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Dernière mise à jour le : 16 juin 2015 - Information toujours valide le : 30 juillet 2015

Sécurité

Recommandations générales

Traditionnellement considérés comme un pays « sans risques », les Pays-Bas restent relativement sûrs, ayant un taux de délinquance assez peu élevé, comparable à celui de la France, mais, comme tout autre pays, ils ne sont guère à l’abri de violences (assassinat du dirigeant populiste Pim Fortuyn, en mai 2002, meurtre du cinéaste Théo Van Gogh, en novembre 2004, attentat contre la reine à Appeldoorn en avril 2009, règlements de comptes en 2014 à Amsterdam), ou d’accidents divers (dans les transports en commun, à vélo, catastrophes naturelles liées notamment à la vulnérabilité face à la mer, accident d’un avion de la Turkish Airlines à l’aéroport de Schiphol en février 2009…).

De manière spécifique, le voyageur doit tenir compte des vols sous la menace d’arme blanche, des vols à la tire ou plus simplement des vols à la roulotte. Le phénomène touche en premier lieu les grandes villes, parmi lesquelles Amsterdam et le secteur touristique du centre-ville (dont le « quartier rouge », à proximité de la gare), ou Rotterdam et son secteur commerçant, près de la gare centrale. Certains quartiers périphériques peuvent aussi s’avérer risqués pour les personnes qui y sont étrangères. Il s’agit pour Amsterdam du secteur ouest de Sloter, bien qu’il évolue, du secteur de Nieuwezijds Voorburgwal, également en transformation, et de Duivendrecht, au sud, et, pour Rotterdam, des quartiers au sud de Feijenoord. Les pickpockets visent souvent les voyageurs en transit à l’aéroport de Schiphol et dans les trains entre Rotterdam, La Haye et Amsterdam. En outre, une attention particulière s’impose à bord du Thalys, surtout à partir d’Anvers.

Consommation et trafic de drogue

Attention à la vente illégale de drogues dures à Amsterdam :

En novembre 2014, plusieurs décès aux Pays-Bas ont fait suite à l’achat illégal de stupéfiants. Trois ressortissants britanniques sont décédés après avoir inhalé de l’héroïne blanche, en pensant qu’il s’agissait de cocaïne. Plusieurs dizaines de personnes ont été hospitalisées en urgence.

En février 2015, trois personnes ont dû être hospitalisées après avoir consommé de l’héroïne blanche achetée à des trafiquants dans la rue.

Il est rappelé que la consommation et la vente de drogues dures sont illégales aux Pays-Bas : l’achat et la détention peuvent valoir des poursuites judiciaires et des peines de prison aux contrevenants. Les vendeurs de rue, qui ciblent particulièrement les touristes, peuvent chercher à escroquer les acheteurs (farine, sucre, cachous, herbes, etc.), leur vendre des drogues de mauvaise qualité, mais aussi des produits hautement toxiques, voire mortels. La transaction peut également être l’occasion d’intimidations ou de vols.

Tout usage de drogue comporte des risques : plus d’informations sur www.drogues.gouv.fr.

En cas d’urgence, les voyageurs sont invités à alerter le 112.

Phénomènes liés à la drogue :

D’une façon générale, il convient d’être vigilant à l’encontre des rabatteurs qui invitent les étrangers à les suivre pour leur vendre des produits stupéfiants. Ils sont très actifs dans les gares, les quartiers touristiques mais aussi sur les autoroutes du sud du pays (Hollande du Sud, dans la région de Rotterdam, Brabant, à Roosendaal ou Breda ; Zélande, à Terneuzen ; Limbourg, près de Maastricht), où leur conduite agressive provoque parfois des accidents graves. Le fait d’accepter de suivre un rabatteur est toujours risqué : agressions possibles, interpellation par la police néerlandaise et risques de condamnations à des peines d’emprisonnement si le touriste a été trouvé en possession de produits stupéfiants.

A savoir

Interdiction de porter des couteaux (lames de plus de 18 cm) ainsi que des bombes lacrymogènes et des radios amateurs (27 MC).

La fraude informatique est considérée comme une menace majeure par les services de police des Pays-Bas, sur tout le territoire. Outre les dispositifs connus de "skimming" (capture des données de carte bancaire, notamment par ajout de structures amovibles sur les distributeurs de billets), de hameçonnage (« phishing ») ou de piratage téléphonique, il y a lieu d’être particulièrement vigilant à l’égard des pourriels (« spam ») et des courriels frauduleux porteurs de malware (malicious software) ou renvoyant vers de faux sites internet de banques ou d’organismes officiels, demandant des données personnelles. Les internautes et les usagers des cybercafés sont invités à faire preuve d’une vigilance particulière.

La nuit de la Saint-Sylvestre donne lieu à des manifestations festives dans les rues qui dégénèrent assez fréquemment en actes de violence et/ou de dégradation. Des débordements ne sont pas non plus à exclure lors de manifestations sportives ou populaires (fête du Roi, Gay Pride, etc.).

Un organisme d’assistance aux touristes en difficulté est localisé à Amsterdam. Il défend les intérêts des touristes, congressistes et hommes d’affaires étrangers agressés (vol avec violence, cambriolage) ou victimes d’accidents de la circulation, et traite les cas de disparition (des personnes ou des biens) : ATAS au 020-625.32.46 ou 06-46.62.56.80. Pour qu’une assistance puisse être mise en œuvre, une déclaration doit être faite au préalable, auprès de la police.

Transports

Infrastructure routière

Le réseau autoroutier est dense, gratuit et bien entretenu mais souvent saturé (nombreux camions, encombrements fréquents sur les grands axes).

La vitesse est limitée de 120 km/h à 100 km/h, voire à 80 km/h
(vérifier les panneaux de signalisation).

Les excès de vitesse sont sévèrement punis (amendes, retraits du permis, saisie du véhicule).

Les transports publics sont prioritaires.

Les cyclistes s’estiment toujours prioritaires, même lorsqu’ils circulent à contresens. Devant l’importance du risque d’accident représenté par la circulation des personnes à bicyclette dans les villes, les automobilistes sont invités à redoubler de vigilance avant d’effectuer toute manœuvre vers la droite ou toute manœuvre de stationnement.
Il faut bien regarder à droite et à gauche avant de s’engager sur les voies, à pied, en voiture ou à bicyclette.

Conditions de parking dans les villes

Avant de décider de se déplacer en automobile, le voyageur doit savoir qu’il est difficile de stationner dans le centre des grandes villes touristiques. Les règles correspondantes sont appliquées avec une grande rigueur et le non-paiement de l’horodateur entraîne la mise en fourrière systématique du véhicule.

  • Les places sont payantes, souvent 24 h sur 24, tous les jours, et très coûteuses.
  • Beaucoup de places sont réservées à des véhicules de particuliers, handicapés, résidents, avec un panneau le signalant (vergunning houders) : le numéro d’immatriculation du véhicule autorisé est d’ailleurs souvent inscrit sur ce même panneau.
  • Une infraction donnera lieu à une amende accompagnée de la pose d’un sabot ou d’un transport vers la fourrière, quelle que soit la nationalité du contrevenant.

En conclusion, mieux vaut utiliser des parkings privés ou les transports publics. A l’approche des villes, des parkings sont proposés à proximité directe des autoroutes et des gares permettant de rejoindre aisément le centre-ville en transport collectif. Cette solution appelée "transferium" est clairement signalée sur les autoroutes.

En cas d’infraction aux règles de la circulation, il est fréquent que la police exige le paiement immédiat des amendes. Le fait de ne pas disposer de liquide ne permet pas la plupart du temps d’échapper à cette règle car la police escorte alors les contrevenants jusqu’à un distributeur bancaire pour qu’ils effectuent un retrait. Cette pratique est très commune aux Pays-Bas.

Réseau ferroviaire

Le réseau est bon mais sa densité fait que les trains sont assez lents et sujets à de fréquents retards. Ceci est compensé par une haute fréquence des dessertes entre tous les points du pays.

Transport aérien

Il y a peu de lignes intérieures en raison de la faible superficie en Europe du territoire néerlandais. Air France-KLM dessert plusieurs territoires néerlandais d’outre-mer, à savoir Saint-Martin (aéroport international sur la partie néerlandaise, Sint Maarten, de l’île à compétence partagée), Curaçao et Aruba.

Entrée / Séjour

Territoire européen des Pays-Bas

L’accès au territoire européen des Pays-Bas nécessite une carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité (à l’exclusion de tout autre document).

Toute personne âgée de quatorze ans et plus se trouvant sur le territoire européen des Pays-Bas doit être en possession d’une pièce d’identité en cours de validité (passeport, carte nationale d’identité, permis de séjour néerlandais, permis de conduire néerlandais), qu’elle doit être en mesure de présenter aux forces de police néerlandaises sur leur demande.

Les cartes nationales d’identité délivrées entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013 seront encore valables 5 ans après la date de fin de validité indiquée au verso, mais aucune modification matérielle de la carte plastifiée n’en attestera.

En conséquence, de façon à éviter tout désagrément pendant votre voyage, il vous est fortement recommandé de privilégier l’utilisation d’un passeport valide à une CNI portant une date de fin de validité dépassée, même si elle est considérée par les autorités françaises comme étant toujours en cours de validité.

Si vous voyagez uniquement avec votre carte nationale d’identité, vous pouvez télécharger et imprimer une notice multilingue expliquant ces nouvelles règles à l’adresse suivante :
http://media.interieur.gouv.fr/interieur/cni-15ans/document-a-telecharger-paysbas.pdf

Territoires néerlandais d’outre-mer

Le passeport est obligatoire pour l’accès aux îles néerlandaises de Curaçao, Sint Maarten, Aruba (Etats du Royaume des Pays-Bas), Bonaire, Saba et Saint-Eustache (communes à statut particulier), qui ne relèvent pas de l’espace Schengen.

Les ressortissants français qui se rendent à Saint-Martin par la voie aérienne doivent également être munis d’un passeport, l’aéroport international Princess Juliana, qui dessert la collectivité d’outre-mer française, étant situé côté néerlandais (Sint Maarten).

Santé

Les conditions sanitaires sont analogues à celles de la France.

La plupart des produits pharmaceutiques ne sont délivrés que sur ordonnance médicale.

Se munir de la carte européenne d’assurance maladie à demander à votre caisse d’assurance maladie au moins 15 jours avant le départ. Pour plus d’information, consultez le site de l’Assurance Maladie en ligne et le site du Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale. Veuillez également consulter le site du consulat général de France à Amsterdam.

Contracter une assurance rapatriement.

Territoires néerlandais d’outre-mer : épidémie de chikungunya dans les Caraïbes

Une épidémie de chikungunya s’étend dans les Antilles. Des cas ont été recensés à Saint-Martin (Sint Maarten), Curaçao et Aruba.

Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires).

En prévention, comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires).

Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Législation concernant l’alcool

La législation sur l’alcool est plus sévère qu’en France : aucune tolérance n’est notamment admise pour les jeunes conducteurs. Pour les conducteurs confirmés, un taux d’alcoolémie supérieur à 0,35 g par litre de sang entraîne une première mesure d’interdiction de conduire pendant 6 heures. Les sanctions et amendes commencent au-delà d’un taux de 0,53 g par litre de sang (220 €). Le degré d’alcoolémie toléré pour les conducteurs est de 0,5 g.

Législation concernant les stupéfiants

Voir également l’onglet « Sécurité » de la présente fiche.

L’usage de stupéfiants est interdit. La consommation de cannabis (maximum 5 g) est cependant tolérée dans les "coffee shops". Le trafic de stupéfiants est sévèrement réprimé par la police néerlandaise en accord avec la police française (sanctions sévères : arrestation, expulsion). Ne pas négliger les risques de vol ou d’agression de la part des dealers. A noter que le taux de THC (principe actif) du cannabis est assez élevé et qu’il engendre des effets nettement plus sensibles pouvant déboucher sur des problèmes psychiatriques, y compris chez des personnes sans antécédent à cet égard.

La politique de tolérance en vigueur aux Pays-Bas est relative. Tout n’est pas permis. Le voyageur doit savoir que les drogues de synthèse sont classées dans la catégorie des drogues dites "dures" au même titre que l’héroïne et la cocaïne.

La possession de moins de 5 grammes de cannabis pour usage personnel ne fait pas l’objet de poursuites en général. Jusqu’à 30 grammes de cannabis, on risque une condamnation à une peine pouvant aller jusqu’à un mois d’emprisonnement et/ou une amende pouvant aller jusqu’à 3350 €. Au-delà de 30 grammes, la détention ou le transport de cannabis peut être puni de 2 ans d’emprisonnement et/ou d’une amende pouvant aller jusqu’à 16750 €. Les peines sont plus sévères en cas d’importation, de transport à des fins commerciales (4 ans d’emprisonnement et/ou 45 000 € d’amende).

La possession de 0,5 g de drogues dites "dures" et/ou d’un seul comprimé de drogue de synthèse fait l’objet d’une saisie. Ceci constitue un délit. Les pénalités prononcées vont jusqu’à 4 ans et/ou 45000 € d’amende pour une détention pour usage personnel, à 8 ans et/ou 45000 € d’amende pour le trafic et à 12 ans d’emprisonnement et/ou 45 000 € pour l’importation et l’exportation.

Il est rappelé que l’exportation de cannabis est répréhensible, même en petite quantité. Des contrôles fréquents sont effectués par les autorités néerlandaises ou françaises dans les trains et surtout sur les autoroutes.

Les mineurs sont interdits dans les coffee shops. Les coffee shops ont l’interdiction de vendre de l’héroïne, de la cocaïne et de l’ecstasy quelle que soit la quantité.

Transferts d’argent

Les procédures d’envoi d’argent par Western Union ont été modifiées : aucune somme d’argent expédiée par l’intermédiaire de Western Union ne peut être retirée aux guichets des postes si le bénéficiaire n’est pas en mesure de présenter un document de voyage (passeport accepté partout). La carte nationale d’identité n’est acceptée que dans les bureaux de Goffin Bank, Cash express et Does travel, pas dans les bureaux de poste, du reste en diminution.

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