/jour et se paye à la sortie du territoire.

Si vous envisagez de rester plus de trois mois, il convient de déposer une demande de visa de long séjour auprès de l’Ambassade du Pérou en France.

Pour de plus amples renseignements, prendre l’attache de l’Ambassade du Pérou à Paris.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire. En cas de soins sur place, à Lima, les cliniques et les hôpitaux privés sont bien équipés, et les médecins, souvent formés en Europe ou aux Etats-Unis, en général de très bon niveau. Les soins doivent généralement être réglés à l’avance (une carte bancaire est systématiquement demandée lors de l’admission).

Altitude

Les personnes qui connaissent des problèmes cardiaques et qui souhaitent se rendre dans les villes d’altitude (Puno, Cusco, Huaraz, Arequipa) doivent consulter un médecin avant tout déplacement.

En prévention des symptômes liés à la haute altitude, il est vivement conseillé de prendre l’avis de son médecin pour discuter de l’opportunité d’un traitement (par exemple, acetazolamide).

Hygiène alimentaire, hygiène de l’eau

L’eau distribuée par les réseaux d’alimentation ordinaire n’est pas potable : boire de préférence les eaux en bouteilles capsulées. Eviter la consommation d’aliments insuffisamment cuits, éviter de manger des fruits et légumes crus sur les marchés.

Se protéger efficacement contre les moustiques, vecteurs du paludisme, ou de virus (comme la dengue ou le virus Oropouche) en utilisant des produits répulsifs adaptés aux pays tropicaux (applications répétées sur les vêtements et les parties de peau découvertes).

Paludisme

Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3 en Amazonie, zone 1 ailleurs. Il est utile de se munir d’un répulsif contre les insectes dans les zones situées en-dessous de 1 500 mètres d’altitude, dans les régions chaudes et humides telles que l’Amazonie.

Dengue

Maladie virale propagée par un moustique, actif de jour. Il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques). La dengue pouvant prendre une forme potentiellement grave il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre (la prise d’aspirine est déconseillée). Les pluies et les chaleurs de l’été austral (décembre à avril) favorisent la multiplication des moustiques transmetteurs de ce virus. De ce fait, une épidémie de cette maladie se déclare chaque année à cette période, notamment dans le nord et l’ouest du pays. Il convient de se protéger en cas de déplacement dans ces régions.

Vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est conseillée.

Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.

Pour l’Amazonie, le vaccin contre la fièvre jaune est vivement recommandé (à pratiquer avant le départ dans un centre de vaccination agréé). Il est obligatoire pour se rendre au Venezuela depuis le Pérou (un certificat de vaccination peut être exigé).

De nombreux cas de grippe AH1N1 ont été enregistrés au Pérou. Les personnes fragiles (en particulier les enfants, les femmes enceintes, les patients porteurs de fragilités respiratoires ou cardiaques) doivent être particulièrement vigilantes. La vaccination antigrippale peut être recommandée, en particulier chez les sujets les plus fragiles.

Dans tous les cas demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Infection par le virus HIV

Il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

L’ayahuasca

L’ambassade de France met en garde les voyageurs contre la consommation d’ayahuasca, plante hallucinogène utilisée par les chamanes en Amazonie, inscrite au registre des stupéfiants en France. L’usage de l’ayahuasca peut avoir des conséquences médicales graves, susceptibles d’entraîner la mort. La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie sous aucun prétexte. Toutefois, de nombreux guides touristiques ainsi que des centres d’éco-tourisme peu fiables proposent des initiations au chamanisme. Ainsi, le centre Sachawawa à Tarapoto fait, en particulier, l’objet d’une enquête judiciaire à la suite du décès d’une Française, en août 2011, dans des circonstances non encore élucidées.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Volontariat et bénévolat

La plus grande prudence est recommandée aux Français souhaitant effectuer un volontariat ou un bénévolat au Pérou, notamment dans le cadre d’un projet d’aide sociale ou de développement. Il est conseillé aux personnes intéressées de s’assurer au préalable de la fiabilité et du sérieux de la structure d’accueil envisagée, des conditions de séjour, et éventuellement de rétribution. Lors de leur arrivée au Pérou, il leur est en outre recommandé d’adresser au consulat (franceconsulat@ambafrance-pe.org), les informations relatives à leur séjour (nom et prénom, numéro de passeport, structure d’accueil, dates estimées du séjour).

Lien utile : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/ong-organisations-non-gouvernementales_1052/volontariat_18406/index.html

Drogue

Le trafic et la détention de drogue sont sévèrement réprimés au Pérou (6 ans et 8 mois de réclusion pour le transport de drogue par exemple).

Il n’existe pas d’accord de transfèrement entre la France et le Pérou, les condamnés doivent effectuer intégralement leur peine au Pérou, où les conditions de détention peuvent être particulièrement pénibles. Si nos ressortissants détenus bénéficient de la protection consulaire, aucune aide financière destinée à couvrir les frais d’avocats ou à améliorer l’ordinaire durant le temps de réclusion ne peut leur être accordée.

Archéologie et Antiquités

La législation péruvienne interdit strictement et réprime l’exportation d’espèces protégées, de biens culturels ou naturels (fossiles, insectes disséqués, tissus et poupées confectionnées avec des textiles anciens, poterie, pierres semi-précieuses…), lesquels sont cependant disponibles sur le marché. Il est fortement déconseillé de s’en porter acquéreur en vue d’une sortie du territoire.

Les copies de pièces archéologiques pourront être exportées sur présentation d’ « un certificat de biens n’appartenant pas au Patrimoine culturel de la Nation aux fins d’exportation » délivré par l’Institut national de la Culture.

Informations touristiques

Le Ministère du tourisme péruvien a créé deux organismes afin d’informer et de protéger les touristes : PROM PERU (Promotion touristique) - cf. site Internet suivant : www.promperu.gob.pe - et IPERU (Assistance aux touristes), dans douze villes à travers le pays. Les coordonnées de ces agences sont disponibles dans le document suivant : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/I_Peru.pdf

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