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Santé

Accidents et/ou mal des montagnes

Au vu des nombreuses difficultés que peuvent rencontrer nos compatriotes accidentés au Népal, il convient de rappeler quelques règles simples avant un voyage, et surtout un trek, dans ce pays.

Dans l’Himalaya, la plupart des itinéraires de trek passent plusieurs jours en haute altitude où le mal des montagnes peut frapper. Le mal des montagnes peut être bénin ou mortel: informez-vous et apprenez à en reconnaître les symptômes (voir ci-dessous). Les femmes enceintes doivent demander conseils à leur médecin avant de partir. Dès qu’un cas grave est soupçonné, la descente immédiate aussi bas que possible (et au minimum en dessous de 4 000m) est impérative.

Au Népal, tous les secours en montagne sont payants, ils peuvent prendre du temps à s’organiser et sont dépendants de la météo, les hélicoptères ne volant que de jour et dans de bonnes conditions. L’assurance relève de la responsabilité des particuliers. A défaut, ceux-ci doivent financer eux-mêmes le coût des recherches et/ou du rapatriement. Au Népal, les hélicoptères ne décollent que s’ils ont la garantie d’être payés.

Il est impératif de lire soigneusement les clauses du contrat d’assurance. Toutes les assurances voyages ne couvrent pas les frais de recherche et d’évacuation en montagne, en particulier celles allant avec l’utilisation d’une carte de crédit. Etre assuré pour un rapatriement implique le plus souvent uniquement la prise en charge du transfert à partir d’un hôpital vers la France. Cela ne couvre pas nécessairement les recherches en montagne et les frais d’évacuation vers un hôpital. De même, parfois, seuls les accidents sont couverts et non les maladies, comme le mal des montagnes.

La garantie "neige et montagne" de la carte Visa ne permet pas d’avancer les frais de secours en montagne (sauf accord spécifique avec les professionnels locaux, ce qui n’est généralement pas le cas au Népal). La souscription d’une autre assurance est indispensable pour garantir aux compagnies privées d’hélicoptères le paiement des recherches en montagne et le retour vers Katmandou.

Connaître et faire connaître les références de son contrat et les coordonnées de son assurance permet une intervention beaucoup plus rapide des secours: donnez ces renseignements à votre agence de trek.

Au regard des frais élevés qu’il implique, le transport en hélicoptère du lieu de l’accident vers Katmandou est réservé aux situations d’extrême urgence (œdème cérébral, accident mettant la vie en danger). En cas d’abus (simple fatigue, mal des montagnes sans gravité, petite blessure permettant l’évacuation par terre) l’assurance pourra éventuellement se retourner contre son assuré et lui demander des compensations financières élevées.

Le mal des montagnes peut se manifester par des troubles respiratoires (essoufflement) et/ou neurologiques (maux de tête, vomissements, troubles du sommeil) pouvant survenir au-delà de 3000 mètres d’altitude. A un stade plus avancé, ces manifestations peuvent s’aggraver et parfois conduire au décès.
Toute personne, quelle que soit sa condition physique, peut être
concernée par le mal des montagnes. Une adaptation progressive à la haute altitude est nécessaire pour prévenir ce risque.

La prévention du mal des montagnes repose sur 4 règles essentielles:

  • respecter une ascension lente (pas plus de 400 m de dénivelé positif entre deux nuits consécutives à partir de 2500m) et bien s’hydrater ;
  • en cas de symptômes de mal des montagnes, arrêter l’ascension ;
  • si les symptômes persistent ou empirent, redescendre, même de nuit ;
  • ne jamais abandonner seul un camarade malade.

L’identification des symptômes du mal des montagnes revêt une importance capitale dans la prise de décision de la suite à donner à une ascension. Quelle que soit la difficulté à établir un diagnostic sûr, le mal aigu des montagnes constitue l’éventualité la plus probable ; aussi est-il essentiel de communiquer en permanence, sans restriction, sur son état physique. De surcroît, les capacités de réflexion et d’action d’une victime du mal aigu des montagnes peuvent être altérées : il faut alors, dans la mesure du possible, forcer cette personne à redescendre. Enfin, il vaut mieux planifier une ascension lente et progressive plutôt que de prendre des médicaments censés éviter le mal aigu des montagnes. Des antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux constatés à une altitude normale constituent une contre-indication, tout comme une grossesse. L’Himalayan Rescue Association dispose de centres médicaux destinés à soigner le mal des montagnes à Pheriche, dans le Khumbu, et à Manang, dans les Annapurnas. Elle peut également organiser des expéditions de secours.

Pour les personnes effectuant des voyages supérieurs à 3 mois, vérifier précisément avec la compagnie d’assurance avant le départ de France les conditions retenues. Il est en effet fréquent que les assurances considèrent les séjours supérieurs à 90 jours comme une expatriation et que, de ce fait, les contrats de rapatriement et de soins médicaux soient caducs une fois ce délai de 3 mois dépassé.

Épidémies

Des épidémies d’encéphalite japonaise et de diarrhées aiguës peuvent se déclarer en période de mousson.

La saison des pluies terminée (mi-juin à mi-septembre), les risques d’épidémie de choléra, typhoïde et shigella diminuent rapidement, mais les mauvaises conditions sanitaires persistent, même en dehors des périodes de mousson. Préférer les aliments cuits et les manger encore chauds, éviter les crudités et les fruits s’ils ne sont pas traités et pelés, ne consommer que de l’eau en bouteille, traitée (hydroclonazole, micropur 1 heure) ou bouillie et filtrée.

Paludisme

Prévention du paludisme (malaria) : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…) A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.

Classification : zone 2 dans le Téraï.
La protection contre les piqûres d’insectes dans le Téraï (vêtements longs, répulsifs, moustiquaires) est primordiale.

Dengue

La dengue sévit dans la région de Chitwan et s’étend dans le Téraï : il est recommandé de se protéger des piqûres de moustiques, notamment durant la journée (certains des produits localement disponibles sont efficaces).

Vaccins recommandés

Mise à jour de la vaccination Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite et contrôle de la vaccination anti-tuberculeuse (BCG).
Après avis médical, sont conseillées les vaccinations contre la fièvre typhoïde, l’hépatite A et B, la méningite à méningocoque A+C.
Dans certains cas, la vaccination antirabique pourra vous être recommandée.
Enfin, le vaccin contre l’encéphalite japonaise pourra vous être conseillé par votre médecin, notamment pendant la saison des pluies dans la zone concernée (Téraï).
Dans tous les cas, prenez l’avis de votre médecin ou d’un centre de vaccinations internationales.

VIH - SIDA

Prévalence non négligeable du VIH - SIDA. Il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

Épidémie de grippe aviaire

La grippe aviaire est présente au Népal, notamment dans la vallée de Katmandou. Toutefois, aucun cas de transmission du virus à l’homme n’a été signalé à ce stade. Néanmoins, les recommandations générales d’hygiène ci-dessous, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées :

  • éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs ;
  • se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou un soluté hydro-alcoolique qu’il est conseillé d’emporter dans ses bagages.

Pour de plus amples renseignements, consulter le site du ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :


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