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Namibie

Namibie

Certification ISO
Dernière mise à jour le: 11 juillet 2014 - Information toujours valide le: 31 août 2014

Sécurité

La Namibie, qui bénéficie d’une situation politique relativement stable et possède des infrastructures de bon- voire d’excellent- niveau dans certains domaines, n’est toutefois pas exempte de risques spécifiques, du fait notamment de la délinquance qui y sévit (cf. infra), dans le contexte de fortes inégalités sociales. Les autres problèmes de sécurité sont liés aux particularités du réseau routier (cf. rubrique Transports) et à certains risques sanitaires, signalés à la rubrique Santé. Une vigilance renforcée est donc de mise dans les situations d’exposition à ces risques. A Windhoek et dans les autres villes du pays, les conditions de sécurité connaissent une dégradation continue et nécessitent une vigilance accrue depuis quelques années. Même si l’ensemble du territoire namibien ne présente pas de problèmes de sécurité comparables avec ceux de l’Afrique du Sud, l’atmosphère a priori paisible de la capitale et de Swakopmund (sur la côte) peut être trompeuse : les vols parfois avec agression physique de jour comme de nuit sont assez courants dans les grandes villes (particulièrement du fait de pickpockets ou lors des retraits d’argent aux distributeurs), surtout à l’approche des fêtes de fin d’année. Des cas d’agression à l’arme blanche sont signalés depuis le mois de janvier 2014, visant particulièrement les touristes dont des Français, dans les quartiers ouest et nord de la capitale. Des fraudes à la carte bancaire sont régulières.

Il est recommandé de : •ne pas laisser ses effets personnels ou bagages sans surveillance ou visibles dans un véhicule

•se déplacer en groupe autant que possible

•ne pas porter d’objets de valeur, en particulier dans les lieux publics

•ne pas mettre d’objets de valeur dans les sacs à dos

•ne pas porter de sac à main

•ne pas se départir de sa carte bancaire, au restaurant par exemple

•ne pas se déplacer avec tous ses papiers d’identité sur soi : utiliser des photocopies et déposer les documents d’identité dans un coffre sécurisé

•circuler avec les portières verrouillées et les vitres fermées

•ne pas prendre d’auto-stoppeur

•se déplacer en ville (notamment à Windhoek et à Swakopmund) de préférence en voiture de location ou par le moyen de taxis recommandés par des professionnels du tourisme car beaucoup d’agressions sont le fait de taxis indélicats à la conduite déjà hasardeuse.

•ne jamais se rendre dans les townships sans être accompagné de personnes de confiance connaissant les lieux

•limiter les déplacements à pied la nuit, en évitant les quartiers ouest et nord de Windhoek

Zones réglementées

L’accès à certaines zones est réglementé. C’est le cas de la « Diamond Restricted Area » ou « Speergebiet » dans l’extrême sud-ouest du pays entre Lüderitz et Oranjemund (l’accès à Lüderitz est libre) ou de certaines parties de parcs naturels, pour lesquels un permis doit être sollicité au préalable.

La frontière avec l’Angola est à plusieurs endroits matérialisée par une simple clôture de barbelés peu élevée et n’est parfois pas matérialisée du tout. Transgresser la frontière, ne serait-ce que de quelques mètres, est passible d’une amende et/ou de peine d’emprisonnement.

Transports

Réseau routier

Pour conduire en Namibie, un touriste doit être muni d’un permis de conduire international ou d’un permis de conduire français accompagné de sa traduction officielle en anglais. La conduite est à gauche. Certains carrefours comportent quatre panneaux STOP ou quatre feux maintenus tous clignotants : après l’arrêt, la priorité revient au véhicule qui s’est présenté le premier à l’intersection, puis par ordre d’arrivée.

Le port de la ceinture est obligatoire et doit être systématique.

Aucune alcoolémie n’est tolérée au volant. En cas d’infraction, une nuit en garde à vue est généralement appliquée.

Le réseau routier est, pour une bonne part, et en particulier dans les zones désertiques proches des sites touristiques, constitué de ’’gravel roads’’ (ou pistes principales). Malgré l’aspect linéaire et bien entretenu de ces routes, il convient de ne pas excéder la vitesse de 80 km/h : tenue de route irrégulière, conditions climatiques, modifications du terrain, brusques montées des eaux dans des lits de rivière auparavant asséchés…
Eclatement de pneus (avec perte de contrôle du véhicule) et impact de pare-brise sont très fréquents. L’utilisation de véhicules 4x4 avec feux de croisement allumés est recommandée dès que l’on doit quitter les routes goudronnées, le passage en mode quatre roues motrices étant nécessaire pour le franchissement d’obstacles et sur les parties de piste sablonneuses.

Les accidents de la circulation, dus à l’imprudence des conducteurs ou au terrain défavorable, sont très nombreux, et parfois mortels. Alors que le taux de possession d’un véhicule est inférieur à celui de France, 491 personnes sont décédées sur les routes en 2011 en Namibie. Rapporté à la taille de la population française, ce chiffre représenterait environ 16 000 décès (pour mémoire, le taux français était en 2011 de 3970, un chiffre déjà élevé).

Il est fortement déconseillé de conduire la nuit, en raison de la présence d’animaux, parfois de grosse taille, errant sur la route, attirés et éblouis par la lueur des phares.

Conseils pratiques :

  • Certaines zones désertiques restent très peu fréquentées et ne sont pas couvertes par le réseau de communication mobile : en cas d’incident mécanique ou d’accident, il est indispensable de prévoir des réserves d’eau (2 litres par personne), de nourriture, une trousse de premiers soins ainsi que des réserves de carburant et une seconde roue de secours. En dehors des axes principaux, il est opportun d’organiser ses déplacements à deux véhicules, de s’équiper d’un téléphone satellitaire et de décrire son itinéraire (à un tiers – proche, agence de voyage, ambassade). Les postes de carburant sont par ailleurs parfois espacés de plusieurs centaines de kilomètres.
  • Lors d’une location de voiture, il est fortement conseillé de souscrire à toutes les options (pneus, vitres). Certains loueurs de véhicule ont installé un système de « tracking » pour vérifier la vitesse de conduite : en cas de non respect des limitations de vitesse, l’assurance souscrite ne couvre plus les éventuels dommages
  • En l’absence de paiement, les agences peuvent obtenir l’émission d’un mandat d’arrêt (avec incarcération) pour empêcher l’assuré de quitter le pays.
Réseau ferroviaire

Le réseau ferroviaire, peu développé, sert surtout au transport de marchandises.

Transport aérien

Il n’y a pas de vol direct entre la France et la Namibie. La compagnie Air France assure des vols entre Paris et Johannesbourg et la compagnie Air Namibia entre Francfort et Windhoek. La compagnie Air Namibia assure quelques vols intérieurs.

Pour plus d’informations : www.airnamibia.com.na

Entrée / Séjour

Passeport

La validité du passeport doit être d’au moins 6 mois à compter de la date de fin de séjour en Namibie. Afin d’éviter des difficultés aux frontières lors de l’apposition des visas d’entrée et de sortie, il est recommandé que le passeport dispose d’au moins 2 pages vierges (davantage si d’autres pays de la zone sont visités).

Visa

Court séjour

Le visa n’est pas obligatoire pour les ressortissants français. Les titulaires d’un passeport français bénéficient de permis de séjour touristiques d’une durée maximale de 90 jours, délivrés gratuitement à l’arrivée notamment aux contrôles de l’immigration à l’aéroport de Windhoek. Après l’arrivée, il convient de s’assurer de la durée du visa délivré, afin de ne pas connaître de mésaventure à la sortie.

Tout voyageur quittant le pays après la date d’expiration de son visa, encourt arrestation et détention puis comparution devant un juge et paiement d’une forte amende.

Pour toute prolongation de séjour (pour raisons de santé ou autres), il est nécessaire, avant l’expiration du visa, de contacter le Ministry of Home Affairs and Immigration, situé à l’angle Independence Avenue / Kasino Street à Windhoek.

Long séjour

Le séjour et le travail sont réglementés et très contrôlés en Namibie. Toute infraction à cet égard est passible de peines de prison et d’amendes. Même un stagiaire non rémunéré doit obtenir avant son arrivée un visa de travail (work visa valable au maximum 3 mois).

Pour en savoir plus sur les différents visas et permis de résidence et de travail en Namibie : http://www.ambafrance-na.org/spip.p…

Certificat de vaccination antiamarile

Une attestation de vaccination antiamarile – de préférence un certificat international – est exigée pour les personnes arrivant d’un pays présentant un risque de transmission de la fièvre jaune.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter :

  • la liste des exigences par pays sur le site de l’OMS,
  • le site de l’Institut Pasteur : la fiche NAMIBIE comporte un lien vers une carte des pays qui présentent un risque de transmission de la fièvre jaune.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin traitant (éventuellement votre dentiste) et vérifiez auprès de votre organisme d’assurance et du tour opérateur si vous disposez d’une assurance rapatriement à l’étranger, d’un niveau de couverture des frais médicaux pour un montant élevé, et de l’option de prise en charge des recherches de victimes (randonneur égaré en zone isolée par exemple)

Situation générale

La situation sanitaire de la Namibie est globalement satisfaisante : les installations médicales sont nombreuses (à Windhoek en particulier) et les médecins généralement bien formés et compétents. Un système de pharmacies de garde existe dans les villes les plus importantes.

Paludisme

Le pays jouit d’un climat relativement sain et échappe au paludisme sur la majeure partie de son territoire à l’exception du nord et du nord-est de la Namibie, zone plus humide. Le risque, moindre pendant la période sèche, plus fort à la saison des pluies, concerne les provinces Kavongo, Caprivi, Omusati, Oshana (est de l’Ovamboland), Ohangwena, Oshikoto (au nord de la cuvette d’Etosha) ainsi que les parties nord-est de l’Otjozondjupa et de l’Omaheke.

Prévention : cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à son médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pendant une durée variable selon le produit utilisé.

Maladies endémiques

Résurgences de maladies infectieuses dans les zones les plus peuplées et les plus insalubres (townships, Nord du pays) telles que la tuberculose, la poliomyélite et le choléra.

Pour prévenir le choléra, il convient respecter les règles d’hygiène suivantes :

•se laver régulièrement les mains (à l’eau savonneuse ou avec des gels hydro-alcooliques), en particulier avant tous les repas,

•consommer de l’eau minérale en bouteille scellée (ou bouillie),

•peler soigneusement, à défaut cuire ou désinfecter les fruits et légumes,

•éviter la consommation de poissons, coquillages, ou fruits de mer autrement que bien cuits ou frits,

•éviter les lieux (« cantines ambulantes ») ne garantissant pas toutes les conditions d’hygiène requises.

Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin rapidement.

Vaccinations
  • Diphtérie-tétanos-poliomyélite recommandé.
  • Autres vaccinations conseillées (selon la durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites A et B.
  • Envisager un vaccin antirabique, notamment pour les enfants, en cas de séjour prolongé dans le Nord du pays (régions de Kunene, Omusati, Oshana, Ohangwena, Oshikoto, Kavango et Caprivi). En cas de morsure suspecte par des chiens ou des chacals, des injections antirabiques doivent être administrées dans les plus brefs délais : les doses sont généralement disponibles dans les hôpitaux de la capitale, Windhoek, ou sur la côte, à Swakopmund.
  • Un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé, uniquement des voyageurs en provenance d’un pays où il y a un risque de transmission de la fièvre jaune.
VIH-Sida

Taux de prévalence du sida autour de 20 %. En cas d’exposition accidentelle, certaines structures permettent de recevoir des soins et d’effectuer rapidement un dépistage. Il est indispensable, en cas d’agression sexuelle, de consulter un médecin et de porter plainte.

Hospitalisation

Le coût moyen d’une consultation médicale est d’environ 300 dollars namibiens. Avant toute admission, la direction de l’hôpital s’assurera de la solvabilité du patient et exigera si nécessaire un versement préalable de plusieurs milliers d’euros. Il est indispensable de pouvoir contacter immédiatement son assurance rapatriement afin qu’elle effectue si nécessaire un versement en urgence à l’hôpital. Pour toute opération, chaque intervenant (chirurgien, anesthésiste…) possède sa propre facturation.

Numéros utiles
Médecins:
  • Médecin agréé par l’Ambassade de France en Namibie : Dr. Ernu De Villiers - Tel : +264 (0)61 402 807 ou +264 (0) 61 402 809.
  • Médecin généraliste de garde au ’’GP Care center’’ au centre Paramount d’Eros +264 (0) 61 287 11 03 /04.

Ambulances et avions médicalisés privés d’urgence pour tout le pays :

  • INTERNATIONAL SOS : Tel : +264 (0) 61 230 505 , +264 (0) 8 17 07 ou + 264 (0) 8 19 11 - Fax : +264 (0) 61 231 254 ou +264 (0) 61 248 113
  • E-MED RESCUE : Tel: +264 (0) 61 299 99 24, +264 (0) 61 30 59 24 ou + 264 (0) 8 19 24 - Fax : +264 (0) 61 411 611

Hôpitaux :

  • à Windhoek :
    Medi Clinic Urgences : +264 61222687
    Roman Catholic Hospital : +264 612702911 – Urgences : +264 612702006
    Rhino Park Private Hospital : +264 61375000
  • à Walvis Bay :
    Welwitschia Hospital: +264 64218911 / Fax : +264 64218946
    Ambulance: St Gabriel +264 64209955
  • à Swakopmund :
    Cottage Medi-Clinic : +264 64412200
  • à Otjiwarongo :
    Medi-clinic : +264 67303734 / 5
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Us et coutumes

Une tenue correcte est de rigueur en toute circonstance et les tenues ou comportements ostentatoires sont à proscrire.

Il convient par ailleurs de ne pas photographier les personnes sans avoir obtenu leur consentement au préalable. Il est déconseillé de photographier les sites stratégiques ou considérés comme tels (installations et équipements militaires, bâtiments officiels sécurisés) au risque de se voir confisquer films et caméras, voire de faire l’objet de poursuites.

Législation locale

La détention et la consommation de stupéfiants sont sévèrement réprimées par la loi, en particulier par des peines de prison.

La police namibienne procède à des contrôles radars et d’alcoolémie. Aucune alcoolémie n’est tolérée au volant. En cas d’infraction, une nuit en garde à vue est généralement appliquée.

Moyens de paiement

Les dollars namibiens ne sont généralement pas échangeables en France : il est conseillé de les épuiser ou les changer en euros avant le départ. En revanche, le rand sud africain a cours légal en Namibie, au même titre que le dollar namibien, et peut être échangé au retour en France.

Un bon réseau de distributeurs bancaires et de bureau de change existe en Namibie. Toutefois, les fraudes à la carte bancaire sont très nombreuses : il convient de rester vigilant lors des paiements et retraits et de ne pas quitter sa carte des yeux lors des diverses opérations.

Climat

Le climat du plateau central, plutôt modéré l’hiver (juin-août) avec cependant des nuits froides, se caractérise par des étés relativement humides et chauds durant la journée. A Windhoek, les températures sont comprises entre 6 ° et 25 ° l’hiver (juin-août) et entre 17 ° et 40 ° l’été (décembre-février).

De ce climat tranché, découlent quelques désagréments :

  • L’hiver, l’amplitude thermique est très forte au coucher du soleil (entre 15 ° et 20 °), il est recommandé de prévoir à portée de main un lainage.
  • Entre juin et la mi-août, les gelées nocturnes sont fréquentes surtout en altitude et les radiateurs électriques sont parfois inopérants du fait de possibles coupures d’électricité.
  • L’air très sec de mai à novembre, et la présence de poussière de mica peuvent générer des problèmes ORL en fonction des sensibilités (sinusites chroniques). L’utilisation quotidienne d’humidificateurs électriques et de crème hydratante permet de réduire ces effets et les irritations de la peau.
  • Les premières pluies (mi-octobre et début janvier) sont régulièrement accompagnées d’épidémies de gastro-entérites souvent sévères, qui induisent un risque de déshydratation chez les plus faibles (enfants, personnes âgées). Il est recommandé de boire beaucoup d’eau minérale en bouteille, d’éviter les glaçons, de bien nettoyer les fruits et légumes, et surtout de se laver fréquemment les mains.

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