Nigéria

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Sécurité

Les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative dans la plus grande partie du Nigéria et formellement déconseillés dans la plus grande partie du Nord-Est. Il convient, dans tous les cas et y compris dans les zones « jaunes », de prendre les mesures de protection adéquates (voir « recommandations générales »).

RISQUES ENCOURUS

Terrorisme
Le risque terroriste est particulièrement élevé au Nigéria : les exactions répétées de Boko Haram dans le Nord-Est du pays et sa capacité à mener des actions terroristes en dehors de sa zone d’implantation doivent inciter à une extrême prudence. Du fait de l’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme, les citoyens français peuvent être ciblés spécifiquement par des mouvements djihadistes. Ils sont donc invités, autant que possible, à éviter de séjourner dans des lieux isolés ou exposés à l’action de groupes armés.
Ce risque se matérialise par des attentats à l’explosif aveugles ou ciblés, y compris dans le territoire de la capitale fédérale (même si le dernier attentat remonte au 3 octobre 2015) et avec une fréquence élevée dans les États du Nord-Est. Il s’est également traduit par des enlèvements suivis d’assassinats de ressortissants étrangers, principalement dans le Nord sahélien et dans les régions voisines : enlèvement d’un Français en décembre 2012, succédant au dénouement dramatique du kidnapping de plusieurs Occidentaux et Libanais, et à l’assassinat de plusieurs ressortissants chinois.

Délinquance
Il existe dans le pays un risque élevé de grande criminalité et d’enlèvements en particulier. Il n’y a pas d’animosité particulière au Nigéria à l’encontre des communautés expatriées. Les agressions visent donc avant toute chose les biens matériels. Il convient d’adapter son comportement au contexte local (voir ci-dessous « recommandations générales »). Un ressortissant français a été assassiné en juin 2015 dans l’État d’Ebonyi.

ZONES DE VIGILANCE

Zones formellement déconseillées (zone rouge)

Les déplacements sont formellement déconseillés :

  • dans le Nord-Est (États de Borno, Yobe, Gombe, Bauchi, Adamawa au nord de la Bénoué, Jigawa et Kano, à l’exception de la ville de Kano, en zone orange) en raison du nombre d’attentats, voire de la présence active de Boko Haram,
  • dans le Sud-Est : États de Bayelsa, de Rivers (à l’exception de la capitale Port Harcourt, en zone orange), du Delta et d’Akwa Ibom, en raison de la fréquence élevée des agressions et des enlèvements,
  • dans la zone maritime bordant la côte nigériane (cabotage non sécurisé et navigation de plaisance) en raison de la piraterie.

Zones déconseillées sauf raisons impératives (zone orange)

D’une manière générale, les zones classées en orange sont caractérisées par un risque élevé de grande criminalité, en particulier d’enlèvement. Les projets de voyage non indispensables sont à proscrire dans les conditions de sécurité actuelles. S’agissant des Français dont la présence est impérative en zone orange, une extrême prudence est recommandée. Ils limiteront leurs déplacements au strict nécessaire et se conformeront aux recommandations en vigueur.

Sont classés en zone orange :

  • au Nord et dans la Middle Belt, les États de Benue, Nasarawa, Kogi, Plateau, Kaduna, Taraba, Niger, Kwara, Kebbi, Zamfara, Katsina et Sokoto ainsi que l’Adamawa au sud de la Bénoué, en raison de la criminalité et de la récurrence de heurts intercommunautaires ;
  • au Sud, les États d’Ekiti, Ondo, Edo, Enugu, Anambra, Imo, Abia, Ebonyi et Cross River ;
  • le territoire de la capitale fédérale (FCT), sauf la ville d’Abuja. Malgré la forte présence des forces de sécurité, Boko Haram pourrait conserver la capacité d’y commettre des attentats (le plus récent en octobre 2015 en périphérie d’Abuja).

Zone de vigilance renforcée (zone jaune)

Sont classés en zone jaune :

  • Abuja,
  • quatre États du Sud-Ouest (Lagos, Ogun, Osun et Oyo). Lagos est la plus grande métropole africaine. Il convient d’être particulièrement vigilant dans sa partie continentale (notamment sur la route de l’aéroport), où le risque d’agression reste élevé. Les quartiers résidentiels de Victoria Island et d’Ikoyi sont plus sécurisés.
RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

Sur l’ensemble du territoire, les comportements doivent être adaptés pour tenir compte de ce contexte :

  • Il est impératif lors d’un voyage dans l’ensemble du pays d’être accueilli à destination, y compris à l’aéroport, par des personnes connues et identifiées et d’être raccompagné au départ en fin de séjour. Des cas de personnes kidnappées aux aéroports ont été signalés au cours des années passées. Pour la région du Delta, des mesures de sûreté de type quasiment militaire sont prises par les entreprises pétrolières, principal employeur de la région.
  • Il est recommandé de ne pas se déplacer à pied en ville, et, en voiture, de rouler vitres fermées et portières verrouillées ; il faut éviter de quitter son hôtel ou les quartiers résidentiels la nuit. L’insécurité se manifeste par des attaques diurnes et nocturnes, sur les routes et dans les villes, y compris aux domiciles, par des groupes armés à la recherche d’argent, d’objets de valeur ou de véhicules.
  • Dans les déplacements, il convient de varier ses itinéraires autant que possible, quel que soit le mode de déplacement, de surveiller ou faire surveiller son véhicule et d’être attentif aux mouvements alentour ; il convient de s’assurer de l’absence de mesures restrictives de circulation et d’éviter l’usage des transports en commun.
  • Lors de déplacements interurbains, il est conseillé de voyager à plusieurs véhicules, de ne pas rouler la nuit, de déposer son itinéraire ainsi que ses horaires, notamment auprès du consulat général de France à Lagos ou, pour le Nord du pays, à la section consulaire de l’ambassade de France à Abuja ou auprès du consulat honoraire de Kano. Il est également recommandé de se faire escorter par des agents de sécurité voire une protection policière (MOPOL), et de ne pas conduire soi-même son véhicule, les routes étant extrêmement dangereuses en raison des accidents fréquents et de leur mauvais état.
  • Se tenir à l’écart des attroupements (marchés, accidents de la circulation) ; les lieux publics fréquentés tels que les lieux de culte doivent être évités, en particulier aux dates à forte portée symbolique (grandes fêtes religieuses, chrétiennes ou musulmanes et grands évènements publics).
  • Ne pas transporter de grosses sommes d’argent ou ses documents d’identité et titres de voyages (garder sur soi les copies) ; éviter de prendre des photos dans les lieux publics.
  • Ne pas utiliser sa carte de crédit, en raison des risques d’utilisation frauduleuse.
    Ces recommandations concernent l’ensemble du territoire nigérian et doivent être appliquées dans la ville d’Abuja et les quatre États du Sud-Ouest placés en « vigilance renforcée ».

Conduite à tenir en cas d’agression
Il convient d’éviter tout signe ostentatoire de richesse dans vos déplacements (bijoux, portefeuille apparent, etc.). Si, en dépit de ces précautions, vous étiez victime d’une agression, il est nécessaire d’éviter absolument toute velléité de résistance. Il convient au contraire d’assurer vos agresseurs de votre disponibilité à coopérer et à leur remettre l’argent dont vous disposez.
Si vous êtes en voiture, remettez-leur les clés du véhicule et votre téléphone portable s’ils l’exigent. Demandez ensuite l’assistance de la police locale ou des passants : demandez à être conduit au consulat général de France si vous êtes à Lagos, à l’ambassade si vous êtes à Abuja, au consulat honoraire si vous êtes à Kano ou à Port Harcourt (Camp Total).

Entrée / Séjour

Le visa de tourisme ou d’affaires est obligatoire. Le passeport doit avoir une durée de validité de trois mois au minimum.

Les autorités nigérianes peuvent :

  • exiger, sur une base aléatoire et de façon discrétionnaire, la présentation par les citoyens français arrivant au Nigéria de tous les documents leur ayant permis l’obtention d’un visa pour le Nigéria ;
  • suspendre la prorogation sur place des visas et des permis temporaires de travail des citoyens français se trouvant au Nigéria ;
  • refuser toute demande de modification du type de visa postérieurement à l’arrivée au Nigéria ;
  • une procédure de délivrance de visa sur place à l’aéroport - non encore totalement rodée - est possible pour les hommes d’affaires après demande préalable de la compagnie invitante au Nigéria. Les personnes souhaitant recourir à ce dispositif sont invitées à se rapprocher de l’ambassade (cad.abuja-amba chez diplomatie.gouv.fr).

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade du Nigéria à Paris.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation…) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

Si besoin, consultez votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, analyser les risques sanitaires et bénéficier de recommandations sanitaires, et notamment sur les vaccinations nécessaires ou recommandées.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et emportez dans vos bagages les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez la fiche "Infos pratiques".

Vaccinations

  • La vaccination contre la fièvre jaune est indispensable (à pratiquer dans un centre agréé).
  • Assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles mais aussi liées à toutes les zones géographiques visitées.
  • L’OMS a déclaré le 25 septembre 2015 le Nigéria pays exempt de poliomyélite, mais de nouveaux cas ont été signalés notamment dans le Nord-Est du pays. Ainsi, la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole Oreillons et Rougeole chez l’enfant (compte tenu des épidémies de rougeole affectant régulièrement le pays et en particulier les États du Nord durant la saison sèche) ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • Le risque de méningite bactérienne saisonnière incite vivement à recommander la vaccination anti-méningococcique aux voyageurs devant séjourner dans les États du Nord du pays au cours de la saison sèche, d’octobre à mai.
  • Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES

Les risques sanitaires sont importants au Nigéria. Sur l’ensemble du territoire (excepté peut-être à Abuja), les conditions sanitaires sont très précaires. En dehors d’Abuja et de Lagos, les possibilités de soins d’urgence et d’hospitalisation dans des conditions d’hygiène minimales sont rares et incertaines.

Maladies transmises par les moustiques
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé. Pendant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Fièvre de Lassa
La fièvre de Lassa sévit au Nigéria ; plusieurs cas sont rapportés chaque année, avec parfois plusieurs dizaines de morts dans le pays. L’ensemble du territoire est susceptible d’être touché.
La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë, transmise à l’homme par contact avec des animaux infectés (urine ou excréments de rats infectés). Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée.
Après incubation, les symptômes associent de la fièvre, une faiblesse généralisée et une altération de l’état général. Dans certains cas, les patients peuvent présenter d’autres symptômes atypiques (céphalées, crampes, nausées, vomissements, etc…). L’évolution clinique de la maladie est très variable en fonction de la précocité du diagnostic, mais l’évolution est parfois mortelle. En cas de suspicion, il convient de consulter rapidement un médecin.
La prévention de la fièvre de Lassa passe par la promotion d’une bonne « hygiène communautaire », pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations.

Méningite
De nombreux cas de méningite sont rapportés chaque année au Nigéria pendant la saison sèche, pour la plupart entre janvier et mars. Plusieurs milliers de cas et plusieurs centaines de décès sont rapportés. Le Nord-Ouest du pays est particulièrement touché. La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. L’infection à méningocoque peut se présenter sous la forme d’une méningite (fièvre avec maux de tête, vomissements) ou d’une septicémie avec apparition de taches cutanées (purpura). Dès suspicion, il convient de consulter un médecin en urgence pour la mise en route d’une antibiothérapie en urgence. Il est donc recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination contre le méningocoque (A,C,Y,W) qui reste vivement recommandée en cas de déplacement dans cette région. Pour plus d’informations, consultez le lien www.info-meningocoque.fr/index.html.

Grippe aviaire
La grippe aviaire est récurrente, avec des cas rares de transmission à l’homme. Il est recommandé de :

  • Éviter tout contact avec les oiseaux et les volailles vivantes ou mortes non cuites, et plus généralement avec les animaux sauvages et d’élevage (notamment les volailles et porcs). Éviter notamment les zones d’élevages, les marchés aux animaux et les zoos. Éviter également le contact avec leurs déjections ;
  • Se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions de lavage hydro-alcooliques ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier pour la viande et les œufs ;
  • Éviter de marcher pieds nus ou en sandales dans les marchés ou à proximité d’un élevage de volailles (penser à laver soigneusement les pieds des enfants) ; ne pas ramener de volaille vivante (y compris des poussins ou des oiseaux d’ornement) à son domicile ;
    En cas de contact avec des animaux malades, notamment des oiseaux ou des volailles, consulter rapidement un médecin.
    En cas de symptômes compatibles, notamment fièvre, toux ou courbatures, consulter également rapidement un médecin.

Infection par le virus HIV – MST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

Choléra
En saison des pluies (mai à septembre), le choléra sévit à l’état endémique dans la partie septentrionale du Nigéria, nécessitant de redoubler de prudence. L’eau courante doit être présumée non potable.

Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux que vous rencontrez.
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque en deux-roues).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :

• Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
• Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
• Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
• Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
• Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
• Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
• Éviter les glaçons et glaces ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
• Éviter les contacts avec des personnes malades ;
• Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Institut Pasteur
Santé publique France
Organisation mondiale de la Santé

Numéros utiles
Le site de l’ambassade de France à Abuja comporte une rubrique "Santé" détaillée avec les numéros de téléphone utiles.

Infos utiles

Us et coutumes

Près de la moitié des Nigérians sont musulmans. Dans le Sud, les prescriptions islamiques ne sont pas observées avec une grande rigueur. Dans le Nord, au contraire, l’instauration de la Charia dans 12 États depuis 2000 contribue à l’application parfois rigoriste des préceptes socio-religieux. Il convient de s’abstenir de consommer de l’alcool en public et, pour les femmes, d’éviter des tenues choquantes (jupes courtes, shorts, etc.).

Législation locale

Le délit d’ébriété est défini de manière vague. Les peines d’amendes sont en général légères. Toutefois, le juge peut prononcer une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement. Dans le Nord, où la consommation d’alcool en public est prohibée, la peine est laissée à l’appréciation du juge coutumier.
La vente, la détention ou l’usage de stupéfiants sont passibles de la prison à perpétuité.
L’homosexualité est considérée comme un délit passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans d’emprisonnement. Les relations sexuelles avec des mineures de moins de 18 ans sont également punies par la loi.

Divers

Des sociétés, associations et simples particuliers peuvent être contactés par de prétendus responsables et intermédiaires nigérians cherchant à faire sortir de leur pays d’importants capitaux. C’est un scénario très répandu d’escroquerie. Il est ainsi conseillé de ne donner strictement aucune suite à tout message émanant du Nigéria qui promet d’importants profits immédiats ou demande des renseignements, notamment bancaires.

D’une manière générale, les tentatives d’escroquerie consistant à usurper une identité pour réclamer une somme d’argent sont fréquentes. Dans le doute, il est conseillé de se rapprocher de l’ambassade à Abuja ou du consulat général à Lagos.

Infrastructure routière

Tout déplacement par la route est à entreprendre avec la plus extrême prudence.
Il convient d’éviter de se déplacer de nuit.

Hormis les grands axes dans le Nord et dans le Sud-Ouest autour de Lagos, qui sont en bon état, l’infrastructure routière est généralement très dégradée. L’approvisionnement en essence n’étant pas assuré partout, prévoir des réserves.

En cas d’accident, il vaut mieux ne pas s’attarder sur les lieux mais se rendre au poste de police le plus proche, et prévenir l’ambassade ou le consulat général.
Les transports en commun sont de très mauvaise qualité, quelques rares compagnies de bus de luxe exceptées. L’utilisation de taxis est déconseillée, sauf si le chauffeur est recommandé par une personne de confiance.

Réseau ferroviaire

Très délabré et quasiment inexistant.

Transport aérien

Sur les vols internes, seule la compagnie Arik présente une régularité et des garanties de maintenance des appareils aux normes internationales.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Pour tout voyage d’affaires au Nigéria, le visa est obligatoire. Le passeport doit avoir une durée de validité de trois mois au minimum (cf. rubrique « Entrée/Séjour » de la présente fiche).

Les visas d’affaires sont valables pour les courts séjours, et uniquement pour la durée de la mission ou de la visite professionnelle, les longs séjours étant soumis à la délivrance d’une carte de séjour (CERPAC).

Une lettre d’invitation est indispensable pour obtenir un visa d’affaires. Cette lettre devra être soumise au service idoine de l’ambassade du Nigéria à Paris pour confirmation de l’invitation.
Le délai d’obtention est généralement court (environ une semaine).

La procédure dite « des visas à l’arrivée » est opérationnelle au Nigéria. Elle ne s’applique qu’aux séjours professionnels et non aux visites familiales. La procédure se déroule selon les modalités suivantes :

  1. Prise de contact avec le Nigerian Immigration Service (NIS),
  2. Remise au NIS des copies des billets d’avion, des détails de l’hébergement et de la lettre d’invitation,
  3. Remise par le NIS d’un récépissé au voyageur,
  4. Envoi du récépissé par le voyageur à l’aéroport d’arrivée (Abuja ou Lagos),
  5. Paiement des frais de visa à l’arrivée du voyageur, au guichet prévu à cet effet. Les transactions peuvent s’effectuer indifféremment en nairas, dollars ou euros.
Réseaux de télécommunications

La connexion 3G est très largement disponible au Nigéria (hôtels, aéroports), pourvu que le voyageur soit muni d’une clé 3G locale ou d’un smartphone avec une carte SIM locale.

Avec un mobile français en itinérance (roaming), le taux de couverture (3G ou H+) est très bon (quasiment 100% dans les grandes villes : Abuja, Lagos, Kano, Kaduna, Jos, Port Harcourt, etc.). Ce type d’utilisation demeure très onéreux.

Données économiques

Avec une population de 174 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 3 185 dollars et d’un PIB de 569 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 5,9% par an entre 2009 et 2014.

Le Nigéria est le 44 ème client de la France et son 11 ème déficit. La France a exporté vers le Nigéria 1 520 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont augmenté de 4% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à -2 596 millions d’euros.

Le Nigéria offre des perspectives de grands projets dans les domaines de l’énergie (hydrocarbures, centrales hydroélectriques mais aussi énergies renouvelables), des transports (aéronautique, maritime) ou encore de l’agroalimentaire. S’agissant des infrastructures maritimes, outre le développement du port de Lagos, le Nigéria conduit le projet de centre d’affaires reconquis sur la mer d’Eko Atlantic City, pour en faire « le futur Hong Kong africain ». Dans le domaine ferroviaire, le Nigéria mène une politique volontariste ayant pour but de réhabiliter et étendre son réseau ferré (Agenda de Transformation).

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Nigéria.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Service économique d’Abuja
Adresse : 37 Udi Hills Street, Maitama, Abuja, Nigéria
Tél. : +234 9 460 23 25 et +234 803 408 80 05
Courriel : abuja chez dgtresor.gouv.fr
Site Internet : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/nigeria

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Business France - Nigéria
1, Oyinkan Abayomi Drive
PMB 12665 Ikoyi Lagos
Nigéria
Courriel : bertrand.delaforestdivonne chez businessfrance.fr

FNCCI, partenaire exclusif de Business France
Tél. : +234 1 841 88 38 / +234 1 841 88 37
Courriel : fncci1 chez france-nigeria.fr

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Laurent COUDERC (Ponticelli Nigeria Ltd) - Tél. : +234 80 33 00 75 01

Annuaire du Nigéria.

  • CCI

Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) françaises à l’International sont des associations indépendantes de droit local qui regroupent des entreprises françaises et étrangères. Elles constituent un réseau mondial de relations et de contacts d’affaires de plus de 32 000 entreprises françaises et étrangères dans 83 pays.

Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Nigériane (FNCCI)
French Consulate, 1st floor
1, Oyinkan Abayomi Drive, Ikoyi, Lagos
Tél. : +234 1 841 88 38 / +234 1 841 88 37
Courriel : fncci1 chez france-nigeria.fr
Site Internet : www.france-nigeria.fr

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence d’Abuja
N° 3 Udi Hills Street, Off Aso Drive, Maitama, Abuja, Nigéria
Tél. : +234 703 249 47 71 / +234 703 249 47 72
Courriel : afdabuja chez afd.fr

Antenne de l’AFD à Lagos
C/o Consulate General of France,
1, Oyinkan Abayomi Drive, Ikoyi, Lagos
Tél. : +234 1 270 57 40 / +234 1 271 71 50

  • CEDEAO

Le Nigéria est membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont le site Internet est consultable à l’adresse : http://www.ecowas.int/?lang=fr.

La page du Nigéria est consultable à l’adresse : http://www.ecowas.int/etats-membres/nigeria/?lang=fr.

  • BAD

Le Nigéria est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site Internet est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/.

La page du Nigéria est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/nigeria/.

  • OPEP

Le Nigéria est membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont le site Internet est consultable à l’adresse : http://www.opec.org.

La page du Nigéria est consultable à l’adresse : http://www.opec.org/opec_web/en/about_us/167.htm.

  • FMI

Sites Internet :

Bureau du représentant résident du FMI au Nigéria.

Le Nigéria et le FMI.

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