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Transport

Permis de conduire et assurance

Les automobilistes doivent disposer d’un permis de conduire international en cours de validité et, pour ceux qui s’établissent dans le pays pour un long séjour, d’un permis mozambicain (qui s’obtient en laissant en dépôt le permis national). Chaque véhicule doit disposer de 2 triangles de signalisation et d’un gilet fluorescent (la police en contrôle régulièrement la présence et verbalise les infractions). L’usage de la ceinture de sécurité est obligatoire.

Les étrangers doivent avoir sur eux les originaux de leurs documents d’identité (passeport ou titre de séjour, permis de conduire). Des copies ne suffisent généralement pas si elles ne sont pas authentifiées et l’absence de documents originaux lors d’un contrôle d’identité peut avoir pour conséquence une incarcération.

Une assurance au tiers est obligatoire. Elle peut être contractée aux frontières pour la durée du séjour.

Circulation et infrastructure routière

Comme dans l’ensemble de l’Afrique Australe, la conduite est à gauche au Mozambique.

Les conducteurs doivent respecter scrupuleusement les limites de vitesse (60 km/h en agglomération, 120 km/h au maximum sur les routes nationales mais de nombreux tronçons sont limités à 100km/h). Les radars et les contrôles de police sont nombreux.

Les accidents de la circulation, dus à l’imprudence des conducteurs, au manque d’entretien de certains véhicules ou à la traversée d’animaux domestiques, sont nombreux. Les dépassements sont souvent dangereux, en raison du non-respect de la distance de sécurité, d’un usage rare des clignotants et des risques inconsidérés pris par les automobilistes (dépassements malgré la présence de véhicules en face, forçant les autres automobilistes à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence).

La conduite de nuit est à éviter absolument (absence d’éclairage et nombreux piétons et animaux traversant la route) en dehors des agglomérations. Pour voyager en toute sécurité, il est recommandé de ne pas envisager d’étapes de plus de 500 km en une seule journée, de manière à arriver à destination avant la tombée de la nuit. En hiver (de juin à août), la nuit tombe vers 17h30.

La présence de nombreux camions non bâchés transportant des matériaux de construction entraîne un risque important d’impact ou de fissure sur le pare-brise des véhicules. Il est conseillé de garder ses distances par rapport aux poids lourds et autres véhicules, en particulier sur les routes jonchées de petites pierres ou en travaux.

La pratique du vélo sur les routes du Mozambique est fortement déconseillée sur tout type de route, hors agglomérations.

La route nationale 1 (nord-sud) est le principal axe de circulation du pays. Elle estdans l’ensemble dans un état satisfaisant.

La route nationale 6 entre Beira et la frontière avec le Zimbabwe est en mauvais état entre Beira et Inchope (croisement avec la route nationale 1).

Les liaisons sont assez bonnes avec l’Afrique du Sud (Nationale 4, poste frontière de Ressano Garcia) et le Swaziland (postes frontières de Namaacha et Goba). Le poste frontière de Kosi Bay (frontière avec l’Afrique du Sud / Kwazulu Natal) est praticable uniquement, côté mozambicain, par des 4x4. Le risque d’ensablement reste élevé même pour ce type de véhicule sur une grande partie de la piste qui mène de Kosi Bay à Maputo (compter 3 heures de route et une traversée en ferry pour rejoindre Maputo). Il est également possible d’entrer en Afrique du Sud (parc Kruger) par le poste de Giriyondo, situé dans le parc national du Limpopo (accès en 4x4 uniquement).

Il existe deux péages sur la route nationale 4 (à Matola et à Moamba), qui acceptent les paiements (en numéraire seulement) en méticais, rands ou dollars.

Des trous importants sont susceptibles de se former sur l’asphalte des routes après de fortes pluies.

Le reste du réseau routier est surtout constitué de pistes praticables seulement en véhicules 4X4 à la saison des pluies (décembre-mars). Les stations essencepeuvent être parfois très espacées et il est recommandé de toujours rouler avec au moins 50% du plein. La signalisation routière est pratiquement inexistante en dehors des agglomérations.

Les postes frontières terrestres sont en général ouverts de 6h à 18h. Celui de Ressano Garcia (frontière avec l’Afrique du Sud) est ouvert de 6h à 24h. Ceux de Namaacha et Goba (frontière avec le Swaziland) le sont de 6h à 20h. Le poste de Ressano Garcia connaît à certaines périodes de l’année (Noël et Nouvel An notamment) des pics d’affluence qu’il est préférable d’éviter).

Réseau ferroviaire

Les déplacements en train sont très lents et inconfortables, y compris sur la ligne Johannesburg–Maputo (600 kms en 14 heures). L’état du réseau ferroviaire donne lieu à de fréquents accidents. Il est donc déconseillé d’utiliser ce moyen de transport.

Transport aérien

Liaisons intérieures : toutes les compagnies mozambicaines sont inscrites sur la liste noire européenne. L’utilisation des vols opérés par ces compagnies est donc déconseillée.

Liaisons internationales : il n’y a pas de vols directs entre la France et le Mozambique, y compris depuis la Réunion à l’exception de la liaison aérienne depuis Mayotte vers le Nord du Mozambique (Dzaoudi-Pemba), opérée par Ewa Air. La compagnie Air France assure des vols entre Paris et Johannesburg et la compagnie South African Airways des vols entre Johannesburg et Maputo. D’autres compagnies assurent des vols indirects entre Paris et Maputo, à travers notamment Addis Abeba, Doha, Lisbonne ou Nairobi.


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