Niger

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En raison du contexte sécuritaire de la région, il est rappelé d’être particulièrement vigilant et de respecter strictement les consignes de sécurité.
Il est vivement recommandé de respecter les consignes de déplacement dans les zones classées en orange et de ne pas se rendre dans les zones classées en rouge.
La plus extrême vigilance est recommandée si vous vous déplacez dans des zones isolées.

Épidémie de méningite
Comme chaque année, un épisode épidémique de méningite a lieu actuellement au Niger, y compris à Niamey. On dénombre plus de 2000 cas suspects dans le pays et plus d’une centaine de décès. Le nombre de cas déclarés est maintenant en baisse, mais il reste vivement recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135 avant un séjour au Niger. Plus d’informations à la rubrique Santé.

Sécurité

Le contexte né de l’engagement du Niger dans la lutte contre le terrorisme et de possibles actions de représailles rendent nécessaires un strict respect des consignes de sécurité, ainsi qu’une vigilance et une attention accrues.

Les capitales de la région deviennent des cibles privilégiées des groupes terroristes de la bande sahélo-saharienne, comme en témoignent les attentats survenus en 2015 et 2016 à N’Djamena, à Bamako et à Ouagadougou. Les lieux publics où se concentrent les occidentaux sont particulièrement visés.

L’action des forces de l’ordre est concentrée sur la menace terroriste, d’autant plus que la criminalité de droit commun au Niger est faible.

Compte tenu de la situation sécuritaire dans l’ensemble de la région sahélienne, il est indispensable de respecter l’ensemble des consignes de sécurité ci-dessous et de faire preuve de la plus grande vigilance. Tous les Français de passage, même pour une courte durée, sont invités à s’enregistrer sur ARIANE et à signaler leur arrivée, avec la section consulaire de l’ambassade (niamey.consulat chez diplomatie.gouv.fr).

Il est vivement recommandé de respecter les consignes de déplacement dans les zones classées en orange et de ne pas se rendre dans les zones classées en rouge, particulièrement dans la région de Diffa - lac Tchad.

Zones formellement déconseillées

Les déplacements sont formellement déconseillés dans les zones figurant en rouge sur la carte ci-dessous :

  • au nord de la ligne de Téra, Tillabéri, dans les 2/3 de la province d’Agadez, le nord-est et le sud-est de la province de Zinder,
  • dans la totalité de la province de Diffa, où l’état d’urgence est en vigueur et les attaques meurtrières de Boko Haram fréquentes,
  • dans le parc du W.
Zones déconseillées sauf raison impérative

Les zones figurant en orange sur la carte sécuritaire ci-dessous sont déconseillées sauf raison impérative. Avant de se rendre dans ces zones, il est vivement conseillé de prendre contact au préalable avec l’ambassade de France (niamey.consulat chez diplomatie.gouv.fr).

De manière générale, les consignes de sécurité et de prudence doivent impérativement être respectées : ne pas voyager de nuit, se montrer discret sur les dates, horaires et conditions du déplacement. La possession d’un téléphone satellitaire peut s’avérer utile pour communiquer dans certaines zones.

Tillabéri

Il est déconseillé de séjourner plus de 24 heures sur place. L’aller-retour depuis Niamey étant possible dans la même journée, il convient de privilégier ce type de déplacement. On doit aussi éviter les déplacements réguliers et prévisibles vers Tillabéri. Tout séjour dans une localité au nord de Tillabéri est formellement déconseillé.

Agadez

Un séjour à Agadez doit être limité au centre-ville et soigneusement préparé suivant les conseils et recommandations obtenus de l’ambassade de France. Les visites à Agadez doivent rester limitées dans la durée (48 heures sur place).

Zones à vigilance renforcée

Il convient d’exercer une vigilance renforcée dans les villes de Niamey, Kanazi et Dosso ainsi que sur les routes entre ces villes.
Le parc de Kouré est donc accessible.

Il est recommandé de circuler en convoi de plusieurs voitures et de disposer de moyens de communication adéquats.

A Niamey, il est recommandé de circuler en voiture, portes verrouillées, de limiter les déplacements nocturnes et d’éviter les quartiers excentrés, en particulier de nuit. Il convient d’éviter la fréquentation d’événements publics et de lieux (hôtels, bars restaurants, boîtes de nuit) non sécurisés ou excentrés.

Il est vivement recommandé de privilégier les liaisons aériennes pour accéder à Niamey et pour tout déplacement en province dans la zone orange.
En cas de difficulté majeure, prendre contact avec l’ambassade de France au +227 20 72 24 31/32/33 ou au 94 28 01 09 (veille 24h/24h).

Risque terroriste

En raison de la situation sécuritaire dans toute la région, la menace terroriste pesant sur le Niger, en particulier hors de la capitale, est élevée. Des mouvements terroristes présents au Mali - notamment Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) - ainsi qu’au Nigéria - groupe Boko Haram - sont susceptibles de conduire des opérations au Niger.

Les actions perpétrées depuis 2010 au Niger (enlèvements, attentats, attaques) soulignent la persistance et la diversité de la menace.
1- Enlèvements
• 4 avril 2015 : enlèvement à Tambao (Burkina Faso) d’un ressortissant roumain, à l’extrême nord du Burkina Faso, près de la frontière avec le Mali et le Niger, par le groupe terroriste Al-Mourabitoune
• 12 mai 2011 : enlèvement de deux ressortissants européens (un Britannique et un Italien) à Birni Kebbi (Nigéria), zone frontalière du Niger
• 7 janvier 2011 : prise d’otage de deux Français à Niamey, décédés le lendemain
• 16 septembre 2010 : prise d’otage de 7 employés d’AREVA et de la SATOM à Arlit
• 20 avril 2010 : prise d’otage d’un Français à Tchintabaraden

2- Attentats
• 30 octobre 2014 : attaque de la prison de Ouallam
• 11 juin 2013 : attaque de la prison civile de Niamey
• 23 mai 2013 : attentats-suicides à Agadez et Arlit

Ces divers actes ou tentatives d’actes terroristes illustrent la détermination des groupes terroristes de la bande sahélo-saharienne et leur capacité à prendre en défaut les dispositifs de sécurité, en dépit de la mobilisation des Forces de Sécurité et de Défense des pays de la région pour les combattre.

La province de Diffa et les îles du lac Tchad font face à des attaques répétées et meurtrières de Boko Haram, qui se sont traduites par un bilan humain très élevé. Tout séjour dans la province de Diffa et dans la région de Gouré est donc à prohiber.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

AVANT LE DÉPART

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation …) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.
A Niamey, les infrastructures médicales sont limitées. Deux établissements privés peuvent être conseillés : Clinique Gamkalley : +227 20 73 20 33 ; Clinique Kaba : +227 20 73 21 08 et +227 20 73 26 52. Les capacités d’évacuations sanitaires sont très succinctes en dehors de la capitale. En cas d’opérations chirurgicales, le rapatriement vers la France est très fortement conseillé.

Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, et bénéficier de recommandations sanitaires notamment sur les vaccinations. Consultez éventuellement votre dentiste avant votre départ.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emportez que les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez la fiche "Infos pratiques".

Vaccinations

  • La fièvre jaune est endémique et la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer avant le départ dans un centre agréé).
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • De manière récurrente, le Niger connaît une épidémie de méningite (présence du type W135) à la période sèche (de février à juillet). Il est fortement recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES

Maladies transmises par les moustiques

Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après).
Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.
Pendant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Chikungunya - dengue
La transmission du chikungunya ou de la dengue est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

  • Portez des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utilisez des produits répulsifs cutanés : http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/especes-nuisibles-et-parasites/repulsifs-moustiques ;
  • Protégez votre logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruisez les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.) ;
  • Si elle est indiquée, n’oubliez pas de prendre régulièrement votre prévention contre le paludisme pendant toute la durée du traitement.

Méningite
La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement au Niger, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. Il est donc vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination contre le méningocoque (A,C,Y,W) . Pour plus d’informations, consultez le lien www.info-meningocoque.fr/index.html.

Épidémie de fièvre de la vallée du Rift
Plusieurs cas de fièvre de la vallée du Rift ont été signalés dans le passé dans la région de Tahoua dans l’ouest du Niger. La fièvre de la vallée du Rift est transmissible à l’homme soit par contact direct avec le sang ou les fluides corporels d’animaux contaminés soit indirectement par des piqûres de moustiques. Aucun vaccin ni médicament n’existe pour prévenir la fièvre de la vallée du Rift. Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits crus d’origine animale, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit.

Infections pulmonaires
L’attention des voyageurs est attirée sur la fréquence des troubles et infections pulmonaires en rapport avec l’état des équipements de climatisation et de chauffage. En cas d’incertitude sur la qualité de ces appareils, il est vivement conseillé de les éteindre la nuit et de leur préférer des ventilateurs. En cas d’apparition de troubles respiratoires, il est vivement recommandé de consulter un médecin.

Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. La prévention repose sur la vaccination, qui est recommandée, et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Infection par le virus HIV – MST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections ;
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne caressez pas les animaux que vous rencontrez ;
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque en deux-roues) ;
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Mesures d’hygiène alimentaire
Dans la capitale, Niamey, l’eau courante est considérée par les autorités locales comme conforme aux normes sanitaires recommandées. Néanmoins, préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Santé publique France
Organisation mondiale de la Santé

Infos utiles

Us et coutumes

Plus de 95 % de la population est de religion musulmane. Il est nécessaire de respecter les règles de décence de base (tenue vestimentaire et comportement général corrects).
 

Législation locale

La consommation de stupéfiants est passible de condamnations variant de cinq à dix ans d’emprisonnement et pouvant être assorties d’une amende comprise entre 500 000 francs CFA (762 euros) et 1 000 000 francs CFA (1524 euros), parfois doublées d’une interdiction de séjour de cinq à dix ans.
 

Protection du patrimoine naturel et archéologique du pays

La collecte et l’exportation de fossiles, minéraux, pierres taillées, pointes de flèches et autres objets archéologiques est totalement interdite. La douane, la police et la gendarmerie appliquent strictement la réglementation : ce qui peut se traduire, au minimum, par une forte amende et la confiscation des pièces, mais peut aussi conduire à la mise en garde à vue et à la traduction devant la justice nigérienne des contrevenants.

Infrastructure routière

Le réseau routier est satisfaisant. Les grandes villes sont reliées par des axes goudronnés. Il n’y a aucun problème d’approvisionnement en carburants.

Les déplacements en zone orange, effectués à titre professionnel impératif, doivent s’effectuer avec une escorte armée dont les frais sont à la charge de la personne qui se déplace.

Accident

En cas d’accident, il est nécessaire de se rendre au commissariat le plus proche pour faire établir un constat.

En cas d’accident grave de la circulation, il est conseillé de prendre contact avec l’ambassade de France au +227 20 72 24 31 / +227 20 72 24 32 / +227 20 72 24 33 ou au +227 94 28 01 09 (veille 24h/24h).

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