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Sécurité

Risques réduits d’attentats terroristes

L’Ouzbékistan fait de sa stabilité et de sa sécurité des priorités. A ce titre, les mesures visant à contrôler les activismes religieux, terroriste et extrémiste se sont multipliées depuis les attentats survenus à Tachkent en 2004. La situation à Tachkent est très calme et le dispositif policier étoffé.

Le pays accueille, selon les autorités ouzbèkes, presque un million de touristes par an. Les grands sites touristiques du centre et de l’ouest du pays (Samarcande, Boukhara, Khiva, Noukous) semblent bien sécurisés.

La situation s’est apaisée dans la vallée de Ferghana après le retour vers le Kirghizstan des personnes qui s’y étaient réfugiées, suite aux incidents inter-ethniques de juin 2010 dans les villes kirghizes d’Och et de Djalal Abad. Aucun incident sécuritaire majeur n’est à relever depuis 2009.

Pour autant, compte tenu des tensions périodiques et de l’instabilité dans la région, la menace terroriste ne peut être définitivement écartée et le voyageur est invité à suivre l’actualité centrasiatique au moment de son voyage, et à faire preuve de vigilance pendant son séjour dans le pays. Il est également recommandé de contacter la section consulaire de l’ambassade de France à Tachkent (cad.tachkent-amba [at] diplomatie.gouv.fr), afin de recueillir des informations actualisées.

Déplacements dans le pays, zones déconseillées

Certains secteurs frontaliers sont interdits ou soumis à autorisation. Les zones frontalières avec le Kirghizstan et le Tadjikistan ne sont pas encore toutes délimitées et démarquées. Pour cette raison, il est fortement déconseillé de se déplacer dans ces zones montagneuses, en dehors des routes et des sentiers balisés. Les zones contestées avaient été minées à l’indépendance des Etats, et les nombreux mouvements de terrain dans cette région les ont donc rendu dangereuses. Par ailleurs, les zones frontalières avec le Kirghizstan et le Tadjikistan connaissent régulièrement des tensions et des incidents (le plus souvent sans gravité, mais sans exclure les affrontements), qui peuvent apparaître de manière tout à fait inopinée. Il est donc préférable de les éviter.

La région de Sourkhandaria (province du sud-est limitrophe de l’Afghanistan et d’une partie du Tadjikistan) est désormais accessible aux touristes étrangers sur autorisation . Il convient donc de solliciter les autorités ouzbèkes (ambassades d’Ouzbékistan à l’étranger ou ministère des Affaires étrangères à Tachkent) avant de s’y rendre. Ces dernières obligent souvent les voyageurs à justifier leurs projets de déplacements dans cette région.

La route menant à la ville de Termez est ouverte. Toutefois, pour passer de Termez en Afghanistan par le pont de l’Amitié sur l’Amou-Daria, il faut disposer d’un visa pour l’Afghanistan. Il est également fortement conseillé de vérifier auprès des autorités ouzbèkes (ambassade ouzbèke à Paris ou ministère des Affaires étrangères à Tachkent) qu’une autorisation de franchir le pont n’est pas exigée. Toutefois, les voyages individuels ou collectifs en Afghanistan sont formellement déconseillés dans tous les cas (voir fiche sur ce pays).

Les contrôles douaniers et policiers étant très stricts, tant à l’arrivée sur le territoire ouzbek qu’à la sortie, il est recommandé de respecter scrupuleusement la législation douanière locale, notamment pour ce qui concerne l’introduction en Ouzbékistan de devises étrangères, de valeurs (elles doivent être déclarées en totalité) ou de produits ou objets interdits (les médicaments doivent être déclarés en douane et l’original de l’ordonnance doit être présenté).

Enfin, pour pallier les inconvénients liés aux contrôles en ville et sur les grands axes routiers, la section consulaire peut délivrer aux ressortissants français qui voyagent dans le pays individuellement et sans accompagnateur, une attestation de protection bilingue mentionnant leurs noms, les caractéristiques de leurs passeports et la durée de leur séjour. Cette attestation peut se révéler utile lors de contrôles routiers.

Pour des raisons évidentes de sécurité, ce document ne peut être délivré par notre section consulaire que sur comparution personnelle du voyageur.

Le portail Ariane, créé par le ministère des Affaires étrangères et du Développement international, permet aux voyageurs français qui le souhaitent de communiquer des données relatives à leurs voyages à l’étranger. Ces données pourront être exploitées, en cas de crise uniquement, par le Centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères et du Développement international et par les ambassades, afin de contacter les utilisateurs dans l’hypothèse où des opérations de secours seraient organisées. Accès au portail Ariane.

Sites nécessitant l’obtention d’une autorisation préalable pour les touristes

Consulter l’onglet « Entrée/séjour » de la présente fiche.

Risques de vols, voire d’agressions

Le niveau d’insécurité reste particulièrement faible, et notablement moindre que dans les autres pays de l’ex-URSS. Cela étant, les voyageurs et touristes étrangers suscitent inévitablement des convoitises. Il est donc recommandé de surveiller en permanence et tenir bien fermement ses effets personnels. Il faut éviter de se prêter au jeu de personnes qui vous accostent pour proposer de changer de l’argent, ou qui usent de différents stratagèmes bien connus pour dévaliser des étrangers de leur argent. En cas de difficulté pour se débarrasser d’un importun, appeler le milicien de service dans les parages.

Quelques rares cas d’agressions avec violences ou de tentatives d’agressions, de nuit, sur des étrangers ont été signalés. Généralement, ces agressions sont perpétrées pour voler la victime. Comme dans toute grande agglomération, il est recommandé aux Français qui visitent Tachkent et/ou les autres grandes villes d’Ouzbékistan de ne pas se déplacer à pied seuls la nuit et d’utiliser des taxis "officiels".

Il est recommandé de rester vigilants dans les lieux de distraction nocturne et de ne pas se fier aux individus qui peuvent faire des propositions de rencontres, ou entraîner des étrangers à des excès de boisson. A noter également que la sécurité est parfois moins bien assurée dans les régions reculées du pays, où le passage d’étrangers est inhabituel et susceptible de tenter des voleurs potentiels. Sur la route, comme en ville, il peut arriver que des policiers tentent de faire payer abusivement à leur profit des amendes aux automobilistes.

Risques sismiques

L’Ouzbékistan se trouve dans une zone de risque sismique élevé (en 1966, la ville de Tachkent a été partiellement détruite par un tremblement de terre). En cas de séjour dans le pays, il convient donc de suivre les recommandations de base. Une fiche concernant le risque sismique peut également être consultée sur le site internet de l’ambassade de France à Tachkent.

Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires.

Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches, afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’ambassade de France.


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