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Sécurité

- L’environnement sécuritaire au Pakistan est particulièrement dégradé. Les voyages dans ce pays sont formellement déconseillés. Les déplacements à but professionnel restent envisageables dans les centres urbains - Karachi, Islamabad, Lahore et Faisalabad - en observant les mesures de sécurité appropriées. Dans cette hypothèse, il est toutefois recommandé de prendre préalablement l’attache de l’ambassade de France à Islamabad ou du consulat général à Karachi afin de se faire connaître et recevoir un avis circonstancié sur les conditions de sécurité.

Une fois sur place, il est recommandé de limiter les déplacements et d’éviter tout trajet de nuit, d’y varier les itinéraires auxquels il ne devra être donné aucune publicité et de respecter les normes de comportement précisées à la rubrique « Infos utiles ». Ces précautions sont également conseillées à la population française résidente.
Il est recommandé de signaler sa présence auprès de l’ambassade à Islamabad ou du Consulat général à Karachi (communiquez par mail vos noms, coordonnées téléphoniques, lieu de résidence et trajet).

Risque terroriste

C’est aujourd’hui la principale menace au Pakistan. Depuis 2007, les attentats terroristes ont coûté la vie à des milliers de personnes au Pakistan. Chaque semaine, des attentats visent des lieux publics (marchés, hôtels, mosquées, postes de police, etc.) à toute heure du jour et de la nuit. Toutes les régions du pays sont concernées. Les régions des FATA, de Khyber Pakhtunkhwa (ex-NWFP), du Baloutchistan et du sud-Penjab (districts de Bahawalpur et de Dera Ghazi Khan) sont particulièrement dangereuses.

  • Neuf touristes étrangers - dont un Américain, des Ukrainiens et des Chinois - ont été assassinés par un mouvement taliban le samedi 22 juin vers 22h alors qu’ils se trouvaient près du camp de base de basse altitude du versant ouest du Nanga Parbat situé dans le district de Diamer, à Buner Nallah.
  • Cette attaque meurtrière planifiée contre des touristes de la part d’un mouvement taliban affichant l’intention de s’en prendre aux étrangers est la première de ce type survenant au Pakistan et plus particulièrement dans cette province du Gilgit-Baltistan qui avait été épargnée jusqu’à présent par les violences terroristes à l’encontre des étrangers ; cette agression rappelle que le risque terroriste demeure particulièrement élevé dans toutes les régions du Pakistan.
  • Pour mémoire, l’attentat contre un marché de Peshawar a fait plus de 100 morts en février 2010 ; un attentat contre deux lieux de culte Ahmadis a fait le même nombre de victimes en mai 2010 à Lahore ; un attentat contre un lieu de culte soufi a fait 41 morts le 1er juillet 2011, toujours à Lahore ; un autre à fait 100 morts dans la région de Mohmand le 9 juillet 2011.
Risque d’enlèvement

Cette menace, qui relève autant du terrorisme que du banditisme, devient également importante. Au Baloutchistan, en Khyber-Pakhtounkhwa (ex-NWFP), y compris dans le district touristique de Chitral, et dans le Punjab (région de Lahore notamment), on note une multiplication des enlèvements visant des personnalités locales comme des touristes de passage. Toutes les nationalités sont potentiellement visées. Certains enlèvements ont eu une conclusion heureuse, comme dans le cas d’un de nos compatriotes, enlevé en mai 2009 alors qu’il traversait le Baloutchistan, libéré après trois mois d’une captivité éprouvante. Ce n’est pas toujours le cas : un ingénieur polonais a été décapité par ses ravisseurs en février 2009, après plus de quatre mois de détention. Un Britannique du CICR à Quetta, enlevé début 2012, a été retrouvé décapité en avril de la même année.

  • Karachi connait une hausse des actes de violence à caractère politique, sectaire, ethnique ou criminel (assassinats, attentats à la bombe ou par jets de grenade) et, depuis début 2013, une dizaine de personnes ont été assassinées chaque jour. Plusieurs centaines d’enlèvements pour rançon ont été commis l’an dernier dans la ville et le nombre d’agressions pour vol est en augmentation.
  • Il y a eu une série d’enlèvements d’étrangers l’an dernier : un ressortissant Chinois, un Italien et un Allemand travaillant tous deux pour le compte d’une ONG Allemande à Multan et un ressortissant Kenyan travaillant pour l’ONG Care International dans le nord du Sind. Plusieurs d’entre eux sont toujours détenus par leurs ravisseurs. En mars 2013, deux touristes tchèques ont été enlevées dans le Baloutchistan.
Risque de manifestations populaires violentes

Les manifestations populaires publiques, contre la hausse des prix par exemple, peuvent soudainement prendre un tour violent. Les pratiques des forces chargées du maintien de l’ordre, qui peuvent être brutales, peuvent accroître les risques de dommages corporels pour les passants. Il est recommandé de se tenir à l’écart de telles manifestations.

Risque sismique

Le pays se trouve dans une zone de forte activité sismique et les secousses telluriques sont fréquentes. Il est recommandé à nos ressortissants, dans l’hypothèse d’un tremblement de terre durant leur séjour au Pakistan, d’avoir la précaution de rassurer leurs familles ou leurs proches sur leur situation. En cas de difficulté, il convient de prendre l’attache de l’Ambassade de France à Islamabad ou du Consulat Général à Karachi. Pour mémoire, le tremblement de terre d’octobre 2005 dans la région du Cachemire pakistanais, d’une magnitude de 7,6 sur l’échelle de Richter, a causé la mort de près de 80.000 personnes.


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