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Sécurité

Le contexte né de l’engagement du Niger dans la lutte contre le terrorisme et de possibles actions de représailles rendent nécessaires un strict respect des consignes de sécurité, ainsi qu’une vigilance et une attention accrues.

Les capitales de la région deviennent des cibles privilégiées des groupes terroristes de la bande sahélo-saharienne, comme en témoignent les attentats survenus en 2015 et 2016 à N’Djamena, à Bamako et à Ouagadougou. Les lieux publics où se concentrent les occidentaux sont particulièrement visés.

L’action des forces de l’ordre est concentrée sur la menace terroriste, d’autant plus que la criminalité de droit commun au Niger est faible.

Compte tenu de la situation sécuritaire dans l’ensemble de la région sahélienne, il est indispensable de respecter l’ensemble des consignes de sécurité ci-dessous et de faire preuve de la plus grande vigilance. Tous les Français de passage, même pour une courte durée, sont invités à s’enregistrer sur ARIANE et à signaler leur arrivée, avec la section consulaire de l’ambassade (niamey.consulat [at] diplomatie.gouv.fr).

Il est vivement recommandé de respecter les consignes de déplacement dans les zones classées en orange et de ne pas se rendre dans les zones classées en rouge, particulièrement dans la région de Diffa - lac Tchad.

Zones formellement déconseillées

Les déplacements sont formellement déconseillés dans les zones figurant en rouge sur la carte ci-dessous :

  • au nord de la ligne de Téra, Tillabéri, dans les 2/3 de la province d’Agadez, le nord-est et le sud-est de la province de Zinder,
  • dans la totalité de la province de Diffa, où l’état d’urgence est en vigueur et les attaques meurtrières de Boko Haram fréquentes,
  • dans le parc du W.
Zones déconseillées sauf raison impérative

Les zones figurant en orange sur la carte sécuritaire ci-dessous sont déconseillées sauf raison impérative. Avant de se rendre dans ces zones, il est vivement conseillé de prendre contact au préalable avec l’ambassade de France (niamey.consulat [at] diplomatie.gouv.fr).

De manière générale, les consignes de sécurité et de prudence doivent impérativement être respectées : ne pas voyager de nuit, se montrer discret sur les dates, horaires et conditions du déplacement. La possession d’un téléphone satellitaire peut s’avérer utile pour communiquer dans certaines zones.

Tillabéri

Il est déconseillé de séjourner plus de 24 heures sur place. L’aller-retour depuis Niamey étant possible dans la même journée, il convient de privilégier ce type de déplacement. On doit aussi éviter les déplacements réguliers et prévisibles vers Tillabéri. Tout séjour dans une localité au Nord de Tillabéri est formellement déconseillé.

Agadez

Un séjour à Agadez doit être limité au centre-ville et soigneusement préparé suivant les conseils et recommandations obtenus de l’Ambassade de France. Les visites à Agadez doivent rester limitées dans la durée (48 heures sur place).

Zones à vigilance renforcée

Il convient d’exercer une vigilance renforcée dans les villes de Niamey, Kanazi et Dosso ainsi que sur les routes entre ces villes.
Le parc de Kouré est donc accessible.

Il est recommandé de circuler en convoi de plusieurs voitures et de disposer de moyens de communication adéquats.

A Niamey, il est recommandé de circuler en voiture, portes verrouillées, de limiter les déplacements nocturnes et d’éviter les quartiers excentrés, en particulier de nuit. Il convient d’éviter la fréquentation d’événements publics et de lieux (hôtels, bars restaurants, boîtes de nuit) non sécurisés ou excentrés.

Il est vivement recommandé de privilégier les liaisons aériennes pour accéder à Niamey et pour tout déplacement en province dans la zone orange.
En cas de difficulté majeure, prendre contact avec l’ambassade de France au +227 20 72 24 31/32/33 ou au 94 28 01 09 (veille 24h/24h).

Risque terroriste

En raison de la situation sécuritaire dans toute la région, la menace terroriste pesant sur le Niger, en particulier hors de la capitale, est élevée. Des mouvements terroristes présents au Mali - notamment Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) - ainsi qu’au Nigéria - groupe Boko Haram - sont susceptibles de conduire des opérations au Niger.

Les actions perpétrées depuis 2010 au Niger (enlèvements, attentats, attaques) soulignent la persistance et la diversité de la menace.
1- Enlèvements
• 4 avril 2015 : enlèvement à Tambao (Burkina Faso) d’un ressortissant roumain, à l’extrême nord du Burkina Faso, près de la frontière avec le Mali et le Niger, par le groupe terroriste Al-Mourabitoune
• 12 mai 2011 : enlèvement de deux ressortissants européens (un Britannique et un Italien) à Birni Kebbi (Nigéria), zone frontalière du Niger
• 7 janvier 2011 : prise d’otage de deux Français à Niamey, décédés le lendemain
• 16 septembre 2010 : prise d’otage de 7 employés d’AREVA et de la SATOM à Arlit
• 20 avril 2010 : prise d’otage d’un Français à Tchintabaraden

2- Attentats
• 30 octobre 2014 : attaque de la prison de Ouallam
• 11 juin 2013 : attaque de la prison civile de Niamey
• 23 mai 2013 : attentats suicide à Agadez et Arlit

Ces divers actes ou tentatives d’actes terroristes illustrent la détermination des groupes terroristes de la bande sahélo-saharienne et leur capacité à prendre en défaut les dispositifs de sécurité, en dépit de la mobilisation des Forces de Sécurité et de Défense des pays de la région pour les combattre.

La province de Diffa et les îles du lac Tchad font face à des attaques répétées et meurtrières de Boko Haram, qui se sont traduites par un bilan humain très élevé. Tout séjour dans la province de Diffa et dans la région de Gouré est donc à prohiber.


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