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Sécurité

Situation générale.

L’offensive militaire d’envergure que mène l’armée pakistanaise dans le Nord Waziristan depuis juin 2014 (et qui est en cours actuellement) contre les groupes insurgés (opération Zarb-e-Azb) continue d’entraîner des conséquences sécuritaires sur l’ensemble du territoire. Il est fortement recommandé de surseoir à tout déplacement en dehors d’Islamabad, Karachi et Lahore, sauf, au cas par cas, déplacement professionnel organisé et encadré par les autorités pakistanaises.

Risque terroriste

La menace terroriste est aujourd’hui la principale menace au Pakistan où, depuis 2007, les attentats terroristes ont coûté la vie à des milliers de personnes. Des attentats visent régulièrement des lieux publics (marchés, hôtels, mosquées, postes de police, etc.) à toute heure du jour et de la nuit. Les régions des FATA, de Khyber Pakhtunkhwa (ex-NWFP), du Baloutchistan et du sud-Penjab (districts de Bahawalpur et de Dera Ghazi Khan) sont particulièrement dangereuses. Pour mémoire :
• Dans la nuit du 24 au 25 octobre 2016, l’académie de Police de Quetta (province du Balouchistan) a été l’objet d’une attaque, qui a fait plus de 60 morts.
• Le 8 août 2016, un attentat a frappé l’hôpital civil de Quetta a fait 75 morts.
• Le 27 mars 2016, un attentat dans un parc à Lahore a fait 75 morts et plus de 300 blessés.
• Le 13 mai 2015, un attentat sectaire contre un bus de chiites ismaéliens à Karachi a fait 45 morts et de nombreux blessés.
• Le 15 mars 2015, une attaque suicide avortée contre une église du centre de Lahore, au moment de la messe, a fait quinze victimes.
• Le 16 décembre 2014 une attaque revendiquée par les talibans pakistanais contre une école à Peshawar a fait plus de 140 morts, pour la plupart des enfants.
• Le 2 novembre 2014, un attentat à la bombe sur le site de Wagah border, fréquenté par de nombreux touristes, a fait plus de 60 morts.

La multiplication des alertes sur les principales villes du Punjab, y compris Islamabad, semblent confirmer un déplacement de la menace vers les centres urbains. En cas de déplacement nécessaire dans le pays, il est donc vivement recommandé de s’inscrire sur Ariane afin de rester informés en temps réel des messages de sécurité diffusés par l’ambassade et des lieux à éviter.

Risque d’enlèvement

Cette menace, qui relève autant du terrorisme que du banditisme, devient également importante. Au Baloutchistan, en Khyber-Pakhtounkhwa (ex-NWFP), y compris dans le district touristique de Chitral, et dans le Punjab (région de Lahore notamment), on note une multiplication des enlèvements visant des personnalités locales comme des touristes de passage. Toutes les nationalités sont potentiellement visées. Certains enlèvements ont eu une conclusion heureuse, comme dans le cas d’un de nos compatriotes, enlevé en mai 2009 alors qu’il traversait le Baloutchistan, libéré après trois mois d’une captivité éprouvante. Ce n’est pas toujours le cas : un ingénieur polonais a été décapité par ses ravisseurs en février 2009, après plus de quatre mois de détention. Un Britannique du CICR à Quetta, enlevé début 2012, a été retrouvé décapité en avril de la même année. En mars 2013, deux touristes tchèques ont été enlevés dans le Baloutchistan, et libérés seulement début 2015.

Karachi est réputée pour les actes de violence – plusieurs chaque jours - à caractère politique, sectaire, ethnique ou criminel (assassinats, attentats à la bombe ou par jets de grenade). Si la situation est en voie d’amélioration depuis début 2015, aux termes de vastes opérations policières et militaires, elle demeure dangereuse. Tout déplacement éventuel doit y être parfaitement encadré. Il est conseillé de prendre au préalable l’attache de notre consulat sur place. Les manifestations publiques, contre la hausse des prix, par exemple, peuvent soudainement prendre un tour violent. Les pratiques des forces chargées du maintien de l’ordre peuvent être brutales, accroître les risques de dommages corporels pour les passants. Il est recommandé de se tenir à l’écart de telles manifestations.

Risque sismique

Le pays se trouve dans une zone de forte activité sismique et les secousses telluriques sont fréquentes. Il est recommandé à nos ressortissants, dans l’hypothèse d’un tremblement de terre durant leur séjour au Pakistan, d’avoir la précaution de rassurer leurs familles ou leurs proches sur leur situation. En cas de difficulté, il convient de prendre l’attache de l’ambassade de France à Islamabad ou du consulat général à Karachi. Pour mémoire, le tremblement de terre d’octobre 2005 dans la région du Cachemire pakistanais, d’une magnitude de 7,6 sur l’échelle de Richter, a causé la mort de près de 80.000 personnes.


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