Accès rapide :

Sécurité

Délinquance de droit commun

Les agressions et les vols à main armée (objets personnels, véhicules, car-jacking, cambriolage de logements) de jour comme de nuit, sont assez courants à Maputo et à Matola, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année.

Il est recommandé de :

  • limiter les déplacements en ville à pied la nuit, y compris dans les quartiers résidentiels ;
  • redoubler de prudence lors des déplacements à pied dans les zones suivantes de la capitale : Avenida Marginal (front de mer), Avenida Friedrich Engels et quartier portuaire de la Baixa (notamment abords du Jardim Tunduru) ;
  • ne pas porter d’objets de valeur (appareils photos, caméras etc…), en particulier dans les lieux publics (marchés, plages, restaurants, etc.);
  • circuler avec les portières verrouillées et les vitres fermées ;
  • éviter les déplacements en véhicule la nuit en dehors des agglomérations ou dans des lieux isolés en ville.
  • ne pas se promener seul la nuit sur les plages.

Ces conseils de prudence valent aussi pour les autres villes du pays, même si la criminalité y est en général bien moins développée qu’à Maputo.

La pratique des enlèvements contre rançons existe au Mozambique, notamment à Maputo. A ce stade, les étrangers résidant au Mozambique n’ont pas été particulièrement visés, mais le risque d’être victime de ce type de crime ne peut pas être considéré comme nul. Il est recommandé aux Français vivant ou de passage au Mozambique de signaler à l’ambassade de France toute menace dont eux ou leurs proches feraient l’objet (appels anonymes, SMS, courriels). En cas de menace avérée ou considérée comme sérieuse, des mesures de précaution (variation des itinéraires, renforcement de sa protection personnelle, communication de tout déplacement à des proches, éventuellement mise à l’abri de la famille dans un autre pays) doivent être prises.

District de Gorongosa (province de Sofala)

La province de Sofala (et notamment le district de Gorongosa) a connu des tensions depuis le mois de juin 2013, en raison d’accrochages violents entre des partisans de la RENAMO, le principal parti d’opposition (et ancien mouvement de guérilla), et les forces de l’ordre. Un accord de cessation des hostilités a été signé à Maputo le 5 septembre 2014 et les combats ont cessé.

A ce jour, les forces armées du Mozambique continuent d’être positionnées dans le district de Gorongosa, bastion du président du RENAMO. Il est donc déconseillé de se rendre, sauf raison impérative, dans le district de Gorongosa (et notamment le parc national de Gorongosa).

Sites minés

Le Mozambique a fait partie des pays les plus minés au monde, en raison de la guerre civile qui s’y est déroulée de 1977 à 1992. Le déminage a cependant beaucoup progressé ces dernières années. Les sites minés font l’objet d’une signalisation et il convient d’être vigilant lors de déplacements en province en dehors des routes et des zones urbaines.

Piraterie maritime

Les attaques de pirates sont un phénomène rare au Mozambique. En décembre 2010, de premières attaques ont été perpétrées par des pirates somaliens dans les eaux mozambicaines, au sud du Canal du Mozambique (sur une portion de côte entre Vilankulo et Beira), mais les incidents sont restés peu nombreux depuis. Les voiliers sont particulièrement vulnérables face à ces attaques. Dans plusieurs cas, celles-ci ont réussi et débouché sur des prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes, qui ont étendu leur activité depuis la fin de l’année 2008 au Sud vers le canal du Mozambique et à l’Ouest vers la Zone Économique Exclusive des Seychelles. Les pirates, au mode opératoire de plus en plus brutal, utilisent désormais des bateaux plus endurants et robustes qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées.

Il est recommandé à tous les bateaux de se conformer aux "Best Management Practices" et de s’enregistrer auprès du centre pour la sécurité maritime (corne de l’Afrique) d’EUNAVFOR (www.mschoa.org).

Les côtes tanzanienne et kényane, les zones maritimes situées à plus de deux cents milles des Comores et le canal du Mozambique sont dorénavant à portée des groupes de pirates cherchant à intercepter le trafic maritime régional à destination ou en provenance notamment de Dar es Salam et de Mombasa. Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb, dans le Golfe d’Aden et vers le Sud le long des côtes du Kenya et de la Tanzanie, comme au large des côtes entre ces deux pays et l’archipel des Seychelles ainsi que le long des côtes du Nord du Mozambique (province de Cabo Delgado).

Voir également la fiche thématique Piraterie maritime de ce site.

Baignade en mer

La baignade n’est en général pas surveillée au Mozambique, alors qu’elle est souvent dangereuse (courants forts, absence de sauveteurs). Il est conseillé aux baigneurs de rester le plus près possible des côtes. Des attaques de requins se produisent exceptionnellement.

Intempéries

Des risques de cyclones et de tempêtes tropicales existent sur la côte, de décembre à mars. Pendant cette période, les inondations sont fréquentes surtout dans les provinces de Tete et de Sofala, en particulier dans la vallée du Zambèze.


PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014