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Mozambique

Mozambique

Dernière mise à jour le: 23 janvier 2012 - Information toujours valide le: 22 Février 2012

Sécurité

Délinquance de droit commun :

Les agressions et les vols à main armée (objets personnels, véhicules, cambriolage de logements) de jour comme de nuit, sont assez courants à Maputo et à Matola, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année.

Il est recommandé de :
- limiter les déplacements en ville à pied la nuit, y compris dans les quartiers résidentiels ;
- redoubler de prudence lors des déplacements à pied dans les zones suivantes de la capitale : Avenida Marginal (front de mer) et quartier portuaire de la Baixa (notamment abords du Jardim Tunduru) ;
- ne pas porter d’objets de valeur, en particulier dans les lieux publics (marchés, plages, restaurants, etc.);
- circuler avec les portières verrouillées et les vitres fermées ;
- éviter les déplacements en véhicule la nuit en dehors des agglomérations.
- ne pas se promener seul la nuit sur les plages.

Ces conseils de prudence valent aussi pour les autres villes du pays.

Sites minés :

Plus de 600 sites minés sont localisés sur l’ensemble du territoire. Bien qu’ils fassent l’objet d’une signalisation, il convient d’être vigilant lors de déplacements en province en dehors des routes et des zones urbaines.

Piraterie maritime :

De nombreux bateaux de diverses nationalités ont fait l’objet d’attaques violentes depuis septembre 2010 le long des côtés tanzaniennes. En décembre 2010, de premières attaques ont été perpétrées par des pirates somaliens dans les eaux mozambicaines, au sud du Canal du Mozambique (sur une portion de côte entre Vilankulo et Beira). Les voiliers sont particulièrement vulnérables face à ces attaques. Dans plusieurs cas, celles-ci ont réussies et débouchées sur des prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes, qui ont étendu leur activité depuis la fin de l’année 2008 au Sud vers le canal du Mozambique et à l’Ouest vers la Zone Économique Exclusive des Seychelles. Les procédures adoptées par les pirates ont récemment évolué. Ils utilisent désormais des bateaux plus endurants et robustes qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées. La violence et la brutalité des attaques sont de plus en plus marquées.

Il est recommandé à tous les bateaux de se conformer aux "Best Management Practices" et de s’enregistrer auprès du centre pour la sécurité maritime (corne de l’Afrique) d’EUNAVFOR (www.mschoa.org).

Les côtes tanzanienne et kényane, les zones maritimes situées à plus de deux cents milles des Comores et le canal du Mozambique sont dorénavant à portée des groupes de pirates cherchant à intercepter le trafic maritime régional à destination ou en provenance notamment de Dar es Salam et de Mombasa. Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb, dans le Golfe d’Aden et vers le Sud le long des côtes du Kenya et de la Tanzanie, comme au large des côtes entre ces deux pays et l’archipel des Seychelles ainsi que le long des côtes du Nord du Mozambique (province de Cabo Delgado).

Voir également la fiche réflexe Piraterie maritime de ce site.

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Transport

Infrastructure routière

Excellente liaison avec l’Afrique du Sud (péage) et le Swaziland. La route nationale qui longe la côte est goudronnée et, dans l’ensemble, en état satisfaisant. Le reste du réseau routier (vaste) est surtout constitué de pistes, praticables seulement en véhicules 4X4 à la saison des pluies (janvier-mars). Les postes de carburants peuvent être parfois très espacés. La signalisation routière est pratiquement inexistante en dehors des agglomérations.

Les accidents de la circulation, dus à l’imprudence des conducteurs et au manque d’entretien de certains véhicules, sont nombreux.

Assurance au tiers obligatoire pouvant être contractée aux frontières pour la durée du séjour.

Réseau ferroviaire

Déplacements en train très lents et inconfortables, à part sur la ligne Johannesbourg - Maputo en première classe (600 kms en 14 heures).

Transport aérien

Liaisons intérieures

Toutes les compagnies aériennes mozambicaines, dont la compagnie nationale LAM, sont inscrites depuis le 20 avril 2011 sur la liste noire européenne. L’utilisation des vols opérés par ces compagnies, notamment pour les déplacements à l’intérieur du pays, se fait aux risques du voyageur.

Liaisons internationales

Il n’y a pas de vols directs entre la France et le Mozambique, y compris depuis Mayotte ou la Réunion.

La compagnie Air France assure des vols entre Paris et Johannesburg et la compagnie South African Airways des vols entre Johannesburg et Maputo.

Il existe quelques autres lignes internationales pour se rendre de la France vers le Mozambique, dont notamment :
- le vol direct Lisbonne-Maputo (TAP)
- le vol direct Nairobi-Maputo (Kenya Airways)
- le vol direct Addis Abeba-Maputo (Ethiopian Airlines)

Entrée / Séjour

Passeport - Le passeport doit être valide 3 mois au-delà de la date de fin de séjour. Afin d’éviter des difficultés aux frontières lors de l’apposition des visas d’entrée et de sortie, il est recommandé qu’il dispose d’au moins 2 pages vierges.

Visa - Le visa est obligatoire. Bien qu’il soit recommandé d’être muni d’un visa avant le départ, il est toutefois possible de l’obtenir à la frontière. Le visa est alors limité à une seule entrée pour une période de 30 jours maximum. Son coût est de 2085 meticais (environ 60 euros). Si le visa doit expirer pendant le séjour, il conviendra de le faire proroger dans le consulat mozambicain le plus proche (Mbabane au Swaziland ou Nelspruit en Afrique du Sud), sous peine d’amende de 50 USD/jour. L’obtention de visas aux frontières nord (Tanzanie et Malawi) et ouest (Zambie et Zimbabwe) du pays étant souvent très problématique, cette ambassade recommande vivement aux voyageurs de se munir d’un visa auprès des représentations mozambicaines dans les pays concernés, avant de se présenter à ces frontières.

Pour plus d’informations, contacter l’ambassade du Mozambique à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Santé

Paludisme - Prévention du paludisme (malaria) : cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.

Sida - Forte prévalence du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable. En cas d’exposition accidentelle, certaines structures permettent de recevoir des soins et d’effectuer rapidement un dépistage (voir liste des numéros utiles ci-après).

Choléra endémique : dans les banlieues et les régions les plus défavorisées avec des poussées cycliques en particulier dans la province de Sofala (Beira). Il est donc conseillé de boire exclusivement des boissons en bouteille ou préalablement bouillies, d’éviter les restaurants à l’hygiène douteuse et les crudités.

Vaccinations recommandées : fièvre jaune, tétanos, poliomyélite, BCG, typhoïde, diphtérie, hépatite A et B, antiméningocoque A et C. Paludisme : le pays est classé en zone 3.

Fièvre jaune : la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour toute personne ayant transité ou séjourné dans l’un des 42 pays suivants: Angola, Bénin, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Colombie, Côte d’Ivoire, Equateur, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guyana, Guinée Conakry, Guinée Bissao, Guinée équatoriale, Kenya, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Ouganda, Panama, Pérou, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie, Sao Tome et Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suriname, Tanzanie, Tchad, Togo, Trinité-et-Tobago et Venezuela.

Consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.

Numéros utiles
- Hôpital Central (21.32.46.33)
- Clinique de l’Hôpital Central (21.32.50.00)
- Clinique Sommerschield (21.49.39.24)
- Clinique Cruz Azul (21.30.51.51)
- Clinique 222 (21.31.30.00)
- Clinique Phenix (21.49.16.39)
- Clinique Suédoise (21.49.29.22)
- Institut du Coeur (21.41.43.85)
- Laboratoire d’analyses médicales: "Lac" 21.30.00.26 ou 82.31.35.210

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Compléments

Us et coutumes

Les Mozambicains sont accueillants et ouverts, pourvu qu’on les respecte. Aussi, une tenue correcte est de rigueur en toute circonstance et notamment sur les plages où les mini-tenues de bain sont absolument à proscrire.

Législation locale

Usage et vente de stupéfiants interdits et sévèrement punis par la loi.

Vente de boissons alcoolisées interdite aux mineurs de moins de 18 ans.

Divers

Dans le nord, climat subtropical. Dans le sud, climat de type méditerranéen. Eté austral (décembre-mars) chaud et pluvieux.

Des risques de cyclones et de tempêtes tropicales existent sur la côte, de décembre à mars. Pendant cette période, les inondations sont fréquentes surtout dans les provinces de Tete et de Sofala, en particulier dans la vallée du Zambèze.

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Numéros utiles

- Ambassade de France
Adresse : Av Julius Nyerere - Maputo
Tél : +258 21484600
Tél (24h/24h) : +258 823070020
Site Internet : www.ambafrance-mz.org

- Police diplomatique
Tél : +258 21485093

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).