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Panama

Panama

Dernière mise à jour le: 14 novembre 2014 - Information toujours valide le: 22 décembre 2014

Dernière minute

Voyageurs en provenance de Guinée, de la Sierra Leone ou du Libéria

Depuis le 22 octobre 2014 et jusqu’à nouvel ordre, les voyageurs en provenance de Guinée, de la Sierra Leone ou du Libéria, ou ayant séjourné dans ces pays durant les vingt-et-un jours précédant leur départ pour le Panama, ne sont pas admis sur le territoire panaméen. Ils se verront interdire l’accès à bord des vols desservant le pays.

Sécurité

En cas d’incident, il est recommandé de se rapprocher de l’Ambassade de France.

Le niveau de la délinquance et des agressions, traditionnellement inférieur à celui des autres pays de la région, reste élevé (de l’ordre de 19 homicides pour 100.000 habitants en 2014).

En cas d’agression, il est vivement recommandé de n’opposer aucune résistance, de garder son calme et de baisser les yeux, afin d’éviter de laisser penser aux agresseurs qu’ils pourraient être reconnus.

Trajet aéroport-capitale

Les quartiers traversés pouvant être dangereux, il est recommandé de ne pas s’arrêter sur les accotements lors de ce trajet.

Panama Ciudad et ses environs

Le niveau de sécurité demeure globalement satisfaisant au Panama. Il est toutefois rappelé qu’il convient de faire preuve d’une vigilance renforcée dans la capitale. Sont déconseillés, en particulier la nuit et sauf raison impérative, certains quartiers de la ville tels que El Chorillo, Calidonia, Curundu, Juan Diaz et San Felipe (proche du quartier historique du Casco Antiguo).

Les principales villes autour de Panama sont également déconseillées sauf raison impérative : San Miguelito, Pedregal, Tocumen, Arraiján et La Chorrera.

L’accès aux abords du canal de Panama est réglementé : il convient de veiller à respecter les règles établies par les autorités locales.

Colón

A Colón, deuxième ville du pays, la sécurité est dégradée (80 homicides au cours de l’année 2013). Les déplacements y sont déconseillés sauf raison impérative. Les voyageurs devant se rendre dans la zone libre de Colón devront faire preuve de prudence à ses abords.

Bocas del Toro

Quelques cas de vols ont été rapportés dans la région de Bocas del Toro, qui attire chaque année un nombre important de touristes et de navigateurs.

Darien

Compte tenu de la présence sporadique de guérilleros, de paramilitaires ou de trafiquants de drogue dans la province du Darien, limitrophe de la Colombie, il est déconseillé aux voyageurs de se rendre dans cette province, sauf raison impérative : leur sécurité n’y est pas assurée. Cet avertissement s’étend également à la partie la plus orientale de la province de San Blas (cf. zone orange sur la carte). La zone frontalière avec la Colombie est formellement déconseillée (cf. zone rouge sur la carte).

Randonnée / excursion

De manière générale, il est recommandé d’appliquer les consignes classiques de prudence, quelles que soient la longueur de la randonnée et la saison :

  • être convenablement équipé (sac à dos, bonnes chaussures de marche, vêtements chauds compte tenu des variations de température en altitude),
  • se munir d’une lampe de poche,
  • emporter avec soi de l’eau et de la nourriture (stock de survie de 24 heures),
  • signaler son départ et son itinéraire à l’hôtel de départ et/ou à des proches,
  • ne pas randonner seul. Pour une excursion au volcan Barú, il est vivement conseillé d’avoir recours aux services d’un guide local qualifié, et de privilégier les sorties en groupe.
Utilisation des taxis

Plusieurs sources (Français agressés, police panaméenne, presse) ont signalé des cas d’agression par des chauffeurs de taxi, parfois sous la menace d’une arme à feu. Il est donc rappelé aux usagers, et en particulier aux touristes, les règles de prudence à observer lorsqu’ils ont recours à ce moyen de transport :

  • ne prendre que des taxis de couleur jaune
  • ne pas prendre de taxi dont les vitres sont fumées ou polarisées
  • s’assurer que la plaque et le numéro de licence sont bien visibles
  • ne jamais prendre un taxi dans lequel se trouve déjà une autre personne
  • dans la mesure du possible, appeler quelqu’un pour lui demander de noter le numéro du taxi que l’on prend.

Malgré la difficulté à trouver un taxi à certaines heures ou dans certains quartiers embouteillés, les cas rapportés sont suffisamment nombreux et suffisamment graves pour être pris très au sérieux.

Drogue

La détention de drogue, de quelque nature, même en quantité minime, est strictement interdite au Panama. De nombreux ressortissants étrangers, y compris européens et français, ont été condamnés à de lourdes peines pour avoir contrevenu à cette interdiction.

Transports

Infrastructures routières

Il est fortement recommandé de ne pas utiliser les "diablos rojos", autobus traditionnellement affectés au transport public et réputés, outre leurs couleurs vives, pour leur dangerosité et leur absence totale de normes de sécurité. Ce système de transport est progressivement remplacé par celui, beaucoup plus fiable, des "métro bus" dans la ville de Panama et ses environs.

Le réseau routier est d’assez bonne qualité sur les grands axes. Un véhicule à quatre roues motrices est recommandé pour circuler sur les routes secondaires. Des autobus assurent des liaisons vers les principales villes de province ainsi que vers le Costa Rica. Dans l’autre sens, la route panaméricaine s’arrête dans la province du Darien, avant la frontière colombienne. L’accès à ce pays ne peut se faire que par voie aérienne ou maritime.

L’approvisionnement en carburant est assuré convenablement et régulièrement sur l’ensemble du territoire.

En cas d’accident et en l’absence de blessés, il convient désormais d’établir un constat entre automobilistes. Dans les faits, cette pratique reste cependant peu répandue, les automobilistes préférant laisser les véhicules sur place dans l’attente de l’établissement du constat par la police.

L’assurance des véhicules personnels est obligatoire. La conduite au Panama, et plus particulièrement dans la capitale, est assez dangereuse du fait des infractions très fréquentes aux règles élémentaires du code de la route.

La route panaméricaine est particulièrement dangereuse. Plus de 38.000 accidents et 385 morts sur les routes en 2013, soit plus du double de la France si on le rapporte au nombre d’habitants. La plus grande prudence est recommandée sur les routes et la conduite de nuit est fortement déconseillée.

Utilisation des taxis

Consulter la rubrique « Sécurité » de la présente fiche.

Transport aérien

Les principales villes et sites touristiques du pays, ainsi que les archipels des San Blas (Atlantique) et Las Perlas (Pacifique) sont desservis par des lignes aériennes intérieures.

L’aéroport international de Panama-Tocumen, en cours d’agrandissement, est régulièrement desservi par les compagnies COPA (Panaméenne), Air France, American Airlines, Continental, Delta, Iberia, Taca.

Entrée / Séjour

Le passeport doit être valable au moins 6 mois après la date de fin de séjour prévue. Pas de visa pour les séjours inférieurs à 90 jours, mais les voyageurs doivent pouvoir présenter à l’entrée sur le territoire panaméen un billet d’avion retour dans leur pays d’origine.

Au-delà de 90 jours, une extension d’autorisation de séjour peut être demandée pour des motifs sérieux (perte de documents de voyage, problèmes de santé, etc.) et sur justificatifs. Le recours à un avocat est maintenant devenu obligatoire pour toutes les démarches relatives à la demande de visa de long séjour.

Il est recommandé aux plaisanciers souhaitant traverser le Canal de se munir de dollars américains en quantité suffisante pour le paiement des droits de péage de la voie d’eau et le dépôt d’une caution (1.500 USD environ).

Il est fortement déconseillé d’entrer au Panama par un aéroport ou un port de la province du Darien (proche de la Colombie). L’insécurité qui règne dans cette zone exposera les voyageurs à des tracasseries administratives, voire à des risques pour leur sécurité personnelle.

Santé

Avant le départ, consulter le médecin traitant et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.

Les conditions sanitaires sont satisfaisantes. En raison du climat constamment chaud et humide, il convient d’observer des règles d’hygiène strictes et de veiller à la bonne conservation des aliments. L’eau est potable dans les villes de Panama, Colón et David. Dans les régions intérieures, il est conseillé de consommer de l’eau minérale.

Vaccinations

La vaccination antiamarile est exigée pour les voyageurs en provenance des pays à risque, et conseillée pour les séjours dans les zones continentales situées à l’est de la zone du canal de Panama (l’Est, le Darien et la communauté Kuna notamment : cf. rubrique "Sécurité" de la présente fiche).

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.

Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.

Pour des séjours de longue durée, la vaccination contre la rage peut être recommandée.

Prévention du paludisme (malaria)

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, moustiquaires…). À ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin traitant ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. La région du Darien (frontalière de la Colombie), qui doit quoi qu’il en soit être évitée (cf. rubrique "Sécurité" de la présente fiche), est particulièrement touchée par le paludisme. Il arrive que des cas soient signalés dans d’autres régions, notamment à proximité du Costa Rica : il convient donc de se renseigner peu de temps avant son voyage.

Dengue

Cette infection transmise par les piqûres de moustiques, dorénavant présente toute l’année, reste particulièrement importante pendant la saison humide, de mars à octobre. Comme pour la malaria, il est recommandé de prévoir des mesures de protection contre les piqûres de moustiques, notamment en soirée.

Chikungunya

Une épidémie de chikungunya s’étend dans les Antilles depuis décembre 2013. Des cas ont été signalés par les autorités sanitaires panaméennes, depuis le début de l’année 2014.

Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires).

Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Infrastructures médicales

Deux hôpitaux privés (Hospital Nacional et Clínica San Fernando) ont signé un accord avec Inter-Mutuelles Assistance (IMA), organisme regroupant la plupart des mutuelles françaises. Cet accord permet l’admission pour hospitalisation sans dépôt de garantie préalable. Il est par conséquent recommandé d’être muni de sa carte d’adhérent à une mutuelle du groupe IMA. Les adhérents de la mutuelle des Affaires étrangères peuvent bénéficier de cette même facilité dans un troisième centre hospitalier, le Centro Médico de Paitilla. Un quatrième hôpital, affilié à l’Hôpital Johns Hopkins des Etats-Unis, est en cours de discussion pour des accords similaires.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Législation locale
Des sanctions sont prévues par le Code Pénal (chapitre V, article 255 et suivants) en cas d’introduction de drogues sur le territoire panaméen, de transformation et de culture de substances narcotiques et de trafic de stupéfiants.

Le Code Pénal prévoit des amendes et des peines de prison pour les personnes propageant délibérément des maladies sexuellement transmissibles.

Bouchon du Darien
Malgré la précision des cartes disponibles, de nombreux cyclotouristes et conducteurs de véhicules tous terrains, engagés dans des projets personnels d’aventure sur de longs parcours (relier l’Alaska à la Terre de Feu, par exemple), continuent d’ignorer le fait que le "bouchon" de jungle du Darien rend impossible l’accès terrestre à la Colombie (pour mémoire, et comme indiqué dans la rubrique « Sécurité » de la présente fiche, la zone frontalière avec la Colombie est formellement déconseillée). Il faut prévoir un transfert du véhicule par bateau à Cartagena (Colombie), ou sur la côte de l’Equateur. Le transport de bicyclettes en avion sur ces destinations est aussi une possibilité. Les coûts sont relativement élevés et il est difficile d’obtenir une information préalable.

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