Accès rapide :

Pakistan

Pakistan

Dernière mise à jour le: 9 avril 2014 - Information toujours valide le: 21 avril 2014

Dernière minute

Un attentat à la bombe a eu lieu le 9 avril 2014 dans un marché populaire en périphérie immédiate d’Islamabad, et a fait plus de 20 morts et près d’une centaine de blessés. Des menaces d’attentat visent actuellement les principales villes du Pakistan, notamment à Quetta, Peshawar et Islamabad. Par ailleurs, plusieurs grenades et bombes artisanales ont explosé le 8 avril à Karachi. Un autre attentat avait eu lieu dans un tribunal au cœur d’Islamabad le 3 mars dernier.

Compte tenu de la recrudescence importante des attentats depuis quelques mois et du contexte intérieur particulièrement tendu, il est fortement recommandé aux ressortissants français de ne pas se rendre au Pakistan, sauf en cas de nécessité absolue.

Sécurité

  • L’environnement sécuritaire au Pakistan est particulièrement dégradé. Les voyages dans ce pays sont formellement déconseillés. Les déplacements à but professionnel restent envisageables dans les centres urbains - Karachi, Islamabad, Lahore et Faisalabad - en observant les mesures de sécurité appropriées. Dans cette hypothèse, il est toutefois recommandé de prendre préalablement l’attache de l’ambassade de France à Islamabad ou du consulat général à Karachi afin de se faire connaître et recevoir un avis circonstancié sur les conditions de sécurité.

Une fois sur place, il est recommandé de limiter les déplacements et d’éviter tout trajet de nuit, d’y varier les itinéraires auxquels il ne devra être donné aucune publicité et de respecter les normes de comportement précisées à la rubrique « Infos utiles ». Ces précautions sont également conseillées à la population française résidente. Il est recommandé de signaler sa présence auprès de l’ambassade à Islamabad ou du Consulat général à Karachi (communiquez par mail vos noms, coordonnées téléphoniques, lieu de résidence et trajet).

Risque terroriste

C’est aujourd’hui la principale menace au Pakistan. Depuis 2007, les attentats terroristes ont coûté la vie à des milliers de personnes au Pakistan. Chaque semaine, des attentats visent des lieux publics (marchés, hôtels, mosquées, postes de police, etc.) à toute heure du jour et de la nuit. Toutes les régions du pays sont concernées. Les régions des FATA, de Khyber Pakhtunkhwa (ex-NWFP), du Baloutchistan et du sud-Penjab (districts de Bahawalpur et de Dera Ghazi Khan) sont particulièrement dangereuses.

  • Neuf touristes étrangers - dont un Américain, des Ukrainiens et des Chinois - ont été assassinés par un mouvement taliban le samedi 22 juin vers 22h alors qu’ils se trouvaient près du camp de base de basse altitude du versant ouest du Nanga Parbat situé dans le district de Diamer, à Buner Nallah.
  • Cette attaque meurtrière planifiée contre des touristes de la part d’un mouvement taliban affichant l’intention de s’en prendre aux étrangers est la première de ce type survenant au Pakistan et plus particulièrement dans cette province du Gilgit-Baltistan qui avait été épargnée jusqu’à présent par les violences terroristes à l’encontre des étrangers ; cette agression rappelle que le risque terroriste demeure particulièrement élevé dans toutes les régions du Pakistan.
  • Pour mémoire, l’attentat contre un marché de Peshawar a fait plus de 100 morts en février 2010 ; un attentat contre deux lieux de culte Ahmadis a fait le même nombre de victimes en mai 2010 à Lahore ; un attentat contre un lieu de culte soufi a fait 41 morts le 1er juillet 2011, toujours à Lahore ; un autre à fait 100 morts dans la région de Mohmand le 9 juillet 2011.
Risque d’enlèvement

Cette menace, qui relève autant du terrorisme que du banditisme, devient également importante. Au Baloutchistan, en Khyber-Pakhtounkhwa (ex-NWFP), y compris dans le district touristique de Chitral, et dans le Punjab (région de Lahore notamment), on note une multiplication des enlèvements visant des personnalités locales comme des touristes de passage. Toutes les nationalités sont potentiellement visées. Certains enlèvements ont eu une conclusion heureuse, comme dans le cas d’un de nos compatriotes, enlevé en mai 2009 alors qu’il traversait le Baloutchistan, libéré après trois mois d’une captivité éprouvante. Ce n’est pas toujours le cas : un ingénieur polonais a été décapité par ses ravisseurs en février 2009, après plus de quatre mois de détention. Un Britannique du CICR à Quetta, enlevé début 2012, a été retrouvé décapité en avril de la même année.

  • Karachi connait une hausse des actes de violence à caractère politique, sectaire, ethnique ou criminel (assassinats, attentats à la bombe ou par jets de grenade) et, depuis début 2013, une dizaine de personnes ont été assassinées chaque jour. Plusieurs centaines d’enlèvements pour rançon ont été commis l’an dernier dans la ville et le nombre d’agressions pour vol est en augmentation.
  • Il y a eu une série d’enlèvements d’étrangers l’an dernier : un ressortissant Chinois, un Italien et un Allemand travaillant tous deux pour le compte d’une ONG Allemande à Multan et un ressortissant Kenyan travaillant pour l’ONG Care International dans le nord du Sind. Plusieurs d’entre eux sont toujours détenus par leurs ravisseurs. En mars 2013, deux touristes tchèques ont été enlevées dans le Baloutchistan.
Risque de manifestations populaires violentes

Les manifestations populaires publiques, contre la hausse des prix par exemple, peuvent soudainement prendre un tour violent. Les pratiques des forces chargées du maintien de l’ordre, qui peuvent être brutales, peuvent accroître les risques de dommages corporels pour les passants. Il est recommandé de se tenir à l’écart de telles manifestations.

Risque sismique

Le pays se trouve dans une zone de forte activité sismique et les secousses telluriques sont fréquentes. Il est recommandé à nos ressortissants, dans l’hypothèse d’un tremblement de terre durant leur séjour au Pakistan, d’avoir la précaution de rassurer leurs familles ou leurs proches sur leur situation. En cas de difficulté, il convient de prendre l’attache de l’Ambassade de France à Islamabad ou du Consulat Général à Karachi. Pour mémoire, le tremblement de terre d’octobre 2005 dans la région du Cachemire pakistanais, d’une magnitude de 7,6 sur l’échelle de Richter, a causé la mort de près de 80.000 personnes.

Transports

Déplacements

La traversée du pays par voie routière à partir de ou vers l’Iran via le Baloutchistan, ou à partir de et vers l’Afghanistan via la province de Khyber-Pakhtounkhwa (ex NWFP) est à proscrire absolument. L’accès à plusieurs zones est soumis à autorisation préalable des autorités pakistanaises. Ces dernières peuvent interdire l’accès des étrangers à certaines portions du territoire, notamment lorsque les risques y sont particulièrement élevés.

Infrastructure routière

En dehors des grandes artères qui relient les agglomérations, le réseau routier est peu développé. Le réseau secondaire est constitué de pistes peu entretenues nécessitant l’utilisation de véhicules tout terrain. Il existe deux autoroutes reliant Islamabad à Lahore et Karachi à Hyderabad.

Aucune difficulté d’approvisionnement en carburant sur les grands axes routiers.

Les conducteurs ne respectent le plus souvent qu’imparfaitement le code de la route, notamment en matière de priorité. De nombreux véhicules sont anciens, mal équipés et dépourvus de feux en état de fonctionnement. Il est vivement recommandé d’éviter la conduite de nuit. Respectez les limitations de vitesse et mettez votre ceinture de sécurité. En cas d’accident, s’adresser au service de police le plus proche pour l’établissement du constat. Il n’existe pas d’infrastructure hospitalière dans les zones reculées.

Réseau ferroviaire

Le réseau ferroviaire pakistanais est vieillissant et surchargé. La ponctualité et le confort des trains sont d’une qualité très moyenne. Plusieurs accidents graves ont eu lieu ces dernières années. Il est déconseillé de prendre le train, qui peut servir de cible pour des actes de banditisme.

Transport aérien

Le réseau national est développé. Il existe plusieurs aéroports internationaux et une trentaine d’aéroports nationaux. Les horaires sont souvent indicatifs en raison des perturbations climatiques, notamment pour relier le Gilgit-Baltistan.

Entrée / Séjour

Visa

Un visa doit être obtenu auprès d’une représentation pakistanaise à l’étranger. Il est généralement accordé pour 3 mois. Au-delà de cette durée, il est nécessaire de solliciter une prolongation (payante) auprès des services du Ministère de l’Intérieur, Bureau du « Section Officer Visa ».

Il est impératif de respecter scrupuleusement les indications et restrictions portées sur les documents de voyage, comme la durée du visa. Il convient de ne pas essayer de se rendre sans autorisation dans des régions où le visa ne l’autorise pas, sous peine de se faire arrêter par les autorités pakistanaises, très vigilantes sur ce point, et d’être placé en détention. Plusieurs compatriotes en ont fait l’expérience. L’un d’eux a été détenu pendant 3 mois pour cette raison en 2009.

Les fonctionnaires de police pakistanais ne signalent pas toujours les problèmes rencontrés par des ressortissants étrangers. L’Ambassade ou le Consulat général ne sont donc pas systématiquement informés de l’arrestation d’un Français. Un compatriote a ainsi effectué plusieurs semaines de détention dans un isolement complet.

Journalistes

Les journalistes se rendant ou résidant au Pakistan sont invités à communiquer des précisions, préalablement à leurs déplacements, aux autorités pakistanaises et au service de presse de l’Ambassade de France à Islamabad ou au Consulat Général à Karachi. Ils doivent respecter strictement les restrictions de circulation précisées sur leurs visas. S’ils souhaitent se rendre dans des zones d’accès restreint, ils devront veiller à obtenir les autorisations nécessaires auprès des autorités fédérales compétentes (prendre contact avec le Ministère de l’information).

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.
La situation sanitaire est globalement satisfaisante dans les grandes villes, plus précaire dans le reste du pays.

Vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (+/- coqueluche) est impérative. D’autres vaccinations sont conseillées, selon les conditions d’hygiène et la durée du séjour : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, méningite à méningocoque A et C.

La vaccination contre la rage peut également être conseillée selon les conditions de séjour et de déplacement (notamment les voyages itinérants).
Les enfants doivent impérativement être à jour de leurs vaccinations (en particulier BCG, Haemophilus, Rougeole, Oreillons et Rubéole).

Dans tous les cas, prenez conseil auprès de votre médecin traitant ou d’un centre de vaccinations internationales.

Paludisme

Prévention du paludisme (malaria) : cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques, impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…).
A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.

Le pays est classé en zone 3. Le paludisme est présent dans les zones désertiques ou en zones humides, particulièrement au moment de la mousson, de juin à août.

Hygiène alimentaire
  • Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
  • Évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
  • Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.

Quelques règles simples

  • Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
VIH - Sida

Prévalence non négligeable du VIH - Sida. Des mesures de prévention doivent être appliquées.

Epidémie de grippe aviaire

A ce jour, le Pakistan n’a déclaré aucune nouvelle affection de grippe aviaire sur son territoire. Néanmoins, la Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans les élevages ni sur les marchés aux volatiles.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Recommandations
  • porter des vêtements larges couvrant le corps (privilégier le pantalon et les tuniques larges) ;
  • durant la période du Ramadan, s’abstenir de fumer, manger et boire dans les lieux publics durant la journée ;
  • ne pas sortir avec de grosses sommes d’argent ou des bijoux ;
  • ne pas résister en cas d’agression par des individus armés ;
  • éviter les foules (manifestations, marchés, événements sportifs etc.) ;
  • éviter de stationner de façon prolongée dans les halls d’hôtels et les espaces d’accueil des lieux publics ainsi que devant ces bâtiments ;
  • éviter les lieux de culte de toutes confessions ;
  • signaler tout déplacement à son hôtel ou à son agence de voyage ;
  • se faire accueillir et reconduire à l’aéroport par des personnes de connaissance ou des contacts sûrs en évitant de prendre un taxi de l’aéroport au centre ville (surtout les femmes) ;
  • ne pas photographier, filmer ou reproduire par un quelconque procédé les ponts, les bâtiments militaires et administratifs, les aéroports et les gares ; s’abstenir en cas de doute ;
  • demander systématiquement l’autorisation avant de photographier des personnes.
Stupéfiants

La loi sur les stupéfiants (Control of narcotic substances act 1997) est très sévère et ne fait aucune différence entre l’usage et le trafic de stupéfiants. La culture, la production, l’importation, l’exportation ainsi que la détention de stupéfiants sont punies de peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à la perpétuité ou la condamnation à mort. Les conditions de détention dans les maisons d’arrêt pakistanaises sont très difficiles et les étrangers ne bénéficient d’aucun traitement de faveur.

Alcool

La consommation d’alcool est interdite aux Musulmans. Elle est autorisée aux non-Musulmans dans un cadre privé. Il est très difficile de se procurer de l’alcool sur place.

Mariages forcés

Veuillez vous reporter vers notre fiche concernant les mariages forcés.

Climat

Grande diversité climatique du Nord au Sud du Pakistan entre les hauts sommets himalayens et les déserts du Sindh.

A Islamabad et à Lahore : climat très chaud de mai à septembre, humide surtout à partir de juillet et assez froid de novembre à mars.

Karachi : chaud et humide toute l’année (très chaud d’avril à septembre).

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014