Sécurité
Au regard du contexte régional et national et, en particulier, d’un risque terroriste élevé, il est recommandé à nos compatriotes, résidents ou de passage au Niger, de continuer à faire preuve d’une très grande vigilance. Le Niger ne peut pas être considéré comme une destination touristique ordinaire dans les circonstances actuelles. Les Français désirant se rendre dans ce pays doivent se signaler sur le point de contact de l’Ambassade (niamey.consulat [at] diplomatie.gouv.fr) ou sur le portail Ariane, figurant en tête du site "Conseils aux voyageurs".
Les autorités françaises rappellent qu’elles déconseillent formellement tout déplacement dans les zones signalées en rouge. Ces zones sont situées au nord de la ligne passant par Ayorou - Ingal - Agadez - N’Guigmi (toutes ces villes étant localisées en zone rouge, voir la carte). Les Français qui se trouveraient encore dans ces zones doivent prendre contact avec l’Ambassade de France à Niamey.
S’agissant de la zone orange en province, il est vivement déconseillé de s’y rendre, sauf raisons impératives, notamment d’ordre professionnel. Dans ce cas, il est indispensable d’avoir recours à une escorte armée permanente (à solliciter auprès des autorités nigériennes) et de prendre contact au préalable avec l’Ambassade de France à l’adresse ci-dessus. Dans la zone frontalière avec le Nigeria, des incursions du groupe Boko Haram ne peuvent être exclues même si à ce jour aucune exaction de ce groupe n’a été commise au Niger.
De manière générale les consignes de vigilance et de prudence doivent impérativement être respectées : ne pas voyager de nuit, se montrer discret sur les dates, horaires et conditions du déplacement. La possession d’un téléphone satellitaire peut s’avérer utile pour communiquer dans certaines zones.
Dans la capitale (zone orange), circuler de préférence en voiture portes verrouillées, limiter les déplacements nocturnes, éviter les quartiers excentrés en particulier de nuit. Sélectionner les hôtels et restaurants sécurisés.
Il est vivement recommandé de privilégier les liaisons aériennes pour accéder à Niamey et pour tout déplacement en province dans la zone orange.
En cas de difficulté majeure prendre contact avec l’Ambassade de France au +227 20 72 24 31/32/33 ou au 94 28 01 09 (veille 24h/24h)"
En raison de la dégradation de la situation sécuritaire au Mali et dans toute la région, la menace terroriste pesant sur le Niger s’est intensifiée. Des mouvements terroristes présents au Mali - notamment Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO)- ainsi qu’au Nigéria -secte Boko Haram- sont susceptibles de conduire des opérations au Niger.
Les actions perpétrées depuis 2009 dans la région Sahélo-sahélienne soulignent la persistance et la diversité de la menace.
1- Enlèvements
Prise d’otage d’un Français le 25 novembre 2009 à Ménaka (Mali)
Prise d’otage d’un Français le 20 avril 2010 à Tchitabaraden (Niger)
Prise d’otage de 7 employés d’AREVA et de la SATOM à Arlit le 16 septembre 2010.
Prise d’otage de deux de nos compatriotes à Niamey (Niger) le 7 janvier 2011, décédés le lendemain.
Enlèvement le 12 mai 2011 de deux ressortissants européens (un Britannique et un Italien) à Birni Kebbi (Nigéria) zone frontalière du Niger,
Enlèvement le 26 janvier 2012 d’un ressortissant allemand dans la périphérie de Kano (Nigéria)
Prise d’otage de ressortissants nigériens et d’un tchadien à Dakoro (Niger) le 14 octobre 2012
Prise d’otage d’un Français à Diéma (Mali) le 20 novembre 2012
Prise d’otage d’un Français à Rimi (Nigéria) le 19 décembre 2012
Action à 1500 kms de leur base sur le site gazier d’In Amenas (Algérie) le 16 janvier 2013.
Enlèvement de 7 touristes français au nord Cameroun, à la frontière avec le Nigeria, le 19 février 2013
2- Attentats
Attentat contre l’Ambassade de France à Bamako (Mali) le 5 janvier 2011
Tentative d’attentat contre l’Ambassade de France et l’Etat major des forces armées mauritaniennes le 2 février 2011
Tentative d’assassinat contre le colonel Gamou le 2 décembre 2012 à Niamey (Niger)
Plusieurs attentats-suicides à Gao (Mali) entre le 8 et le 10 février 2013
Attentat suicide à Kidal (Mali) le 21 février 2013
Ces divers actes ou tentatives d’actes terroristes illustrent à la fois de la très forte détermination de ces groupes capables de neutraliser des dispositifs de sécurité et attestent de leur capacité d’action à plus de 1 000 kilomètres de leurs bases.







