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Dernière mise à jour le : 30 juin 2015 - Information toujours valide le : 4 août 2015

Sécurité

Le contexte né de l’engagement du Niger dans la lutte contre le terrorisme et de possibles actions de représailles rend nécessaire un strict respect des consignes de sécurité, ainsi qu’une vigilance et une attention accrues.

Tous les Français de passage, même pour une courte durée, sont invités à s’enregistrer sur ARIANE et à prendre contact, après leur arrivée, avec la section consulaire de l’ambassade.

La parution du numéro de « Charlie Hebdo » du mois de janvier 2015 a provoqué des réactions parfois très violentes dans plusieurs villes du pays et en particulier à Zinder et à Niamey. Le bilan a été lourd : 10 morts (5 à Zinder et 5 à Niamey), 177 personnes blessées, 55 lieux de culte chrétiens, pillés, détruits ou incendiés, le Centre culturel franco-nigérien (CCFN) de Zinder a été incendié et partiellement détruit, 40 débits de boisson, plusieurs habitations privées et hôtels ont été saccagés et 22 véhicules ont été brûlés.

Ce type d’événement pourrait se reproduire. Il importe donc de rester vigilant et de respecter les conseils de sécurité, en particulier d’éviter les rassemblements et les attroupements.

Il est vivement recommandé de respecter les consignes de déplacement dans les zones classées en orange et de ne pas se rendre dans les zones classées en rouge, particulièrement dans la région de Diffa.

Compte tenu de la situation sécuritaire dans l’ensemble de la région sahélienne, il est indispensable de respecter l’ensemble des consignes de sécurité ci-dessous et de faire preuve de la plus grande vigilance. Les déplacements au Niger sont déconseillés sauf raison impérative (zone orange) ou strictement déconseillés (zone rouge). Il est vivement recommandé de prendre contact avec l’Ambassade (niamey.consulat@diplomatie.gouv.fr) pour tout projet de voyage et de s’inscrire sur le portail Ariane du site France Diplomatie.

Zones formellement déconseillées

Sont formellement déconseillées les zones sont situées au nord de la ligne passant par Ayorou - Ingal - Agadez et à l’est de la ville de Goudoumaria, ainsi que dans la région de Diffa (voir la carte). Les Français qui se trouveraient encore dans ces zones doivent prendre contact avec l’Ambassade de France à Niamey.

Les attaques de Boko Haram dans la région de Diffa risquent de se reproduire, ce qui rend plus nécessaire que jamais le strict respect des conseils de vigilance (bilan au 26 juin, depuis le mois de février 2015 : 196 morts, 81 blessés, 36 disparus au sein de la population civile, des forces de défense et de sécurité ainsi que des militaires nigériens). La région de Diffa étant en zone rouge, il est donc formellement déconseillé de s’y rendre, quel que soit le motif, même pour une courte durée.

Zones déconseillées sauf raison impérative

S’agissant de la zone orange en province, il est vivement déconseillé de s’y rendre, sauf raison impérative. Dans ce cas, il est indispensable d’avoir recours à une escorte armée permanente (à solliciter auprès des autorités nigériennes) et de prendre contact au préalable avec l’Ambassade de France.

De manière générale, les consignes de sécurité et de prudence doivent impérativement être respectées : ne pas voyager de nuit, se montrer discret sur les dates, horaires et conditions du déplacement. La possession d’un téléphone satellitaire peut s’avérer utile pour communiquer dans certaines zones.

Dans la capitale (zone orange), circuler de préférence en voiture portes verrouillées, limiter les déplacements nocturnes, éviter les quartiers excentrés en particulier de nuit. Il convient d’éviter la fréquentation de lieux (hôtels, bars restaurants, boîtes de nuit) non sécurisés, sécurisés de manière aléatoire et/ou excentrés et de limiter les déplacements nocturnes.

Il est vivement recommandé de privilégier les liaisons aériennes pour accéder à Niamey et pour tout déplacement en province dans la zone orange.
En cas de difficulté majeure prendre contact avec l’Ambassade de France au +227 20 72 24 31/32/33 ou au 94 28 01 09 (veille 24h/24h).

Risque terroriste

En raison de la situation sécuritaire dans toute la région, la menace terroriste pesant sur le Niger, en particulier hors de la capitale, est très élevée. Des mouvements terroristes présents au Mali - notamment Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) - ainsi qu’au Nigeria - groupe Boko Haram - sont susceptibles de conduire des opérations au Niger.

Les nombreuses actions perpétrées depuis 2010 au Niger (enlèvements, attentats, attaques) soulignent la persistance et la diversité de la menace.

1- Enlèvements

  • 4 avril 2015 : enlèvement à Tambao (Burkina Faso) d’un ressortissant roumain, à l’extrême nord du Burkina Faso, près de la frontière avec le Mali et le Niger, par le groupe terroriste Al-Mourabitoune.
  • 12 mai 2011 : enlèvement le de deux ressortissants européens (un Britannique et un Italien) à Birni Kebbi (Nigeria) zone frontalière du Niger ;
  • 7 janvier 2011 : prise d’otage de deux Français à Niamey, décédés le lendemain 16 septembre 2010 : prise d’otage de 7 employés d’AREVA et de la SATOM à Arlit
  • 20 avril 2010 : prise d’otage d’un Français le à Tchintabaraden ;

2- Attaques terroristes

  • Nuit du 23 au 24 juin 2015 : attaque dans la localité de Yédi, à 4 km de Bosso. Bilan : 5 morts tous civils, 3 par balles et 2 brulés vifs.
  • Nuit du 17 au 18 juin 2015 : attaque des villages de Lamana et Ngoumao, dans la commune de Gueskérou. Les deux villages ont été entièrement incendiés. Bilan : 38 morts dont 14 hommes, 14 femmes et 10 enfants ;
  • 28 avril 2015 : attaque de Karamga (île nigérienne du Lac Tchad). Bilan : 48 morts et 32 portés disparus parmi les FDS (Forces de défense et de sécurité) et les FAN (Forces armées nigériennes), 28 civils tués ;
  • 30 mars 2015 : tentative d’incursion d’éléments de Boko Haram repoussée à Bosso.
  • 29 mars : opération de ratissage menée par les armées tchadienne et nigérienne entre Bosso et Malam Fatori. Bilan : 2 morts et 15 blessés parmi les FDS nigériennes ;
  • 1er mars 2015 : attaque des villages de Kui Kelecha et Toumbu dans les îles du Lac Tchad. Bilan : au moins 19 morts parmi les villageois ;
  • 24 février 2015 : explosion d’une mine, à Bosso, au passage d’une patrouille. Bilan : 2 morts et 3 blessés graves au sein des FAN ;
  • 20 février 2015 : le poste militaire de Karamga a subi une attaque de Boko Haram qui a fait 7 morts, 2 blessés et 2 disparus côté nigérien ;
  • 9 février 2015 : attaque de la prison de Diffa. Aucune victime à déplorer.
  • 8 février 2015 : une kamikaze de Boko Haram s’est fait exploser à Diffa. L’explosion a fait 6 morts, dont la terroriste, et une vingtaine de blessés civils ;
  • 6 février 2015 : attaque de Boko Haram à Diffa et Bosso : 5 morts, 17 blessés et 2 disparus parmi les FDS et les FAN ;
  • 19 novembre 2014 : attaque par le Mujao d’une patrouille des FDS à Bani Bangou, (1 tué et 2 blessés parmi les FDS) ;
  • 30 octobre 2014 : trois actions terroristes simultanées du Mujao se sont déroulées dans la région de Tillabery, à 100 km de la capitale. Le bilan total fait état de 9 tués, 5 blessés et 3 disparus parmi les FDS.

3- Attentats

  • Attaque de la prison civile de Niamey (juin 2013)
  • Attentat suicide à Agadez et Arlit le 23 mai 2013

Ces divers actes ou tentatives d’actes terroristes illustrent la très forte détermination de ces groupes et leur capacité à prendre en défaut les dispositifs de sécurité, en dépit de la détermination des Forces de Sécurité et de Défense des pays de la région à les combattre.

Transports

Infrastructure routière

Le réseau routier est satisfaisant. Les grandes villes sont reliées par des axes goudronnés. Il n’y a aucun problème d’approvisionnement en carburants.

Les déplacements en zone orange, effectués à titre professionnel impératif, doivent s’effectuer avec une escorte armée dont les frais sont à la charge de la personne qui se déplace.

Accident

En cas d’accident, il est nécessaire de se rendre au commissariat le plus proche pour faire établir un constat.

En cas d’accident grave de la circulation, il est conseillé de prendre contact avec l’Ambassade de France au +227 20 72 24 31/32/33 ou au 94 28 01 09 (veille 24h/24h).

Entrée / Séjour

Le passeport doit être en cours de validité. Un visa préalable est obligatoire et le carnet de vaccination doit être à jour.
 

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Niger à Paris.

Santé

Avant le départ

Consulter son médecin (éventuellement son dentiste) et souscrire auprès d’une compagnie d’assistance un contrat couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
 

Epidémie de méningite

Une épidémie de méningite a sévit de janvier à mai 2015 dans plusieurs régions du Niger, et notamment à Niamey. Il est donc recommandé d’être vacciné depuis moins de 3 ans contre la méningite, par un vaccin contenant la valence W135, active actuellement au Niger.

En cas contraire, il est vivement recommandé de se faire vacciner avec un vaccin polyvalent contenant les sérotypes des méningocoques A, C, W135 et Y.

Paludisme

Prévention du paludisme (malaria) : Cette maladie parasitaire, transmise par les piqûres de moustiques, impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires, etc.)

A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à son médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 2.

Durant le séjour, et durant les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.
 

Vaccinations
  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est nécessaire.
  • De manière récurrente, le Niger connaît une épidémie de méningite (présence du type W135) à la période sèche (de février à juillet). En conséquence, la vaccination anti-méningococcique est justifiée.
  • Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.  
Hygiène alimentaire - Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra

Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet :

  • préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
  • évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
  • évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Quelques règles simples
  • éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire)  
  • éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides  
  • ne pas caresser les animaux rencontrés  
  • veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto)  
  • ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue  
  • emporter les médicaments dont on pourrait avoir besoin
Numéros utiles

A Niamey, les infrastructures médicales sont limitées. Deux établissements privés peuvent être conseillés :

  • Clinique Gamkalley : 20 73 20 33.
  • Clinique Kaba : 20 73 21 08 et 20 73 26 52.  
    Les capacités d’évacuations sanitaires sont très succinctes en dehors de la capitale. En cas d’opérations chirurgicales, le rapatriement vers la France est très fortement conseillé.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Us et coutumes

Plus de 95 % de la population est de religion musulmane. Il est nécessaire de respecter les règles de décence de base (tenue vestimentaire et comportement général corrects).
 

Législation locale

La consommation de stupéfiants est passible de condamnations variant de cinq à dix ans d’emprisonnement et pouvant être assortie d’une amende comprise entre 500 000 FCFA (762 euros) et 1 000 000 francs CFA (1524 euros) ; parfois doublée d’une interdiction de séjour de cinq à dix ans.
 

Protection du patrimoine naturel et archéologique du pays

La collecte et l’exportation de fossiles, minéraux, pierres taillées, pointes de flèches et autres objets archéologiques est totalement interdite. La douane, la police et la gendarmerie appliquent strictement la réglementation, ce qui peut se traduire, au minimum, par une forte amende et la confiscation des pièces, mais peut aussi conduire à la mise en garde à vue et à la traduction devant la justice nigérienne des contrevenants.

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