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Dernière mise à jour le : 11 mars 2016 - Information toujours valide le : 23 juillet 2016

Dernière minute

En raison du contexte sécuritaire de la région, il est rappelé d’être particulièrement vigilant et de respecter strictement les consignes de sécurité.

Il est vivement recommandé de respecter les consignes de déplacement dans les zones classées en orange et de ne pas se rendre dans les zones classées en rouge.

La plus extrême vigilance est recommandée si vous vous déplacez dans des zones isolées.

Parc du W

En raison d’une menace spécifique, il est vivement déconseillé de se rendre et de séjourner dans le parc W, jusqu’à nouvel avis.

Sécurité

Le contexte né de l’engagement du Niger dans la lutte contre le terrorisme et de possibles actions de représailles rendent nécessaires un strict respect des consignes de sécurité, ainsi qu’une vigilance et une attention accrues.

Les capitales de la région deviennent des cibles privilégiées des groupes terroristes de la bande sahélo-saharienne, comme en témoignent les attentats survenus en 2015 et 2016 à N’Djamena, à Bamako et à Ouagadougou. Les lieux publics où se concentrent les occidentaux sont particulièrement visés.

L’action des forces de l’ordre est concentrée sur la menace terroriste, d’autant plus que la criminalité de droit commun au Niger est faible.

Compte tenu de la situation sécuritaire dans l’ensemble de la région sahélienne, il est indispensable de respecter l’ensemble des consignes de sécurité ci-dessous et de faire preuve de la plus grande vigilance. Tous les Français de passage, même pour une courte durée, sont invités à s’enregistrer sur ARIANE et à signaler leur arrivée, avec la section consulaire de l’ambassade (niamey.consulat@diplomatie.gouv.fr).

Il est vivement recommandé de respecter les consignes de déplacement dans les zones classées en orange et de ne pas se rendre dans les zones classées en rouge, particulièrement dans la région de Diffa - lac Tchad.

Zones formellement déconseillées

Les déplacements sont formellement déconseillés dans les zones figurant en rouge sur la carte ci-dessous :

  • au nord de la ligne de Téra, Tillabéri, dans les 2/3 de la province d’Agadez, le nord-est et le sud-est de la province de Zinder,
  • dans la totalité de la province de Diffa, où l’état d’urgence est en vigueur et les attaques meurtrières de Boko Haram fréquentes,
  • dans le parc du W.
Zones déconseillées sauf raison impérative

Les zones figurant en orange sur la carte sécuritaire ci-dessous sont déconseillées sauf raison impérative. Avant de se rendre dans ces zones, il est vivement conseillé de prendre contact au préalable avec l’ambassade de France (niamey.consulat@diplomatie.gouv.fr).

De manière générale, les consignes de sécurité et de prudence doivent impérativement être respectées : ne pas voyager de nuit, se montrer discret sur les dates, horaires et conditions du déplacement. La possession d’un téléphone satellitaire peut s’avérer utile pour communiquer dans certaines zones.

Les centres-villes d’Agadez et de Tillabéri sont déconseillés sauf raison impérative. Il est formellement déconseillé de s’éloigner, même de quelques kilomètres, du centre de ces villes.

Zones à vigilance renforcée

Il convient d’exercer une vigilance renforcée dans les villes de Niamey, Kanazi et Dosso ainsi que sur les routes entre ces villes.
Le parc de Kouré est donc accessible.

Il est recommandé de circuler en convoi de plusieurs voitures et de disposer de moyens de communication adéquats.

A Niamey, il est recommandé de circuler en voiture, portes verrouillées, de limiter les déplacements nocturnes et d’éviter les quartiers excentrés, en particulier de nuit. Il convient d’éviter la fréquentation d’événements publics et de lieux (hôtels, bars restaurants, boîtes de nuit) non sécurisés ou excentrés.

Il est vivement recommandé de privilégier les liaisons aériennes pour accéder à Niamey et pour tout déplacement en province dans la zone orange.
En cas de difficulté majeure, prendre contact avec l’ambassade de France au +227 20 72 24 31/32/33 ou au 94 28 01 09 (veille 24h/24h).

Risque terroriste

En raison de la situation sécuritaire dans toute la région, la menace terroriste pesant sur le Niger, en particulier hors de la capitale, est élevée. Des mouvements terroristes présents au Mali - notamment Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) - ainsi qu’au Nigéria - groupe Boko Haram - sont susceptibles de conduire des opérations au Niger.

Les actions perpétrées depuis 2010 au Niger (enlèvements, attentats, attaques) soulignent la persistance et la diversité de la menace.
1- Enlèvements
• 4 avril 2015 : enlèvement à Tambao (Burkina Faso) d’un ressortissant roumain, à l’extrême nord du Burkina Faso, près de la frontière avec le Mali et le Niger, par le groupe terroriste Al-Mourabitoune
• 12 mai 2011 : enlèvement de deux ressortissants européens (un Britannique et un Italien) à Birni Kebbi (Nigéria), zone frontalière du Niger
• 7 janvier 2011 : prise d’otage de deux Français à Niamey, décédés le lendemain
• 16 septembre 2010 : prise d’otage de 7 employés d’AREVA et de la SATOM à Arlit
• 20 avril 2010 : prise d’otage d’un Français à Tchintabaraden

2- Attentats
• 30 octobre 2014 : attaque de la prison de Ouallam
• 11 juin 2013 : attaque de la prison civile de Niamey
• 23 mai 2013 : attentats suicide à Agadez et Arlit

Ces divers actes ou tentatives d’actes terroristes illustrent la détermination des groupes terroristes de la bande sahélo-saharienne et leur capacité à prendre en défaut les dispositifs de sécurité, en dépit de la mobilisation des Forces de Sécurité et de Défense des pays de la région pour les combattre.

La province de Diffa et les îles du lac Tchad font face à des attaques répétées et meurtrières de Boko Haram, qui se sont traduites par un bilan humain très élevé. Tout séjour dans la province de Diffa et dans la région de Gouré est donc à prohiber.

Entrée / Séjour

Le passeport doit être en cours de validité. Un visa préalable est obligatoire, et le carnet de vaccination doit être à jour.   Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade du Niger à Paris.

Santé

Avant le départ

Consulter son médecin (éventuellement son dentiste) et souscrire auprès d’une compagnie d’assistance un contrat couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
 

Epidémie de méningite

Une épidémie de méningite a sévi de janvier à mai 2015 dans plusieurs régions du Niger, et notamment à Niamey. Il est donc recommandé d’être vacciné depuis moins de 3 ans contre la méningite, par un vaccin contenant la valence W135, active actuellement au Niger.

En cas contraire, il est vivement recommandé de se faire vacciner avec un vaccin polyvalent contenant les sérotypes des méningocoques A, C, W135 et Y.

Paludisme

Prévention du paludisme (malaria) : Cette maladie parasitaire, transmise par les piqûres de moustiques, impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires, etc.).

A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à son médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 2.

Durant le séjour, et durant les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Vaccinations
  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est nécessaire.
  • De manière récurrente, le Niger connaît une épidémie de méningite (présence du type W135) à la période sèche (de février à juillet). En conséquence, la vaccination anti-méningococcique est justifiée.
  • Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Hygiène alimentaire - Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra

Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet :

  • préférez les eaux en bouteilles capsulées ; à défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée ;
  • évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ;
  • évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits ;
  • veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Quelques règles simples
  • Eviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;  
  • éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;  
  • ne pas caresser les animaux rencontrés ;  
  • veiller à la sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto) ;  
  • ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue ;  
  • emporter les médicaments dont on pourrait avoir besoin.
Numéros utiles

A Niamey, les infrastructures médicales sont limitées. Deux établissements privés peuvent être conseillés :

  • Clinique Gamkalley : +227 20 73 20 33.
  • Clinique Kaba : +227 20 73 21 08 et +227 20 73 26 52.

Les capacités d’évacuations sanitaires sont très succinctes en dehors de la capitale. En cas d’opérations chirurgicales, le rapatriement vers la France est très fortement conseillé.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites internet suivants :

Institut Pasteur
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Us et coutumes

Plus de 95 % de la population est de religion musulmane. Il est nécessaire de respecter les règles de décence de base (tenue vestimentaire et comportement général corrects).
 

Législation locale

La consommation de stupéfiants est passible de condamnations variant de cinq à dix ans d’emprisonnement et pouvant être assorties d’une amende comprise entre 500 000 FCFA (762 euros) et 1 000 000 francs CFA (1524 euros), parfois doublées d’une interdiction de séjour de cinq à dix ans.
 

Protection du patrimoine naturel et archéologique du pays

La collecte et l’exportation de fossiles, minéraux, pierres taillées, pointes de flèches et autres objets archéologiques est totalement interdite. La douane, la police et la gendarmerie appliquent strictement la réglementation : ce qui peut se traduire, au minimum, par une forte amende et la confiscation des pièces, mais peut aussi conduire à la mise en garde à vue et à la traduction devant la justice nigérienne des contrevenants.

Infrastructure routière

Le réseau routier est satisfaisant. Les grandes villes sont reliées par des axes goudronnés. Il n’y a aucun problème d’approvisionnement en carburants.

Les déplacements en zone orange, effectués à titre professionnel impératif, doivent s’effectuer avec une escorte armée dont les frais sont à la charge de la personne qui se déplace.

Accident

En cas d’accident, il est nécessaire de se rendre au commissariat le plus proche pour faire établir un constat.

En cas d’accident grave de la circulation, il est conseillé de prendre contact avec l’ambassade de France au +227 20 72 24 31/ +227 20 72 24 32 / +227 20 72 24 33 ou au +227 94 28 01 09 (veille 24h/24h).

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