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Sécurité

Il est formellement déconseillé de se rendre dans une grande partie du Nigéria et les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative (professionnelle ou familiale), et sous réserve de prendre les mesures de protection adéquates, dans plusieurs régions du pays.

Le risque terroriste est particulièrement élevé au Nigéria : les exactions répétées de Boko Haram dans le nord-est du pays et sa capacité à mener des actions terroristes en dehors de sa zone d’implantation doivent inciter à une extrême prudence. Du fait de l’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme, les citoyens français peuvent être ciblés spécifiquement par des mouvements djihadistes. Ils sont donc invités, autant que possible, à éviter de séjourner dans des lieux isolés ou exposés à l’action de groupes armés.

Ce risque se matérialise par des attentats à l’explosif aveugles ou ciblés, y compris dans le territoire de la capitale fédérale où le dernier attentat a eu lieu le 3 octobre 2015, et avec une fréquence élevée dans les États du Nord-Est. Il s’est également traduit par des enlèvements suivis d’assassinats de ressortissants étrangers, principalement dans le nord sahélien et dans les régions voisines : enlèvement d’un Français en décembre 2012, succédant au dénouement dramatique du kidnapping de plusieurs Occidentaux et Libanais, et à l’assassinat de plusieurs ressortissants chinois. Un ressortissant français a été assassiné en juin 2015 dans l’État d’Ebonyi.

Zone rouge

En conséquence, les déplacements sont formellement déconseillés :

  • dans le Nord-Est (États de Borno, Yobe, Gombe, Bauchi, Adamawa au nord de la Bénoué, Jigawa et Kano) en raison du nombre d’attentats, voire de la présence active de Boko Haram,
  • dans le Sud-Est : États de Bayelsa, de Rivers (à l’exception de la capitale Port-Harcourt, en zone orange), du Delta et d’Akwa Ibom, en raison de la fréquence élevée des agressions et des enlèvements,
  • dans la zone maritime bordant la côte nigériane (cabotage non sécurisé et navigation de plaisance) en raison de la piraterie.
Zone orange

D’une manière générale, les zones classées en orange sont caractérisées par un risque élevé de grande criminalité, en particulier d’enlèvement. Les projets de voyage non indispensables sont à proscrire dans les conditions de sécurité actuelles.
S’agissant des Français dont la présence est impérative en zone orange, une extrême prudence leur est recommandée. Ils limiteront leurs déplacements au strict nécessaire et se conformeront aux recommandations en vigueur.

Sont classés en zone orange :

- les États du Nord-Ouest (Sokoto, Katsina, Zamfara, Kebbi et Kaduna),

- les États de la Middle Belt (Niger, Plateau, Taraba, Nasarawa, Benue, Kogi et Kwara), en raison notamment de la récurrence de heurts intercommunautaires, ainsi que l’Adamawa au sud de la Bénoué,

- les États du Sud (Oyo, Ekiti, Ondo, Edo, Enugu, Anambra, Imo, Abia, Ebonyi et Cross River),

- le territoire de la capitale fédérale (FCT). Malgré la forte présence des forces de sécurité, Boko Haram conserve la capacité d’y commettre des attentats (le plus récent en octobre 2015 en périphérie d’Abuja).

Zone jaune

Sont classés en zone jaune :

- Abuja,

- les trois États du Sud-Ouest (Lagos, Ogun et Osun). Lagos est la plus grande métropole africaine. Il convient d’être particulièrement vigilant dans sa partie continentale (notamment sur la route de l’aéroport), où le risque d’agression reste élevé. Les quartiers résidentiels de Victoria Island et d’Ikoyi sont plus sécurisés.

Recommandations générales

Sur l’ensemble du territoire, les comportements doivent être adaptés pour tenir compte de ce contexte :

- Il est impératif lors d’un voyage dans l’ensemble du pays d’être accueilli à destination, y compris à l’aéroport, par des personnes connues et identifiées et d’être raccompagné au départ en fin de séjour. Des cas de personnes kidnappées aux aéroports ont été signalés au cours des années passées. Pour la région du Delta, des mesures de sûreté de type quasiment militaire sont prises par les entreprises pétrolières, principal employeur de la région.

- Il est recommandé de ne pas se déplacer à pied en ville et, en voiture, de rouler vitres fermées et portières verrouillées ; il faut éviter de quitter son hôtel ou les quartiers résidentiels la nuit. L’insécurité se manifeste par des attaques diurnes et nocturnes, sur les routes et dans les villes, y compris aux domiciles, par des groupes armés à la recherche d’argent, d’objets de valeur ou de véhicules.

- Dans les déplacements, il convient de varier ses itinéraires autant que possible, quel que soit le mode de déplacement, de surveiller ou faire surveiller son véhicule et d’être attentif aux mouvements alentour ; il convient de s’assurer de l’absence de mesures restrictives de circulation et d’éviter l’usage des transports en commun.

- Lors de déplacements interurbains, il est conseillé de voyager à plusieurs véhicules, de ne pas rouler la nuit, de déposer son itinéraire ainsi que ses horaires, notamment auprès du consulat général de France à Lagos ou, pour le nord du pays, à la section consulaire de l’ambassade de France à Abuja ou auprès du consulat honoraire de Kano. Il est également recommandé de se faire escorter par des agents de sécurité, voire une protection policière (MOPOL) dans les régions sud-est du pays et de ne pas conduire soi-même son véhicule, les routes étant extrêmement dangereuses en raison des accidents fréquents et de leur mauvais état.

- Se tenir à l’écart des attroupements (marchés, accidents de la circulation) ; les lieux publics fréquentés tels que les lieux de culte doivent être évités, en particulier aux dates à forte portée symbolique (grandes fêtes religieuses, chrétiennes ou musulmanes et grands évènements publics).

- Ne pas transporter de grosses sommes d’argent ou ses documents d’identité et titres de voyages (garder sur soi les copies) ; éviter de prendre des photos dans les lieux publics.

- Ne pas utiliser sa carte de crédit, en raison des risques d’utilisation frauduleuse.

Ces recommandations concernent l’ensemble du territoire nigérian et doivent être appliquées dans la ville d’Abuja et les trois États du Sud-Ouest placés en « vigilance renforcée ».

Conduite à tenir en cas d’agression

Il n’y a pas d’animosité particulière au Nigéria à l’encontre des communautés expatriées. Les agressions visent donc avant toute chose vos biens matériels. A cet égard, il convient bien sûr d’éviter tout signe ostentatoire de richesse dans vos déplacements (bijoux, portefeuille apparent…etc.). Si, en dépit de ces précautions, vous étiez victime d’une agression, il est nécessaire d’éviter absolument toute velléité de résistance. Il convient au contraire d’assurer vos agresseurs de votre disponibilité à coopérer et à leur remettre l’argent dont vous disposez.

Si vous êtes en voiture, remettez-leur les clés du véhicule et votre téléphone portable s’ils l’exigent. Demandez ensuite l’assistance de la police locale ou des passants : demandez à être conduit au consulat général de France si vous êtes à Lagos, à l’ambassade si vous êtes à Abuja, au consulat honoraire si vous êtes à Kano ou à Port Harcourt (Camp Total).

Les recommandations ci-dessus sont à nuancer pour les missionnaires des grandes entreprises qui circulent avec d’importants moyens de sécurité et bénéficient de relais sûrs dans le pays.


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