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Sécurité

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Le risque terroriste doit être désormais pris en compte pour l’ensemble de la moitié Nord du territoire nigérian. Ce risque se matérialise par des attentats à l’explosif aveugles ou ciblés, avec une fréquence élevée dans les Etats de Bauchi, Borno et Yobe. Il s’est également traduit par des enlèvements suivis d’assassinats de ressortissants étrangers, principalement dans la bande sahélienne et dans les régions voisines : enlèvement d’un Français en décembre 2012, succédant au dénouement dramatique du kidnapping de plusieurs Occidentaux mais également de Libanais et à l’assassinat de plusieurs ressortissants chinois.

Les groupes terroristes ont démontré leur capacité à se projeter au-delà des frontières entre le Nigeria et les pays voisins. Ces frontières ne constituent donc pas une barrière contre les risques d’attentat et d’enlèvement. En conséquence, les voyageurs souhaitant se déplacer dans une région frontalière du Nigeria sont invités à prendre connaissance avec précision des conseils aux voyageurs applicables dans chacun des pays concernés.

Ensemble des 18 Etats du Nord et Territoire de la Capitale Fédérale (FCT) en zone rouge

L’engagement de la France et du Nigeria au Mali, destiné à rétablir les conditions d’une bonne application de la Résolution 2085 de l’ONU, suscite des menaces explicites contre les intérêts et les ressortissants Français. Par conséquent, les déplacements sont formellement déconseillés (zone rouge) dans les Etats de Kebbi, Sokoto, Zamfara, Katsina, Kano, Jigawa, Yobe Bauchi, Borno, Gombe, Adamawa, Niger, Nassarawa, Plateau, Taraba, Benue, Kogi et Territoire de la Capitale Fédérale (FCT, sauf la ville d’Abuja qui est déconseillée sauf raison impérative).

Sud-Est - Poursuite des agressions et enlèvements de nature crapuleuse
- En raison de la poursuite des agressions et des enlèvements, les États de Bayelsa, Rivers, Delta, Akwa Ibom, Abia, Imo, sont classés en zone rouge.

Grandes agglomérations
- Les agressions sont fréquentes dans les deux grandes villes du pays, y compris dans les quartiers résidentiels. La situation reste dangereuse dans les environs d’Abuja (route de Suleja) et de Lagos (notamment route Lagos-Cotonou par Badagry). En outre, plusieurs attentats ont été commis dans la capitale fédérale (notamment les 24 décembre et 31 janvier 2010 ainsi que le 16 juin 2011).

Conflits communautaires
- A ces risques identifiés s’ajoute depuis plusieurs années une résurgence de conflits communautaires, d’intensité variable, mais pouvant se produire en diverses parties du territoire. Aussi convient-il de s’informer précisément de la situation prévalant localement avant d’entreprendre tout voyage à l’intérieur du pays.

Recommandations générales de comportement

- Il est recommandé de ne pas se déplacer à pied en ville et, en voiture, de rouler vitres fermées et portières verrouillées. L’insécurité se manifeste par des attaques diurnes et nocturnes, sur les routes et dans les villes, y compris aux domiciles, par des groupes armés à la recherche d’argent, d’objets de valeur ou de véhicules.

- Il est impératif lors d’un voyage dans l’ensemble du pays d’être accueilli à destination par des personnes connues et identifiées et d’être raccompagné au départ en fin de séjour.
Pour la région du Delta, des mesures de sûreté de type quasiment militaire sont prises par les entreprises pétrolières, principal employeur de la région.

- Les pratiques de corruption et d’escroquerie sont autant répandues que la criminalité ordinaire et constituent des facteurs d’incidents graves.

- Les problèmes de transports et de télécommunications sont récurrents dans le pays (réseau routier dégradé excepté sur les grands axes, manque de fiabilité de certaines lignes aériennes, lignes téléphoniques intérieures insuffisantes et souvent inopérantes) et retardent l’intervention de l’ambassade au cas où l’un de nos ressortissants se trouverait en danger.

Il est conseillé :

- d’éviter de quitter son hôtel ou les quartiers résidentiels la nuit ;
- de voyager à plusieurs véhicules lors de déplacements interurbains ;
- de se faire escorter par des agents de sécurité dans les régions sud-est du pays ;
- de ne pas conduire soi-même son véhicule, les routes étant extrêmement dangereuses en raison des accidents fréquents provoqués par le comportement irresponsable des conducteurs et les nombreuses irrégularités de la chaussée ;
- de se tenir à l’écart des attroupements (rixes dans les marchés, accidents de la circulation) ;
- d’éviter de prendre des photos dans les lieux publics ;
- de ne pas transporter de grosses sommes d’argent ou ses documents d’identité et titres de voyages (garder sur soi les copies) ;
- de ne pas utiliser sa carte de crédit, en raison des risques d’utilisations frauduleuses des empreintes des reçus ;
- de prévoir toujours un accueil aux aéroports, notamment à Abuja, à Lagos et à Port-Harcourt. Des cas de personnes kidnappées aux aéroports ont été signalés au cours des années passées. De fausses invitations d’hommes d’affaires ont de même été signalées.

Conduite à tenir en cas d’agression :


Il n’y a pas, ou fort peu, d’animosité ou de ressentiment au Nigeria à l’encontre des communautés expatriées. Les agressions visent donc avant toute chose vos biens matériels. A cet égard, il convient bien sûr d’éviter tout signe ostentatoire de richesse dans vos déplacements (bijoux, porte-feuille apparent…etc.). Si, en dépit de ces précautions, vous étiez victime d’une agression, il est nécessaire d’éviter absolument toute velléité de résistance. Il convient au contraire d’assurer vos agresseurs de votre disponibilité à coopérer et à leur remettre l’argent dont vous disposez.

Si vous êtes en voiture, remettez-leur les clés du véhicule et votre téléphone portable s’ils l’exigent. Demandez ensuite l’assistance de la police locale ou des passants : demandez à être conduit au consulat général de France si vous êtes à Lagos, à l’ambassade si vous êtes à Abuja, au consulat honoraire si vous êtes à Kano ou à Port Harcourt (Camp Total).

Risques liés aux déplacements par la route :


Les voyages en voiture isolée sont déconseillés dans l’ensemble du pays, de nombreuses attaques de véhicules ayant eu lieu de nuit comme de jour dans tout le territoire. Les voyages après la tombée de la nuit sont à proscrire absolument.

En cas de voyage routier, il est conseillé d’obtenir une protection policière (MOPOL) et de ne se déplacer qu’à plusieurs véhicules en ayant pris soin de déposer son itinéraire ainsi que ses horaires, notamment auprès du consulat général de France à Lagos ou, pour le nord du pays à la section consulaire de l’ambassade de France à Abuja et/ou auprès du consulat honoraire de Kano.

Les axes routiers menant à la capitale fédérale ne doivent pas être empruntés de nuit ; la route menant à l’aéroport reste la plus exposée.

La liaison routière entre Owerri et Port-Harcourt reste extrêmement dangereuse en raison de son tracé, des chauffards que l’on y croise et des embuscades possibles y compris contre des convois disposant d’une escorte armée.

Sur la route, les véhicules peuvent être stoppés par différents subterfuges (personne prétendument accidentée, femme "enceinte" en difficulté ou clous jetés sur la chaussée). Les embouteillages, en ville, constituent pour les véhicules bloqués des dangers potentiels.

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