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Sécurité

Le contexte né de l’engagement du Niger dans la lutte contre le terrorisme et de possibles actions de représailles rend nécessaire un strict respect des consignes de sécurité, ainsi qu’une vigilance et une attention accrues.

Tous les Français de passage, même pour une courte durée, sont invités à s’enregistrer sur ARIANE et à prendre contact, après leur arrivée, avec la section consulaire de l’ambassade.

La parution du numéro de « Charlie Hebdo » du mois de janvier 2015 a provoqué des réactions parfois très violentes dans plusieurs villes du pays et en particulier à Zinder et à Niamey. Le bilan a été lourd : 10 morts (5 à Zinder et 5 à Niamey), 177 personnes blessées, 55 lieux de culte chrétiens, pillés, détruits ou incendiés, le Centre culturel franco-nigérien (CCFN) de Zinder a été incendié et partiellement détruit, 40 débits de boisson, plusieurs habitations privées et hôtels ont été saccagés et 22 véhicules ont été brûlés.

Ce type d’événement pourrait se reproduire. Il importe donc de rester vigilant et de respecter les conseils de sécurité, en particulier d’éviter les rassemblements et les attroupements.

Il est vivement recommandé de respecter les consignes de déplacement dans les zones classées en orange et de ne pas se rendre dans les zones classées en rouge, particulièrement dans la région de Diffa.

Compte tenu de la situation sécuritaire dans l’ensemble de la région sahélienne, il est indispensable de respecter l’ensemble des consignes de sécurité ci-dessous et de faire preuve de la plus grande vigilance. Les déplacements au Niger sont déconseillés sauf raison impérative (zone orange) ou strictement déconseillés (zone rouge). Il est vivement recommandé de prendre contact avec l’Ambassade (niamey.consulat [at] diplomatie.gouv.fr) pour tout projet de voyage et de s’inscrire sur le portail Ariane du site France Diplomatie.

Zones formellement déconseillées

Sont formellement déconseillées les zones sont situées au nord de la ligne passant par Ayorou - Ingal - Agadez et à l’est de la ville de Goudoumaria, ainsi que dans la région de Diffa (voir la carte). Les Français qui se trouveraient encore dans ces zones doivent prendre contact avec l’Ambassade de France à Niamey.

Les attaques de Boko Haram dans la région de Diffa risquent de se reproduire, ce qui rend plus nécessaire que jamais le strict respect des conseils de vigilance (bilan au 26 juin, depuis le mois de février 2015 : 196 morts, 81 blessés, 36 disparus au sein de la population civile, des forces de défense et de sécurité ainsi que des militaires nigériens). La région de Diffa étant en zone rouge, il est donc formellement déconseillé de s’y rendre, quel que soit le motif, même pour une courte durée.

Zones déconseillées sauf raison impérative

S’agissant de la zone orange en province, il est vivement déconseillé de s’y rendre, sauf raison impérative. Dans ce cas, il est indispensable d’avoir recours à une escorte armée permanente (à solliciter auprès des autorités nigériennes) et de prendre contact au préalable avec l’Ambassade de France.

De manière générale, les consignes de sécurité et de prudence doivent impérativement être respectées : ne pas voyager de nuit, se montrer discret sur les dates, horaires et conditions du déplacement. La possession d’un téléphone satellitaire peut s’avérer utile pour communiquer dans certaines zones.

Dans la capitale (zone orange), circuler de préférence en voiture portes verrouillées, limiter les déplacements nocturnes, éviter les quartiers excentrés en particulier de nuit. Il convient d’éviter la fréquentation de lieux (hôtels, bars restaurants, boîtes de nuit) non sécurisés, sécurisés de manière aléatoire et/ou excentrés et de limiter les déplacements nocturnes.

Il est vivement recommandé de privilégier les liaisons aériennes pour accéder à Niamey et pour tout déplacement en province dans la zone orange.
En cas de difficulté majeure prendre contact avec l’Ambassade de France au +227 20 72 24 31/32/33 ou au 94 28 01 09 (veille 24h/24h).

Risque terroriste

En raison de la situation sécuritaire dans toute la région, la menace terroriste pesant sur le Niger, en particulier hors de la capitale, est très élevée. Des mouvements terroristes présents au Mali - notamment Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) - ainsi qu’au Nigeria - groupe Boko Haram - sont susceptibles de conduire des opérations au Niger.

Les nombreuses actions perpétrées depuis 2010 au Niger (enlèvements, attentats, attaques) soulignent la persistance et la diversité de la menace.

1- Enlèvements

  • 4 avril 2015 : enlèvement à Tambao (Burkina Faso) d’un ressortissant roumain, à l’extrême nord du Burkina Faso, près de la frontière avec le Mali et le Niger, par le groupe terroriste Al-Mourabitoune.
  • 12 mai 2011 : enlèvement le de deux ressortissants européens (un Britannique et un Italien) à Birni Kebbi (Nigeria) zone frontalière du Niger ;
  • 7 janvier 2011 : prise d’otage de deux Français à Niamey, décédés le lendemain 16 septembre 2010 : prise d’otage de 7 employés d’AREVA et de la SATOM à Arlit
  • 20 avril 2010 : prise d’otage d’un Français le à Tchintabaraden ;

2- Attaques terroristes

  • Nuit du 23 au 24 juin 2015 : attaque dans la localité de Yédi, à 4 km de Bosso. Bilan : 5 morts tous civils, 3 par balles et 2 brulés vifs.
  • Nuit du 17 au 18 juin 2015 : attaque des villages de Lamana et Ngoumao, dans la commune de Gueskérou. Les deux villages ont été entièrement incendiés. Bilan : 38 morts dont 14 hommes, 14 femmes et 10 enfants ;
  • 28 avril 2015 : attaque de Karamga (île nigérienne du Lac Tchad). Bilan : 48 morts et 32 portés disparus parmi les FDS (Forces de défense et de sécurité) et les FAN (Forces armées nigériennes), 28 civils tués ;
  • 30 mars 2015 : tentative d’incursion d’éléments de Boko Haram repoussée à Bosso.
  • 29 mars : opération de ratissage menée par les armées tchadienne et nigérienne entre Bosso et Malam Fatori. Bilan : 2 morts et 15 blessés parmi les FDS nigériennes ;
  • 1er mars 2015 : attaque des villages de Kui Kelecha et Toumbu dans les îles du Lac Tchad. Bilan : au moins 19 morts parmi les villageois ;
  • 24 février 2015 : explosion d’une mine, à Bosso, au passage d’une patrouille. Bilan : 2 morts et 3 blessés graves au sein des FAN ;
  • 20 février 2015 : le poste militaire de Karamga a subi une attaque de Boko Haram qui a fait 7 morts, 2 blessés et 2 disparus côté nigérien ;
  • 9 février 2015 : attaque de la prison de Diffa. Aucune victime à déplorer.
  • 8 février 2015 : une kamikaze de Boko Haram s’est fait exploser à Diffa. L’explosion a fait 6 morts, dont la terroriste, et une vingtaine de blessés civils ;
  • 6 février 2015 : attaque de Boko Haram à Diffa et Bosso : 5 morts, 17 blessés et 2 disparus parmi les FDS et les FAN ;
  • 19 novembre 2014 : attaque par le Mujao d’une patrouille des FDS à Bani Bangou, (1 tué et 2 blessés parmi les FDS) ;
  • 30 octobre 2014 : trois actions terroristes simultanées du Mujao se sont déroulées dans la région de Tillabery, à 100 km de la capitale. Le bilan total fait état de 9 tués, 5 blessés et 3 disparus parmi les FDS.

3- Attentats

  • Attaque de la prison civile de Niamey (juin 2013)
  • Attentat suicide à Agadez et Arlit le 23 mai 2013

Ces divers actes ou tentatives d’actes terroristes illustrent la très forte détermination de ces groupes et leur capacité à prendre en défaut les dispositifs de sécurité, en dépit de la détermination des Forces de Sécurité et de Défense des pays de la région à les combattre.


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