Sécurité
Il est recommandé à tout voyageur de se montrer prudent et de signaler aux services de l’Ambassade de France tout incident suspect. En cas d’évènements violents, naturels (séisme, tsunami) ou humains (troubles à l’ordre public, faits de guerre) il est recommandé aux citoyens français de se rapprocher de l’Ambassade de France.
Le niveau de la délinquance et des agressions, traditionnellement inférieur à celui des autres pays de la région, est en augmentation. Avec 737 homicides en 2010, soit 21 homicides pour 100 000 habitants, le Panama est devenu proportionnellement plus dangereux que le Mexique ou encore le Nicaragua.
Face à cette situation, il est recommandé de ne pas s’arrêter sur les accotements car des complices chargés de dévaliser le véhicule et ses occupants peuvent y être postés.
L’accès aux abords du canal de Panama est sévèrement réglementé.
Sont déconseillés sauf raison impérative des quartiers tels que Chorillo, Calidonia, Curundu, San Miguelito, Pedregal et Tocumen.
Compte tenu de la présence sporadique de guérilleros ou de paramilitaires dans la province du Darien, limitrophe de la Colombie, il est formellement déconseillé aux voyageurs de se rendre dans cette province, où leur sécurité n’est pas assurée. Cet avertissement s’étend également à la partie la plus orientale de la province de San Blas limitrophe avec la Colombie.
ne prendre que des taxis de couleur jaune
ne pas prendre de taxi dont les vitres sont fumées ou polarisées
s’assurer que la plaque et le numéro de licence sont bien visibles
ne jamais prendre un taxi dans lequel se trouve déjà une autre personne
dans la mesure du possible, appeler quelqu’un pour lui demander de noter le numéro du taxi que l’on prend.
Malgré la difficulté que l’on peut rencontrer pour trouver un taxi à certaines heures ou dans certains quartiers embouteillés, les cas rapportés sont assez nombreux et assez graves pour ne pas être pris en compte avec le plus grand sérieux.

Transports
Il est fortement recommandé de ne pas utiliser les "diablos rojos", autobus traditionnellement affectés au transport public et réputés, outre leurs couleurs vives, pour leur dangerosité et leur absence totale de normes de sécurité. Ce système de transport est progressivement remplacé par celui, beaucoup plus fiable, des "métro bus" dans la ville de Panama et ses environs
Le réseau routier est d’assez bonne qualité sur les grands axes. Un véhicule à quatre roues motrices est recommandé pour circuler sur les routes secondaires. Des autobus assurent des liaisons vers les principales villes de province ainsi que vers le Costa Rica. Dans l’autre sens, la route panaméricaine s’arrête dans la province du Darien, avant la frontière colombienne. L’accès à ce pays ne peut se faire que par voie aérienne ou maritime.
L’approvisionnement en carburant est assuré convenablement et régulièrement sur l’ensemble du territoire.
En cas d’accident et en l’absence de blessés, il convient désormais d’établir un constat entre automobilistes. Dans les faits, cette pratique reste cependant peu répandue, les automobilistes préférant laisser les véhicules sur place dans l’attente de l’établissement du constat par la police.
L’assurance des véhicules personnels est obligatoire. La conduite au Panama, et plus particulièrement dans la capitale, est assez dangereuse du fait des infractions très fréquentes aux règles élémentaires du code de la route.
La route panaméricaine est particulièrement dangereuse : plus de 35 000 accidents et 422 morts sur les routes en 2010, soit le double de la France si on le rapporte au nombre d’habitants. La plus grande prudence est recommandée sur les routes et la conduite de nuit est fortement déconseillée.
Les principales villes et sites touristiques du pays, ainsi que les archipels des San Blas (Atlantique) et Las Perlas (Pacifique) sont desservis par des lignes aériennes intérieures.
L’aéroport international de Panama-Tocumen, en cours d’agrandissement, est régulièrement desservi par les compagnies COPA (Panaméenne), American Airlines, Continental, Delta, Iberia, Taca.
Entrée / Séjour
Passeport valable au moins 6 mois après la date de fin de séjour prévue. Pas de visa pour les séjours inférieurs à 90 jours.
Au-delà de 90 jours, une extension d’autorisation de séjour peut être demandée pour des motifs sérieux (perte de documents de voyage, problèmes de santé, etc.) et sur justificatifs. Le recours à un avocat est maintenant devenu obligatoire pour toutes les démarches relatives à la demande de visa de long séjour.
Il est recommandé aux plaisanciers de se munir de dollars américains en quantité suffisante pour le paiement des droits de péage du canal de Panama et le dépôt d’une caution (1500 USD environ).
Il est fortement déconseillé d’entrer au Panama par un aéroport ou un port de la province du Darien (proche de la Colombie). L’insécurité qui règne dans cette zone exposera les voyageurs à des tracasseries administratives, voire à des risques pour leur sécurité personnelle.
Prendre l’attache de l’Ambassade du Panama à Paris (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Santé
Avant le départ, consulter le médecin traitant et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.
Les conditions sanitaires sont satisfaisantes. En raison du climat constamment chaud et humide, il convient d’observer des règles d’hygiène strictes et de veiller à la bonne conservation des aliments. L’eau est potable dans les villes de Panama, Colón et David. Dans les régions intérieures, il est conseillé de consommer de l’eau minérale.
Certaines régions de Panama présentent des risques de fièvre jaune : l’Est, le Darien et la communauté Kuna notamment. Les autorités panaméennes recommandent donc la vaccination pour les personnes désireuses de se rendre dans ces régions. Par ailleurs les autorités sanitaires locales recommandent la vaccination à tous les voyageurs en provenance ou à destination des pays comportant un risque de transmission de la maladie.
Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). À ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin traitant ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. La région du Darien (frontalière de la Colombie), qui doit quoi qu’il en soit être évitée (cf. rubrique "Sécurité"), est particulièrement touchée par le paludisme. Il arrive que des cas soient signalés dans d’autres régions, notamment à proximité du Costa Rica : il convient donc de se renseigner peu de temps avant son voyage.
Infection transmise par les piqûres de moustiques qui est dorénavant présente durant toute l’année, mais reste particulièrement importante pendant la saison humide de mars à octobre. Comme pour la malaria, il est recommandé de prévoir des mesures de protection contre les piqûres de moustiques, notamment en soirée.
Deux hôpitaux privés (Hospital Nacional et Clínica San Fernando) ont signé un accord avec Inter-Mutuelles Assistance (IMA), organisme regroupant la plupart des mutuelles françaises. Cet accord permet l’admission pour hospitalisation sans dépôt de garantie préalable. Il est par conséquent recommandé d’être muni de sa carte d’adhérent à une mutuelle du groupe IMA. Les adhérents de la mutuelle des Affaires étrangères peuvent bénéficier de cette même facilité dans un troisième centre hospitalier, le Centro Médico de Paitilia. Un quatrième hôpital, affilié à l’Hôpital John Hopkins des Etats-Unis, est en cours de discussion pour des accords similaires.
Etablissements privés
Clinica-hospital Paitilla : +507 2658800
Clinica-hospital San Fernando : +507 2292004/1606 /3800
Hospital Nacional : +507 2078110
Etablissements publics
Hospital Seguros social : +507 2690222.
Hospital Santo Tomas :+ 507 2274122
Hospital del Niño : +507 2251546
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Compléments
Le Code Pénal prévoit des amendes et des peines de prison pour les personnes propageant délibérément des maladies sexuellement transmissibles.
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