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Mozambique

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Dernière minute

Épidémie de choléra
Suite au passage du cyclone Dineo, des centaines de cas de Choléra ont été recensés dans le pays, notamment à Maputo.
Il est recommandé de respecter de strictes mesures d’hygiène alimentaire et de consulter un médecin en urgence dès l’apparition de premiers signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale). Pour plus d’informations, se référer à la rubrique santé.

Sécurité

Délinquance de droit commun

Les agressions et les vols à main armée (objets personnels, véhicules, car-jacking, cambriolage de logements) de jour comme de nuit, sont assez courants à Maputo et à Matola, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année. Du fait de la dégradation de la situation économique depuis le début de l’année, une nette augmentation des vols et des cambriolages est constatée.

Il est recommandé de :

  • limiter les déplacements en ville à pied la nuit, y compris dans les quartiers résidentiels ;
  • redoubler de prudence lors des déplacements à pied dans toutes les zones de la capitale, en particulier : Avenida Marginal (front de mer), Avenida Friedrich Engels (parallèle à l’avenue Nyerere) et quartier portuaire de la Baixa (notamment abords du Jardim Tunduru) ;
  • ne pas porter d’objets de valeur (appareils photos, caméras etc…), en particulier dans les lieux publics (marchés, plages, restaurants, etc.) ;
  • circuler avec les portières verrouillées et les vitres fermées ;
  • éviter les déplacements en véhicule la nuit en dehors des agglomérations ou dans des lieux isolés en ville ;
  • ne pas se promener seul la nuit sur les plages.

Ces conseils de prudence valent aussi pour les autres villes du pays où la criminalité, moins présente qu’à Maputo, se développe également.

La pratique des enlèvements contre rançons existe au Mozambique, notamment à Maputo. A ce stade, les étrangers résidant au Mozambique et les touristes n’ont pas été particulièrement visés, mais le risque d’être victime de ce type de crime ne peut pas être considéré comme nul. Il est recommandé aux Français vivant ou de passage au Mozambique de signaler à l’ambassade de France toute menace dont eux ou leurs proches feraient l’objet (appels anonymes, SMS, courriels).
En cas de menace avérée ou considérée comme sérieuse, des mesures de précaution (variation des itinéraires, renforcement de sa protection personnelle, communication de tout déplacement à des proches, éventuellement mise à l’abri de la famille dans un autre pays) doivent être prises.

Zones déconseillées sauf raisons impératives

En dépit de la trêve annoncée par le parti d’opposition RENAMO, il est déconseillé de circuler dans les provinces de Manica, Sofala et dans le sud des provinces de Zambézie et de Tete. Les automobilistes qui devraient, pour des raisons impératives, emprunter ces axes doivent se montrer particulièrement prudents, éviter de prendre les axes mineurs et de ne pas s’approcher de camps militaires. Une forte présence des forces armées et de la police est toujours signalée dans ces zones.

Il convient de se tenir informé au jour le jour et envisager de reporter tout déplacement en cas de signes de tension dans la zone considérée. En effet, on ne peut exclure une reprise des attaques au cas où les négociations entre le gouvernement et l’opposition n’avanceraient pas. Dans ce cas, les mêmes risques seraient à craindre dans les mêmes provinces, à savoir :

Province de Manica

Des attaques ont régulièrement lieu, dans les districts de Manica et de Gondola, sur la EN 6, qui relie Beira à la frontière du Zimbabwe, ainsi que sur la EN7 reliant Chimoio à Tete. Les axes secondaires ne sont pas épargnés par ces attaques. Les administrations symbolisant l’autorité de l’Etat (postes de police, casernes, hôpitaux, siège des partis) sont également visées dans les villes, à l’exception de Chimoio.

Provinces de Sofala

Des accrochages ont lieu sur la EN1 dans la plupart des districts de Sofala (notamment Gorongosa, Maringué, Caia au nord et Chibabava au sud). Il est déconseillé de circuler sur cette route ainsi que sur les axes secondaires. Les administrations de l’Etat sont attaquées de manière sporadique dans les villes, à l’exception des plus grandes. A noter que les abords de la montagne de Gorongosa sont particulièrement dangereux et fortement déconseillés.

Il est possible de se rendre dans le parc national de Gorongonsa par avion privé affrété depuis Maputo.

Province de Zambézie et de Tete

Des attaques ont été signalées dans le sud de la province de Zambézie (notamment dans le district de Morrumbala et de Mopeia), et des attaques sporadiques plus au nord de cette province ne sont pas à exclure. La province de Tete a également connu des opérations de police régulières qui ont amené quelques milliers de personnes à fuir vers le Malawi. Les zones frontalières sont à éviter.

Sites minés

Le Mozambique a fait partie des pays les plus minés au monde, en raison de la guerre civile qui s’y est déroulée de 1977 à 1992. Le déminage complet du pays vient d’être achevé : il n’y a donc plus, à la connaissance des autorités, de sites minés dans le pays. Il convient toutefois de rester vigilant lors de déplacements dans les régions frontalières reculées.

Piraterie maritime

Les attaques de pirates sont un phénomène rare au Mozambique. En décembre 2010, de premières attaques ont été perpétrées par des pirates somaliens dans les eaux mozambicaines, au sud du Canal du Mozambique (sur une portion de côte entre Vilankulo et Beira), mais les incidents sont restés peu nombreux depuis. Les voiliers sont particulièrement vulnérables face à ces attaques. Dans plusieurs cas, celles-ci ont réussi et débouché sur des prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes, qui ont étendu leur activité depuis la fin de l’année 2008 au Sud vers le canal du Mozambique et à l’Ouest vers la Zone Économique Exclusive des Seychelles. Les pirates, au mode opératoire de plus en plus brutal, utilisent désormais des bateaux plus endurants et robustes qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées.

Il est recommandé à tous les bateaux de se conformer aux "Best Management Practices" et de s’enregistrer auprès du centre pour la sécurité maritime (corne de l’Afrique) d’EUNAVFOR (www.mschoa.org).
Les côtes tanzanienne et kényane, les zones maritimes situées à plus de deux cents milles des Comores et le canal du Mozambique sont dorénavant à portée des groupes de pirates cherchant à intercepter le trafic maritime régional à destination ou en provenance notamment de Dar es Salam et de Mombasa. Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb, dans le Golfe d’Aden et vers le Sud le long des côtes du Kenya et de la Tanzanie, comme au large des côtes entre ces deux pays et l’archipel des Seychelles ainsi que le long des côtes du Nord du Mozambique (province de Cabo Delgado).

Voir également la fiche thématique Piraterie maritime de ce site.

Baignade en mer

La baignade n’est en général pas surveillée au Mozambique, alors qu’elle est souvent dangereuse (courants forts, absence de sauveteurs). Il est conseillé aux baigneurs de rester le plus près possible des côtes. Des attaques de requins se produisent exceptionnellement.

Intempéries

Des risques de cyclones et de tempêtes tropicales existent sur la côte, de décembre à mars. Pendant cette période, les inondations sont fréquentes notamment dans les vallées des principaux fleuves, dans l’ensemble du pays.

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Entrée / Séjour

Passeport

Le passeport doit être valide 3 mois au-delà de la date de fin de séjour.

Afin d’éviter des difficultés aux frontières lors de l’apposition des visas d’entrée et de sortie, il est recommandé que le passeport dispose d’au moins 2 pages vierges.

Visa

Le visa est obligatoire pour tout type de passeport (même diplomatique ou de service) et doit être demandé auprès de la représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine compétente pour votre pays de résidence. En France, il convient de s’adresser à l’ambassade du Mozambique à Paris (82 rue Laugier - 75017 Paris - Tél. +33 1 47 64 91 32).

L’obtention d’un visa à la frontière mozambicaine (y compris dans l’un des aéroports internationaux du pays) reste toutefois possible, mais elle n’est pas garantie et elle reste en principe réservée aux ressortissants de pays sur le territoire desquels il n’existe pas de représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine. Le visa est alors limité à une seule entrée pour une période de 30 jours maximum. Son coût est de 2085 meticais (environ 60 euros).

Si le visa doit expirer pendant le séjour, il conviendra de le faire proroger dans le consulat mozambicain le plus proche (Mbabane au Swaziland ou Nelspruit en Afrique du Sud), sous peine d’une amende de 50 dollars américains par jour de séjour irrégulier.

L’obtention de visas aux frontières nord (Tanzanie et Malawi) et ouest (Zambie et Zimbabwe) du pays étant souvent très problématique, cette ambassade recommande vivement aux voyageurs de se munir d’un visa auprès des représentations mozambicaines dans les pays concernés avant de se présenter à ces frontières.

Les postes frontières terrestres sont en général ouverts de 6h à 18h. Celui de Ressano Garcia (frontière avec l’Afrique du Sud) est ouvert de 6h à 24h. Ceux de Namaacha et Goba (frontière avec le Swaziland) le sont de 6h à 20h. Le poste de Ressano Garcia connaît à certaines périodes de l’année (Noël et Nouvel An notamment) des pics d’affluence qu’il est préférable d’éviter).

Les Français résidant à la Réunion et à Mayotte peuvent demander un visa à la frontière, mais à condition de fournir les documents suivants : une preuve de résidence à la Réunion ou à Mayotte (avec traduction le cas échéant en portugais), un billet aller-retour et une lettre d’invitation ou une réservation d’hôtel.

Les voyageurs peuvent entrer librement sur le territoire mozambicain avec les biens suivants :

  • tabac : 400 cigarettes ou 100 petits cigares ou 50 cigares ou 250g de tabac ;
  • 2,25 litres de vin et 1 litre d’autres boissons alcoolisées ;
  • 50ml de parfum ;
  • tout article dont la valeur n’excède pas 50 dollars.

Les autres articles et biens doivent être déclarés. Les narcotiques et le matériel pornographique sont interdits. Le transport d’armes nécessite une licence spéciale.

Les voyageurs se rendant au Mozambique doivent obtenir à la frontière une licence d’importation temporaire de leur véhicule, à conserver tout au long de leur séjour.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

AVANT LE DÉPART

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation …) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’Ambassade ou les consulats généraux de France sur place.
Les infrastructures de santé du pays sont très pauvres, surtout en province, et les médecins sont peu nombreux. Toute intervention médicale sérieuse doit si possible être réalisée à l’étranger (l’Afrique du Sud est la destination conseillée la plus proche).

Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccination international pour faire une évaluation de votre état de santé, et bénéficier de recommandations sanitaires notamment sur les vaccinations. Consultez éventuellement votre dentiste avant votre départ.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emportez que les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez le fiche Info Pratique http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/infos-pratiques/

Vaccinations

  • Il est recommandé de se munir de son carnet de vaccination qui peut être demandé et contrôlé lors du passage de la frontière à l’aéroport.
  • La vaccination contre la Fièvre Jaune est obligatoire uniquement pour les personnes ayant transité ou séjourné dans l’un des 42 pays suivants : Angola, Bénin, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Colombie, Côte d’Ivoire, Equateur, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guyana, Guinée Conakry, Guinée Bissao, Guinée équatoriale, Kenya, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Ouganda, Panama, Pérou, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie, Sao Tome et Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suriname, Tanzanie, Tchad, Togo, Trinité-et-Tobago et Venezuela.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyages, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B (contamination lors de soins médicaux, dentaires ou par voie sexuelle) peuvent être recommandées.
  • Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour, en raison de la présence de nombreux animaux sauvages dans le pays (y compris les chauves-souris), surtout pour les voyageurs souhaitant visiter les réserves naturelles. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES

Maladies transmises par les moustiques

Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après).
Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Dengue
La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique et repose sur la prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après)

Chikungunya
La transmission du Chikungunya est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Choléra
Il existe un risque de contamination dans les banlieues et les régions les plus défavorisées et isolées, avec des poussées cycliques en particulier dans la province de Sofala (Beira), de Maputo et à Nampula. Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Rage
La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide, il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation médicale préalable.

Fièvre Typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. La prévention repose sur la vaccination qui est recommandée et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Infection par le virus HIV – MST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque. En cas d’exposition accidentelle, certaines structures permettent de recevoir des soins et d’effectuer rapidement un dépistage (voir liste des numéros utiles ci-après).

MESURES D’HYGIÈNE ALIMENTAIRE

Préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC
QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Secouer les habits, draps et sac de couchage pour éviter les piqures de scorpions ou serpents
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux roues).
  • Ne jamais consommer jamais de médicaments achetés dans la rue.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Institut Pasteur
Santé Publique France
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Us et coutumes

Une tenue correcte est de rigueur en toute circonstance et notamment sur les plages fréquentées où les mini-tenues de bain sont à proscrire. La visite de lieux de culte doit se faire avec des vêtements appropriés (pas de shorts ou vêtements trop courts, ni de vêtements découvrant les épaules).

Législation locale

L’usage et la vente de stupéfiants, drogues dites douces incluses, sont interdits et sévèrement punis par la loi.

La vente de boissons alcoolisées est interdite aux mineurs de moins de 18 ans.

Electricité / eau

Le courant électrique est à 220V.

Il n’est pas conseillé de boire de l’eau du robinet.

Monnaie et paiements

La monnaie nationale est le métical, que les voyageurs peuvent retirer sans difficulté dans les nombreux distributeurs du pays à l’aide de leurs cartes internationales (carte VISA de préférence, le réseau Mastercard étant limité ici). Par prudence, il est préférable de retirer de l’argent en semaine et dans les grandes villes (l’approvisionnement en billets peut parfois poser problème). De nombreux commerces acceptent les cartes internationales, du moins à Maputo. Les euros, dollars et rands sont acceptés en de nombreux endroits mais il est préférable de les changer sur place en méticais.

Téléphone et Internet

Code international du Mozambique : +258.

Il existe trois opérateurs de téléphonie mobile au Mozambique (Mcel, Vodacom et Movitel). Le réseau n’est pas toujours bon, notamment en province et en dehors des villes.

Le Mozambique est couvert par le réseau 3G.

Les connexions Internet locales sont lentes et chères. Les cybercafés sont peu nombreux, même à Maputo.

Heure locale

GMT+2 heures.

Jours fériés nationaux

1er janvier, 3 février, 7 avril, 1er mai, 25 juin, 7 septembre, 25 septembre, 4 octobre et 25 décembre. Certaines villes ont des jours fériés propres (10 novembre pour Maputo).

Climat

Dans le nord et sur la côte, climat tropical humide. A l’intérieur, dans le sud et à Tete, le climat est tropical sec. Eté austral chaud et pluvieux de décembre à mars.

Permis de conduire et assurance

Les automobilistes doivent disposer d’un permis de conduire international en cours de validité et, pour ceux qui s’établissent dans le pays pour un long séjour, d’un permis mozambicain (qui s’obtient en laissant en dépôt le permis national). Chaque véhicule doit disposer de 2 triangles de signalisation et d’un gilet fluorescent (la police en contrôle régulièrement la présence et verbalise les infractions). L’usage de la ceinture de sécurité est obligatoire.

Les étrangers doivent avoir sur eux les originaux de leurs documents d’identité (passeport ou titre de séjour, permis de conduire). Des copies ne suffisent généralement pas si elles ne sont pas authentifiées et l’absence de documents originaux lors d’un contrôle d’identité peut avoir pour conséquence une incarcération.

Une assurance au tiers est obligatoire. Elle peut être contractée aux frontières pour la durée du séjour.

Circulation et infrastructure routière

Comme dans l’ensemble de l’Afrique Australe, la conduite est à gauche au Mozambique.

Les conducteurs doivent respecter scrupuleusement les limites de vitesse (60 km/h en agglomération, 120 km/h au maximum sur les routes nationales mais de nombreux tronçons sont limités à 100km/h). Les radars et les contrôles de police sont nombreux.

Les accidents de la circulation, dus à l’imprudence des conducteurs, au manque d’entretien de certains véhicules ou à la traversée d’animaux domestiques, sont nombreux. Les dépassements sont souvent dangereux, en raison du non-respect de la distance de sécurité, d’un usage rare des clignotants et des risques inconsidérés pris par les automobilistes (dépassements malgré la présence de véhicules en face, forçant les autres automobilistes à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence).

La conduite de nuit est à éviter absolument (absence d’éclairage et nombreux piétons et animaux traversant la route) en dehors des agglomérations. Pour voyager en toute sécurité, il est recommandé de ne pas envisager d’étapes de plus de 500 km en une seule journée, de manière à arriver à destination avant la tombée de la nuit. En hiver (de juin à août), la nuit tombe vers 17h30.

La présence de nombreux camions non bâchés transportant des matériaux de construction entraîne un risque important d’impact ou de fissure sur le pare-brise des véhicules. Il est conseillé de garder ses distances par rapport aux poids lourds et autres véhicules, en particulier sur les routes jonchées de petites pierres ou en travaux.

La pratique du vélo sur les routes du Mozambique est fortement déconseillée sur tout type de route, hors agglomérations.

La route nationale 1 (nord-sud) est le principal axe de circulation du pays. Elle est dans l’ensemble dans un état satisfaisant.

La route nationale 6 entre Beira et la frontière avec le Zimbabwe est en mauvais état entre Beira et Inchope (croisement avec la route nationale 1).

Les liaisons sont assez bonnes avec l’Afrique du Sud (Nationale 4, poste frontière de Ressano Garcia) et le Swaziland (postes frontières de Namaacha et Goba). Le poste frontière de Kosi Bay (frontière avec l’Afrique du Sud / Kwazulu Natal) est praticable uniquement, côté mozambicain, par des 4x4. Le risque d’ensablement reste élevé même pour ce type de véhicule sur une grande partie de la piste qui mène de Kosi Bay à Maputo (compter 3 heures de route et une traversée en ferry pour rejoindre Maputo). Il est également possible d’entrer en Afrique du Sud (parc Kruger) par le poste de Giriyondo, situé dans le parc national du Limpopo (accès en 4x4 uniquement).

Il existe deux péages sur la route nationale 4 (à Matola et à Moamba), qui acceptent les paiements (en numéraire seulement) en méticais, rands ou dollars.

Des trous importants sont susceptibles de se former sur l’asphalte des routes après de fortes pluies.

Le reste du réseau routier est surtout constitué de pistes praticables seulement en véhicules 4X4 à la saison des pluies (décembre-mars). Les stations essence peuvent être parfois très espacées et il est recommandé de toujours rouler avec au moins 50% du plein. La signalisation routière est pratiquement inexistante en dehors des agglomérations.

Les postes frontières terrestres sont en général ouverts de 6h à 18h. Celui de Ressano Garcia (frontière avec l’Afrique du Sud) est ouvert de 6h à 24h. Ceux de Namaacha et Goba (frontière avec le Swaziland) le sont de 6h à 20h. Le poste de Ressano Garcia connaît à certaines périodes de l’année (Noël et Nouvel An notamment) des pics d’affluence qu’il est préférable d’éviter).

Réseau ferroviaire

Les déplacements en train sont très lents et inconfortables, y compris sur la ligne Johannesburg–Maputo (600 kms en 14 heures). L’état du réseau ferroviaire donne lieu à de fréquents accidents. Il est donc déconseillé d’utiliser ce moyen de transport.

Transport aérien

Liaisons intérieures : toutes les compagnies mozambicaines sont inscrites sur la liste noire européenne. L’utilisation des vols opérés par ces compagnies est donc déconseillée.

Liaisons internationales : il n’y a pas de vols directs entre la France et le Mozambique, y compris depuis la Réunion, à l’exception de la liaison aérienne depuis Mayotte vers le Nord du Mozambique (Dzaoudi-Pemba), opérée par Ewa Air. La compagnie Air France assure des vols entre Paris et Johannesburg et la compagnie South African Airways des vols entre Johannesburg et Maputo. D’autres compagnies assurent des vols indirects entre Paris et Maputo, via notamment Addis Abeba, Doha, Lisbonne ou Nairobi.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Le visa est obligatoire pour les Français souhaitant se rendre au Mozambique. Il doit être demandé auprès de l’ambassade du Mozambique à Paris, située au 82 rue Laugier, 75017 (Tél : +33 1 47 64 91 32).

Aucun visa ne sera délivré à l’arrivée à Maputo pour les résidents en France métropolitaine.

Pour les visas d’affaires, une assistance peut-être apportée par le Service économique (Maputo chez dgtresor.gouv.fr) aux entreprises ne disposant pas de correspondants locaux. Il conviendra de lui transmettre copie de la première page du passeport, des dates de séjour, du nom de l’entreprise et de la position de la personne sollicitant un visa au sein de l’entreprise.

L’Ambassade de France à Maputo émettra une note verbale qu’il faudra présenter à l’Ambassade du Mozambique en France avec la demande de visa.

Cas particulier pour les résidents de La Réunion et de Mayotte :

Compte tenu de leur situation géographique, les Mahorais et Réunionnais sont éligibles à l’obtention de visas à l’entrée au Mozambique et les services migratoires des aéroports du pays en sont informés.

Certains documents justificatifs sont toutefois exigés pour la délivrance de visas de frontière, à savoir :

  • une preuve de résidence à Mayotte ou à La Réunion (passeport ou CNI si elle comporte une adresse dans l’un des deux territoires, ou toute attestation de résidence délivrée par une mairie par exemple) accompagnée d’une traduction en portugais certifiée ;
  • un billet aller-retour ;
  • une réservation d’hôtel ou une lettre d’invitation d’une entité mozambicaine.

Comme pour les ressortissants métropolitains, le Service économique (Maputo chez dgtresor.gouv.fr) peut apporter son assistance aux entreprises ne disposant pas de correspondants locaux (cf. supra pour les documents à fournir).

Délais d’obtention :

En cas d’urgence, les visas peuvent être délivrés en 48 heures. Il convient toutefois de prévoir, pour les cas normaux, un délai de deux semaines.

Données économiques

Avec une population de 26 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 619 dollars et d’un PIB de 16 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 7,0% par an entre 2009 et 2014.

Le Mozambique est le 108 ème client de la France et son 94 ème excédent. La France a exporté vers le Mozambique 111 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont augmenté de 20% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 6 millions d’euros.

Le Mozambique présente des perspectives dans le domaine des ressources minérales (services aux exploitants - forage, assemblage, catering, logistique -, 80 milliards de dollars d’investissements étant prévus d’ici 2022 dans les secteurs du gaz et du charbon), des infrastructures d’énergie et de transport (ports, ponts, routes), dans le secteur financier, l’agriculture, l’agroalimentaire, le tourisme.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques Mozambique.

Contacts utiles
  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Bureau de Maputo
Av. Julius Nyerere, 2 361 - CP 4 781 - MAPUTO, Mozambique
Tél. : +258 21 48 46 78
Télécopie : +258 21 48 46 30
Site internet : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/mozambique

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Annuaire pour le Mozambique.

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD), est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Maputo
Avenida 24 de Julho, n°1500
BP 2647
Maputo
MOZAMBIQUE
Tél : +258 21 30 43 00 / +258 21 30 43 01 / +258 21 30 43 02
Fax : +258 21 30 37 47
Courriel : afdmaputo chez afd.fr

  • BAD

Le Mozambique est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/.

La page du Mozambique est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/countries/southern-africa/mozambique/.

  • FMI

Sites internet :

Bureau du représentant résident du FMI au Mozambique.

Le Mozambique et le FMI.

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